Grand maître international d’échecs, le Français Fabien Libiszewski en a parfois connu en supportant l’AS Saint-Étienne. Mais sa passion pour le club reste intacte.
Fabien Libiszewski a commencé les échecs à l'âge où il découvrait les Verts. Né à Saint-Étienne, il a pourtant joué dans le club de Lyon ! Espérons que les supporteurs stéphanois lui pardonnent cet écart de conduite.

Comment devient-on Grand maître international ?
Devenir Grand maître international était un objectif depuis mes quinze ans. Pour y parvenir, il faut réussir trois performances dans trois tournois différents en remplissant certaines conditions, notamment en battant des grands maîtres. Battre des adversaires plus modestes n’entre pas en compte. Il faut aussi avoir un classement ELO de 2500 – à peu près comparable au classement ATP. Une fois qu’on est GMI, on le reste à vie.
Tu utilises souvent l’ouverture dite de la « défense française ». C’est un hommage à Galtier, l’entraîneur de ton club de cœur ?
Je suis né à Saint-Étienne. Dans ma famille, on est supporter de père en fils ! J’avais dix ans pour mon premier match, un Saint-Étienne – Nantes conclu sur 1-0 ou 2-0… Je regarde souvent les matches et je vais trois ou quatre fois par an au stade. Je vis aussi les rencontres sur Twitter, c’est idéal pour se défouler.
Quels sont les joueurs qui t’ont fait vibrer ?
Moravcik au début, Alex et Aloisio ensuite. Janot reste un symbole.
Tu as gagné un tournoi à Marrakech en exhibant ton écharpe des Verts. Romeyer t’a fait signer un contrat d’ambassadeur du club ?
S’il le veut, c’est avec plaisir ! J’ai commencé les échecs dans un club de la ville avant de rejoindre celui de Lyon, au budget supérieur. Un gros club, champion d’Europe 93 ! Aujourd’hui, ils sont tombés en D2. Beaucoup de joueurs d’échecs sont fans de foot. Maxime Vachier-Lagrave, le numéro un français, supporte l’OL… On se chambre gentiment.

En L1, le jeu défensif prime et l’emporte. Et aux échecs ?
Les risques inconsidérés sont à éviter, bien sûr. Il faut construire sa partie en amont, préparer ses ouvertures et réfléchir à des stratégies pour surprendre l’adversaire sur ses points faibles. Ce travail ressemble à celui d’un entraîneur de football. Avec l’arrivée de l’ordinateur, ce travail d’observation est devenu primordial.
Es-tu capable de prévoir une action de foot avec deux ou trois coups d’avance ?
Le football est un jeu d’équipe. Il est possible d’anticiper les courses des partenaires ou les déplacements sur les coups de pieds arrêtés offensifs et défensifs mais… c’est difficile. L’avantage d’être seul, c’est que l’on peut prévoir plus facilement la suite.
Tu es le 23ème joueur français. L’objectif c’est d’être dans les 22 pour disputer l’Euro ?
Ce serait bien ! Si Deschamps m’appelle… Je suis entre 15 et 25. Il n’y a pas de compétitions internationales ou de tournois éliminatoires avec une centaine de joueurs aux échecs. Les gros tournois en réunissent une dizaine ou vingtaine, les meilleurs mondiaux.
Les Échecs aux JO, c’est pour quand ?
Je crois que l’on voulait mettre les échecs en sport de démonstration lors des JO d’Athènes… Pourquoi pas ? Il faut d'abord savoir si le comité international olympique le considère comme un sport (ndlr : c’est le cas depuis 1999). Pour moi, c’en est un. Il faut une préparation physique importante pour tenir dix parties durant cinq à six heures par jour. Les meilleurs entretiennent leur forme en faisant du footing et des exercices physiques. Jouer aux échecs, ce n’est pas bouger des bouts de bois en fumant un cigare.
Tu as joué dans un film (Le Tournoi). Raconte-nous cette expérience.
Déjà, je n’ai pas été pris par hasard car c’est un film sur les échecs. La réalisatrice, Élodie Namer, a commencé à suivre des tournois en 2011. Nous avons fait connaissance et gardé contact en échangeant par mails. J’avais un rôle de consultant, je l’aidais dès qu’elle avait besoin d’un renseignement sur les échecs. Le film a mis quatre ans pour se faire… et elle m’a proposé un rôle, après casting ! C’était une occasion d’unique de découvrir un milieu inconnu, les techniciens et l'ambiance d'un tournage.
Session one-shot football
Le footballeur le plus fou
Paul Gascoigne. À l’Euro 1996, c’était quelque chose.
Le roi
Lionel Messi.
La reine
Hmm… Je ne regarde pas le football féminin, désolé !
La tour de contrôle en défense
Bayal Sall. Une tour de contrôle, en tout cas comme je l’imagine, doit être solide. Un Loïc Perrin est davantage dans l’anticipation et la couverture.
Le cavalier idéal
Un cavalier se faufile. C’est une pièce atypique… Ribéry a une carrière atypique et il est original dans son jeu.
La grille de Fabien Libiszewski
REIMS - NICE : NICE @2,75
LILLE - LORIENT : LILLE @1,85
TROYES - BASTIA : TROYES @2,35
MONTPELLIER - GUINGAMP : NUL @3,30
NANTES - TOULOUSE : NANTES @2,35
MONACO - SAINT-ÉTIENNE : MONACO @2,05
MARSEILLE - GFC AJACCIO : MARSEILLE @1,42
ANGERS - BORDEAUX : NUL @3,05
PSG - LYON : PSG @1,25












Englué à la quinzième place du classement à trois points seulement du premier relégable, Bordeaux se doit de finir l'année sur une bonne note. En difficulté lors de chacun de ses déplacements, la formation de Sagnol est pourtant intraitable à domicile (troisième meilleure équipe derrière le PSG et Saint-Étienne) où elle a pris 17 points sur 27 possibles depuis le début de la saison. Cette réception de Marseille est donc une bonne opportunité de rebasculer dans la première partie de tableau et de passer les fêtes au chaud. D'autant plus que les Girondins ont un vieux record à préserver : les Marine et Blanc restent sur une série de 30 matches à domicile sans revers contre les Olympiens, la dernière défaite remontant à 1977 ! Dans son nouveau stade du Matmut-Atlantique, Bordeaux sera poussé par son public : le
Sur les vingt dernières confrontations entre Bordeaux et Marseille, la partie s'est terminée avec un but de part et d'autre à cinq reprises ! Miser sur ce score exact peut vous rapporter un très gros billet : le
1. Diego Rolan
2. Michy Batshuayi































