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WSOP 2021 - Main Event - 4

RIP, RIP, RIP, hourra !

Main Event (Day 4) - Level 16 (4 000 / 8 000 BB ante 8 000)

On commence avec un chiffre qui vous aidera à comprendre ce qui va se passer en début de journée : 122 des 1 000 joueurs du Day 4 du Main Event ont franchi les places payées hier soir avec 10 blindes ou moins. Vous le sentez venir, l’article 100% bustos ? Bienvenue dans la phrase « rubrique nécrologique » de notre gazette WSOP !

Kool Shen pose son gun, Kanit à la marmite

Carambolage d’entrée pour la Team Winamax. Dans le défilé de bustos annoncé, on a eu le malheur de voir deux cadors floqués du logo W. Le double K passe à la trappe. Ils auront tout de même tenu… Trois minutes.

Kool Shen
Le premier à prendre la porte n’est pas forcément celui qu’on attendait. Revenu à 210 000 jetons en fin de Day l’artiste du Team, l’homme qui fait chauffer les salles de poker et de concert est ejecté du Main Event. Dès la deuxième main, il y a eu maldonne, Kool Shen pose son gun.

« Deux dames contre deux rois, résume le Séquano-dyonisien. Je peux trouver le fold… Le mec me cold-4bet, il a parfois As-Roi mais sinon c’est toujours deux as, deux rois » analyse Bruno. Il déambule quelques instants autour du bureau des payouts, le temps de ruminer sa déception avec les journalistes Winamax, mais retrouve des couleurs au moment d’apercevoir un visage familier. « Oh Mustaaaaaa ! » hurle Kool Shen qui voit le géant italien se rapprocher à son tour du bureau funeste.

Mustapha Kanit
L’homme aux 12 millions de dollars de gain en tournoi est éjecté dès la cinquième main du tournoi, soit trois de plus que son collègue français. « Je jam 108 au cut-off avec 9 blindes, je tombe contre AQ. A au flop, je trouve quand même un 10 turn, s’enflamme l’Italien… Mais blank river ». A l’instar de son collègue, la déception de Mustapha Kanit est palpable. Batailler pendant trois jours pour se faire sortir dès les cinq premières minutes post-itm, c’est la cruauté de ce jeu. Mais c’est la vie qu’ils ont choisi. Après un départ canon dans le plus beau des tournois du monde, le jadis chipleader du Day 1 quitte lui aussi ce Day 4 prématurément. Les deux représentants de la team Winamax repartent tout deux avec un mincash de 15 000 $. - Fausto

Dubonnet débouté

Samy Dubonnet
Sa présence dans les places payées relève du miracle. Non pas que Samy Dubonnet ne possède pas les compétences nécessaires. Bien au contraire : ses résultats sur Winamax, notamment (sous le pseudo miles cordis) le démontrent amplement. Non, si Samy fait figure de rescapé, c’est parce qu’il a passé trois journées entières à naviguer un stack réduit, et se prendre toutes sortes d’horreurs dans la tête. Au moins une d’entre elle passera à la postérité : cette confrontation quinte flush contre quinte flush où, chose incroyable Samy a réussi à ne pas perdre son tapis.

Arrivé au Day 4 avec seulement huit blindes en guise de munitions, Samy n’a pas tardé à trouver un spot pour les mettre en jeu : son Roi-Valet joué en resteal s’est fracassé contre un As-Roi restant en tête. « Très beau day 4, ça me fera une grosse expérience tout ça », riait-il jaune au moment d’aller récupérer le petit ticket - son 4e ITM sur ces WSOP - qu’il échangera la somme de 15 000 $. - Benjo

Harry : pas ri

Harry Ulysse
À peine trois minutes plus tard, c’est Ulysse Harry qui se présentait au bureau des éliminations, fin de l’aventure en 968e position. « J’ai doublé sur la première main du jour, avec Dame-Dix contre As-Deux, et la main suivante, je découvre une paire de neuf, tapis… et il me retourne une paire de Dames ! » Pas de miracle pour la jeunesse, qui a défaut d’avoir engrangé de gros dollars, repartira au moins avec beaucoup d’expérience et, à l’instar de Samy, la satisfaction d’avoir pour la première fois inscrit son nom au palmarès du plus beau tournoi du monde. - Veunstyle

Louison prend son blouson

Vincent Louison
C’était l’un des jeunes talents du clan français. Un grinder redoutable, braqueur régulier des rooms online. Un homme à la technique fine et qui plus est, un gars sympa, souriant et disponible. Si j’use de l’imparfait avant de décrire toutes les qualités de Vincent Louison, c’est que malheureusement, le membre de la Team ATM n’est plus de ce Main Event.

« J’ai jam KQ au cut-off, la grosse blinde me tank-call en grosse blinde A8 et fait A au flop », décrit le joueur, qui ne comptait que dix blindes au moment de sortir. Mais ce coup est franchement anecdotique. Car si Louison a démarré ce Day 4 dans la zone rouge, c’est qu’il a subi au moment de la bulle l’un des pires bad beat de sa jeune carrière.

Pour vous remettre dans l’ambiance, nous sommes à 30 left d’une bulle d’un Main Event. La tension est maximum, les shorstacks stallent pendant de longues minutes et chaque main peut couter des dizaines des milliers de dollars.

Avec une quarantaine de blindes, Louison ouvre au cut-off. Le Français tient une main légitime : Deux as rouges. Jusque là tout va bien, la parole vient à son voisin, qui envoie le tapis, pour un peu plus de vingt cinq blindes. Bon, et bien allons-y ! Qu’y a-t-il en face ? AJ. Pas de bêtise, surtout à la presque bulle d’un Main Event et le dealer dévoile un flop… 10JJ. Sacrebleu !

Aucun as n’est venu renverser la vapeur. Louison perdait alors un pot crucial pour tomber sous les 90 000 jetons, soit moins de quinze blindes. Malgré ce bad beat de l’enfer, le jeune joueur a accepté la sentence avec une résilience exemplaire, envoyé un petit WhatsApp aux copains de la Team puis est reparti au combat, sans broncher.

Sur ce Day 4, Vincent n’a malheureusement pas trouvé les clefs pour relancer la machine. Il se consolera avec 15 000 $, pour le premier Main Event de sa jeune carrière. Il rejoint son pote Samy Dubonnet dans le rail, mais les deux copains pourront toujours supporter les trois autres collègues encore en course : Mickael Lacaze, dernier membre de la Team ATM [aïe, mauvaises nouvelles à venir plus loin dans l’article, NLDR], ainsi que les deux autres amis de l’équipe : Gilles Lamy et Robin Guillemot. - Fausto

Le Chance a raison de Bigot

Fabrice Bigot
Après avoir grimpé de belles pilasses au cours des premiers jours, le fan d’escalade connaît la chute. Fabrice Bigot, grinder aussi redoutable qu’agréable, quitte lui aussi ce Main Event sur le premier niveau du Day 4. Il est tombé sur un joueur bien connu du circuit, mais que lui connait encore mieux, pour le jouer régulièrement sur les rooms online : Un certain Chance Kornuth.

Avec 35 blindes au cut-off, Fabrice open A9 et fait face à un 3-bet bouton du triple vainqueur WSOP, toujours aussi agressif, et chipleader de la table. Bigot décide de payer et découvre un flop AK5. Chance c-bet un quart du pot, et le Français call avec sa top paire. Check/check sur la turn 3 et Bigot check encore quand vient la river Q. Chance choisit l’option agressive : Tapis pour les 170 000 derniers jetons de son adversaire, l’équivalent d’un pot size bet. Grosse réflexion chez Fabrice qui prend trois minutes avant de payer avec sa paire. Malheureusement, Kornuth retourne AK, pour une « top two » qui cause l’élimination de Bigot.

Un grand bravo tout de même au coach tricolore, qui pour son premier Vegas, repart avec un min cash sur le Main Event et de très belles sensations. Son séjour est également loin d’être fini. Le grimpeur aura certainement de nouveaux stacks à bâtir sur les autres tournois, ainsi que de nouvelles montagnes à gravir dans les hauteurs du Red Rock Canyon. GG Fabrice. - Fausto

Lacaze en moins

Mickael Lacaze
Egalement croisé dans la salle de l’Amazon, déambulant avec un ticket dans une main et la veste dans l’autre, Mickael Lacaze semblait quelque peu déçu. Son premier ITM sur le Main Event s’est conclut sur un 3-barrel à tapis, bouton contre hijack avec une belle top paire en main, K9 sur K3458. Malheureusement pour lui, son adversaire était à tirage, et celui-ci est rentrée sur la dernière puisqu’il possédait 75. - Veunstyle

Mamèche s’éteint

Slimane Mamèche
"Je n’ai joué que trois coups, ça été vite…" Le toujours très jovial Slimane Mamèche prend le temps de nous dérouler son Day 4 Expresso dans la file d’attente pour collecter ses gains. « J’ai 22 BB, j’ouvre avec une paire de 8, j’entends all-in chez un short, puis encore all-in… Je fold. J’aurais trouvé un flop 10-8-2 mais quelqu’un a fait couleur aussi, donc je suis content. » Derrière, un vol avec Roi-Dame se passe sans encombres. On arrive à la troisième et dernière main de Slimane : la traîtresse AQ, relancée en début de parole. « Le bouton push, j’ai 21 BB… C’est quand même une belle main pour se défendre. En face : deux 10. » Le bon vieux « flip and go », en somme. - Benjo

Kessas trépasse

Eliot Kessas
Il était le dernier joueur français ajouté à notre liste, repéré in extremis hier soir durant la phase de main par main : Eliott Kessas a fait ses adieux au Main Event durant la première heure du Day 4. Ultra short-stack avec seulement 32 000 devant lui à midi (4 BB !), le Californien a tout de même eu le temps de kiffer. Témoin ce 10-8 qu’il fut forcé de jouer à tapis en grosse blinde pour 8 000 (pile le montant de sa BB après avoir posé l’ante du même montant) : ses deux voisins de droite rentrent dans le coup mais sa main tient face à 7-6 sur un board As-8-6-4-x. Derrière, nouvelle confrontation, cette fois entre Valet-10 et As-Roi : ça passe.

C’est un banal flip qui viendra scier la branche d’Eliot : deux Valets ne résistant pas à As-Roi. Mais l’entrepreneur ne va peut-être pas se contenter d’un min-cash pour son premier Main Event : son pote de toujours Pierre Almeida est toujours en course et a récemment franchi la barre symbolique du million. « On a commencé à jouer ensemble, on regardait les WSOP à la télé quand on avait 18 ans. Je jouais des SNG à 5 dollars » se souvient-il, nostalgique. Au tour d’Eliot d’entrer à son tour dans la petite histoire des WSOP : ce Main Event pourrait bien devenir une tradition annuelle pour cet habitué des tables à 5/5$ et 5/10$ du Bike, célèbre cercle de Los Angeles. - Benjo

Tan va la cruche à l’eau…

… qu’à la fin, on ne verra plus du tout cette partie de la salle.

Oui, les organisateurs ont décidé de commencer par casser cette zone « Tan » située tout au fond de l’Amazon Room. À la base, 26 tables sont situées dans cette section : après une heure de jeu, onze d’entre elles étaient déjà totalement dénuées de joueurs.

Quelques Français se trouvent dans cette section, comme Romain Lewis, l’un des joueurs les plus shortstacks du tournoi… qui a réussi à se refaire une petite santé assez rapidement. Installé deux crans à la gauche de Chris Moneymaker, la tête de l’Américain champion du monde en 2003 était assez marrante à observer, plutôt écœuré de voir notre poulain relancé dans la course. « Messieurs, je crois que je vais faire Day 5 », a rigolé Romain. Moneymaker n’a pas esquissé le moindre sourire. - Veunstyle

Le chiffre qui fait flipper

254 : le nombre de joueurs éliminés durant les 100 premières minutes du Day 4.

Trombinoscope : les 32 Français ITM sur le Main Event

Des tauliers, des petits nouveaux, des neo-retraités, des anciennes gloires sur le retour, des amateurs en dilletante, des pros costauds, des livetards, des cliqueurs en pyjama, et j'en passe : comme chaque année, la galerie des tricolores primés sur le Main Event couvre tous les profils de joueurs possibles et imaginables. Bon, ça manque tout de même un peu (beaucoup) de joueuses.

ITM FR WSOP
De gauche à droite et de haut en bas : Jean-Luc Adam, José Astima, Fabrice Bigot, Freddy Darakjian Pierre De Almeida, Jean-Baptiste Dequengo, Ivan Deyra, Samy Dubonnet Nicolas Dumont, ElkY, Sonny Franco, Robin Guillaumot Ulysse Harry, Yehoram Houri, Franck Kalfon, Eliott Kessas Antoine Labat, Mickaël Lacaze, Gilles Lamy, Karim Lehoussine Romain Lewis, Bruno Lopes, Vincent Louison, Slimane Mameche Johan Martinet, Arnaud Mattern, Julian Milliard, Michael Schwartz, Alexandre Servies, Antonin Teisseire, Clément Van Driessche, Nicolas Vayssieres

Un million c’est quoi ?

Main Event (Day 4) - Level 17 (5 000 / 10 000 BB ante 10 000)

Même si nous avons quantité d’éliminations supplémentaires à vous raconter, ce post contient aussi des nouvelles très réjouissantes, concernant un quarteron de joueurs ayant franchi la barre fatidique du tapis à sept chiffres. Youpi !

Romain a encore faim

Romain Lewis
Entamée hier à cent places de la bulle, la longue traversée short-stack de Romain Lewis s’est achevée avec un Roi-Valet poussé de BB pour 8 blindes après une relance du cut-off et un call du bouton. Romain ne se fait payer qu’une seule fois, par le bouton, avec une paire de 4. Il y croira tout au long d’un board 8-5-6-5-7. Ayant entamé la journée en 941e position parmi les 1 000 derniers joueurs, Romain savait que le scénario le plus probable se terminait par une élimination rapide. De fait, il aura tenu plus de deux heures, et franchi un premier palier sur l’échelle des prix, celui à 17 500 $. Lorsqu’on lui demande à quel moment ses ennuis ont véritablement commencé, Romain rembobine jusqu’à une heure avant le début du « main par main ». « Je défends Roi-Dame contre Dietrich Fast et le flop tombe Dame-10-9 avec un tirage couleur. Check/check. Sur le turn 7, je mise 27 000 dans 29 000. Payé. Rivière un autre 7 : je mise 25 000. Il paie avec As-Dame. Je tombe à 15 BB et la bulle commence peu après. J’ai réussi à shove une ou deux fois pour me maintenir… » ITM sur le Main Event pour la deuxième fois consécutive après une 60e place qui lui avait donné le titre de meilleur tricolore de l’édition 2019, Romain hésite sur la suite à donner à son séjour. « J’ai envie de faire un break… mais ce 2 500 $ qui commence au Venetian me fait bien envie. » Un vrai joueur de poker, c’est avant tout quelqu’un qui n’est jamais rassasié. - Benjo

Lamy à l’amende

Lamy
Nous mettons un point d’honneur à vous raconter dans ces colonnes chaque élimination française du Day 4. Notre belle série (huit sur huit) s’est arrêtée peu avant la fin du premier niveau, lorsque nous nous sommes rendus compte que Gilles Lamy et son stack initial de 94 000 (12 BB) avaient disparu de l’Amazon Room, sans que nous ayons pu le croiser dans la file d’attente des éliminés. Quelques recherches supplémentaires dans les couloirs du centre de convention n’ont rien donné. Gilles, si tu nous lis : n’hésite pas à passer nous dire bonjour dans l’Amazon Gold, on serait ravis d’entendre ton récit et le retranscrire ici. - Benjo

Le virage maudit

Sonny Antonin
Sur le papier, on était presque heureux de voir Antonin Teisseire et Sonny Franco assis côte à côte. Eux allaient pouvoir un peu discuter et disputer quelques belles batailles de blindes, et nous, on pourrait juste se régaler, popcorn en main au bord de la table. Et puis rien ne s’est passé comme prévu.

Antonin Teisseire, parti avec 130 000 en début de journée, a rapidement réussi à monter à 300 000. Jusqu’à ce gros flip perdu entre son As-Roi et la paire de 9 de l’Américain Jana Vondach. Tombé à 50 000, il trouve une opportunité sympathique de tripler, avec une belle paire, JJ. Son tapis est payé deux fois, et sur la turn d’un tableau T764, lorsque les deux derniers joueurs partent à tapis à leur tour, on sent le Nicois au fond du trou, assez légitimement.

Et pourtant : au showdown, un premier joueur retourne AQ pour flush draw tandis que l’autre joueur retourne A7 pour un autre flush draw et une paire !

« Blaaaack ! » hurle alors Tonin, priant pour voir une carte inoffensive sur la river. Il va alors voir débarquer un… J cruel et catastrophique en même temps. Cruel, parce qu’il offre brelan au Français, et horrible à la fois car il complète la flush d’un de ses deux adversaires. Tonin est éliminé, et abandonne Sonny Franco dans ce virage. - Veunstyle

Sonny pas verni

Sonny Franco
Mauvaises nouvelles aussi du côté du voisin d’Antonin .Sonny : "J’ai commencé à 320 000, et dès la première main, je perds 80 000 avec JJ contre K9. Il a trouvé le Roi sur la river… Je tombe à 200 000 et même moins après le passage des blindes, puis je me retrouve à perdre encore top paire contre brelan, dans une bataille bouton contre BB. J’avais KQ sur Q-9-6-4-3… il avait deux Dames. Et me voilà à 130 000."

Ça, Sonny nous l’a glissé quelques secondes avant de tenter sa chance avec AT… payé par As-Roi. On attend encore le miracle. En deux temps trois mouvements, les Sudistes ont dit adieu à leur rêve de Main Event. - Veunstyle

Freddy, le bust de la nuit

Freddy
Brrr, encore un joueur qui gardera un mauvais souvenir de son Day 4 du Main Event WSOP : Freddy Darakjian est éliminé assez prématurément de ce tournoi, lui qui était pourtant finement monté pour engager cette journée, avec 681 000 unités en sa possession. Après un départ catastrophique, il n’a jamais réussi à se relever. Jugez un peu : muni de AQ, le Sudiste (demi-finaliste de l’EPT San Remo en 2011, ça ne nous rajeunit pas) a trouvé un flop A45 ! Comment est-ce possible de tout perdre ici ? « Et bien, il avait brelan de 5, tout simplement », racontait Freddy. - Veunstyle

Dumont et merveilles

Nicolas Dumont
Halte aux mauvaises nouvelles ! Nicolas Dumont a pris un excellent départ dans cette journée. Lui, c’est l’inverse de Sonny : parti avec 322 000, il présentait un tapis de plus de 700 000 durant le niveau après la première pause. C’est un gros flip qui l’a sauvé, il nous en a parlé lors de la première pause : "Ça fait open, payé, et moi j’ai As-Dame dépareillé en BB avec 28 blindes… j’hésite parce que c’est beaucoup de jetons quand même 28BB. Call… shove… j’ai pris l’option de shove finalement. Le premier a passé, mais pas le second qui s’est chauffé à me call avec une paire de neuf. Hey mais, il a cru que j’allais faire tapis avec 55 ici ?"

Le croupier va poser un As sur la table, de quoi offrir suffisamment de bonheur à notre champion EPT. Vitesse de croisière enclenché, à plus tard pour de nouvelles histoires. - Veunstyle

Le quinté millionaire

Après la tornade d’éliminations du début de journée 23 joueurs français tiennent encore debout. Et parmi eux, il y en a qui ont profité de la tempête pour s’envoler dans les hauteurs du tournoi. Johan Martinet continue de faire des étincelles, Clément Van Driesche poursuit le travail de sape et dans leur sillon, trois autres Bleus ont rejoint le gang des millionnaires : Nico “Chèvre Miel“ Vayssières, l’ami de PMU Pierre De Almeida… Et le GOAT du poker français : Elky Grospellier !

ElkY
L’homme au presque 15 millions de dollars de gains nous gratifie d’ailleurs d’une remontée spectaculaire. Tombé autour des 100 000 jetons sur l’avant-dernier niveau du Day 3, Elky a enchaîné les bons coups pour remonter son stack palier par palier. Une double paire flop avec 63 sur un flop 346 pour emmener à tapis une paire de rois : Ça tient. Une bataille de relances face à Ben Yu, qui termine en 5-bet shove chez Elky : Ça passe chez l’Américain. Avec 400 000 pions pour revenir au Day 4, Elky respirait enfin. Et il ne s’arrête pas en si bon chemin. Sur le premier niveau du jour, l’ambassadeur GG Poker vient de s’installer dans le gang des millionnaires. Et avec la manière.

Open UTG+1 17 000 et derrière lui, Elky voit QQ et just call. Son voisin de gauche ne l’entend pas de cette oreille. 3-bet 62 000, payé par UTG, et payé par Elky. Le flop est magique : AQ8. Ca fait brelan. Check-check jusqu’au relancer, qui envoie 80 000. Fold UTG, payé chez Elky. Turn Q. Ca fait carré. Check du Français, 100 000 chez son voisin et Bertrand lui revient dessus. Pour 150 000 de plus. C’est payé en face avec AK… Drawing dead, merci, au revoir, Elky est à plus d’1 million.

Vayssières, pilote de l’extrême

Nicolas Vayssieres
Dans le gang des millionnaires, on trouve deux autres nouveaux venus. Et ils sont d’ailleurs à la même table : Nico Vays et Pierre De Almeida. Le premier enchaîne les acrobaties aériennes sur ce premier niveau. Et avec une main aussi puissante qu’un bombardier, le dernier représentant du King 5 a failli connaître le crash.

Open de Chèvre Miel KJ au cut-off, 3bet d’un reg croate au bouton pour 50 000 jetons et Nico paye. Bien lui en a pris, le Français trouve suite royale sur le flop AQ10. Check-call 30 000. Brique turn 3 et Vayssières laisse encore son adversaire miser : check- call 100 000. La river est un 10, pas la plus belle, et Nico se prend cette fois 285 000 dans la tronche. Impossible de fold et son adversaire montre… AA, pour un full river qui fait très mal au stack du Français.

Redescendu sous les 500 000, Nico n’est pas au top. « J’étais presque’en tilt mais François Pirault est venu me dire un mot. Ca m’a calmé », confie le grinder, qui se remet aussitôt dans le sens de la marche. Quelques pots 3-bet non payés, puis Nico découvre deux barbus. Open et 3-bet… De l’autre tricolore de la table, Pierre de Almeida. C’est just-call par Vayssières. L’action s’emballe sur le flop Q78, tout part au milieu. AQ chez Pierre, qui fait doubler son compatriote après les deux briques turn-river.

De Almeida, la quinte à papa

Pierre De Almeida
Mais le membre du staff PMU ne s’alarme pas. Devant lui, il y a encore 1 200 000 jetons. Le Français a trouvé un board 10J2Q avec AK et son opposant l’a relancé. Soit, Pierre lui a répondu par un tapis, payé par 89. Quinte contre quinte et De Almeida passe à sont tour la barre du million. Quelques minutes plus tard, il éliminera un nouveau joueur avec deux rois contre As-Dame. Le Day 4 démarre fort.

A part ça, tout va bien pour Clément Van Driessche. Le membre de la team Nutsr gère tranquillement son big stack, avec 1,2 millions également. Mais la locomotive française répond toujours au nom de Johan Martinet. Ca grinde, ça touche, et ça fait 1,8 millions de jetons, soit 180 blindes, à 750 left. Solide. - Fausto

Sous faux drapeau

Maurice Amsellem
Un prénom d’origine arabe et latine et un nom de famille porté par des peuples ayant traversé la Méditerranée au cours du 20e siècle : noté comme Américain sur les listings officiels des WSOP, Maurice Amsellem nous laissait quand même un léger doute quant à ses origines. Perdu : c’est bien un permis de conduire émis dans l’état du Maryland, USA qu’il a tendu au croupier en prenant place à la table 449. Mais de fait, on avait raison de s’interroger : « Mon père est Marocain », révèle-t-il afin de satisfaire notre curiosité d’ordre nationaliste. « J’ai de la famille à Marseille, entre autres. » Cerise sur le gâteau des coïncidences, sa maman était prof de Français. Amsellem n’a donc pas honte de confesser sa francophilie, y compris sur le terrain du poker : « Il y a beaucoup de Français sur ce tournoi, et ils sont très bons ! Il y en a un qui m’a pris un gros pot hier… un pot que j’aurais dû gagner ! » Amsellem a entamé le Day 4 avec un tapis de 271 000, en dessous de la moyenne, mais largement gérable. Et chez Winamax, même les faux Français ont droit à notre soutien. Allez Maurice, pousse-nous ce bouchon un peu loin ! - Benjo

610 joueurs restants - Tapis moyen 640 000
Taux d'élimination depuis le coup d'envoi : 1,85 par minute

You win some, lose some, all the same to me

Sous la barre des 600 joueurs Main Event (Day 4) - Level 17 (5 000 / 10 000 BB ante 10 000)

Jetons
Aussi impressionnante soit-elle, cette forteresse de jetons ne représente qu’un peu plus du tapis moyen, alors qu’on est passé récemment sous la barre des 600 joueurs restants

"Quand tu as peur de sauter, tu sautes"

Franck Kalfon
Proverbe bien connu de tous les pros du poker : le jour où on est éliminé du Main Event est le pire jour de l’année. Le Big One éveille des émotions qu’aucun autre tournoi n’est à même de provoquer, et les quelques minutes passées avec Franck Kalfon après sa sortie ont été l’occasion de démontrer une nouvelle fois la véracité de la maxime. Déçu mais infiniment lucide, le Parisien s’est livré à un post-mortem à chaud de sa prestation, exprimant des regrets dont on devinait qu’il n’arriverait pas à se débarrasser d’un revers de la main. « Aujourd’hui j’aii fait des trucs que je ne fais jamais. Je devais être fatigué, je n’étais pas dans le jeu. J’étais bien jusqu’à hier soir, j’ai fait un bon tournoi, j’ai joué beaucoup de mains, j’ai été cherché les jetons, sans showdown, sans coups à tapis préflop. Mais il y a quelque chose qui s’est cassé hier soir, on a joué tard, et je me suis probablement fait bluffer sur un coup. C’est quelque chose que j’ai porté avec moi au cours de la nuit. »

Et Kalfon d’égrener une paire de spots hautement difficiles à gérer dans cette phase post-bulle du tournoi, comme cette main moyenne avec laquelle il limp alors qu’il n’avait le choix qu’entre passer et shove, ou ce AK tellement galère au moment de trouver un flop 10J5. « J’avais 3-bet et mon adversaire UTG check le flop, j’aurais pu prendre la carte gratuite. Je regrette le c-bet, il m’a mis tapis derrière. J’étais mal. » Ajoutez à cela un interminable tunnel de mains injouables (« J’ouvre une Dame, à côté un 2, c’était que ça ») et voilà Kalfon contraint de jouer son dernier coup avec moins de dix blindes, lui qui avait tutoyé les sommets hier avec un tapis de 800 000 avant de retomber à 335 000 durant la bulle. « Je pousse avec 109, payé par deux Rois. » Pour l’anecdote, le flop apportera un 9 et un 10, avant que le reste du board ne révèle un cruel Roi.

« J’ai manqué de mental », résume un Kalfon décidément très critique avec lui-même. « On n’était plus à un moment du tournoi où il fallait jouer la survie. » Avant de conclure sur une perle de sagesse : « Quand tu as peur de sauter, tu sautes. » - Benjo

Le million pour Milliard

Julian Milliard
Parce que la valse des sortants s’est pour le moment calmée, il est l’heure de s’intéresser à ceux qui ont des jetons. Et ça tombe bien, puisqu’on a croisé un joueur qui parle parfaitement la langue de Molière, le fameux Julien Milliard. Désolé pour le jeu de mot/titre pourri, mais toute la vérité est pourtant bien là : parti avec 334 000, il a assisté à l’élimination de Kool Shen (ils étaient côte à côte) avant de commencer à prendre son envol tout seul comme un grand dans ce tournoi.

« C’est étrange cette journée puisque j’ai commencé en perdant A-K contre 9-8 puis A-J contre 7-8. Heureusement, ils n’avaient que 5 blindes chacun, mais tout de même, ces deux coups m’ont fait tomber à 220 000 ».

Souvent dans ce genre de scénario, le plus difficile, c’est d’inverser très vite la tendance, pour que la journée ne soit pas une souffrance : « et c’est exactement ce que j’ai fait, puisque je suis monté à 1,3 million ensuite ! »

Alors non, ils ne sont pas arrivés en claquant des doigts, Julien Milliard a dû employer les gros moyens. "Ça fait open UTG par exemple, je défends KT, flop KT3. Il place un continuation bet à 14 000 je paie. Turn, un 7, donc maintenant en plus de mes deux paires, j’ai aussi tirage couleur. Il check, je mise 36 000… et il annonce tapis pour 160 000. Je paie, il avait… As-Valet off."

Par la suite, un joueur relance avec une paire d’As, et Julien défend 78 au bouton. Vous êtes prêts pour le flop ? 69T, quinte floppée ! « Au flop, il a bet, je l’ai relancé à 2,5x, turn une Q il m’a check/call et sur une river 2, il a check call pour tout son tapis. »

Pas compliqué le poker, il faut connecter et prier pour trouver un joueur qui n’arrive pas à lâcher deux as ! - Veunstyle

Démuni de jeu, Kortex devient bluffeur pro

Clément Vandriessche
Clément Van Driessche est toujours au-dessus du million… mais c’est qu’il faut le suivre le copain ! Les jetons bougent pas mal, en haut, en bas… « et à chaque fois je suis en bluff ! »

Alors non, bluffeur professionnel n’est pas un métier, mais parfois, on n’a plus le choix. Depuis le début de la journée, le membre de l’équipe NutsR a perdu pas mal de petits pots, mais en a aussi gagné deux bien garnis. Sauf qu’à chaque fois, il ne possédait même pas une paire. En tout cas pas en main. Mettre le pistolet sur la tempe de ses adversaires et leur dire « allez-y, bougez, c’est vous qui voyez », c’est un peu sa spécialité.

Deux fois, il n’a pas hésité à tirer à blanc, préflop, flop, turn et river (une fois en mettant tapis, une autre fois en proposant à un autre joueur d’investir la moitié de son joli tapis pour découvrir le showdown) et deux fois, c’est passé. - Veunstyle

Leo Margets, last Team W standing

Leo Margets
Le Team Winamax ne gardera probablement pas un souvenir incroyable de ce Main Event. En deux temps trois mouvements, on a perdu aujourd’hui Romain Lewis, on a perdu Mustapha Kanit, on a perdu Bruno Lopes… il ne reste plus que l’Espagnole Leo Margets pour tenter de faire vibrer le clan W.

Problème… Leo est plus en mode survie qu’autre chose. Lors du prochain niveau, elle ne pourra se défendre qu’avec 13 blindes devant elle. Là faute à… rien du tout en fait. Pas de cartes, pas de jeu, pas de spot, la patience fera le reste, peut-être. On est encore loin de sa 27e place accrochée en 2009, mais Leo fait partie des rares joueurs qui ont déjà l’expérience du deep run (quasi) ultime sur le plus beau du tournoi. Leo Margets doit composer avec la présence d’une autre féminine à sa table, la pro américaine Marle Cordeiro, bien plus en forme niveau jetons. - Veunstyle

La panoplie d’une merguez

Cumin, paprika, coriandre, ail ou piment doux, la merguez peut varier dans sa composition d’épices. Ivan Deyra, lui aussi, possède tout un éventail de saveurs dans sa panoplie technique. Il le démontre encore une fois sur ce Main Event, où la plus fameuse des merguez française commence à être bien dorée.

Arrivé sur le grill avec un demi million de jetons, l’ex Team Pro fait chauffer tranquillement son tapis, sans besoin d’aller au charbon. « J’ai vu quelques premiums, j’ai pris de petits pots 3-bet, des c-bets non payés, tranquille » raconte Deyra. Le Bordelais a tout de même sorti un gros fold pour éviter le retour de flamme.

« J’ai repéré un qualifié, un papy qui jouait super-tight, il m’a envoyé des sacrés sizings en bataille de blindes » pose Ivan. Open 24 000 sur les blindes 4 000 / 8 000, défendu par Deyra avec KJ. Le flop vient AKJ et papy envoie 60 000, pot ! Ivan tient double paire mais suspecte quelque chose. Il opte pour un just call. La turn est plutôt safe : une jolie brique 4, sur laquelle la small blinde continue d’y aller franco. 175 000, un nouveau (quasi) pot size bet. Ces sizings démentiels mettent Ivan en alerte. Il ose le fameux « Do you show if I fold ? ». Etonnement, papy répond oui, et Ivan couche sa double paire. Son adversaire montre AK, pour double paire max. Le Bordelais a du nez.

Pour terminer, Ivan tient à sa réputation. L’homme qu’on surnomme Value Merguez a en effet un standing à tenir et il s’en charge dès le coup suivant. Le joueur trouve une belle saucisse 106 en SB et engage la bataille de blindes avec un limp. Check-back de son adversaire et les deux joueurs découvrent un flop 457. Ivan check call 10 000 son tirage suite, pour voir la turn K. Check-check puis sur la river 9, Deyra passe à l’attaque avec un bluff à 38 000 qui fera rapidement folder son adversaire. Value Merguez. - Fausto

Servies prolonge le plaisir

Alexandre Serives
L’expat’ de Seattle continue d’écrire sa belle histoire. 1er Vegas, 1er Main Event et 1er cash, dans la souffrance, puisqu’Alexandre Serives passait la bulle avec moins de vingt blindes hier soir. Tombé à 100 000 jetons aujourd’hui, l’ingénieur a bataillé en multipliant les 3-bet tapis et vol de blindes pour doubler son stack. Avec toujours autant d’enthousiasme. En plein kif’.

Sa vaillance a été récompensée. Alex a trouvé deux flèches dans la foulée et il a visé juste. Squeeze tapis en petite blinde suite à un open du cut-off et c’est payé par AQ. Pas de blague sur le board et le Français est de retour à 40 blindes, alors qu’on attaque les blindes 6 000 - 12 000.

À sa table, on retrouve également un autre first timer, en la personne de Jose Astima, qui passe une journée plus difficille. « Je n’ai pas vu une main de la journée, je ne fais que fondre » commente Astima, bien conscient tout de même qu’à ce jeu, tout peut aller très vite. - Fausto


Payouts
Frénétique en début de journée, le défilé des éliminés au bureau des paiements s’est quelque peu ralenti ces derniers temps. L’horloge affiche 568 joueurs restants après quatre heures de jeu, soit très exactement 432 éliminés depuis le coup d’envoi de la journée, ou encore 1,8 éliminé chaque minute

Payouts
Ceux que la file d'attente rebutent peuvent revenir plus tard : il est possible de collecter son gain jusqu'à la fin du tournoi

568 joueurs restants - Tapis moyen 700 000 (58 BB)

Moins de 500 joueurs en pause-dîner

Main Event (Day 4) - Level 18 (6 000 / 12 000 BB ante 12 000)

All American Dave
Derrière l'Amazon Room, dans la cour du centre de convention : All American Dave, la cantine - un poil chère - de bien des joueurs highstakes durant les pause-dîner des WSOP

Black, Schwartz, Noir

Mickaël Schwartz
Notre collègue Greg de PMU Poker en perd ses cheveux roux ("je suis blond vénitien, bordel !" hurle-t-il en lisant derrière notre épaule) : son poulain Michael Schwartz a quitté le Main Event en 673e place. Le dernier entrant dans la Team Pro hippique avait entamé la journée avec 21 blindes. Un capital qu'il a réussi à conserver pendant un peu plus de deux heures, sans pour autant le fructifier. Sur le blog de nos concurrents (mais amis), Greg raconte le coup : un A4 avec lequel il défend sa BB face à un open UTG+1. Le flop est un très prometteur 78A : Scwhartz opte pour un check/call en mode camouflage. Turn : 8, et un check/call de plus. La rivière est un J : un dernier check, un dernier call pour le Français qui avait malheureusement besoin de s'améliorer face à AK. - Benjo

La porte de Servies

Déception et autoflagellation : on avait le dos tourné au moment de l'élimination d'Alexandre Serives en 553e place (21 600 $). D'autant plus dommage que l'ingénieur informatique nous a abreuvé d'histoires tout au long de son parcours : on aurait bien aimé en connaître la fin. Voyons-voir s'il répond à notre requête via Facebook... - Benjo

Labat décoiffé

Antoine Labat
Pas d'info non plus concernant l'élimination du dernier finaliste français du Main Event en date, Antoine Labat, en 610e place (20 000 $). Antoine, si tu nous lis, on te propose un deal : tu nous contactes sur Facebook, Twitter, tu viens dans l'Amazon Room, ce que tu veux, et en échange on te rend ton bonnet rouge, oublié aux toilettes et heureusement récupéré par Chevre.Miel, qui nous l'a confié. Une offre qui ne se refuse pas, non ? - Benjo

Un flip tout pourri

Yehoram Houri
"Pschttttt ! Payout 547th ! Pschttttt!"

Le talkiewalkie parfaitement accroché à l'épaule, une femme s'approche de Yehoram Houri. On a l'impression que le Français va se faire embarquer en garde à vue, menottes au poignet... ou peut-être juste se faire accompagner loin de ce Main Event par une dame pas si méchante que son équipement. Le médecin parisien, on lui a coupé les vivres d'un coup sec : un flip, le classique Dame-Dame contre Aze-Roi, mais un flip à million de jetons cette fois ! Et puis, "un Roi sur la turn... et voilà quoi". Yehoram n'a jamais vraiment réussi à décoller dans cette journée, lui qui était parti avec 430 000 à midi. Il doit déjà dire adieu à ses rêves de grandeur. La fin est anecdotique, et après une 465e place en 2015, ce sera une 547e place en 2021 pour Yehoram Houri, bonne pour 21 600$. - Veunstyle

Lehoussine découvre la chanson

Stephen Song, vous connaissez ? Nous non plus, on vous rassure, mais peut-être qu'on n'a pas fini d'entendre parler de lui. Le voisin de Karim Lehoussine est actuellement dans une détente absolue, avec ce qui s'apparenterait être un des trois plus gros tapis du tournoi.

"Il rase la table !" s'écrie Karim lorsqu'il s'aperçoit qu'un reporter français peut venir lui apporter un peu de soutien, "il est impressionnant le mec. Mais qu'est-ce qu'il marche sur l'eau aussi !" Comme s'il existait d'autres secrets au poker pour deep run. "Honnêtement, il a dû éliminer au moins 20 joueurs aujourd'hui. Tout le monde a peur." Le Français reste discret avec ses 170 000, et un siège peu envié par les autres participants du tournoi, mais pas le pire non plus. Il aurait pu être sur sa gauche. "Je me maintiens, je fais de mon mieux. Mais bon, lui il joue tous les coups... et il les remporte tous !" - Veunstyle

Diquengo, Meet'n'go

Jean-Baptiste Dequengo
C’était le dernier joueur encore en lice qui avait échappé à nos services. Après l’avoir enfin repéré, je m’empresse de prendre des nouvelles de Jean-Baptiste Dequengo, jeune joueur plutôt détente, venu pour la première fois à Vegas avec deux amis. Deux autres joueurs français ? Du tout, l’Autrichien Christoph Strehl et l’Allemand Maximilien, qu’il a rencontré lors de tournois réguliers au Casino de Salzbourg.

« Je partageais ma vie entre l’Autriche et la France, informe Jean-Baptiste. Je travaille comme ingénieur du son, et je faisais des tournées de spectacle, surtout pour du théâtre ». De retour dans sa France natale, à Louveciennes, Dequengo a rappelé ses vieux copains de grind pour s’embarquer dans un premier Vegas.

Et la première se passe plutôt bien pour l’équipe franco-autrichienne. Les gars ont tout simplement fait trois ITMs sur trois. Et à 650 left, les trois joueurs étaient tous encore en lice, au-dessus du tapis moyen. Mais au moment où j’écris ces lignes, j’ai le malheur de voir Jean-Baptiste se rapprocher du bureau des payouts. « Ça aura été rapide » commente Dequengo, faisant référence à notre très récente discussion. Un seul coup aura suffi à faire vaciller son stack.

Open 27 000 KQ de Jean-Baptiste au cut-off, 3-bet 77 000 chez le bouton, « très aggro » d’après les dires de Dequengo. Dequengo paye, et trouve sa dame sur le flop Q52. C-bet 50 000 de son voisin, payé par Jean-Baptiste. La turn brique. Un gros 2 sur lequel son aversaire place le 2-barrel. 230 000 demandés. Payé encore par le Français, et sur la river 5, c’est son tapis qui est demandé.

Petit mal de crâne chez Jean-Baptiste, mais après réflexion, il décide de ne pas lâcher. Son adversaire retourne A5, pour un brelan de derrière les fagots. Le stack de Dequengo chavire. 20 000 $ tout de même pour récompenser sa première dans le Main Event. « On va rester dans le coin, il y a les deux copains à rail » s’enthousiasme Jean-Baptiste. L’aventure Vegas est loin d’être finie. - Fausto

Martinet continue de tartiner

Johan Martinet
Depuis quatre jours, sa progression est aussi constante qu’affolante. Johan Martinet continue d’engranger les coups et son temple de jetons est devenu un énorme palais. Plutôt que de déstacker ses adversaires, Martinet a une autre tactique. Les piller, petit coup par petits coups, avec une fréquence assez importante pour doubler son tapis tous les trois niveaux.

« Ça se passe vraiment bien, mais j’ai même pas de gros coups à te raconter, s’excuse presque Johan. Je 3-bet beaucoup, j’arrache pas mal de petits pots et j’ai beaucoup de réussite » analyse le Français, qui trône désormais devant 2,4 millions de jetons. « Ah si quand même, j’en ai un petit si tu veux » concède le joueur.

Open de Martinent 98 au High Jack et c’est défendu par la grosse blinde. Le flop vient A75 et Martinet envoie une première tartine. Mi-pot. Payé par la grosse blinde. K sur la turn, et Johan balance une deuxième tartine. Deux tiers pot. Payé encore par la grosse blinde. La river est coquine, un joli 6 qui fait rentrer la ventrale de Johan. « J’étais parti pour envoyer le troisième de toute façon, c’est presque un gâchis de chatte » commente le Français. En effet, son troisième parpaing, à hauteur du pot, ne sera pas payé par l’adversaire. Mais en effet, la réussite et les pots, se dirigent pour l’instant vers notre Français, qui entre assurément dans le Top 10 provisoire de ce Main Event. - Fausto

486 joueurs restants - Tapis moyen 800 000 Prochain payout 23 900 $

Dis au revoir à l’équipe

Main Event (Day 4) - Level 19 (8 000 / 16 000 BB ante 12 000)

Le cru 2021 du Main Event restera en travers de la gorge du Team Winamax, qui a bu le calice jusqu’à la lie au retour du dîner.

You Can’t Always Margets What You Want

Leo Margets
452e place pour Leo Margets. La Catalane n’aura reçu cette année qu’une bien faible dose de cette drogue qu’est le Main Event, en comparaison de la ration de cheval qui lui avait été administrée en 2019 (27e pour 250 000 $). La sortie de Leo, qui pointait pile au milieu du classement en début de journée, s’est fait en deux coups successifs. Le premier n’est pas beau. On pourrait même dire qu’il est laid : « Je relance avec AQ, la BB resteal pour 17 BB. Je paie. Il a Roi-4 et trouve la quinte sur la rivière. » Deux mains plus tard, la voilà bien démunie (9 BB) mais munie d’une paire de 6 en grosse blinde. Son voisin de droite envoie le tapis : la joueuse du Team Pro n’a pas le choix. Elle fait face à As-8 et perd le flip.

« Je ne suis pas contente là tout de suite, parce que sauter du Main Event ce n’est jamais une bonne nouvelle. Mais je suis contente de mon tournoi dans l’ensemble, en particulier parce que c’est notre premier tournoi en live après une trop longue période loin des tables. Après, ce n’est pas le genre de résultat que l’on cherche quand on arrive au Main Event. Je ne peux pas me plaindre, j’ai fait l’argent, mais j’aurais aimé plus. L’année prochaine ! »

Leo, qui a joué le dernier Day 1 au lendemain de son arrivée depuis l’Espagne, sort de quatre longues journées de poker consécutives. Elle nous quitte en annonçant son nouvel objectif prioritaire : « Dormir ! » - Benjo

Cai tassée

Jessica Cai
Triste, Jessica Cai l’était après son élimination aux alentours de la 430e place. Il faut dire que l’Américaine trônait seule en tête du classement il y a six heures à peine devant 999 joueurs. La chute est brutale et, si l’on en croit ces quelques mots lâchés à notre encontre au moment de récupérer son ticket de gain, dus à une succession de flips perdus. Sa dernière main, en revanche, n’avait rien d’un 50/50 : son As-Roi s’est pris de plein fouet les As. - Benjo

Revue de gros bras

Penchons-nous en images sur quelques gros, voire très gros tapis zieutés au retour de la pause-dîner…

Stephen Chidwick
Stephen Chidwick n’est plus à présenter. Remporter le Main Event et les 8 millions de dollars qui vont avec n’augmenterait son total de gains de carrière que de 21 % - l’Anglais pointe actuellement à 37 millions.

Norbert Koh
Blasé, Norbert Koh ? Certainement pas avec ce stack de 3,45 millions le plaçant parmi les chip-leaders
Ramon Collilas
Vainqueur sur la seule(et à ce jour unique) édition du PSPC, Ramon Collilas fait la joie de notre reporter Alex avec un tapis de presque 3 millions
Chris Moneymaker
Et le responsable du boom du poker, alors ? Chris Moneymaker figure lui aussi dans le Top 10 alors que l'on approche des 400 joueurs restants

Anecdotes, statistiques et citations à la con

216 : Le nombre de joueurs éliminés du Main Event venant nous voir, leur ticket de busto en main. Il se trouve que nous avons posés nos ordis juste à côté du bureau des "payouts". Il faut croire qu'avec nos sweats à capuche, nos appareils photos et nos laptops, nous avons plus un physique d'employé du Rio que cette dame juchée sur une estrade portant un gros blouson "WSOP" devant une rangée de terminaux informatiques.

Ordonné
Je sais pas pourquoi, mais je suis sûr que chez lui il n’y a pas une poussière qui traîne

381 joueurs restants - Tapis moyen 1 000 000
Prochain payout 30 000 $

Petite partie entre amis

Main Event (Day 4) - Level 20 (10 000 / 20 000 BB ante 20 000)

In N Out
Plus que 90 minutes à jouer dans ce Day 4, et 336 joueurs encore autour des tables. Ils semblent bien loin, les gros Day 1 et Day 2, les salles Amazon et Pavilion remplies à craquer de milliers de joueurs, l’océan de corps et visages entremêlés, le brouaha à bas bruit et le cliquetis incessant des jetons. Après quatre journées (dix en réalité si l’on additionne chaque flight), le Main Event a atteint une taille humaine, celle d’un tournoi dont on peut observer toutes les tables sans y passer une heure, celle d’une épreuve dont on entrevoit enfin le bout. Enfin, ne nous pressons pas trop : ce n’est que dans cinq jours que sera connu le vainqueur. En attendant, les dernières nouvelles du front.

« Mon plaisir, c’est de faire des châteaux »

Nicolas Dumont
Comme un grand enfant sur la plage, Nicolas Dumont s’éclate au milieu du désert du Nevada à construire de grosses pyramides… de jetons. Tremblez, le vainqueur EPT Monte Carlo est en très grande forme. Un petit passage sur sa table a permis de remarquer qu’il possédait plus de 1,6 million de jetons. Oui, à cette heure-ci, ça fait beaucoup, plus de 100 blindes. On l’avait laissé avec un demi million de jetons, et derrière : "J’ai passé un flip As-Roi contre une paire de cinq pour monter à un million, entre autres. D’ailleurs, si le tournoi était en Knockout, je serai déjà riche."

Il semblerait que Nicolas Dumont n’offre aucune marge de manœuvre à ses adversaires, ni à Barry Greenstrein deux crans sur sa gauche, « une barre de fer, il a joué AA vs QQ et AK vs AQ » [Barry a sauté peu après, NDLR], ni à son voisin, contre qui Nicolas a déjà joué plusieurs coups sympas. « C’est un peu grâce à lui que j’ai repris quelques centaines de milliers supplémentaires ». Il nous a notamment glissé une petite hand history tout mignonne, avec 6 et 4 en main : « J’open depuis le cutoff, et le joueur en BB me call. Vient alors un flop 644 ! Il check, je fais tout petit 12 000 pour qu’il s’excite… et il me relance à 41 000. » On paie tranquillement du côté du Français, pour voir un sublime 2 sur la turn. « Il check encore, et je fais 15 000, un peu plus cher. Il snap call ». La ligne est lancée, l’hameçon commence à sérieusement bouger… maintenant il faut tirer : « La river est un Roi je crois, et là derrière son check, je fais le bourrin et je mise 150 000. » Son adversaire va faire ce que l’on adore voir au poker, le fameux call/muck. « Ça et puis tu rajoutes le fait que j’ai bust deux types ensuite, avec A-Q contre A-7 et A-K contre T-8, et voilà, on est pas mal ». - Veunstyle

Astima rend les armes

José Astima
Encore un tricolore obligé de dire au revoir à son rêve un peu trop tôt à notre goût ! José Astima fut l’un des premiers éliminés depuis la reprise du dinner break. Combatif, solide, il a fini par disputer un coup à tapis préflop qu’il est toujours difficile de contrôler, le fameux AK contre 66. Il y aura cru jusque sur la rivière d’un tableau 1086A10 Celui qui s’était fait remarquer en finale du WPT Deepstacks de Bruxelles en 2018 (runner-up) remporte 26 700 dollars. - Veunstyle

Au bout mesdames

Marle Cordeiro
Comme chaque année, plus on avance dans le tournoi, et plus on se demande combien et quelle femme arrivera le plus loin possible dans ce tournoi, qui sera la « Last GaelleBaumann Standing ». Cette année, à 400 joueurs restants, on a la chance d’avoir encore huit femmes en course. Certaines dont on vous parle depuis hier, d’autres qu’il faudra apprendre à découvrir. JJ Liu est une figure des WSOP (3e cash cette année sur le ME), Marle Cordeiro illumine les plateaux télévisés de poker depuis quelques années… mais va-t-on réussir à enfin en voir une aller au bout de ce tournoi ?! Il est encore bien trop tôt pour faire ce genre de pari un peu fou, mais le rêve existe encore pour une poignée d’entre elles. - Veunstyle

Même les plus grands ont leurs failles

Chris Moormn
Cette hand history, racontée par Arnaud Mattern au sortie d’une pause-dîner au In-N-Out, pourra servir à rassurer ceux d’entre vous souffrant de complexes quant à leur niveau au poker. On y découvrir que même un génie comme Chris Moorman, assurément l’un des plus grands joueurs de MTT en ligne de l’histoire du poker (et absolument pas le dernier venu en live) peuvent parfois se faire avoir comme des bleus.

« Raise UTG à 26 000 d’un joueur avec 800 000 ou 900 000 de tapis. Profil amateur mais qui tient les cartes, il fait des calls hors position pas terribles, un peu trop pop loose, bref pas très bon mais sans être mauvais non plus. Dangereux dans tous les cas. UTG+1, Moorman fait 72 000. Tout le monde passe. Le mec tank, demande combien Moorman a, il répond 700 ou 800 000, au-dessus de la moyenne aussi. C’est payé, hors position. Flop A107, que des carreaux. Check du premier mec, Moorman mise 48 000. Payé. Turn : encore un carreau, 4. Check encore, check de Moorman. Rivière : K ! Que des carreaux au board. Le premier mec décide de lead le coup. Il fait 75 000. Évidemment, il ne représente quasiment que la Q. Donc Moorman se dit que l’autre ne l’a pas, mais s’il call ça va être pour split le pot, et Moorman il veut le gagner, le pot. Donc Moorman essaie de représenter la Dame de carreau : il raise à 225 000 en se laissant juste 240 000 derrière. Et c’est là le problème. L’autre se dit : attends, Moorman ne peut faire ça qu’avec deux Dames dont la Q, c’est la seule main qu’il représente, et il aurait pas bet le flop avec ça. Il représente une range trop petite, Moorman est trop capable de faire un move. Donc l’autre mec fait quoi ? Il lui met tout dans la bouche. Et maintenant Moorman tank, car l’autre représente la même chose, et maintenant il se demande s’il doit faire un hero call juste pour split pot. Moorman se demande : est-ce que je dois call pour récuperer mes jetons ? Si j’ai tort, je perds, si je fold je garde 15/16 blindes pour continuer, si je call je peux juste splitter et c’est un peu honteux. Il se dit : je fais quoi dans cette galère ? C’est un move pas horrible mais pour le faire il vaut mieux 1/ couvrir son adversaire et 2/ être celui qui fait tapis pour pas que l’autre ait l’option de reshove. »

On meurt d’envie de savoir la fin ! « Après une éternité, Moorman a passé… Et l’autre a montré… A9. Il avait transformé sa main en bluff. Cette main était énorme. » On est bien d’accord. A noter que Moorman ne se remettra jamais de cette faute de carre : il a quitté le Main Event en 432e place, tandis qu’Arnaud vient de tranquillement franchir la barre du million (« 100% turn, tout ce qu’on aime »). - Benjo

Le capitaine Van Driessche mène la flotte bleue

Clément Van Driessche
En tête de régate, Kortex garde le cap dans ce Main Event. Malgré quelques belles bourrasques en début de journée, Clément Van Driessche maintient sa caravelle de jetons à flot, et vient même de hisser la voile des deux millions de jetons.

Van Driessche a du pour cela résister à plusieurs assauts. Les coups de canons adverses ont endommagé quelque peu son tapis, descendu à 600 000 jetons il y a deux niveaux de cela. Pas de quoi altérer le mental du matelot de l’équipe Nutsr qui est reparti à l’abordage après le dinner break pour revenir sur la tête de course.

Il s’est notamment engagé dans un gros combat face au corsaire américain Andrew Yakubovich. Ce random américain s’est montré un poil téméraire et s’est empallé en bon et due forme sur la proue du capitaine Van Driessche.

Open d’Andrew 35 000, 3bet à 100 000 chez le Français, 4-bet 300 000 en face et tapis de Clément pour 900 000 jetons. L’Américain se sent bien avec son AJ et décide de payer. Sans surprise, c’est derrière la premium du Français qui tient deux dames. Punition pour l’Américain : Une Q dès le flop et drawing dead sur la turn. Ce sabordage en règle permet à Clément de s’approcher des deux millions de jetons, qu’il atteindra rapidement après deux orbites de grind.

A l’autre bout de la salle, Johan Martinet a connu de petites galères mais navigue à quelques miles de son homologue de chez Nutsr. - Fausto

Deyra gotta feelin

« Il faut que je continue de me fier à mon instinct » lâche Ivan Deyra après m’avoir raconté ses dernières passes d’arme. Depuis le début de journée, l’ex Team Pro Winamax a trouvé son tempo, entre dans les bons coups, choisit les bons moves, même s’ils semblent parfois s’écarter des standards. Après avoir très justement folder double paire face à son voisin américain, Ivan vient cette fois de placer un semi-bluff audacieux pour continuer sa marche en avant.

Open 35 000 en milieu de parole, défendue par Ivan en grosse blinde avec K10. Le flop vient Q53 et le Bordelais paye une première mise à 32 000. La turn J ouvre un tirage suite et Ivan fait face à un deuxième barrel, pour 64 000 jetons. Deyra riposte et met son adversaire à tapis pour les 230 000 jetons qu’il a devant lui. Son adversaire abandonnera rapidement. « Je ne sais pas si c’est bon dans la théorie, mais j’ai senti qu’avec son sizing 40% turn, je pouvais lui faire folder beaucoup de mains » explique le Français, qui compte désormais 1,3 millions de jetons.

Ivan Deyra prend pour l’instant la mesure de sa table, mais la dynamique pourrait être modifié par le nouvel invité qui vient de s’asseoir à sa droite. Cet homme répond au nom de Jonathan Dwek, un Canadien qui a déjà deep run le Main Event, en terminant 35e il y a quatre ans. Mais surtout, il a amené avec lui des pilasses colossales de jetons verts. Avec 4 millions de jetons devant lui, Ivan Deyra a tout simplement pour voisin le nouveau chipleader de ce Main Event. - Fausto

Jensen, la belle histoire

Il y approximativement 24 heures, l’Américain Mickael Jensen vivait un moment bien particulier : il s’est retrouvé à tapis payé devant les caméras de télévision et un parterre de curieux désireux de le voir quitter le tournoi à la pire place, la 1001e. Au lieu de cela, il a trouvé un double up salvateur, marqué par le signe d’Usain Bolt dans la foulée, bras pointé vers le ciel. Un type semble-t-il généreux dans l’effort, le genre de mec avec qui tu pourrais la fête, mais que tu aurais du mal à coucher. Une sorte de bon vivant en soi. A-t-il la tête du futur vainqueur de ce Main Event ? Doucement ma bonne dame, on ne pose pas la river avant la turn, mais en observant bien, on se dit que les dieux du poker semblent lui vouloir du bien.

Un double up à la bulle hier, un double up tout à l’heure sur un one outer (J-J vs A-K… K flop… J river après qu’un joueur ait annoncé en avoir un) et tout récemment, on l’a vu remporter un énorme pot, avec K-K contre A-K et J-J. Le croupier a sorti un board ne faisait évoluer les mains d’aucun des trois joueurs, mais avec pour conséquence de le faire passer à 2,1 millions de jetons !

Les américains sont férus de belle histoire, et ça tombe bien, nous aussi. Disparaitra-t-il dans l’anonymat le plus complet ou aura-t-on la chance de l’entendre encore hurler après chaque double up ? Même pas besoin de rester dans le coin, toute la salle le saura de toute façon. - Veunstyle

336 joueurs restants - Tapis moyen 1,16 million
Prochain payout 33 900 $

Habille les gosses, on s’en va

Main Event (Day 4) - Level 20 (10 000 / 20 000 BB ante 20 000)

Jetons
00h23 à Las Vegas. Le Day 4 vient de s’achever avec à peine 300 joueurs restants. On a donc assisté à presque 700 éliminations aujourd’hui, mais avant de dresser le bilan, il nous reste quelques news en stock.

Sick comme au premier jour

ElkY
"Relou de sauter comme ça !" ElkY vient de se lever de la table télévisée secondaire. Quelques minutes plutôt, ses jetons partaient dans la direction d’un adversaire qui avait trouvé un flop 2910 plutôt pas mal pour jouer à fond son AK. Avec son brelan de 2 floppé, ElkY a fait les frais d’un runout défavorable. Un pot de 1,3 million, plus que la moyenne actuelle, lui passe sous le nez. Ses dernières blindes, ainsi que l’espoir d’améliorer son meilleur score sur le Main Event (122e en 2009), partiront en fumée quelques minutes plus tard. « C’est sick ! » Ouf, nous voilà rassurés : la catchphrase préférée du plus gros gagnant tricolore de l’histoire a résisté au Covid.

Pour se changer les idées après ce deep run trop court, Bertrand Grospellier n’a guère l’intention de se tourner vers les High Rollers à 100 000 et 250 000 dollars prévus après le Main Event. Des tournois qui ne conviennent pas (ou plus ?) à son profil de joueur : trop chers, où l’edge se fait rare, où l’on est obligé de vendre des parts pour ne pas se ruiner, et où on retrouve toujours les 30 meilleurs joueurs qui swap entre eux en coulisses. « Je préfère cent fois jouer un 10K ! » Et le voilà qui regrette déjà le Main Event, un tournoi pareil à nul autre. « C’est toujours une expérience différente, on croise tous les profils de joueurs. » Un exemple, peut-être ? « Regarde la fille là-bas, elle est incroyable. Elle m’a snapcall avec hauteur As. » Et Bertrand de dérouler une main où il défend sa blinde avec 10 et 9 off face à une relance UTG et un call d’UTG+1 (la dame en question). « Flop 664, tout le monde check. Turn 5. Je check, le mec fait 30 000, la fille paie. Je mets 130 000. Le mec passe, la fille paie. Rivière : Roi dépareillé. Je mets 250 000, elle paie direct avec AJ ! J’étais en maladie, et le mec aussi car il avait trouvé le moyen de jeter deux Rois ! » Quand on vous dit que c’est le plus beau tournoi du monde. - Benjo

Karim équarri

Karim Lehoussine
C’est le temps des flips. Ceux qu’on gagne pour se sauver de l’élimination ou pour améliorer un peu plus sa position. Et ceux qu’on perd et qui réduisent nos espoirs à néant. Pour Karim Lehoussine, c’est la seconde option qui lui a été imposée quand son A10 squeezé pour 22 BB après une relance et deux calls a trouvé un payeur avec une paire de 9. Le courtier en assurances, habitués des parties de PLO du Club Pierre Charron (5/10€ et 10/20€), récolte son premier ITM sur le Main Event. « C’est une bonne expérience. On apprend, on voit des boxeurs qui montent des jetons avant de les perdre en deux heures, ce genre de choses. Il faut passer entre les gouttes, c’est particulier. » - Benjo

L’avion ou le Main Event, il faut choisir

Une grosse valise noire traine sous la table de Marty Mathis. Pas le genre de bagage qu’on emmène sur un tournoi de poker. Mais si Marty est venu aussi chargé aujourd’hui, c’est qu’il avait un double programme : un Main Event WSOP… et un week end familial. Dans l’éventualité d’un busto prématuré, le joueur était donc prêt à attraper un avion de nuit.

Mais avec deux beaux millions de jetons devant lui au moment du dinner break, Marty Mathis commençait à faire une croix sur la deuxième option. Autour de 22 heures, l’avion a décollé sans lui et le vainqueur du Party Poker Millions de Rio de Janeiro 2019 pouvait se concentrer pleinement sur le Main Event. Mais une heure plus tard, c’est son stack qui se crashait.

Descendu autour des 35 blindes sur le niveau 10 000 - 20 000, Marty s’engage dans un concours de raises préflop face à Adam Bolton. 40 000 chez Adam UTG, 3bet à 125 000 chez Martin et tapis chez Bolton, pour les 600 000 derniers jetons de Marty Mathis. C’est payé avec JJ pour un gros flip à 1,3 millions face au AK de Bolton. Le board Q25 met la table en éveil, la turn 2 prolonge le suspens et la river 8 offre une couleur à Bolton, éjectant ainsi Marty du Main Event autour de la 300e place.

« Ça aurait pas pu être plus tôt ? Mon avion a décollé il y a une heure ! », plaisante le joueur qui part vers la table des payouts bagage sous le bras. « J’avais une obligation familiale, mais tant pis, je les rejoindrai demain matin » confesse le joueur avant d’aller récupérer ses 33 900 $. A un flip près, il pouvait esquiver le déjeuner avec la belle famille. Dommage. - Fausto

Colillas encaisse les liasses

Pendant que le clan Français serre les fesses et prie pour avancer doucement mais surement vers le jour 5 de ce Main Event, l’Espagne est folle ! Certes, la perte de Leo Margets a fait souffrir toute une nation poker, mais merci pour elle, cette même nation ibérique peut compter sur la présence d’un autre beau champion, Ramon Colillas. Dire que le vainqueur du PSPC des Bahamas en 2019 est chipleader actuellement avec 4,5 millions de jetons, juste parce qu’il run surement ultra good, c’est très mal maitriser la situation. La vérité, c’est que le joueur espagnol est installé sur la table la plus au fond de l’Amazon, une table finalement loin de l’ambiance globale, une table où on ne reconnait absolument aucun visage dans le milieu du poker. Et il martyrise son monde rien qu’à la force du poignet ! Même Alex, notre collègue espagnol chez Winamax, est incapable de nous sortir une main, un spot bien précis durant lequel il aurait pu amasser une tonne de jetons : « Non, rien de tout ça, c’est une machine à grind », expliquait Alex, « sa table est loin d’être la plus difficile à jouer, et il se régale de ce scénario, c’est tout ». De l’importance du tirage de table… - Veunstyle

Robin au bois

Robin Guillaumot
On avait oublié de mentionner cette élimination, survenue juste avant la pause-dîner, et alors que nous avions le dos tourné : celle de Robin Guillaumot, qui fête son premier ITM sur le Main Event après avoir remporté deux compétitions en France en 2019 (TPS et FPF) et fait péter un jackpot à 54 961 dollars (et un trophée) au Venetian fin octobre. - Benjo

Préparez vous à frémir

292 joueurs, dont 9 Français, avancent au Day 5 Main Event (Fin du Day 4)

Jetons
Si l'on se représentait le Main Event comme une casserole remplie d'eau posée sur une cuisinière (si si, imaginez), alors cela ferait à peine deux minutes que l'on a ouvert le gaz. Les premières bulles commencent seulement à apparaître sur les parois. Jeudi soir, les 1 000 joueurs ayant franchi la bulle sont entrés dans un nouveau tournoi : celui où disparaît une partie de la pression financière, celui où l'on est assuré d'être récompensé - plus ou moins bien - de ses efforts. Samedi, les 292 survivants en débuteront encore un autre. Ils entameront un tournoi à taille humaine, comme on peut en jouer tous les jours dans des tas de casinos du Strip. Un tournoi où l'on peut se lever et voir autour de soi non pas les océans de joueurs d'une salle pleine à craquer, mais juste une poignée de tables, où chaque visage est bien visible. 33 tables, très exactement. Parmi ces 292 joueurs, il y en a beaucoup qui vont commencer à croire que l'impossible est possible, que la dernière de ces tables est à portée de main, que leurs quinze minutes de gloire en streaming sont à portée de main. Et comment leur en vouloir ? Ils ont déjà fait mieux que 95 % de leurs 6 650 adversaires. Mais on suppose qu'aucun n'oubliera que les 5 % restants vont leur demander autant de temps, d'énergie, et de talent qu'ils n'ont déjà dû en fournir jusqu'ici.

Comme toujours avec les journées post-bulle, le Day 4 fut celui ayant enregistré le plus fort taux d'éliminations. 70 %, rien que ça. Des centaines de short-stacks ont logiquement et rapidement quitté le tournoi en début d'après-midi, plus ou moins déçus mais conscients qu'ils n'avaient que peu de chances de s'en sortir. Quelques-uns ont réussi à passer entre les fourches caudines des assauts des chip-leaders, tandis qu'au sommet, quelques-uns de ces gros stacks chutait brutalement. Un seul exemple suffira, celui de Jessica Cai : partie ce matin en première position parmi mille joueurs, elle disparaîtra en rase campagne en 430e place. Pourquoi ? Selon elle : des flips, des flips, des flips. Ah oui, c'est vrai : il ne faut pas que du talent pour gagner à ce jeu.

Demain, la casserole va commencer à frémir. Qui sont ceux qui, d’ici au mercredi 17 novembre, la feront bouillir ? On vous présente quelques-uns des candidats. - Benjo

Clan Français : la preuve par 9

Cocorico, messieurs-dames ! Nos neuf derniers survivants français ont mis sur le dernier niveau de la journée. À l’instar de Kortex et de Chèvre Miel, les grinders ont sonné la charge, avec un rush dans le money time pour surgir parmi les top stacks de ce Main Event. Le reste de la délégation n’est pas mal non plus : Sur les 9 survivants tricolores (ils étaient 32 à midi), tous débuteront le Day 5 avec 40 blindes ou quas.

Chevre.Miel
Porte-drapeau de la délégation, Nico Vays a eu la main particulièrement chaude sur cette fin de Day. Deux brelans dans les deux dernières orbites, dont un superbe 77 qui a trouvé brelan sur un flop Q74 pour déstacker son adversaire qui tenait deux as. Dans la foulée, il éliminait un short stack avec AQ contre AJ pour boucler la journée avec 2 790 000 jetons. Le dernier larron du King 5 reviendra demain pour un Day 5 de Main Event avec plus de 110 blindes.

Grosse fin de journée aussi pour Clément Van Driessch. « J’ai eu un petit rush sur la fin » confesse l’homme fort de la Team Nutsr. Kortex a attiré les jetons dans les dernières minutes, en s’offrant même une balle de chipleader, qu’il aurait converti si son adversaire n’avait pas trouvé un fold de l’espace. Clément défend 96 en grosse blinde sur un open en EP et paye deux barrels sur un board 10728, avant de check/raise tapis sur la river 4. Visiblement touché par la grâce des dieux du poker, il trouvera le fold en montrant 88, pour un brelan que peu auraient lâché. Van Driessch prend tout de même un large pot pour culminer désormais à 2 600 000 jetons.

Sur la table voisine, Julian Milliard a boxé toute la fin de journée avec son nouveau copain Stephen Chidwick. Les deux joueurs High Stakes se sont envoyés de belles torgnoles, qui ont d’abord fait très mal à notre Français, mais Milliard est un dur à cuire. Le Tricolore a repris sa marche en avant pour pointer lui aussi à 2 600 000.

Nicolas Dumont est posté juste derrière avec 2,2 millions de jetons. Le vainqueur EPT a tranquillement géré sa belle masse de jetons suite à son full floppé avec 6-4.

<À quelques encablures de ce quatuor, Pierre De Almeida a passé le flip qu’il fallait avec AQ contre 99 pour retrouver le million et demi qu’il avait atteint en milieu de journée. Jean-Luc Adam est surement l’un des derniers joueurs encore en course sur ce Main Event à pouvoir prétendre à un deuxième bracelet WSOP sur cette édition 2021. Avec 1,5 million de jetons, il aura même une grosse soixantaine de blindes pour manœuvrer sur le Day 5. Idem pour Johan Martinet, dont la machine a été légèrement enrayée sur le dernier niveau, sans trop de gravité.

Arnaud Mattern
Légèrement en dessous de la moyenne, Arnaud Mattern et Ivan Deyra n’ont pas non plus à s’alarmer, ni à rougir de leur prestation. Le premier n’a pas vu grand-chose de la journée et a trouvé les spots pour se maintenir à un stack plus que raisonnable, tandis qu’Ivan Deyra a esquivé les balles avec une intuition qui en dit long sur sa forme du moment. Après son fold inspiré avec KJ sur un board AKJ4, il a trouvé un nouveau fold de l’espace avec 55 sur un board 5JK10, face au chipleader, qui avouera en fin de journée tenir Q9.

23 Français ont quitté le Day 4 sans jetons mais avec des lots de consolations compris entre 15 000 et 34 000 $. Vous n’aurez qu’à scroller cette page pour découvrir ce qu’il est advenu de Kool Shen, Slimane Mamèche, Franck Kalfon, Sonny Franco, Romain Lewis, Yehoram Houri et les autres. GG all ! - Fausto

Vous connaissez le chip-leader

Ramon Collilas
Le contingent international est représenté par quelques pointures du milieu, avec en tête de lice, un joueur venant d’Espagne : Ramon Colillas termine avec 5 millions de jetons tout rond, ce qui fait de lui le chipleader de ce Main Event. Un chip-leader à 300 restants immédiatement reconnaissable : la chose n’est pas fréquente sur le plus gros tournoi du monde. « Et encore, j’ai eu plus… j’ai perdu 800 000 à la fin, j’ai payé un tapis avec A-J, il avait deux Dames… mais bon, je ne vais pas me plaindre. » Le vainqueur du PSPC aux Bahamas en 2019 - 5,1 millions dans la poche et un gros contrat de sponsoring dans la foulée - s’est pris pour Fernando Alonso, son compatriote en Formule1. Une machine qui avance tout droit sans jamais s’arrêter et sans aucune pitié pour les autres.

« Il a eu une très belle table tout du long, sans qu’elle ne casse jamais », ajoutait Alex notre collègue espagnol, forcément beaucoup plus proche de son joueur que nous, « Ses adversaires ont fait beaucoup d’erreurs, et c’est surtout comme ça qu’il a bati son gros stack, à la force du poignet, rien d’autre », Pas de gros coups à tapis préflop très peu de showdown, Ramon Colillas fut d’une précision chirugicale et sera un adversaire redoutable pour la suite. - Veuntsyle

Chidwick, sérial perfeur

Stephen Chidwick
Dans le reste du field, inutile de préciser que la présence d’un Stephen Chidwick à 4,37 millions est également une grosse nouvelle. L’Anglais s’est éclaté toute la journée, et pourra remercier Julian Milliard pour le combat que le Français lui a offert en fin de journée. Les deux joueurs ont bien boxé, disputant notamment un gros pot qui a tourné en la faveur de l’ancien numéro 1 mondial. Lui aussi est plus que chirurgical, déstabilisant à souhait lorsqu’il vous fixe du regard sans jamais cligner des yeux, parfaitement caché derrière un masque qu’il porte toute la journée sur le nez. On a pris l’habitude de le voir dérouler sur des compétitions plus chères et avec moins de joueurs, mais on connait bien évidemment sa capacité à s’extirper de fields bien plus conséquents comme celui-ci. S’il y a quelques joueurs à peine que tout le monde devrait craindre, lui en fait forcément partie.

Parmi les autres visages familiers, on notera les qualifications de l’Américaine Marle Cordeiro (302 000), Steve Zolotow (310 000) ou encore Matthew Waxman (289 000)… sans oublier que deux anciens champions du monde sont toujours en course. Chris Moneymaker a énormément fait le yoyo en table télévisée toute la journée, et boucle son parcours du jour avec 621 000 jetons, alors que Qui Nguyen a terminé au dessus du million.

Au rayon des joueurs un peu plus anonymes, ceux qui tentent de se faire un nom grâce à une perf’ mémorable, on pourrait cliquer sur Stephen Song, dont on vous parlait en début de journée, et qui termine Top 3 avec pres de 4,5 millions. Dragana Lim est toujours l’une des derniers femmes en course, et elle n’a pas changé de rythme, terminant avec plus de 3,8 millions, de quoi la placer dans le Top 10 du jour. Chance Kornuth (2,7 millions), Toby Lewis (2,6 millions) ou Jason Koon (1,3 milion) sont tout autant de joueurs qu’il faudra surveiller de près…

Leur rêve a pris fin aujourd’hui :

314e - Garry Hasson
327e - Ben Yu
347e - Anton Wigg
348e - Andre Akkari
350e - Alex Livingston
388e - Barry Greenstein
408e - Kitty Kuo
428e - Gianluca Sperenza
432e - Chris Moorman
439e - Tim Reilly
452e - Leo Margets
493e - Andrew Talbot
503e - Mike Matusow
523e - Will Failla
530e - Victor Ramdin
554e - Harrison Gimbel
557e - Christian Pham
576e - Bart Lybaert
577e - Ronnie Bardah
604e - Chris Vogelsang
681e - Jared Bleznick
688e - David Williams
708e - Sergio Coutinho
718e - Robert Mizrachi
723e - Garry Gates
730e - Dietrich Fast
733e - Billy Baxter
805e - Roland Israelashvili
830e - Eric Mizrachi
844e - Martin Jacobson
868e - Samantha Abernathy
910e - Mark Newhouse
938e - Kathy Liebert
971e - Mustapha Kanit

Jean-Luc Adam
Il fait son bonhomme de chemin, sans faire de vagues, mais avec efficacité : vainqueur du Super Seniors il y a deux semaines, Jean-Luc Adam a réussi à transformer un stack tendu de 272 000 en un "above average" 1,5 million

Dragana Lim
Repérée avant la bulle avec un stack qui n’en finissait pas de monter Dragana Lim a poursuivi son ascension aujourd’hui : demain, elle entamera une nouvelle journée dans le club des plus gros stacks. Son palmarès des plus atypiques (trois ITM sur des cent balles il y un siècle, une finale sur un 10K en mars, et c’est tout) va-t-il bientôt accueillir une ligne ultra-prestigieuse ? On a hâte de savoir

Steve Zolotow
Au chapitre des joueurs ultra old-school, j'appelle Steve Zolotow : 2,9 millions de dollars de gains depuis 1984, et deux bracelets dont un en Poker Chinois (!). Son stack est moins impressionnant que son palmarès : une douzaine de blindes à tout casser
Qui Nguyen
Avec Chris Moneymaker (qui a perdu pas mal de plumes), Qui Nguyen est une boussole pour tous les joueurs encore en course, ayant déjà vécu l'expérience intégrale du Main Event en 2016. Il sera au Day 5 légèrement en dessous de la moyenne

Tapis moyen : 1,35 million
Blindes au départ du Day 5 : 12 000 / 24 000 BB 24 000
Coup d'envoi samedi à midi (21h en France)

Les 292 joueurs du Day 5

Pavilion

Top 10

Ramon Colillas (Espagne) 5 000 000 Demosthenes Kiriopoulos (Canada) 4 500 000 Stephen Zong (USA) 4 417 000 Stephen Chidwick (UK) 4 376 000 Zachary Mcdiarmid (USA) 4 093 000 Jonathan Dwek (Canada) 3 955 000 Jason Osser (USA) 3 900 700 Dragana Lim (USA) 3 801 000 Fernando Rodriguez (USA) 3 442 000 Matthew Jewett (USA) 3 398 000

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9 Français

19. Nicolas Vayssieres (Vainqueur KING5) 2 797 000 27. Clément Van Driessche 2 615 000 28. Julian Milliard 2 610 000 52. Nicolas Dumont 2 195 000 98. Jean-Luc Adam 1 580 000 101. Johan Martinet 1 558 000 112. Pierre De Almeida 1 482 000 176. Arnaud Mattern 900 000 179. Ivan Deyra 889 000

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Le reste du field (sélection)

25. Toby Lewis (UK) 2 637 000 44. Chance Kornuth (USA) 2 327 000 60. Ognyan Dimov (Bulgarie) 2 071 000 144. Qui Nguyen 1 146 000 159. Dan Heimiller (USA) 988 000 163. Nick Petrangelo (USA) 966 000 205. Jason Koon (USA) 765 000 226. Chris Moneymaker (USA) 621 000 279. Steve Zolotow (USA) 310 000 282. Marle Cordeiro (USA) 302 000 284. Matt Waxman (USA) 289 000

Blindes au départ du Day 5 : 12 000 / 24 000 BB ante 24 000
Prochain payout 33 900 $