Se connecter
S'inscrire





Le fil des News
Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Index des Forums -> Les News du Poker
Surveiller les réponses de ce sujet Précédente  1, 2, 3 ... 362, 363, 364, 365, 366  Suivante
Aller à la page :
Auteur Message
Rootsah11
Reporter Winamax
Reporter Winamax


Inscrit le: 17 Déc 2019
Messages: 415

MessagePosté le: 06/12/2021 14:01   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

MTT : les résultats d'un 5 décembre de Funday

Deux doublés, un festin de gains à cinq chiffres, des premières désopilantes : certains se sont vraiment bien marrés ce week-end. Retour sur la fiesta dans notre récap'.

La grosse marade dominicale

Un million d'euros promis, près d'1 150 000 € distribués, des dotations garantis atteintes sereinement, d'autres allègrement explosées : c'était Noël avant l'heure ce dimanche à l'occasion du dernier Sunday Funday de l'année. À tel point que l'on a frôlé les 18 500 entrées sur l'ensemble des six tournois à l'affiche, pour presque autant d'enfants plus ou moins sages qui se sont précipités au pied du sapin pour tenter d'arracher un plus gros cadeau que leurs petits voisins.

Et ce dimanche, comme souvent, la hotte la plus remplie était à chercher du côté du Battle Royale, qui a culminé à plus de 235 000 €. De quoi en faire le client idéal du focus de cet article, tout en mettant la lumière sur un casting de sept finalistes jusque-là totalement inconnus de nos services. Des gros prix à distribuer, de la nouveauté, et pas un tapis en-dessous des 25 blindes au départ de la TF : que demande le peuple ? Peut-être une belle histoire, en l'occurrence celle de Player 456, short stack tombé bien vite sous les 20BB qui va bénéficier de plusieurs coups de pouce du destin, à commencer par ce double up avec deux As contre la paire de Valets d'un autre futur personnage récurrent, gagnant12 (main #16). Son début de finale idyllique se poursuit une quinzaine de mains plus tard lorsque CremePure se value cut contre lui avec son combo top paire/top kicker (#30), lui permettant de doubler une deuxième fois. Tombé à 4 blindes après ce coup, ce dernier fait de la résistance et est même tout heureux d'assiter à deux éliminations coup sur coup : d'abord celle d'Arhimed (7e, #36) dont les Rois tombent contre les flèches de FairPlay_SE ; puis celle de celle de _billion (6e, #37), dont les 6 tombent contre... ses propres flèches.


Juste de quoi voir venir la descente aux enfers de FairPlay_SE, dont le tapis fond jusqu'à une cruelle main #56 perdue face à gagnant12 dont il ne parvient pas à se relever (5e, #58). Loin derrière ses trois derniers adversaires, CremePure voit alors son numéro de short stack prendre fin contre un gagnant12 qui en profite pour asseoir sa domination sur la table (4e, #64). Une mainmise qui ne dure pas, puisque contesté par un joueur jusqu'alors discret qui se met d'un coup à remporter la majorité des mains, Piste_noire. Celui-ci prend ainsi le télésiège direction le sommet du classement, pendant que Player 456 se paie un joli gadin, lorsque sa paire de 6 se heurte à... deux As encore une fois, chez gagnant12 (#74). En sursis après ce coup, Player est même à deux doigts de terminer dans le ravin lorsque ses dix dernières blindes partent au milieu avec As-Dame off et se retrouvent contre... vous avez deviné, la meilleure main de départ du Texas Hold'em, cette fois du côté de Piste_noire, qui déchausse violemment (#103).

Le rééquilibrage a lieu en deux temps et implique, vous savez quoi, la compagnie American Airlines, qui offre une nouvelle bouffée d'air frais à Player 456 (#126), avant que gagnant12 ne remporte à son tour un flip crucial (#127). Malmené par ces coups du sort successifs, Piste_noire poursuit péniblement son slalom jusqu'à ce que gagnant12 lui fasse définitivement mordre la poudreuse (3e, #153). Une finale forcément frustrante pour celui qui a gagné plusieurs Monster Stacks, le Payback et le Rush Hour cet automne, mais qui lui offre son tout premier gain à cinq chiffres, à savoir 12 440 €. Revenu d'entre les morts, Player 456 accède alors au heads-up final sans avoir signé la moindre élimination de sa main en finale, avec 30 blindes contre la quarantaine de gagnant12. Il inverse cependant bien vite la tendance et s'impose au terme d'un duel à sens unique. Amateur de tournois mid stakes, gagnant12 fait mentir son pseudo ce dimanche mais récupère tout de même une chèque enviable de 19 009 €, dont 4 000 € en bounties. Nouveau pseudo apparu sur nos tables il y a un peu plus d'un mois, Player 456 fait immédiatement parler de lui avec cette spectaculaire victoire à 22 457 €... qui n'est même pas la seule de sa soirée !

Sur le reste des principaux tournois de la soirée, ce Sunday Funday aurait pu être celui de Cap Haddock, mais le recordman de titres Winamax Series a échoué aux portes de la finale du Grand Tournament (10e, 2 930 €) et du Purple (8e, 1 990 €) après avoir envoyé un total de six bullets sur ce dernier ! À la place, le GT a souri à UdoausUganda, pour près de 25 000 €, après un affrontement final remporté contre le top reg GTOExploiter (2e, 17 464 €). Le Purple s'est lui achevé sur une démonstration de morgota77, qui a plié l'affaire en seulement 45 mains, ajoutant 15 254 € de primes aux 12 138 € à la gagne. Son deuxième plus gros cash chez nous derrière sa quatrième place sur la 2 Million Week d'octobre dernier.

Titrée sur un Battle Royale en août et passée deux fois à une marche du trophée sur le Highroller, BrittneySpew a donné tort à son patronyme sur l'XTASE, remporté pour un peu plus de 20 000 € après être passée deux fois par la case re-entry. Régulier des tournois entre 20 et 50 €, avec deux Magnum sabrés et deux podiums sur le Gladiator depuis juin, ExploK1NG a bien fait de tenter sa chance sur la limite supérieure. Tombé à 6BB à six puis à cinq joueurs restants, il a fait la course derrière durant une majeure partie de la finale, aborde le heads-up avec deux fois moins de jetons que AyyyRaul mais parvient toujours à remonter à la force du poignet, pour faire main basse sur un pactole de 19 801 €. Enfin, on vous teasait plus tôt le doublé en un soir de Player 456, sachez qu'il n'est pas le seul à avoir gagné deux tournois ce dimanche. Lauréat au bout de la nuit du Prime Time pour 17 237 €, après une table finale menée presque de bout en bout, Conchita68 avait auparavant fait sa révolution sur l'un de nos plus beaux tournois à 5 €. Son exploit ainsi que les cinq autres principales finales de la soirée sont à découvrir, avec les cartes dévoilées, via le tableau ci-dessous.

Retrouvez tous les replays sur Winamax.fr.


3 000 € pronto

On imagine que PUNKY- ne doit pas détester les tournois : il remporte ainsi 9 749 € pour sa victoire dans le Sunday Surprise dominical. Mais ce qui est certain, c'est qu'il aime les Expresso, lui qui a déjà décroché des jackpots x40 et x20 sur le format. Et ça tombe bien : en s'imposant sur notre MTT phare du dimanche, il remporte ainsi 3 000 € de tickets Expresso ! Évidemment, ce n'est pas le hasard qui nous a conduit à proposer tout cela pile pendant la période des Expresso x UNO... PUNKY- peut ainsi espérer gagner des primes allant jusqu'à 100 fois le buy-in des sit'n go à trois joueurs dotés d'un jackpot x2 qu'il disputera jusqu'au 15 décembre (après, il sera trop tard et la bankroll restante allouée ce dimanche sera caduque). Notre vainqueur est-il un familier du UNO ? Si ce n'est pas le cas, on ne doute pas qu'il kiffera très vite le jeu...

SUNDAY SURPRISE 10 € - 12 047 inscriptions - Prizepool 108 423 €
Vainqueur : PUNKY- - 6 159 € + 3 590 €

Hero call, setups, runouts improbables... On vous donne à boire et à manger pour bien commencer la semaine dans notre Top 5. Envoyez-vous vos dernières créations culinaires à multiplex@winamax.fr.

Grandes premières et confirmations

Jusqu'ici, le palmarès de Mikejean28 se résumait à deux Monster Stack à 10 € et un Digestif : mais il vient de prendre une autre dimension ce dimanche avec la victoire du Gladiator à 50 € pour 7 070 €. Même son de cloche pour vadka, qui remporte un premier gros titre sur Wina avec le Rush Hour, pour un gain de 5 019 €, après avoir battu SnapChatte (4e pour 1 250 € +249 €) et BientoTonton (3e pour 1 625 € + 359 €) en finale, pour JR23, finaliste WSeries en mai et qui termine la semaine à la première place du Top 50, et pour MooNeversets, vainqueur du Starter pour 2 613 € mais jusqu'ici inconnu de nos services.


En revanche, PureMustard est lui un habitué des deeps runs d'envergure, avec notamment une 4e place sur le Marathon Championship des dernières Wina Series, bonne pour 15 643 €, ou encore des titres dans l'XTASE et le Monster Stack 50 € (deux fois chacun) ou le Gladiator : il réussit ici un nouveau doublé sur le Magnum, récompensé de 4 135 €. Pareil pour SmalusPhalus, déjà double vainqueur du Battle Royale, du Highroller et 3e du Main Event cette année : il a nouvelle fois montré qui avait la plus grosse sur le Go Fast.


Soirée doublés


On vous en parlait plus haut : deux joueurs ont marqué ce dimanche de leur empreinte. Player 456, tout d'abord : après la win du Battle Royale, il a également remporté notre plus gros tournoi à 20 balles, un Tea Time siroté pour 6 016 €, validant ainsi une soirée à près de 27 000 €! Conchita68 a fait presque aussi bien : vedette du Prime Time 150k, il a aussi triomphé du Guerilla, pour 1 977 €, histoire de se rapprocher des 20 000 € de gains ce dimanche.

EichhOrnchen (écureuil en allemand) s'est lui offert le festin de sa vie en rongeant l'After Work pour 5 031 € tandis que PHSverdadei, runner-up du Sunday Surprise, de l'After Work et du Guerilla cette année, a enfin conclu dans le Flipper (1 640 € de gain accompagnés de 1 074 € de bounties). Après avoir fait exploser le Nitro, titiparigo79 est le paname all-starz du dimanche (3 076 €) tandis que C.Ruud, champion WSeries et récent second du Madmax, du Playback et du Sprint, valide sa montée en puissance en soulevant le trophée du Dernier Round. Mention aussi à reader123 pour ses lectures avisées dans La Fièvre, ou à Coco_Nutss, déjà vu dans le Top 1 du Wake Up cette année, et qui confirme son skill sur les petits buys-in avec la win du Samourai pour 1 572 €.


Le week-end a également marqué les esprits en live : on félicite ainsi Romain Le Dantec, qui gagne son premier bracelet WSOP à Rozvadov sur le 10K 6-Max pour 207 267 € devant Sonny Franco, après les deux breloques remportées par Julien Martini durant la semaine... - Crédit photo : Danny Maxwell/Pokernews


... et notre Team Pro Winamax Romains Lewis, qui tout juste auréolé de son premier bracelet WSOP récolté à Vegas, se paye le Highroller du Texapoker Millenium au Club Montmartre pour 90 000 € de gains ! - Crédit photo : Sophie Pons/Texapoker

 Bonne chance sur nos tables cette semaine et à lundi prochain !

Tous les tournois sur Winamax

Les pages à suivre

t in f wtv wtv wtv

Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Rootsah11
Reporter Winamax
Reporter Winamax


Inscrit le: 17 Déc 2019
Messages: 415

MessagePosté le: 13/12/2021 11:36   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

MTT : les résultats du 12 décembre

Découvrez dans notre récap' les fins gourmets qui se sont régalés sur nos tables ce week-end.

Un festin de roi

Le -CkAptAin- du Sunday Surprise ce dimanche, c'était lui. Mieux, notre commandant d'un soir a su naviguer au milieu d'un field de plus de 14 500 entrants, appâtés par une version Road to 4 Million promettant au moins 100 000 € de dotation, dont 240 tickets pour le tournoi phare des Winamax Series de janvier. Vainqueur du Night Finisher et du Terminator l'été dernier, il décroche cette fois un titre autrement plus prestigieux et surtout son premier gain à quatre chiffres, sous la forme d'un chèque de 7 261 €. Un beau cadeau pour passer les fêtes de fin d'année au chaud, auquel s'ajoute un sublime panier garni tout droit venu de la Grande Épicerie de Paris, rempli de mets plus raffinés les uns que les autres. Allez, Noël et le Premier de l'an, c'est chez lui !

SUNDAY SURPRISE 100K Road to 4 Million 10 € - 14 501 inscriptions - Prizepool 130 509 €
Vainqueur : -CkAptAin- - 5 504 € + 1 756 €

À quelques marches du bonheur


Il était déjà passé à deux doigts du titre la veille en terminant troisième du Highroller pour un peu plus de 3 500 €. Adrián Mateos est reparti à l'assaut de nos tables high stakes ce dimanche, n'échouant cette fois sur le Purple que lors du duel final, perdu contre gl_2_me. Un scénario qui paraissait tout sauf évident au départ de la table finale, attaquée dans le trio de tête par Amadi du haut de ses 54 blindes, tandis que le futur vainqueur fermait la marche avec seulement 15BB. Il ne faut attendre que deux mains pour assister à la première élimination, celle de l'autre short stack F. Moynihan (7e), terrassé en bataille de blindes par le top reg imsixthsense, qui prend alors temporairement les clés du camion. Ce dernier perd cependant quelques plumes peu après en faisant doubler gl_2_me (#27), sur une main marquant le début de sa remontada, après être tombé à dix blindes. Dans la foulée, Adrián asseoit sa domination en remportant un flip crucial et fatal à Its time. (6e, #28). Et puis arrive le tournant de cette finale : une bataille de blindes entre le Madrilène et gl_2_me, remportée par ce dernier avec Valet-10 suité contre As-Dame.

Suivent deux nouveaux double ups, d'abord de Rumukulus contre Amadi (#44), avant que le premier ne laisse imsixthsense en vie (#48). Un petit jeu qui finit par être fatal au régulier C.Kaepernick, éliminé par un gl_2_me qui passe alors en tête pour la première fois (5e, #53). Une avance de courte durée, puisqu'Amadi inflige ensuite un vilain bad beat à imsixthsense (4e, #55) pour reprendre les devants au départ de la phase à trois. Et même lorsqu'il fait doubler Rumukulus pour établir un équilibre quasi parfait entre les trois tapis (de 32 à 36BB), il reprend aussitôt sa marche en avant, n'hésitant pas à tenter quelques gros bluffs, parfois avec succès (#73), parfois moins (#77), pour un énorme pot laissé à gl_2_me. Un bluff, Rumukulus en tentera un sur la main #85 pour tout son tapis, mais au pire moment, notre Pro ayant trouvé une quinte flush in extremis (3e). Légèrement derrière pour aborder le heads-up, Adrián revient vite à niveau grâce à... un bluff, signé qui plus est avec 7-2 et creuse même l'écart (#98). Il s'empale cependant dix mains plus tard sur le combo top paire/top kicker slowplayé de gl_2_me, pour tomber sous les quinze blindes. Le bluff de trop, dont il ne se remettra pas, encaissant tout de même 9 751 € grâce à cette deuxième place. Vainqueur d'un tournoi Series à 100 € en septembre, troisième du Purple Funday mi-octobre, gl_2_me signe lui un nouveau high score chez nous, une victoire à 12 027 €, dont plus de la moitié en bounties.


Mais le quadruple Champion du Monde espagnol n'est pas la seule tête d'affiche a avoir frôlé le trophée ce dimanche. Sur un Highroller distribuant 20 entrées pour le Highroller Million des Series, Hugo 'GoD NaTT' Larachiche a ainsi dû se contenter de la troisième place, bonne pour 9 691 €. Au terme notamment d'une très longue phase de 4-handed de plus de 90 mains (!), la victoire s'est jouée entre deux joueurs habitués à pareilles joutes : Un-Terrier et ROARRR. Runner-up du Purple fin octobre et vainqueur du Battle Royale une semaine plus tard, le premier cité a dû s'avouer vaincu, signant au passage sa meilleure perf' sur nos tables, à 13 567 piécettes. Aperçu dans le Top 10 du Super Highroller Million à 2 000 € en septembre, ROARRR met donc sa grosse papatte sur le plus gros pactole de la soirée, 18 995 €. Autant dire que nous ne manquerons pas de le surveiller en janvier.


Peu voire pas de visages connus à signaler en revanche en finale du Battle Royale, à l'exception de Samy 'miles cordis' Dubonnet, éliminé en septième place après un passage éclair de 12 mains. À la place, le titre est revenu à un joueur que l'on n'avait jamais vu à pareille fête : JenMyWoman. En queue de peloton durant la majorité d'une partie à six étalée sur 83 mains, il est passé tout près de la sortie par deux fois, sur un flip puis un 30/70 remportés de justesse face à LikeGoggins... qu'il éliminera ensuite pour prendre la tête. Le 3-handed ne sera qu'une formalité, tout comme le heads-up contre daddy pig, expédié en une main. Une entrée fracassante dans la cour des grands, sous la forme d'un titre à 16 257 €. Lui s'était déjà illustré sur le Battle Royale (deux podiums), le Rush Hour et l'XTASE, glanés tous deux entre juin et septembre : Al-Khelaifi a remis le couvert sur le plus beau de nos tournois à 100 €, pulvérisant les 2 661 € à la gagne avec 3 435 € de primes. Quant à son petit frère l'XTREM, il est revenu pour la troisième fois en moins de trois mois à Chien dApuli, pour la coquette somme de 3 515 €.

Retrouvez tous les replays sur Winamax.fr.



Tout se passait bien pour les héros de notre Top 5... jusqu'à ce qu'arrive le numéro 1. Envoyez-nous vos plus belles gamelles à multiplex@winamax.fr.

Dolce vita


Sur nos tournois à 50 balles, ITALIANNA a vraiment vécu un dimanche plein de douceur, en s'adjugeant l'énorme Prime Time Road to 4 Million : en plus de son ticket à 125 €, elle remporte pas moins de 11 566 €, pour ce qui semble être sa première perf sur notre site ! CHERY KOKO n'a lui pas blagué ce week-end en dominant le Gladiator dimanche (8 592 € de gains) après avoir terminé second du Last Call samedi en guise d'échauffement (596 € + 161 €), lui qui comptait déjà à son récent palmarès un titre Pokus et le Desperado. Vainqueur du tournoi en mars, second en août, 4e en juillet, WINNABLE confirme qu'il est bien un grand spécialiste du Rush Hour avec une nouvelle victoire dans son tournoi fétiche pour 4 828 €, cinq jours après avoir été le dernier danseur du Night Club. 

NomASail, lui, avait déjà banqué des gains à quatre chiffres cette année en conquérant le Monster Stack 10 € et le Go Fast, ainsi qu'en atteignant deux finales WSeries : mais aucun deep run ne lui a rapporté autant que les près de 5 000 € empochés pour son titre dans le Top 50. SHHERAF, qui a connu l'XTASE en octobre, s'offre lui son deuxième Magnum, tandis que Piglad gagne sa première course sur Winamax en ayant bien fait fonctionner le Starter (3 004 €). Un tournoi qu'a déjà raflé à au moins trois reprises (!) rob974, qui cette fois a démarré en trombe dans le Go Fast.


Ils leur ont coupé l'herbe sous le pied


Ce ne sera pas suffisant pour se payer un coupé de la marque tout juste vice-championne du monde F1, mais amgcoupe peut commencer à mettre un peu d'argent de côté grâce aux 5 965 € de sa victoire dans le Tea Time. Déjà titré sur le Prime Time, La Fièvre ou le Ninja, Alexirius72 règne cette fois sur l'After Work Road to 4 Million, et coffre son plus gros trésor (7 360 €) en plus d'un ticket à 125 €. Lauréat de l'After Work et d'un event Wina Series plus tôt cette année, FORC3MAJEURE a cette fois réglé le cas du Flipper, expédié pour 3 460 €, tandis que Rodrigues96, déjà champion de l'After Work et de La Fièvre Road to Mass Start en 2020, remet ça sur le second tournoi nommé joué en version normale (vous pouvez actuellement y gagner des tickets pour le Mass Start 50 € des prochaines Wina Series du lundi au samedi). Premier du Monster Stack 10 € cette année, Le Zoo0fish fait le doublé ce dimanche, alors que stephane4906, visiblement fan du tournoi Pour La Daronne sur lequel il a signé plusieurs deepruns, va pouvoir faire un beau cadeau de Noël à sa maman grâce à sa récompense de 2 666 €.

Bravo à tous pour vos perfs dominicales et bonne chance sur nos tables cette semaine !

Tous les tournois sur Winamax

Les pages à suivre

t in f wtv wtv wtv

Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
BenjoDiMeo
Reporter Winamax
Reporter Winamax


Inscrit le: 06 Juil 2007
Messages: 34349

MessagePosté le: 14/12/2021 15:02   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

Winamax, partenaire du Super Loto de Kloudbox

Rendez-vous sur Winamax TV samedi à 20 heures pour un bingo géant et gratuit. Plein de cadeaux déjantés à gagner !



C’est dans un contexte particulier et, soyons honnêtes, franchement inquiétant que se tiendra le samedi 18 décembre le Super Loto de Kloudbox. Tout avait pourtant débuté de façon tout à fait innocente il y a une dizaine de jours, lorsqu’un collègue du pôle marketing de Winamax est venu me parler de ce collectif déjanté basé à Bordeaux. « Ce qu’ils aiment, c’est organiser des lotos débiles », qu’il m’avait expliqué, le collègue. « Ils font des lotos, des karaokés, des soirées populaires, ils ont été biberonnés au magret de canard et au terroir landais. Le bingo, ils l’ont érigé en religion. L’an passé, avec la pandémie, ils ont commencé à faire leurs lotos en ligne : ça a tellement bien marché que leurs serveurs ont crashé. Pour la prochaine édition, on a décidé de leur donner un coup de main, en finançant des lots et en leur prêtant l’antenne de Winamax TV. Ils vont faire des sketches, des détournements, il y aura des cadeaux décalés, bref ça va être une soirée très fun. »

Très fun, cette soirée l’est assurément sur le papier. Mais face aux récents développements observés en ligne, on est en droit de douter, voire de craindre, ce qui va exactement se passer sur Winamax TV le samedi 18 décembre à partir de 20 heures. Que penser, par exemple, de cette vidéo postée sur Instagram lundi dernier par Philippe Maurice, grand gourou du Super Loto de Kloudbox ? On peut y voir l’animateur – à l’improbable look de VRP 70’s tout droit sorti de la principauté de Groland, ou d’un épisode du Message à Caractère Informatif – se faire enlever par deux sinistres individus vêtus de noir et masqués de têtes de chevreuil au beau milieu d’une promenade en forêt visant à cueillir des champignons - des cèpes, pour être précis. Une scène faisant suite à un mystérieux piratage du compte Twitter de KloudBox (« Nous avons pris le contrôle »), et la publication d’un teaser tout aussi énigmatique, montrant des personnes coiffées de casques de réalité virtuelle et semble-t-il perdues dans un univers parallèle.








Aux dernières nouvelles, il semblerait que l’enlèvement de Philippe Maurice ait été revendiqué, là encore sur Instagram. Via une voix-off flippante et déshumanisée, La Harde des chevreuils (c’est comme ça que les ravisseurs se font appeler) explique vouloir mettre en garde contre les dangers des hommes lézards. Les reptiliens, rien que ça ! « Nous nous trouvons au bord de l’obscurité totale. Nous ne pouvons plus lutter seuls », disent-ils, comprenne que pourra. Philippe Maurice sera-t-il libéré de sa captivité ? Allons-nous tous finir prisonniers du metaverse de Facebook ? Mark Zuckerberg contrôlera-t-il tous nos gestes et pensées ? Et surtout : va-t-on réussir à remplir une grille et hurler "Quiiiiiiine" ? Pour éclaircir toutes ces questions il faudra, si vous l’osez, venir sur Winamax TV samedi soir.

Participer au Super Loto



Rendez-vous est pris le samedi 18 décembre à 20 heures sur Winamax TV. Avant le jour J, surveillez le site de Kloudbox ainsi que leurs réseaux sociaux : Instagram, Twitter et Facebook. Les modalités pour participer seront dévoilées dans les jours à venir. Une adresse email sera nécessaire pour vous inscrire, et recevoir vos grilles. Pour plus de confort, on vous recommande de vous munir d’un ordinateur ou d’une tablette pendant le direct. Et si d'aventure vous êtes de sortie samedi soir, vous pourriez bien tomber sur le Super Loto : on nous souffle que plusieurs bars vont le diffuser aussi. Un bon moyen d'égayer des établissements où il n'est désormais plus possible de danser ou se tenir debout !

Le Super Loto de Kloudbox est gratuit, mais il sera possible de faire des dons au cours de la soirée. L’intégralité des fonds récoltés sera reversé à l'opération Les Réveillons de la Solidarité de la Fondation de France, partenaire de l'évènement et avec lequel Winamax avait déjà collaboré en 2020 sur l'opération « Tous Unis Contre le Virus ». Les Réveillons de la Solidarité, ce sont des moments de partage chaleureux et festifs offerts chaque année à plus de 25 000 personnes en situation d'isolement.

Les lots offerts par Winamax

(Liste non exhaustive !)

*** 1 pack complet d'une valeur de 1 500 € pour un évènement live Winamax en 2022 (Buy-in Main Event + avion + hôtel pour 2 personnes)
*** 1 table de beer pong
*** 1 malette de jetons
*** 1 sweat Winamax au choix dans la boutique
*** Plein de Freebets tout au long de la soirée

Kloudbox



Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur
Rootsah11
Reporter Winamax
Reporter Winamax


Inscrit le: 17 Déc 2019
Messages: 415

MessagePosté le: 16/12/2021 16:38   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

Le Check-up : un call de champion du monde

Pour conquérir le titre suprême et remporter 8 millions de dollars, Koray Aldemir a dû sortir le grand jeu. João Vieira décrypte la dernière main du Main Event des WSOP 2021, instantanément entrée dans la légende.


En 2021, les WSOP nous ont sorti un millésime particulièrement gouleyant. Le Main Event, notamment, nous a tenu en haleine du début à la fin, avec pour apogée un duel final haletant entre le pro allemand Koray Aldemir et l'amateur américain George Holmes. Le premier est un régulier des High Rollers de la planète poker, et représente parfaitement la très performante école allemande qui a tout raflé sur son passage depuis une dizaine d’années. Le second vit le one time d’une vie : joueur récréatif habitué aux home games de copains, le Main Event est le seul tournoi live qu’il s’autorise à disputer chaque année.

Mais loin d’être impressionné par les monstrueux enjeux du Big One, Holmes, fort de son style audacieux et imprévisible, donne du fil à retordre à l’ultra-favori germanique lors d'une confrontation finale plus indécise qu'annoncé. Alors pour finir en beauté une aussi spendide foire d’empoigne, il fallait une dernière main qui en soit digne... Et clairement, l'histoire a été belle jusqu'au bout, comme vous allez le constater dans cette nouvelle édition du Check-up. Pour analyser dans le détail ce coup qui a déjà fait le tour de la planète poker, notre pro João "Naza114" Vieira a sorti son microscope.

Au moment où va se jouer la main fatidique, cela fait déjà plusieurs heures que Koray Aldemir et George Holmes s’affrontent pour gagner les 4 millions de dollars de différence entre les gains des première et seconde places. Favori naturel à l'entame du heads-up, l'Allemand a pourtant vu l'Américain revenir dans la course, au point de le voir s’emparer à un moment du chiplead. Mais heureusement pour lui, Koray ne l’a pas laissé trop longtemps en tête...

PRÉFLOP

Au départ de l’action, Aldemir couvre légèrement Holmes, avec un stack de 205,1 millions de jetons contre 194,2 millions chez son adversaire. Nous jouons aux blindes 1,2 M / 2,4 M BB Ante 2,4 M, et George découvre KTrèfleQPique au bouton, une belle main pour relancer à un peu plus de 2 BB, soit 6 millions. Aldemir trouve lui TCarreau7Carreau, et se contente de défendre.

L’analyse de Naza114 : L'action est relativement standard chez les deux joueurs. Koray avait également l'option de 3-bet, ce qu'il aurait sûrement fait un certain pourcentage du temps en utilisant pour cela des mains suitées et pareillées comme 8-9, 10-9, 7-8 ou 10-8. Allons voir le flop.

FLOP : TCoeur2Coeur7Pique

Oui : Aldemir vient de toucher deux paires max ! L'Allemand check rapidement, laissant l’opportunité à son opposant de placer un c-bet. Holmes ne se fait pas prier, proposant de nouveau 6 millions sur un flop en théorie plutôt favorable à un tel move. Koray prend une trentaine de secondes pour réfléchir (ce n’est vraiment pas le moment de perdre de la value), et choisit d’employer la manière forte : ce sera une relance à 19 millions. Pas décidé à lâcher prise si facilement, l’Américain s’aligne avec sa hauteur Roi.


L’analyse de Naza114 :
 C'est un super flop pour Koray, même s'il peut y avoir des tirages chez Holmes : le tirage couleur, des tirages quinte autour du 7 et du 10, et des backdoors. Mais la troisième carte du flop est un 2Coeur, qui est une vraie brique : ce flop n'est donc pas franchement dangereux pour Aldemir. Nous sommes en heads-up, donc les ranges sont très larges : Holmes peut très bien avoir des mains comme Q-5 off ou 9-3 suité ici. Koray fait face à une mise d'un demi-pot. La plupart des joueurs vont check/raise avec sa main, ce qui est un très bon play, notamment parce que les deux joueurs ont de gros stacks. On peut aussi envisager un slowplay, c'est autorisé un peu plus souvent avec un stack plus faible, mais quand on a autant de jetons on préfère check/raise pour créer un gros pot. Ce C/R est donc techniquement très bien joué de la part de Koray, mais on savait déjà qu'il est un joueur assez technique.

Holmes, lui, n'a rien. Quand tu joues en heads-up, K-Q est toujours une premium assez forte. Ici, il bat pas mal de mains dans la range de Koray, notamment dans le cas où les deux joueurs trouvent la même top paire au flop. Mais au flop, l'Américain fait une erreur technique assez évidente : il a toujours Roi-Dame, sans tirage backdoor, et il décide d'y aller au bluff alors que ce n'est pas forcément la meilleure solution. Avec une hauteur Roi-Dame, vous n'avez vraiment rien, et au showdown, vous serez souvent battu. Il vaut donc mieux bluffer ou abandonner. Holmes choisit de miser un demi-pot : je pense que c'est un sizing de quelqu'un qui n'a pas beaucoup joué en heads-up (c'est une erreur dans la stratégie de duel) et qui est plutôt habitué au jeu en full ring. D'un autre côté, le problème de faire une mise de continuation avec K-Q sur ce flop, c'est que tu vas faire passer beaucoup de mains que tu bas pour le moment. Ton adversaire va ainsi payer avec toutes les mains comportant un As, comme As-4Coeur par exemple, et même sans posséder de coeur d'ailleurs, car payer avec une hauteur As peut rester profitable.

Ensuite, Holmes prend la line la plus collante possible quand il décide de bet/call en payant le check/raise : il doit se dire qu'il peut encore avoir la main gagnante à ce stade, car Koray peut facilement relancer avec un tirage muni de mains comme J-8, J-9, 9-6, 8-6, 9-8, des mains avec deux coeurs ou des mains avec des backdoors, comme Q-9 avec la QCoeur. Aldemir peut aussi avoir des mains comme 4-2 avec lesquelles il aurait voulu priver son adversaire d'équité. Mais le c-bet est une erreur, et on dirait qu'Holmes essaie de réparer cette erreur en payant le check/raise. Il peut aussi penser avoir la cote, malgré le bon sizing choisi par Koray. Je pense que ce sont les éléments qui lui font prendre la mauvaise décision. En plus, cela lui fait investir beaucoup de jetons dans le pot avec une hauteur Roi. Le fait de payer la relance à 19 millions est donc une décision discutable, probablement perdante sur le long terme.

TURN : TCoeur2Coeur7Pique KPique


Cette fois, c’est Holmes qui améliore : le voilà muni de la top paire alors que s’ouvre un second tirage couleur et des tirages quinte. Aldemir réfléchit encore, et envoie un bon parpaing de 36,5 millions dans le pot de 52,4 millions. Il faut une minute à George pour y aller.

L’analyse de Naza114 : Ce n'est pas une super carte pour l'éventail de mains de Koray : il n'a pas beaucoup de Rois dans sa range et la plupart du temps, ce sera une brique pour lui. Ce n'est pas une carte qui touche les ranges de check/raise ni même de bet/call, comme le ferait une hauteur Roi avec deux coeurs. Le tirage backdoor pique peut être une assez bonne carte pour Koray, surtout qu'il possède un jeu fort : cela crée des combos backdoors supplémentaires, notamment un second tirage couleur. Si ton adversaire le possède, il sera plus collant, et c'est ce qu'on recherche quand on a deux paires. Chez Aldemir, il faut maintenant prendre la bonne décision...

Il y a certainement une possibilité de check sur une overcard comme ce Roi, pour représenter une main faible ou pour contrôler la taille du pot. Mais il y a beaucoup de tirages possibles en face, et je pense que la mise aux deux tiers du pot de Koray est parfaite : Holmes peut payer avec encore un paquet de mains que Koray crush actuellement. On ne pense pas que George foldera un 10, évidemment, avec lequel il n'a que trois outs, ou même zéro s'il a un 10 avec un moins bon kicker. Le fait de miser sur cette carte un peu effrayante chez Koray polarise sa range de mains, et représente un bon 10 ou même un bluff, ce qui est bon pour lui car il a une vraie main cette fois. Je trouve aussi que le timing est bon : j'aime voir Koray prendre son temps ici. Nous jouons le heads-up pour le titre de champion du Main Event, cela peut changer sa carrière, il n'y a pas de quoi se presser... Tape m'en cinq Koray : super sizing, super line, c'est parfait.

Maintenant, mettons-nous à la place de Holmes. Ce KPique est une bonne carte pour lui. Maintenant, il bat la majorité des bluffs adverses. Koray peut toujours avoir des tirages quintes et des tirages couleurs, mais nous avons 80% de chances d'avoir la meilleure main. Koray peut aussi avoir misé avec des mains comme K-10 ou K-7, ce qui est une mauvaise nouvelle, ou même des mains encore meilleures comme des brelans. Mais Koray aurait certainement 3-bet préflop avec 2-2 ou 7-7, et nous bloquons un peu les combos contenant un Roi. Donc la plupart du temps notre main se défend bien, car il peut aussi avoir les mains dont on parlait au flop comme QCoeurJCoeur, qu'il aurait check/raise vu que c'est un joueur agressif. Il peut aussi valoriser de moins bons Rois avec un coeur, ou des mains comme Q-10. Le Roi est donc une bonne carte pour George, mais pas assez pour relancer. Si les stacks étaient un peu plus petits, un shove pourrait être validé, mais je pense que considérer cette top paire comme un bluffcatch, ou bien pour payer un value bet à la river, est la meilleure line. Si on shove, on ne sera payé que par des mains qui nous battent. Tu peux certes être payé par des mains comme KCoeurJCoeur, mais la plupart du temps tu seras payé par des mains contre lesquelles tu n'as que trois outs. En faisant tapis, tu fais aussi folder des mains avec de l'équité : c'est OK, mais souvent ce ne sera vraiment pas grand-chose, on a encore 80% de chances de gagner contre les mains que l'on fera folder. C'est un call assez raisonné, et dans cette situation, ce sera la plupart du temps la meilleure décision. Je ne déteste pas le shove, mais le call est un peu mieux chez Holmes.

RIVER : TCoeur2CoeurCoeur7Pique KPique 9Trèfle

La river est un 9Trèfle. Une carte qui ne semble pas faire spécialement plaisir à l’Allemand, qui tapote la table. Peut-être avec un plan en tête ? En tout cas, George ne tergiverse pas : ce sera tapis pour 133 millions, un peu plus que la taille du pot. Aldemir entre alors dans le tank d’une vie, qui va s’étaler sur trois minutes durant lesquelles l'Amazon Room va retenir son souffle. Il finit par payer avec ses deux paires… Un call dont il se souviendra longtemps... un call de Champion du Monde !


L’analyse de Naza114 :
Chez Holmes, quand le 9 arrive, on sait que c'est une très mauvaise carte pour nous, et ce avant que Koray ne prenne sa décision. Il peut avoir fait deux paires ou quinte. Oui, le 9Trèfle est une très belle carte pour la range de Koray, mais pas pour sa main en tant que telle, car il n'y a pas de paire dans sa range de bluff. Si nous avons une main comme 9-8, nous avons maintenant de la showdown value et nous gagnons contre un 7, un 2 ou une hauteur As. Nous avons aussi pu faire nuts avec des mains que nous aurions pu check/raise au flop de façon agressive. Nous avons aussi des combos de quinte dans notre range, comme J-8 ou 8-6 à pique ou à coeur, que nous aurions check/raise au flop et bet au turn. Il y a toujours les Q-J que nous aurions pu check/raise au flop et qui nous donnent aussi les nuts. Au final, notre range est très forte, et c'est difficile pour nous de valoriser les mains les plus faibles. Certes, 10-7 n'est pas une main faible. Si on décidait de la valoriser il ne faudrait pas miser trop cher : c'est une bonne main, mais pas si forte que ça. 

Maintenant, on a une nouvelle décision pour Koray. Si un 4 était venu rivière, on aurait souvent value notre main, on aurait eu plus d'options. Avec ce 9, c'est le moment de décider si on se fera payer suffisamment souvent par des mains moins bonnes si on mise, ou si c'est un peu mieux de checker pour provoquer un bluff ou laisser la possibilité à son adversaire de valoriser une main plus faible. Par exemple deux As qui peuvent décider de value bet, alors que ce serait dur pour deux As de payer une mise de notre part. Je pense que Koray joue parfaitement ici. Parfois avec deux paires je vais miser, mais si je mise gros ou que je shove, par quoi vais-je être payé ? OK, parfois ce peut-être KCoeur-XCoeur, mais c'est vraiment difficile de valoriser sa main contre une main plus faible. Il peut aussi y avoir chez Holmes deux paires inférieures comme 7-2 suited ou 9-7 qui auraient c-bet flop et call turn car elles ont des tirages en sus. Si on check contre ces mains, on ne perd pas beaucoup de value car sinon on aurait fait une petite mise. Et si on check, tous les bluffs comme QCoeur4Coeur, ACoeurXCoeur, APiqueXPique et d'autres combos, ou bien des combos troisième paire+tirage couleur, ou encore un 7 un peu faible, peuvent essayer de mettre la pression à un 9. Quand il check, Koray essaie de représenter une main faible, comme un 9, un 10, et faire que son opposant tente de bluffer ou donc de value bet une moins bonne main que 10-7. Je pense que le check est une très très bonne décision rivière, bien mieux que de miser. Koray prend une décision de top niveau, que j'apprécie à sa juste valeur.


Après son check, Koray doit faire face au shove de Holmes. Après un check river, le call semble être une décision facile à prendre : techniquement, deux paires, c'est probablement le top de notre range. Mais dans un scénario exploitant, il y a d'autres facteurs à prendre en considération : Holmes joue peut-être un poker moins conventionnel, peut-être qu'il est capable de bluffer à tapis certains spots, même avec une mise de la taille du pot. Nous jouons peut-être la dernière main des World Series of Poker, avec 8 millions à la gagne... Koray a le droit de réfléchir un peu ! Même si je suis sûr qu'il ne prendra pas de décision stupide, il ne gagnera en tout cas pas de points de vie en se décidant trop vite : à ce niveau, c'est plus raisonnable de prendre son temps. Et là, Koray peut se dire qu'avec un stack aussi deep (133 BB), son adversaire ne ferait pas tapis s'il n'était pas sûr de gagner. Peut-être qu'il pourrait le faire avec 10-2 suités, mais il y a très peu de combos moins bons que le nôtre. Il y a peu de chances qu'il ait 9-7, il aurait souvent checké cette main au flop. On perd toujours contre K-10, 10-9, 2-2, 7-7-, 10-10 ou K-K. Il y a aussi peu de chances qu'il ait un combo draw qu'il aurait call au flop et au turn, et qui sont des mains avec lesquelles il aurait souvent fait tapis ici. Il pourrait avoir KCoeur4Coeur par exemple, mais ferait-il tapis avec cette main ? Peut-être pas. Il y a aussi un Roi avec deux coeurs, mais peut-il vraiment faire tapis avec ces mains ? On le voit plutôt miser plus petit, c'est ce qu'il est supposé faire. Et on sait que notre opposant peut être agressif, et peut jouer un poker peu conventionnel. Ce n'est pas un mauvais joueur, mais il peut jouer un poker hors des sentiers les plus techniques, particulièrement en heads-up.

Si on voit ça du point de vue de Koray, on peut considérer qu'on détient toujours un bluff-catcher. Et dans cette situation spéciale, avec 8 millions de dollars à la gagne, on peut penser que Holmes ne bluffera pas assez, car il ne le fera pas dans certains spots. Il pourrait tourner certaines de ses mains en bluff, les flush draw, peut-être les 7, les APiqueXPique qui auraient décidé de bluffer. Mais si Koray pense que Holmes ne bluffe pas assez lors de cette situation de forte pression, il peut prendre une autre décision, c'est-à-dire un check-fold très dur. Mais d'un point de vue technique et exploitant, c'est sans doute un check/call, car 10-7 bat la plupart des bluffs. Et tu ne vas pas folder dans cette situation où tu es supposé call avec ta main, car ton adversaire peut jouer différement de ce que à quoi tu t'attends. Cela semble donc facile de payer, mais si on réfléchit bien, George ne vas pas shove des moins bonnes mains que 10-7 très souvent. Donc il faut bien prendre son temps pour analyser la situation, spécialement durant le heads-up du Main Event des WSOP. Une leçon à retenir si vous y arrivez un jour !

Les notes de Naza114 :

Koray Aldemir : 10/10

Je vais lui donner la note parfaite. Koray prend le max au flop avec un très beau sizing, pareil au turn, et effectue un check/call de haut niveau sur la rivière. Je ne pense pas que ce soit un play de génie, mais parfois, c'est aussi être un génie que de jouer une main de la meilleure façon possible. En tout cas ce n'est jamais facile. Je pense qu'il a joué un coup de très haut niveau techniquement, en pratiquant un poker intelligent. Parfois au poker vous faites des bons reads hors des lines standard, et cela peut vous faire gagner beaucoup d'argent. Autre élément à prendre en compte : Koray joue sous pression depuis dix jours. Le Main Event des WSOP provoque beaucoup d'émotions, de peur, de fatigue... Là, il n'est pas spectateur devant sa télé en se disant : "Regardez ce gars, il tank avec deux paires !" J'ai tout aimé dans sa façon de jouer. C'est du poker très solide.

George Holmes : 3/10

Je vais le mettre dans l'avant-dernière catégorie : pas ouf. Mais je renommerais cette case en pas validé. Techniquement parlant, je déteste le c-bet au flop, je pense que c'est une mauvaise décision qui ne nous fera pas gagner d'argent. Cela montre des lacunes techniques dans le jeu en heads-up et trop d'agressivité au flop. Ce move est une grosse faute, surtout sans posséder un coeur dans sa main. En revanche, la décision turn est bonne, c'est très bien joué. Sur la rivière, même si les espérances de gains entre un shove et un check sont sans doute assez similaires, c'est difficile de valoriser une seule paire après un check/raise et une mise de son adversaire plus tôt dans le coup. Je comprends sa décision, mais il aurait dû y réfléchir plus longtemps. Il pouvait ainsi pu faire un thin value bet avec seulement une paire, mais peut-être que dans son esprit il n'y avait que deux décisions possibles, checker ou faire tapis. Checker est mieux, pas en terme d'espérance de gains mais plutôt en terme de ce qu'il représente rivière. Donc je lui donne une mauvaise note pour les fautes techniques. Peut-être était-il fatigué, peut-être n'avait-il pas les compétences techniques, peut-être qu'il jouait pour trop d'argent... Holmes ne s'était jamais retrouvé dans cette situation. Il a joué avec son coeur, avec courage, et ce n'est pas facile ici. Après, il n'a aussi pas eu de chance : la plupart du temps, Koray va snap-fold ou tank-fold sur ce sizing, donc c'est pas de bol pour lui de se faire check/call puis de perdre. Mais K-Q est un value spew sur la river, le c-bet est mauvais techniquement, et le bet-call au flop est un sticky spew. Au final, il termine à une incroyable seconde place, et il le mérite. Même si je lui mets une mauvaise note, j'ai aimé son courage et son état d'esprit. Il a donné le meilleur de lui-même. Next time.

CoeurTrèfleCarreauPique

Koray Aldemir peut se jeter dans les bras de son rail : suite à cette décision majeure, il devient le troisième vainqueur allemand du Main Event des WSOP, et double ses gains en carrière avec un chèque de 8 millions de dollars. George Holmes fait lui un très beau deuxième, une perf incroyable récompensée d’un gain de 4,3 millions de dollars. Nous, on n’espère qu’une chose : vibrer tout autant dans six mois...

Et vous, auriez-vous effectué ce call majuscule ? Réagissez sur nos réseaux !

Tous nos Check-ups

Les pages à suivre

t in f wtv wtv wtv

Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Rootsah11
Reporter Winamax
Reporter Winamax


Inscrit le: 17 Déc 2019
Messages: 415

MessagePosté le: 20/12/2021 13:57   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

MTT : les résultats du 19 décembre

Regs expérimentés ou jeunes prodiges, ils sont passés à l'offensive ce dimanche… On vous détaille tout sur notre tableau noir.

isaacgsn, une semaine pour voir double


OK, isaacgs a gagné le Sunday Surprise à 3h05 cette nuit. Mais franchement, on ne serait pas surpris de le voir déjà en action ce lundi matin sur nos tables... Et pour cause : en plus des 6 245 € empochés pour sa victoire, il va voir ses gains en MTT doublés durant une semaine ! Vous l'aurez compris, ça a commencé à minuit ce lundi, et ça se poursuivra sur tous les tournois de notre grille auxquels il s'inscrira jusqu'au 26 décembre à 23h59 précises. Peut-être le moment de tenter quelques shots à des buy-ins plus élevés pour celui qui a déjà remporté le Monster Stack 20 € et le Derby à 10 € cette année ? En tout cas, il peut espérer faire des cadeaux de Noël deux fois plus gros ou déposer quelques extras sous le sapin cette année. On ne sait pas ce qu'il a prévu les 24 et 25 décembre, mais on espère que personne ne lui en voudra si jamais il lance quelques tables entre le saumon fumé de l'entrée et la bûche du dessert...

SUNDAY SURPRISE 100K Road to 4 Million 10 € - 14 109 inscriptions - Prizepool 126 981 €
Vainqueur : isaacgs - 5 248 € + 2 987 €

Il est passé -AAlataKK-

Ce dimanche n'a pas été avare en belles tables finales sur nos tournois High-Stakes, entre castings et action de haut niveau. Mais il a bien fallu en choisir une à vous raconter en détails, et c'est le Highroller  qui a décroché la timballe. Pourquoi ? Déjà, car il a distribué 20 tickets à 1 000 € pour le HighRoller Million des Wina Series. Ensuite, car on retrouve dans le line-up un Referee. qui est l'un des joueurs en forme du moment (vainqueur du Main Event et du Purple en décembre, entre autres), et que celui-ci figure dans le même temps en finale du Purple. Bon, il ne tient cependant que huit mains (7e) ici, le temps de se faire craquer les Rois par Kawashenk0. Ce dernier est d'ailleurs la troisième raison qui donne du piquant à cette finale : vieux de la vieille parmi les (plus trop) jeunes grinders, il s'empare d'ailleurs du chiplead de la TF suite à cette première élimination. Mais il est vite rejoint en tête par HubDubba, responsable de la sortie du shortstack hachen (6e, main #22), pendant que l'on peut observer un autre point intéressant dans cette TF : la démonstration de jeu shortstack de JCJ2512, l'un des grinders phares de notre room, qui va d'ailleurs éliminer Patricia51 en 5e place sur un coup où il est vrai le skill n'avait pas grande importance (main #49). Puis sur la main #67, c'est -AAlataKK- qui fonce droit au but en floppant un full contre HubDubba en bataille de blindes, ce dernier rendant l'âme sur la main suivante (4e).

Un prometteur plan à trois débute alors, et une petite trentaine de mains plus tard c'est JCJ2512 qui en sort vainqueur en se payant le scalp de Kawashenk0 (3e pour 10 464 € après avoir déjà gagné le Battle Royale, l'XTREM et le Rush Hour cette année). Il s'offre ainsi le deuxième heads-up de sa session dominicale (voir plus bas) avec un avantage en jetons de plus de trois contre un, AAlataKK ne possédant que 11 BB. Mais alors qu'on pensait que le duel pouvait tourner court, il n'en est rien : les deux joueurs vont ainsi batailler durant 59 mains ! Il faut dire AAlataKK double rapidement (merci la river de la main #98). Il reperd cependant des plumes sur la main #108, mais fait retomber son adversaire sous les dix blindes à la main #126, et même à 4 BB à la main #133. Ce dernier s'en sort encore trois coups plus tard, et la fin du duel est toujours indécise... C'est cependant -AAlataKK- qui va placer une accélération fatale à la main #155, encaissant plus de 20 000 € pour son succès, son premier gain à cinq chiffres après plusieurs Tops 10 lors des dernières Wina Series. JCJ2512 ajoute lui une énième ligne à son palmarès, avec un gain de 14 650 € qui rentre tout juste dans le Top 5 de ses meilleurs perfs sur Wina. Alors, elle était pas belle cette finale ?

[img=90444,w=,h=]La finale du Purple valait elle aussi son pesant de cacahuètes, avec un GrinderMike large chipleader au coup d'envoi et donc un Referee. prêt à perfer à nouveau. Et si le second nommé est parvenu à faire un peu mieux que dans le Highroller (5e pour 1 949 € + 293 €), achevant ainsi une soirée à 5 000 € de gains), le second est carrément allé au bout en banquant 16 679 €, son second plus gros gain sur notre site. Mais ce ne fut pas facile : après n'avoir quasiment jamais lâché les commandes du tournoi durant la TF et débuté la phase de 3-Handed avec 93 BB contre 23 chez Jack2Triomph et 4 chez IMHAPPY4WIN, il a chuté à 9 BB, avant de refaire surface et de conclure un excitant plan à trois en sortant le dernier cité, bouclant ensuite son affaire en quatre petites main.

Dans le Battle Royale, c'est Mr Worldwide qui était le roi du monde et ramasse aussi plus de 20 000 €, en renversant notamment en finale le chipleader du dernier acte et grand spécialiste du Highroller de Winamax MATIVENAO (3e). L'XTREM est revenu à SevenDeuce72, qui n'a pas eu besoin de jouer à fond sa main fétiche pour s'imposer (en témoigne la main #108 dans le replay) et a également transformé son avantage du début de TF en un joli titre, assorti d'un gain de 3 378 €, son deuxième plus gros sur notre site après sa seconde place sur le Highroller en novembre.


Enfin, l'XTASE proposait également un très gros casting, avec notamment notre streamer VienMonAgno énorme chipleader en TF. Mais cette fois, le numéro un n'a pu aller au bout (runner-up pour 3 128 € + 1 474 €), victime de HOOKERS (ancien finaliste WSeries, et vainqueur pour 6 794 €) en heads up après avoir pourtant dominé une forte concurrence de tops regs comme DouxeMania (5e), TherapieTaxi (4e) et LouisLignare (3e pour 2 199 € + 354 €).

Retrouvez les replays sur Winamax.fr.




Dans la vie, ça vous est déjà arrivé de faire des choses sans trop savoir pourquoi ? Aux tables de Winamax, c'est visiblement le cas de pas mal de monde lorsqu'il s'agit de faire tapis, en témoigne ce Top 5 des mains de la semaine... Résultat ? De belles horreurs en série et un hero call en vedette. Envoyez-nous vos coups de folie à multiplex@winamax.fr.

Du déjà vu


Il y en a, ils créent des pseudos, et ils gagnent direct : c'est le cas de DiLauPago. Après avoir écumé les Sit'n Go Double or Nothing tout le week-end avec son alias tout neuf, il a conclu en beauté en remportant le très gros Prime Time Road to 4 Million, pour un gain de 11 500 € ! On vous en parlait plus haut : finaliste du Highroller, JCJ2512 s'est aussi adjugé le Gladiator ce dimanche pour 8 351 €, signant ainsi une soirée à plus de 22 000 € de gains, alors que Tunis1ano grave lui une première perf' d'envergure sur Wina avec la victoire du Rush Hour pour 3 008 €. YueXiaLaoren, double champion du Battle Royale et du Highroller cette année, sans oublier un titre sur le Main Event, embellit son palmarès avec un Top 50, tout comme un autre ancien vainqueur du Main Event, tanketa1990, qui s'impose lui dans le Go Fast. 3e du Highroller et du Top 50 en début de semaine, le Danemark la termine en sabrant le Magnum tandis que cytehep_wp achève l'année comme il l'avait commencé : avec une victoire dans le Starter, bonne cette fois pour 3 044 €. YAplusK, lauréat de La Fièvre en juillet et d'un event Pokus en octobre, avale cette fois le Shooter pour 1 584 € de gain.


Cheveux d'anges


Il avait déjà fait sensation sur le Prime Time ou le Shaolin cette année : cheveuxrose. a une nouvelle fois monopoliser l'attention dans le Tea Time, qui lui rapporte 6 873 € pour se faire plaisir chez le coiffeur, tandis que Gold tif ne devrait lui rien changer à sa chevelure après son titre dans le Dernier Round. jimmakos arrache enfin un titre après de multiples finales sur des tournois à 10 ou 20 € de buy-in cette année, tandis que reader23 a encore bien lu ses adversaires dans La Fièvre, tournoi qu'il a déjà conquis il y a deux semaines ! Mention également à SuceMonNez et ses pratiques bizarres pour sa victoire dans le Pour La Daronne.


Bravo à tous pour vos perfs dominicales et bonne chance sur nos tables cette semaine ! C'est peut-être aussi le moment d'écouter les conseils de notre Top Shark François Pirault...


Tous les tournois sur Winamax

Les pages à suivre

t in f wtv wtv wtv

Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
BenjoDiMeo
Reporter Winamax
Reporter Winamax


Inscrit le: 06 Juil 2007
Messages: 34349

MessagePosté le: 24/12/2021 10:19   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

2021 : le bilan poker

Mais pas seulement.



Janvier



2021 commence avec deux invasions. Celle des tables de Winamax, pour les traditionnelles Series d'après-Noël. Et celle, plus inattendue, du Capitole, le siège du Congrès américain, par des centaines de supporters de Donald Trump toujours persuadés que Joe Biden a volé la réélection de leur idole. Sur nos tables, Davidi Kitai n'a pas besoin de se déguiser en chaman pour remporter un surnaturel huitième titre Series, tandis que l'énigmatique pseudo IIIlllIIIll s'empare du plus gros tournoi d'une édition à 27,6 millions d'euros. En France, les restrictions sont de retour sous la forme d'un couvre-feu décrété chaque soir à 18 heures - l'exécutif nous explique que c'est pour contrer "l'effet apéro", comprenne qui pourra. Raison de plus pour les quatre finalistes de la Top Shark Academy de redoubler d'efforts sur le marathon MTT clôturant le concours. Un test d'endurance remporté haut la main par un François "On_The_Road" Pirault n'ayant pas laissé passer sa seconde chance, trois ans après une première finale infructueuse. Du côté de l'Espagne, on célèbre l'arrivée d'Alex "arrobares" Hernandez, vainqueur de la Top Shark ibérique, mais on dit "ciao" aux désormais ex-Team Pro Adrien Delmas et Léo Lombardozzi, qui prennent le large après respectivement trois et un an dans l'équipe. En 2020, le Covid nous avait privés du traditionnel été WSOP : la la planète poker peine à se passionner pour la formule hybride mise au point en dernier recours afin de combler le manque : deux Main Events en ligne, avec des finales jouées en live.





Mais l'Argentin Damian Salas ne boude pas son plaisir, empochant 2,5 millions de dollars et le bracelet de Champion du Monde dans un Rio tristement vide. Toujours au chapitre des vainqueurs Main Event : le bail de sponsoring le plus long de l'histoire - 18 ans ! - s'achève lorsque Chris Moneymaker et PokerStars annoncent leur divorce à l'amiable. C'est aussi la fin pour Dans la Tête d'un Pro... avec les ultimes épisodes de la saison tournée aux Bahamas sur l'un des derniers gros festivals live organisés avant le Covid. Sauf que là, c'est un happy ending que nous a cuisiné Adrián Mateos. En home page de Winamax.fr, on revient sur 5 paris complètement narvalos (saviez-vous qu'un pro de backgammon new-yorkais s'était fait poser des prothèses mammaires pour gagner 100 000 $ ? Saviez-vous que 25 ans plus tard, il les porte toujours ?) et on lance une nouvelle rubrique, le Check-up, examen au scanner des coups les plus marquants de l'histoire du poker. La première édition est consacrée au mythique affrontement carré VS full entre Gus Hansen et Daniel Negreanu. En streaming, le Lupin d'Omar Sy fait un carton sur Netflix, de même qu'En thérapie sur ARTE. Une thérapie, c'est peut-être ce dont a besoin Stephan Thomas : le programmeur basé à San Francisco est en effet le détenteur de 7 002 Bitcoins, stockés des années sur un disque dur encrypté... dont il a aujourd'hui oublié le mot de passe. Valeur actuelle : 292 millions de dollars. Comment ça se dit "cheh" en américain ? On fait la gueule aussi du côté de Wall Street, qui avait parié sur la chute de Gamestop, chaîne de magasins de jeux vidéo déclinante : des milliers de petits porteurs se passent le mot sur Reddit pour faire remonter le cours de la société, causant des milliards de dollars de pertes chez plusieurs fonds spéculatifs. Sur Winamax, Sébastien alias BlockingColl s'inscrit par erreur à notre tournoi quotidien le plus cher, le Highroller. Une boulette à 300 euros ? Pas du tout. Cette bullet va jusqu'au bout et lui rapporte 14 000 €. Venant tout juste d'affronter sans trembler le Covid, la doyenne des Français Lucile Randon applaudit du haut de ses 117 ans. À la rubrique nécrologique, on note la disparition d'Howard Andrew à l'âge de 86 ans : l'Américain avait participé à toutes les éditions des WSOP depuis 1974. Plus près de nous, c'est Jean-Pierre Bacri qui s'en va sans nous dire au revoir. Pas drôle. - Benjo






Février





96,5 millions de téléspectateurs assistent à la victoire des Buccaneers de Tampa Bay face aux Chiefs de Kansas City lors du 55e Super Bowl. C'est le Canadien The Weeknd qui se charge du show musical de la mi-temps, mais ceux qui espéraient qu'il soit rejoint sur scène par ses potes de Daft Punk en sont pour leurs frais : quelques jours plus tard, le duo masqué le plus célèbre du monde annonce sa séparation, se contentant d'une vidéo mutine en guise de communiqué de presse. Les seuls citoyens français unanimement appréciés par le reste de la planète n'auront donc jamais l'occasion de figurer dans notre Top 5 des chansons sur le poker, ni de participer à la Winamax Arena, la nouvelle émission de Wina TV où des invités de marque branchent leur webcam pour s'affronter en direct. Dans la Silicon Valley, Elon Musk annonce que Tesla va investir 1,5 milliard de dollars dans le Bitcoin. Le cours de la doyenne des cryptomonnaies s'envole aussitôt, et vous êtes plus que jamais vert de ne pas avoir écouté votre cousin geek qui avait tenté de vous expliquer la blockchain dès 2011.





La planète Mars voit atterrir trois robots supplémentaires qui vont y rechercher de l'eau et des formes de vie extraterrestre. Raymond Domenech, lui, n'a pas trouvé la moindre victoire au FC Nantes : son exploration en terres "Canaries" se termine au bout de sept matches. Les Sopronos Beurrés Nantais noient leur chagrin dans l'alcool et en chansons. Sur Winamax, le Stream Gang accueille dans ses rangs un trash-talkeur, un vrai : Matthew alias 'ekippppppppp'. ''J'adore partir au clash'', confirme-t-il au micro de la rédac. À Hollywood, le magnat du porno Larry Flynt s'éteint à 78 ans au terme d'une existence tellement hors normes qu'elle était passée à la moulinette du biopic par Milos Forman. Le film ne racontait pas les exploits à table (et les combines foireuses) de ce grand amateur de Stud, mais nous avons eu l'occasion de vous en causer dans un Top 5 consacré aux spécialistes des variantes. - Benjo






Mars





Le mois s'ouvre sur un bruit de talonnettes frappant rageusement le sol d'un prétoire : Nicolas Sarkozy est condamné à trois ans de prison pour corruption. Beaucoup plus fréquentable, le nouveau Top Shark espagnol Álex 'arrobares' Hernández se dévoile devant nos caméras, le temps de nous présenter son parcours atypique dans une vidéo de dix minutes, tournée directement sur les pistes de ski d'Andorre. Un fou de vitesse et d'Expresso qui n'était problablement pas en train de jouer ce premier dimanche de mars à 10h12, lorsque DarkoBeast est devenu le premier lauréat de l'année de la table à un million d'euros. Une première déflagration suivie d'une violente réplique de l'autre côté du globe, provoquée par l'interview explosive de Meghan et Harry chez Oprah Winfrey, faite de soupçons de racisme au sein de la famille royale anglaise et d'aveux de pensées suicidaires. À l'inverse, ça plane pour Dr.Bayard. Vainqueur du 3 Million Event des Winamax Series du confinement un an plus tôt, le Portugais s'adjuge cette fois le Main Event des K.O. Battles pour 76 000 €. Aucune trace en revanche de son pseudo au palmarès de la 46e Cérémonie des César, qui consacre Adieu les cons d'Albert Dupontel et Corinne Masiero dans une performance de nu intégral qui fait jaser jusque dans les plus hautes sphères de l'État. S'il avait fallu décerner une statuette du meilleur streameur, elle serait allée garnir l'étagère à trophées d'Hadrien 'ViensMonAgno', membre émérite du Winamax Stream Gang, qui se confie sur son nouveau statut dans l'une de nos Interviews Deepstack. Tandis que João Vieira répond enfin à la question "Combien ça perd vraiment, un pro du poker ?", Pierre Calamusa se promène dans toute la France pour aller jouer le KING5 directement au domicile de ses coéquipiers. Quant au meilleur parieur de l'année, qui d'autre que Rorodugat, qui a banqué l'un des plus gros gains jamais collectés sur notre site, 320 000 €, grâce à un Mortal Combo à 16 entrées ?



Un presque record qui en appelle un autre, bien réel celui-ci, réalisé par l'ensemble du marché français du poker en ligne en 2020, dans un rapport officiel publié par l'ANJ : 446 millions d'euros pour le Produit Brut des Jeux, soit une augmentation de 64% par rapport à l'année précédente. Une somme correspondant plus ou moins à ce que coûte par heure à l'économie mondiale l'Ever Given, ce porte-conteneurs échoué en travers du canal de Suez, bloquant toute circulation pendant près d'une semaine. Chez Winamax aussi on fait pleuvoir les millions, avec le 300 millionième Expresso, remporté par Crapuleeeeuh pour un joli jackpot x 12 000 sur une table à 1 €. Pendant ce temps, Vanessa Kade s'offre une belle revanche sur le destin, en remportant le Sunday Million des 15 ans de PokerStars pour 1,5 million de dollars, dans la foulée de la rupture de son contrat avec GGPoker, suite notamment à un coup de gueule concernant le recrutement au sein de l'écurie du pas du tout woke Dan Bilzerian. Un scénario que n'aurait pas renié le réalisateur Bertrand Tavernier, décédé quelques heures plus tard après une longue, belle et riche carrière entièrement dédiée au septième art. Petite forme également du côté de Pierre Menès, accusé d'agression sexuelles et suspendu jusqu'à nouvel ordre du Canal Football Club. "Bravo ! Immense merde !", réagit immédiatement Denis Brogniart. À moins qu'il ne souhaitait bonne chance au journaliste Frédéric Hermel pour le lancement de son livre... - Flegmatic






Avril





Alors que Patrick Juvet ne se demandera plus jamais Où sont les femmes ?, les Français ont le droit à un bien vilain poisson avec quelques jours de retard, sous la forme d'un troisième (et dernier à ce jour) confinement, étendu sur l'intégralité du mois. Il faut dire que quelques jours plus tôt, Michel Sardou se déclarait cas contact de Roselyne Bachelot, alors il convenait de réagir. À l'inverse, ça sent le printemps et ça rigole à Las Vegas, lors de la première manche d'un High Stakes Duel entre Daniel Negreanu et Phil Hellmuth, longtemps teasé et qui tient toutes ses promesses, mais aussi dans la ville au sens large : les touristes reviennent par avions entiers à McCarran, les réservations vont bon train au sein des nombreux hôtels/casinos, les spectacles reprennent, la folle rumeur de WSOP automnaux refait surface et même Céline Dion annonce son grand retour ! Chez nous, il faut se tourner vers les tables en ligne pour retrouver un peu de bonheur, via une édition printanière des Winamax Series exceptionnelle à plus d'un titre. Guillaume Diaz et Romain Lewis étoffent chacun leur palmarès lors de la même soirée, après s'être notamment affrontés lors d'un heads-up fratricide, Álex 'arrobares' ouvre lui son compteur sur un tournoi aux forts accents d'Expresso et un freerolleur espagnol complètement fou s'adjuge le 4 Million Event et près de 300 000 €, grâce notamment à l'un des hero calls de l'année en finale. "Je ne réalise toujours pas ce que j'ai fait !", nous avouera plus tard en interview le désormais célèbre Yojimbooo. Nous non plus. On apprend également à connaître Zumbacafew09, lauréat du Million Event pour 84 000 €, à peine un an et demi après avoir commencé à jouer, ainsi qu'un certain Pierre-Jean Chalencon : l'excentrique collectionneur et spécialiste de Napoléon se vante de participer à des dîners clandestins. Sauf qu'en voyant les photos des plats, on imagine sans peine que le spationaute Thomas Pesquet mange mieux depuis la station spatiale internationale qu'il vient de rejoindre. Au milieu de tout ça, le deuxième Expresso à un million de l'année remporté par poas771 passe presque inaperçu, mais est célébré comme il se doit par tout ce que le Royaume-Uni compte de fêtards et de soiffards (soit grosso modo 68 millions de personnes), lors de la réouverture des bars et des restaurants dans le pays. Une gigantesque murge collective à laquelle ne participe pas le mari de la Reine Elizabeth Philip Mountbatten, disparu quelques jours plus tôt à 99 ans.





Nouveau phénomène de mode auquel on n'a toujours pas compris grand-chose presque un an plus tard, les NFT envahissent l'univers du poker par l'entremise du World Poker Tour, qui met aux enchères plusieurs cartes numériques commémorant les plus grands moments de son histoire. On perd la tête également dans le monde du football, quand douze grands clubs européens décident de créer la Super League, une toute nouvelle compétition dissidente... avant d'annuler le projet dans la foulée suite à une volée de bois vert venue d'à peu près tout ce que la Terre compte d'amoureux du ballon rond. La finale du KING5, elle, fait l'unanimité après une finale grand luxe mettant face à face les X-personnes de Guillaume Diaz (encore lui) et la Dream Team des shérifs, composée de Nicolas 'Cap Haddock' Burtin, Nicolas 'Chevre.Miel' Vayssières, Rosalie 'FallGirl' Petit, Antoine 'luxusreisen' Goutard et Cédric 'IllicoBusto' Danneker. Excusez du peu. Un 5 majeur qui l'emporte haut la main et s'offre le droit de disputer le Main Event des WSOP en freeroll. Le rêve américain, Arthur Conan le goûte lui à Miami, en remportant à la surprise générale le Super High Roller à 50 000 $ du Seminole Hard Rock Poker Showdown pour 733 000 $, quelques jours avant de manquer d'un souffle la finale du Main Event... où l'on retrouve son poto Sonny Franco, chipleader. Un Hold-Up, un vrai, comme celui qui déboule sur les tables de Go Fast de Winamax et permet à Gaëlle Baumann de réussir un braquage à près de 1 300 blindes en direct, à trois minutes de la fin de son challenge Plein Pot. - Flegmatic






Mai





Un semblant de normalité flotte dans l'air. Les attestations sont rangées, et on peut de nouveau sortir de sa région... mais à y réfléchir, on préfère se précipiter au bar du coin, même si on a du mal à trouver une place en terrasse car tout le monde a eu la même idée. L'occasion pour la rédaction de tenter d'y voir plus clair quant à la reprise du poker live, avec un dossier spécial qui, relu aujourd'hui, semble un poil trop optimiste. Pas taper : vous aussi vous étiez de bonne humeur à l'époque. Parti lui prendre le soleil en Floride, Sonny Franco termine 4e du WPT Seminole, tandis que Bill Gates montre que l'argent ne fait pas toujours le bonheur : lui et sa future ex-femme Melinda annoncent leur divorce après 27 ans de vie commune.





Tout pour la daronne : c'est le nom du nouveau spot (avec Momo Henni en guest star, forcément) que sort Winamax le jour de la finale de la Ligue des Champions remportée par le Chelsea de Thomas Tuchel et Thiago Silva. Le week-end précédent, leur ancien club du PSG (sorti en demies de ladite C1) a lâché le titre de champion de Ligue 1 au LOSC après trois ans de domination sans partage. Brag : c’est le premier championnat gagné par un club sponsorisé Winamax. Pour fêter ça, on relooke notre section paris sportifs, avec une nouvelle interface web et une appli mobile toute neuve, deux semaines avant le début de l'Euro de football. On trépigne : Didier Deschamps a enfin levé l'embargo qui pesait depuis cinq ans sur Karim Benzema... - Rootsah






Juin





Nos politiques ont beau nous rendre un peu de liberté (couvre-feu décalés, restaurants et bars qui se remplissent), ils continuent d'en prendre plein la tronche. Littéralement. Et figurativement, en témoignent les scores d'absention lors des élections régionales et départementales. Plus réjouissant : Davidi Kitai nous offre enfin le blog que tout le monde attendait, celui où il revient sur les plus beaux superhero calls de sa carrière. Guillaume Diaz, lui, vit le plus beau jour de sa vie en devenant papa d'un petit Noah. Pas de quoi émouvoir Novak Djokovic, qui étrille Rafa Nadal en demi-finales de Roland-Garros et ne fait pas de sentiments contre Stefanos Tsitsipas en finale pour gagner son 19e titre du Grand Chelem, le second Porte d’Auteuil. Moins étincelante est la Ligue 1 de football : Amazon s'en empare pour une bouchée de pain après le fiasco Mediapro. 260 millions d'euros l'année, une paille. Nous, on préfère miser sur Vilebrequin, même si on ne risque pas de monter dans leur bus.





Le coup d'envoi de l'Euro est donné par un Andrea Bocelli chantant... la musique de la pub Winamax d'il y a deux ans. On est vraiment super forts. Bon, OK : en vrai, le Nessun dorma de Puccini, il avait déjà été chanté durant un paquet de Coupes du Monde. Comme tout le monde ne peut pas trouver le gros lot en se baissant, on cherche la grosse cote ou le combo de la mort. Le Team Winamax n'est pas en reste. Mais ceux qui ont misé sur les favoris en sont pour leurs frais : les Bleus champions du monde en titre chutent aux pénos en huitièmes de finale contre la Suisse... alors qu’ils menaient 3-1 à dix minutes de la fin. Tandis que les Helvètes savourent un meme déclinable à l'infini (exemple ci-dessous), pour les Français cette belle chute à l’arrière est le prémice d’un Tour de France où les accidents vont s’enchaîner, et d'un bad buzz pour Linkedin, dont les données de 700 millions d’utilisateurs sont mises en vente par un hacker. Mais le réseau dément avoir été piraté, donc tout va bien. - Rootsah








Juillet





Que s'est-il passé dans la tête de Romain Lewis au moment de miser un combo de nuls 3-3 sur France-Suisse et Croatie-Espagne ? On soupconne le Bordelais d'avoir profité du confinement pour se bricoler une machine à voyager dans le temps. Car, doux Jésus : c'est une cote à 21 000 qui rentre. On n'a pas tous la même vie mais on peut désormais se consoler avec un robot/frigo à bières intelligent lancé par Heineken, programmé pour nous suivre à la trace. Une invention qui aurait pu sortir tout droit de l'esprit détraqué du Youtubeur Ludovik, invité de choix d'une quatrième Winamax Arena faisant la part belle aux comiques, avec également Ahmed Sylla et le duo des Inachevés. Un casting désopilant auquel on aurait pu ajouter Xavier Bertrand, devenu la risée de la Twitosphère entière après avoir été accusé de "prouteur". Un troll complet qui arrivera tout de même à faire quelques titres dans la presse. Le Britannique Will Cutbill accueille lui cette fumeuse nouvelle en battant le record du monde de M&M's empilés avec... cinq bonbons. Allez-y, essayez pour voir. Les Italiens n'en ont que faire, trop occupés à célébrer la victoire de la Squadra Azzura en finale de l'Euro. Chez Winamax, on préfère trinquer avec le RC Lens, en s'affichant au dos de leur maillot pour toute la saison. Une célébration de courte durée, qui s'arrête en même temps que refait surface la peur d'une quatrième vague. Plus encore que la vaccination obligatoire imposée aux soignants, le débat est relancé par un énième nouveau terme appelé à envahir notre quotidien : le passe sanitaire. Ça ne va pas forcément beaucoup mieux chez nos voisins belges et allemands, en proie à des inondations destructrices. Et sinon, cet été, il arrive quand ?





Heureusement qu'il y a un peu de ciel bleu à Cannes, où un film de genre français, Titane, est sacré Palme d'Or, ainsi que sur les plages de sable fin des Summer Shots, notamment pour Guillaume Diaz, qui s'enquille un tournoi dès la deuxième soirée du festival en direct dans Top of the Pok, et Sigmaalgebra, lauréat du Main Event pour près de 22 500 €. Alors que la flamme olympique s'allume enfin à Tokyo et que l'étoile de João Vieira brille en couverture de Card Player et tout en haut de la All-Time Money List Online, celle de Layne Flack s'éteint, à seulement 52 ans et après six bracelets WSOP. Six, c'est sans doute le nombre de paniers qu'aurait aimé inscrire Bidybabybel dans son concours de lancers à trois points post-victoire du Sunday Surprise, qui aurait pu lui permettre de repartir avec 30 000 €. Le casse a en revanche bien lieu à la bijouterie Chaumet, près des Champs-Élysées, où un voleur s'empare d'un butin estimé à 2 ou 3 millions d'euros avant de filer... en trottinette. Fou, mais sans doute pas autant que ce Breton fan de Kaamelott, qui se lance le défi de voir en salles le film tant attendu d'Alexandre Astier plus de 200 fois. Il est temps que le soleil revienne. - Flegmatic






Août





C'est fois ça y est, il est enfin là. Il était attendu comme le... non, on ne va pas la refaire une millième fois, mais tout de même : la transe est de mise chez les supporters du PSG, qui guettaient déjà son arrivée la veille à l'aéroport du Bourget. Lionel Messi, six ballons d'or, quitte le club où il a vécu l'intégralité de sa carrière professionnelle depuis 2003, le FC Barcelone, pour rejoindre Neymar et Mbappé à Paris. Le buzz est assourdissant. De quoi éclipser quelques bad news d'une difficile première quinzaine d'août : la publication d'un rapport du GIEC alarmant concernant la situation climatique mondiale, la débâcle américaine en Afghanistan, le suicide de l'ancienne gloire tourmentée du poker online Matt Marafioti à 33 ans, ou encore la propagation du contagieux variant Delta.





Tristesse, toujours : le pionnier du reggae Lee Scratch Perry et la colonne vertébrale des Rolling Stones Charlie Watts quittent la scène. Cela n'empêche pas Drake et Kanye de continuer de jouer à qui a la plus grosse en sortant leurs nouveaux albums le même jour. On aurait préféré qu'ils fassent comme ces deux hurluberlus belges et s'attaquent au record du monde de saute-mouton, afin de récolter des fonds pour une association. À raison de 14 sauts par minute, ils franchiront 11 000 moutons. Loin des 20 000 demandés par le Guinness Book... Sur Winamax, c'est un vrai record qui tombe, quelques semaines après le retour du mythique Uno sur les tables Expresso. Ainsi, la 3 milliardième main de cash-game de l'histoire de Wina tombe un vendredi soir à 23 heures 59 : elle est remportée par un certain SnapCola, qui engrange 7 500 € de bonus pour marquer le coup. - Rootsah





Septembre





Pour les joueurs de poker, c'est aussi la rentrée des classes et les élèves du premier rang se font remarquer dès le premier gros examen du trimestre. Témoin Arthur Conan, qui remporte un bracelet sur les tournois préliminaires des WSOP organisés en ligne, ou Sonny Franco, vainqueur à 180 000 € du Super High Roller des Winamax Series. Sonny nous l'avoue pourtant le lendemain en interview : il n'avait pas révisé ce partiel, n'ayant pas cliqué en ligne depuis des mois. theangler, lui, obtient la meilleure note - 276 980 € - sur le 4 Million Event, le devoir sur table coeff' 9 de cette édition. Appelé au tableau pour une interro surprise, GANDAGAJO ne tremble pas et remporte en 16 mains le quatrième Expresso à 1 million d'euros de 2021. Au contrôle continu, le tableau d'honneur et 15 000 € sont de mise pour BIJOU56, sorti vainqueur d'un Super Freeroll qui proposait dix Day 1 organisés tout au long de l'été. Un gain payable en virement bancaire, contrairement au solde de tout compte de l'Irlandais Rian Keogh : quittant son emploi saisonnier dans la restauration, l'étudiant a reçu en guise de dernière paie... un seau de trente kilos, rempli de pièces de 5 centimes. En France, on atteint les 50 millions de vaccinés, mais on est encore plus nombreux à rendre hommage à l'As des As, Jean-Paul Belmondo, disparu à l'âge de 88 ans. Sur nos grilles du Bingo de la mort des célébrités, personne n'avait en revanche vu venir la disparition de Michael K. Williams, interprète du légendaire Omar Little dans The Wire.





Essence, gaz : le prix des énergies flambe un peu partout dans le monde. C'en est trop pour Angela Merkel, qui quitte la chancellerie allemande après 16 ans de règne. Elle peut donc poncer en détente la série Netflix du moment, Squid Game, avant d'essayer la refonte intégrale du logiciel Winamax. On est toujours mieux lotis que les Anglais, qui font la queue des heures à la pompe et font leurs courses dans des supermarchés aux rayons à moitié vides, faute de transporteurs pour acheminer les produits, et Nicolas Sarkozy, qui se voit condamné à une peine de prison ferme pour la seconde fois de l'année. Un back to back dont il se serait probablement bien passé. Au cinéma, Dune fait un carton, mais c'est Emma Raducanu qui crève véritablement l'écran : à l'US Open, l'Anglaise de 19 ans, 150e au classement WTA, devient la première joueuse de tennis à remporter un Grand Chelem après être passée par les qualifications. Disqualifiée, la France l'est après l'annonce par le gouvernement australien qu'ils achèteront finalement des sous-marins américains plutôt que les nôtres. Le tollé diplomatique est tel que pour changer de sujet, Joe Biden annonce l'ouverture de ses frontières aux voyageurs européens, après 18 mois de travel ban. Sauf que, dans sa précipitation, Tonton Joe oublie de préciser la date exacte. Dans l'incertitude, les joueurs voulant arriver arriver dare dare à Vegas sont obligés de se poser deux semaines hors de l'espace Schengen afin de pouvoir rejoindre Sin City, où les World Series of Poker sont de retour, quelques semaines après la tenue dans la Creuse du premier Championnat d'Europe de la coupe mulet. L'occasion pour Pierre Calamusa de nous envoyer une belle carte postale vidéo de sa découverte du Mexique. - Benjo






Octobre





Le grand retour des WSOP, donc. Il était temps ! En rétrospective, cette première édition en deux ans nous fait l'effet d'une parenthèse incongrue, un éphémère retour au monde d'avant, une oasis temporaire entre deux variants et trois vagues d'infections. On en profite comme il se doit : la reprise du plus beau et du plus gros festival de poker du monde nous fait temporairement oublier les blessures à répétition de Neymar, la faiblesse du nouveau James Bond, les émissions de Cyril Hanouna qui deviennent subitement le rendez-vous numéro un pour parler politique à la télé, ou encore les 220 millions du Loto gagnés par quelqu'un d'autre que nous (voilà quelque chose dont on ne se risquera pas à faire le bilan ici : le total des pertes à l'Euromillions essuyées par le deuxième étage de Winamax au cours de l'année 2021). Il y a un peu moins de monde au Rio et le masque est de rigueur dans les couloirs, mais à part ça, on se régale comme à la grande époque... mais pas en la compagnie des réfractaires au vaccin puisqu'il est requis pour jouer les WSOP. Tant pis pour le couple de néo-complotistes Alex Foxen et Kristen Bicknell, qui n'augmenteront pas leur compteur de bracelets cette année. Mustapha Kanit et Adrián Mateos claquent une finale Highroller d'entrée de jeu, rapidement suivis par Pierre Calamusa en Turbo, par João Vieira en Mixed Games, et par... Pierre Calamusa, encore lui, et toujours en Turbo. De Jason Koon à Anthony Zinno en passant par Michael Addamo, Josh Arieh, Adam Friedman (sacré pour la troisième édition consécutive sur le même tournoi de Dealer's Choice !) et un Phil Hellmuth s'installant un peu plus confortablement au panthéon du poker (16 bracelets... mais un comportement à table toujours aussi limite), les stars du jeu se donnent le mot pour rafler une ribambelle de bracelets. C'est sûr : dans la galerie des vainqueurs, on ne croise que peu de ces Usual Jean-Michels décrits par Aladin Reskallah sur le blog du Team...





Le clan tricolore n'est pas en reste avec le triomphe, mérité et attendu de longue date, d'Alexandre Réard sur une épreuve de No Limit Hold'em blindée de regs. Autant de moments marquants que l'on suit pour l'instant de loin, faute de pouvoir encore se rendre aux USA par la voie habituelle. Pas grave, on a de quoi faire à la maison : applaudir chaque jour les gagnants des Mini WSOP, notre réplique à l'échelle 1/100e des Championnats du Monde, féliciter Davidi et Caroline Kitai, parents pour la seconde fois (bienvenue, Adam !), baver devant le cinquième Expresso à 1 million de l'année, remporté par Dodo97d, et mater le Winamax Playback, la nouvelle rubrique de PonceP sur YouTube qui décortique chaque semaine la finale de notre Main Event. Et en attendant que les équipes de Dans la Tête d'un Pro reviennent de Vegas les valises chargées d'images, on ronge notre frein sur Amazon Prime devant le documentaire consacré à Orelsan. Un film XXL réalisé par le frère de l'artiste, bourré d'images d'archives inédites, qui séduit bien au-delà du cercle des fans du rappeur français. Sur la 2 Million Week d'automne, LaMamounia nous déballe une combine digne de Nanard, peut-être en hommage à Bernard Tapie, décédé quelques jours plus tôt. Arrivé au Day 3 de l'épreuve avec 45 minutes de retard, il parvient à faire fructifier les six blindes qui lui restent, passe chip-leader en moins d'une heure, puis triomphe de la table finale peu avant une heure du matin. Mieux : ce come-back sensationnel, il le signe en direct du Club Montmartre, où il dispute en simultané un tournoi live ! Une performance presque aussi impressionnante que celle de Sidy Diallo, 67 ans, qui boucle à Paris son 307e marathon... sans porter de chaussures. - Benjo






Novembre





Le nouvel album des Suédois d'Abba, 40 ans après la séparation du quatuor disco, fait d'aussi gros scores que ceux de l'inflation, dont la progression inquiète un peu partout dans le monde... tout comme la nouvelle vague de Covid : d'après les unes des quotidiens, on en serait à la cinquième. Chez les Français partis à Vegas, l'inflation est de mise aussi. L'inflation de victoires. Celles du retraité Jean-Luc Adam d'abord, sacré sur le tournoi réservé aux plus de 55 ans après avoir été staké par son fils, puis de l'opticien Mourad Amokrane, absolument intraitable sur le PLO Bounty. Et le Team Winamax ? Attendez, le meilleur restait à venir... avec trois bracelets nous tombant dessus en une joyeuse avalanche dorée : Romain Lewis sur le Super Turbo KO, Adrián Mateos sur le tournoi le plus cher de l'automne, le Super Highroller à 250 000 $, et enfin Leo Margets, couronnée sur le Closer de fin de festival (on notera que les votants sur la toute première édition du Hall of Fame du poker espagnol ont eu le nez creux en intronisant Leo et Adrián deux semaines plus tôt à peine). Tout ça en une semaine, et sur un fond sonore offert par Mustapha Kanit.





Après toutes ces bruyantes émotions, on en viendrait presque à oublier le tournoi pour lequel on était venus, et qu'on était si contents de retrouver après deux ans de disette : ce bon vieux Main Event. Un cru solide - plus de 6 600 inscrits - qui restera dans les mémoires grâce à deux beaux deep-runs français (le vainqueur KING5 Nicolas Vayssières, 17e, et le champion EPT Nicolas Dumont, 23e) et la victoire méritée d'un fin limier allemand, Koray Aldemir. Son call final face à l'amateur Américain George Holmes entre instantanément dans la légende : cela valait largement une nouvelle édition du Check-up en compagnie de João Vieira. On rentre en France juste à temps pour voir Joséphine Baker entrer au Panthéon, le biopic consacré à NTM, et le septième Ballon d'Or de Lionel Messi... mais aussi pour se prendre de plein fouet le variant Omicron. Rendez-nous les WSOP ! Justement : direction Rozvadov, pour l'édition européenne des Championnats du Monde, où Julien Martini remporte un deuxième bracelet. - Benjo










Décembre





Get Back
, le remontage par Peter Jackson du documentaire de 1970 consacré aux sessions d'enregistrement de Let it Be, fait un carton mérité sur Disney+. Plus de sept heures en compagnie de quatre génies en train de composer leurs derniers tubes : exactement ce dont on a besoin en cette période troublée, à l'inverse du vingtième anniversaire de Koh Lanta, qui tombe à l'eau après la découverte de tricheries durant le tournage. Toujours à Rozvadov, Julien Martini enchaîne sans plus tarder avec un troisième bracelet, tandis que Yoh_Viral échoue à une marche du bonheur ultime sur le Main Event des WSOP Europe, chutant en heads-up face à Josef Gulas. Entre temps, on aura célébré le septième (!) bracelet de 2021, remporté par Romain Le Dantec face à un certain Sonny Franco. Ceux qui ont zappé le Super Loto organisé sur Winamax TV par les tarés bordelais de chez Kloudbox sont passé à côté d'une soirée d'anthologie (et qu'on espère bien refaire l'an prochain). Parmi les absents figure sans doute ce "joueur de poker reconnu au niveau international" arrêté à Toulouse à la suite de plusieurs expéditions de transport de stupéfiants entre l'Espagne et la France. Pas la peine de nous demander qui c'est, nous n'en avons aucune idée (on peut juste vous confirmer que Ludovic Lacay n'a rien à voir avec cette affaire).



Souhaitant inscrire son nom au Guinness Book des records, Albert Solal passe trente heures consécutives à jouer au poker sur son ordinateur. "Pfff, la belle affaire", s'écrient les no life du ClubPoker : une semaine plus tard, un membre du forum 3-bet à 45 heures. Deux exploits dont n'aura pas été témoin Henry Orenstein : l'inventeur des jouets Transformers, mais aussi du concept de hole card cam qui a permis de transformer le poker en un vrai produit de télévision à la fin des années 90, s'éteint à l'âge de 98 ans. Nous concernant, on va garder la flamme allumée jusqu'à la fin de l'année : pour les fêtes, on vous donne rendez-vous sur les tournois Christmas KO et New Year KO, où on vous offre plusieurs kilos de bijoux high-tech, en plus d'un garanti de 250 000 € sur chaque soirée. Et en attendant un cru 2022 qui s'annonce encore meilleur sur Winamax (ça aussi, c'est garanti), on vous souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d'année ! - Benjo, Flegmatic & Rootsah



Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur
Rootsah11
Reporter Winamax
Reporter Winamax


Inscrit le: 17 Déc 2019
Messages: 415

MessagePosté le: 27/12/2021 11:50   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

MTT : les résultats du 26 décembre

Des gros gains et des beaux cadeaux : la magie de Noël, c'était aussi sur Winamax ce week-end.

Le Père Noël sonne toujours deux fois


En attendant les tournois New Year KO le 1er janvier pour se remettre dans le bain après la fiesta du nouvel an, vous aviez visiblement bien digéré les réjouissances de Noël : vous étiez nombreux à vous inscrire sur nos deux tournois Christmas KO dès le samedi 25 décembre au soir, faisant largement exploser les garantis des deux épreuves. Il faut dire que le jeu en valait la chandelle : en plus de leur part du prizepool, les sept meilleurs joueurs de chaque tournoi repartaient avec de super cadeaux, histoire de sublimer leur réveillon de Noël 2021. jonybegooood, par exemple, va recevoir un téléphone pliant dernier cri, en plus des 10 601 € de sa première place dans la version à 10 €. Grintar, vainqueur de l'édition à 50 €, va pouvoir installer chez lui un téléviseur OLED 4K, alors qu'il a déjà remporté 22 873 € pour son titre. Oui, chez Wina, le grand déballage de cadeaux, ça dure un peu plus longtemps que la normale...

CHRISTMAS KO 10 € - 16 703 inscriptions - Prizepool 150 327 €
Vainqueur : jonybegooood - 8 235 € + 2 366 €

CHRISTMAS KO 50 € - 4 929 inscriptions - Prizepool 221 805 €
Vainqueur : Grintar - 13 139 € + 9 734 €

B3n&nuts vaut son pesant de cacahuètes

Un 13e mois, c'est bien. Mais un 13e ET un 14e mois, c'est encore mieux. Voilà la jolie prime de fin d'année à laquelle va avoir le droit B3n&nuts grâce à une victoire sur le dernier Sunday Surprise de l'année, qui lui a déjà rapporté plus de 9 500 €. Pour être exact, Winamax va lui tripler l'une de ses trois dernières fiches de paie - ou lui offrir deux fois le montant du SMIC s'il gagne moins ou n'est pas salarié. De belles étrennes pour ce grand amateur d'Expresso Nitro, qui n'avait jamais gagné plus de 500 € sur notre site, qui plus est après avoir devancé le Top Shark 2016 Florian Decamps, quatrième pour 3 632 €.



SUNDAY SURPRISE 100K Road to 4 Million 10 € - 16 408 inscriptions - Prizepool 147 672 €
Vainqueur : B3n&nuts - 6 505 € + 3 072 € (bounties)

Ils ont dépensé sans compter


C'est une bien drôle de finale que nous a offert le Purple de ce dimanche. Tout commence par une démonstration de GiftedChild, qui se charge des quatre premières éliminations en trois coups de cuillière à pot, dont un strike sur Inauspicious et le top reg Referee.. Avec 165 blindes au pic de sa domination lors de la phase à trois, il est en position idéale pour rafler le trophée mais il fait ensuite doubler John Hammond, qui se charge ensuite d'éliminer kingpizz. 44 mains seulement viennent d'être disputées et le heads-up est déjà lancé : il en durera 226 de plus, ponctuées de nombreux rebondissements. GiftedChild tombe ainsi deux fois autour des 15 blindes avant de repasser devant. Les débats s'équilibrent durant de longues minutes lorsque la moyenne gravite autour des 40-45 blindes, et l'écart n'est même que de 5 BB quand arrive la dernière main, un vilain bad beat qui voit le As-7 de John Hammond passer devant le As-Valet de GiftedChild. Ce dernier encaisse tout de même 3 154 € de primes pour aller avec les 6 116 € de la deuxième place, mais laisse le grand vainqueur s'asseoir sur un pactole total de 15 909 €, dont près de 9 800 € en bounties. De loin sa plus belle victoire chez nous, après avoir terminé 12e du Highroller à 1 000 € des dernières Winamax Series. Le succès trouve toujours un chemin.


Plus rocambolesque encore fut le scénario de la finale du Highroller, une fois les vingt derniers joueurs assurés d'un ticket à 2 000 € pour le Highroller Million du festival de janvier, dont un Referee. décidément dans tous les bons coups (16e). Là encore, plusieurs phases bien distinctes peuvent être identifées. La première appartient à BrittneySpew, qui terrorise ses adversaires en appliquant une grosse pression, notamment préflop, jouant sur la peur des autres joueurs de se faire sortir avant les deux short stacks, -Mr.Bean- et Saxiflop. Ce dernier parvient cependant à doubler (main #18), mettant en danger Sur2Soi, qui tombe ensuite à cinq blindes. Et puis, dans la foulée d'un lancer de pièce crucial remporté par tussutappaja (#33), Sur2soi double à son tour (#35), avant de mettre fin à l'agonie d'un -Mr.Bean- qui s'était laissé tomber à deux blindes. Le début de sa prise de pouvoir, puisqu'il double à nouveau contre BrittneySpew (#38) pour prendre la tête, avant de s'occuper d'un tussutappaja en sursis (#73), de renvoyer un Caveman- trop timide à l'âge de pierre (#81) puis de vider le compte de 0Myaccount0 (#95).

65 blindes contre 19 pour Saxiflop et 16 chez BrittneySpew : on pourrait appeler ça une autoroute vers le sacre, mais rien n'était décidément écrit à l'avance ce dimanche. Après avoir chuté sous les 10 BB en début de TF, Saxiflop craque avec son As-Valet les Dames de Sur2Soi (#104) et grimpe pour la toute première fois dans le fauteuil de chipleader. Il faut un setup "top two" contre quinte floppée pour que Sur2Soi reparte de l'avant en mettant fin au récital de Brittney (#112) et attaquer le heads-up avec 20 BB d'avance (60 contre 40). Et puis, alors que le favori semblait prendre l'ascendant, intervient la rencontre qui change tout, deux Rois contre deux Dames, qui fait basculer le match en la faveur de Saxiflop. Un dernier coup de pouce du destin, sous la forme d'un 20/80 remporté suite à un runout déconseillé aux cardiaques, lui offre peu après le titre et un chèque de 19 137 €, trois jours après avoir terminé deuxième du Battle Royale.

Le Battle Royale justement, nous a de son côté livré une finale dénuée de têtes d'affiche mais pas de suspense, puisqu'il a notamment fallu attendre 69 mains pour assister à la première élimination. Globalement dominateur, NitOne a scellé son succès en craquant les As de OtoVonShtoce (4e), qui le suivait alors au classement, avant de conclure en huit petites mains. Habitué aux places d'honneur avec trois finales signées sur le Battle Royale, le Rush Hour et le Grand Tournament depuis octobre, il s'empare de son premier trophée (du moins sous ce pseudo) et double en même temps les 9 936 € à la gagne avec 9 834 € de primes. Le plus gros gagnant de la soirée, c'est lui !


Mais cela aurait pu être ICE 5 PRS, passé par deux fois à quelques encablures du bonheur ce dimanche. Sixième du Battle Royale pour un total de 3 724 €, il a également décroché le bronze sur l'XTASE, engrangeant 2 068 € supplémentaires. Au final, l'or est revenu au double vainqueur WSeries et finaliste Pokus Million Be water, intraitable en finale et notamment lors d'un long heads-up contre ItsFluStupid, entamé avec presque cent blindes de chaque côté. De quoi pulvériser les 2 702 € de la première place avec 3 648 € de bounties. Enfin, GipsyKinGL a fait danser ses 137 adversaires sur l'XTREM, dont Inauspicious, troisième (1 632 €) en plus d'avoir terminé cinquième du Purple (2 267 €). Comme d'hab', les replays de tous ces tournois sont à retrouver via le tableau ci-dessous, pour continuer à bosser votre jeu même entre les fêtes.



Rentrez les enfants et écartez les âmes sensibles de l'écran : le Top 5 ci-dessus est garanti 100% bad beats et mauvaises rencontres. N'hésitez pas à nous envoyer vos meilleurs et pires coups rencontrés pendant les fêtes à multiplex@winamax.fr.

Ils s'en sont mis plein les fouilles

On ne sait pas s'il est fan des Inconnus (faites-vous une idée à 9'31 dans ce sketch culte ci-dessus), mais MioumMioumMi était sur le devant de la scène dans le Prime Time de dimanche, après avoir donné suffisamment de bonnes réponses pour encaisser 12 033 €, lui qui est plutôt spécialiste des gros Expresso en temps normal. Les tournois, cela semble être la tasse de thé de AlaverdiCDMX, qui après de multiples finales dans le Purple, le Battle Royale, l'XTASE ou le Money Time, s'offre un premier titre d'envergure avec le Gladiator (8 073 €). Banquitos84 a lui foncé tête baissée dans le Rush Hour pour encaisser le plus gros gain de sa carrière (5 989 €), lui qui avait déjà connu le goût de la victoire dans le Top 50. Un tournoi qui est revenu ce dimanche à un homme en forme, HubDubba, 4e du Highroller dimanche dernier et vainqueur de l'XTASE le lendemain.

LanaRhoades était en revanche plutôt habitué à perfer sur des tournois moins cher, en témoigne sa win dans le Morning Live et son podium sur le Digestif en août : il s'offre cette fois le Magnum après un deal avec TimBernardes (runner-up pour 3 619 €). LimpuyuAA, lui, a certainement vécu sa plus grosse soirée sur notre site hier : runner-up du Battle Royale pour plus de 13 000 €, il se paye en plus le Starter pour 3 481 € supplémentaires. Double vainqueur lors des dernières Winamax Pokus, NewLifestyle a cette fois englouti le Shooter pour réussir son plus gros score sur notre site, tandis que Flabestou, dernier survivant du Battle Royale en octobre, a cette fois mené son Go Fast à bon port.


Un titre entre deux réveillons


Il a gagné 6 296 € pour sa victoire dans le Tea Time, et cela ne constiue pourtant que son 5e plus gros gain sur Winamax : mais on imagine que seckrnie, double vainqueur du Main Event (pour 47k et 22k) ainsi que runner-up du Marathon Championship des Wina Series d'avril (pour 30k), saura s'en contenter. Pareil pour ruinemax.fr, qui est resté debout jusqu'au bout du Dernier Round : 3e du Colossus des WSeries pour 30k en novembre, il détenait déjà des titres Pokus, WSeries et Mini Las Vegas notamment. En revanche, les 7 033 € glanés par la pro du maquillage _MykiE (photo) sur l'After Work (un tournoi déjà gagné en... 2012) constituent bien son plus gros cash sur Wina. Même chose pour Nitriclol sur le Flipper, maîtrisé pour 2 213 €, et c'est encore plus le cas pour shankara94, qui a fait redescendre La Fièvre pour 8 598 € de gains : jusqu'ici, son plus gros ITM sur Wina était de 185 €... Après avoir dominé le Monster Stack 20 €, le vainqueur du Marathon Event des Wina Series de septembre S.PATY s'offre cette fois la version à 10 €. 


Bravo à tous pour vos perfs du week-end et bonne chance sur nos tables cette semaine !


Tous les tournois sur Winamax

Les pages à suivre

t in f wtv wtv wtv

Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
BenjoDiMeo
Reporter Winamax
Reporter Winamax


Inscrit le: 06 Juil 2007
Messages: 34349

MessagePosté le: 03/01/2022 14:24   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

Winamax Live Sessions Espagne : 100 000 € sur la table !

Adrián Mateos, João Vieira, Leo Margets, Ana Marquez... Les meilleurs joueurs de la Péninsule Ibérique se sont donnés rendez-vous à Madrid pour une partie de cash-game high-stakes. Découvrez les deux premiers épisodes de la saison.



C'est une décision qui s'imposait. Trois ans après le lancement de Winamax en terres espagnoles, il fallait rendre hommage à l'excellente vitalité du poker ibérique, en allant tourner sur place une nouvelle saison des Winamax Live Sessions. Les ingrédients qui ont fait le succès de la version française du programme sont au rendez-vous, avec un casting mélangeant pros du Team Winamax, des spécialistes locaux, et des amateurs de sensations fortes en high-stakes. Pour l'occasion, nous avons décidé de rendre la partie encore plus chère : à Madrid, les blindes passent ainsi de 10 / 20 € à 25 / 50 €, avec une option à 100 € autorisée en position UTG. Résultat : il y a déjà plus de 100 000 € sur la table au moment où commence la partie. Et la fameuse règle du 7-2, qui fait aussi son grand retour, promet son lot de maux de têtes et de fous rires. Rappel pour ceux qui auraient oublié : dès qu'un joueur remporte un coup avec la pire combinaison du Hold'em, chacun des joueurs de la table doit lui reverser une blinde chacun, ajoutée au montant du pot !

Le casting de la première table

Siège 1 : Yaman Nakdali. Cet habitué des plus gros cash-games d'Espagne est peu connu du public francophone... mais cela ne devrait pas durer ! Car ce joueur ultra-agressif et imprévisible a tout pour être LE grand animateur de ce début de saison. Vous allez très vite le constater : il n'y a que peu de combinaisons de cartes avec lesquelles il n'a pas envie d'aller voir un flop !
Siège 2 : Andy Li. Spécialiste de PLO et de NLHE, connu comme le loup blanc dans les casinos de Madrid.
Siège 3 : Raúl Mestre. Fondateur des sites EducaPoker et Poker Red, un des plus grands ambassadeurs du poker en Espagne, mais aussi un spécialiste de cash-game accompli.
Siège 4 : Vicent Boscà. Lorsque l'on évoque la communauté high-stakes de l'autre côté des Pyrénées, impossible de ne pas parler de Vicent.
Siège 5 : Adrián Mateos. Il est le joueur espagnol le plus titré en MTT de l'histoire, mais que vaut-il à une table de CG ?
Siège 6 : Leo Margets. À l'époque du tournage, à la fin de l'été 2021, la Catalane n'avait pas encore été chercher son premier bracelet WSOP à Las Vegas, mais elle était déjà l'une des joueuses les plus populaires du pays.
Siège 7 : Ana Márquez. Son terrain favori, c'est le MTT, peu importe les buy-ins. Mais Ana a aussi envie d'en découdre en cash-game...
Siège 8 : João Vieira. Polyvalent à une table de poker, le Portugais spécialiste dans de multiples variantes l'est aussi dans la vraie vie puisqu'il parle couramment l'espagnol. Il était donc impensable de ne pas l'inviter à Madrid !

D'autres joueurs viendront prendre place au cours des épisodes à venir, qui seront diffusés au rythme d'un par semaine, chaque lundi à midi. En attendant, découvrez sans plus tarder les deux premiers épisodes de la saison !



Réalisation : Régis Léon
Assistants de réalisation : Junior & Alvar Margets
Directeur de plateau : Paco
Directeur de production : Philippe De Carvalho
Caméras : Angélique Thillays & Thomas Paulin
Grue : Arnaud Cousin
Directeur technique : Mathias Langlois
Production : Etienne Michaud & David Brule
Son : Renaud Gastald
Lumière : Damien Tarres
Commentaires : Alex Hernando & Miguel Teus
Montage : Régis Léon, Paco
Écran LED : Donald Srour
Logistique : Bruno Allard
Moyens techniques : R2D2 Productions & Leni
Sous-titrage : A+ Translations

Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur
Rootsah11
Reporter Winamax
Reporter Winamax


Inscrit le: 17 Déc 2019
Messages: 415

MessagePosté le: 11/01/2022 14:58   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

[ITW Deepstack] Julien Sitbon : 'Le joueur à qui je ressemble ? Davidi Kitai'

Pur produit du poker live, le Parisien aux multiples carrières nous embarque dans un entretien touche-à-tout.


Dans le paysage du poker français, Julien Sitbon détonne. Alors que ses pairs jonglent sans relâche entre les gros circuits live et les séries MTT en ligne, le joueur de 38 ans se consacre presque exclusivement au poker "en dur" depuis maintenant quinze ans, avec un succès grandissant. Poursuivant en filigrane son métier de comédien, ce fils spirituel de Davidi Kitai voudrait maintenant franchir un cap dans sa carrière de joueur... pourquoi pas en affrontant un peu plus souvent les grinders online ? Dans cette nouvelle interview Deepstack garantie sans "actors studio", Julien nous cause mental, skills en live, objectifs, vie à Londres, sponsoring, showbiz ou encore mannequinat. Moteur !

Julien, cela fait maintenant un bon bout de temps que tu écumes le circuit live. Reprenons depuis le début : comment ton histoire avec le poker a-t-elle commencé ?

J’ai démarré en 2010, sur des Sit&Gos à 10 balles entre potes. J’ai tout de suite adoré ça. En plus, je gagnais souvent... Puis j’ai commencé à aller jouer dans les cercles parisiens. Mon premier tournoi, c'était à Wagram. L’un des gérants de l’époque m’avait invité sur un satellite à 100 €, qualificatif pour le tournoi mensuel à 1 000 €. J'ai pris le ticket, puis sur le 1k j'ai fini par dealer à cinq… Sur mon premier gros tournoi, j'ai donc gagné 10 000 € ! Évidemment, je me suis dit que c’était génial le poker… Après, je suis parti sur les 50 € de l’ACF ou le 200 € du dimanche soir au Cercle Cadet. Petit à petit, j’ai commencé à gagner des tickets pour des plus gros tournois et à jouer plus cher, jusqu’à finir cinquième du FPS Paris en 2012. J’avais vraiment kiffé ! À l'époque, ça restait un hobby, mais j’adorais ça, c’était passionnel. Puis en 2016, je pars six mois en Asie, et en rentrant je fais une belle perf sur le WSOP Circuit du cercle Clichy. Je me dit : “Si je perf' à chaque chaque fois que je joue, il y a peut-être quelque chose à faire là-dedans..." Et fin 2017, je choisis de partir à Londres. Depuis, je me considère comme un joueur professionnel. J’ai décidé d’accepter cela, je concentre mon énergie sur le poker. Cela représente maintenant 90% de mon activité, et je suis spécialisé à 98% dans les tournois live. Je prends beaucoup de plaisir dans cette liberté-là, notamment avec les voyages sur le circuit.

Quand tu dis avoir “accepté” d’être joueur pro, cela signifie quoi pour toi ?

Avant d’être pro, je me laissais un peu aller. Je me disais : “Ce n’est pas grave si je perds, tant pis, on va gamble ce spot”. Mais depuis que j’ai pris ma décision, je sais que le poker est mon métier, et j’ai envie de gagner. Je suis là pour faire les choses proprement. J’ai cherché des solutions pour m'améliorer sur l'hygiène de vie, sur le sommeil - qui est très important, même si ce n’est pas toujours facile avec les déplacements -, sur le fait de savoir ce que je veux, pourquoi je suis là. C’est primordial pour bien aborder les tournois. Je pense qu'à l'heure actuelle, l’aspect mental fait 50% d’un tournoi, car techniquement tout le monde a beaucoup progressé, il n’y a plus beaucoup de différences entre les joueurs à ce niveau. Et le mental fait que tu peux éviter de spew ou de prendre des mauvaises décisions.


As-tu succombé à la mode du coaching mental ?

J’ai fait des séances il y a quelques années, oui. Ça m'a vraiment beaucoup aidé à comprendre mes bloquages, notamment sur l'acceptation de ma situation de joueur pro, donc, mais aussi sur des manières de réagir. Pas forcément sur le tilt, mais sur l’approche du tournoi en lui-même, et sa durée. On sait que le poker n’est pas un jeu linéaire, on sait qu’on va swinguer, et il faut accepter ça, ainsi que la variance évidemment. Cela parait basique, mais quand tu es "sur le terrain", tu ne ressens pas forcément tout cela, tu n’as pas forcément le recul. Une fois que tu comprends que c’est un schéma qui va réapparaître tout le temps, tu peux lutter contre ça. 

Quelles autres barrières mentales as-tu franchi ?

Je sais que le poker est un jeu d’argent, et que ça peut être malsain. Alors je me disais : “Je continuerai à jouer jusqu’au jour où je perdrai de l’argent.” Du coup, si je gagnais 8 000 € sur un tournoi, ce n’était pas grave quand je me ratais sur d’autres, car quoi qu’il arrive, je ne repartais pas perdant ! Je n'étais pas assez rigoureux, et ça s'est sûrement ressenti sur mes bénéfices. Je gagnais, mais seulement un peu, alors que je pouvais vraiment gagner plus ! Du coup, à chaque fin de festival, si j’avais un peu perdu, je finissais par gagner quelque chose, car dans ma tête il fallait que je termine dans le vert. Je te parle de ça, on était en 2015, je travaillais à côté, donc j'avais des revenus, et je me disais que le poker n’était pas mon métier. Ça me limitait pour perfer plus. Et puis au niveau de l'imposition des gains, c'était compliqué en France. C'était un équilibre périlleux : il fallait gagner... mais pas trop. Il fallait déclarer ceci ou cela, il y avait un vrai flou à ce niveau. En partant à Londres, je me suis libéré de tout ça.

Et le poker live, ça se passe comment sur les bords de la Tamise ?

À Londres, il n’y a que deux casinos qui proposent une belle offre de tournois. Au Victoria, on retrouve notamment la finale du festival GUKPT, qui comporte huit étapes annuelles partout en Angleterre, à Manchester, Blackpool, Coventry... En décembre, c’est donc la finale à 2 000 £ avec 250 000 à la gagne. Ce sont vraiment de très beaux MTT avec de belles structures et des niveaux d’une heure. Il y a également un 500 £ hebdo : la structure n’est pas folle, mais c’est toujours agréable. Il y a aussi de la demande pour des 100 balles et des 200 balles, du cash game 24/24... Il y a de quoi jouer ! Puis il y a l’Empire, où à l'époque ça jouait en Omaha 4, 5 ou 6. Mais je trouve que l’offre en France est plus importante, régulière et diversifiée. Londres, c'est un peu moins bien que Paris à ce niveau. En Angleterre, les beaux tournois c’est tous les 15 jours, alors qu’en France on a l’impression qu’il y a un 500 tous les week-ends ! Apo a ouvert la porte à tout le monde, son circuit est génialissime. Mais c'est en partie lié à la pandémie car avant, PokerStars organisait des beaux tournois tous les mois à l’Hippodrome Casino. Aujourd'hui c'est reparti, mais à des buy-ins plus faibles, genre 250 €.


Les nouveaux clubs de jeux en France sont censés être basés sur le modèle des clubs anglais. À quoi ça ressemble à Londres ?

Il y a un “Grosvenor Casino” à côté de chez moi. T’as deux tables, et c’est de la 1/2 £. C’est assez marrant, c’est un autre univers, pas le même type de joueurs. Ce n’est pas le même ressenti que les cercles français, les gens viennent vraiment pour s’amuser. Il y a un facteur plaisir et gamble qui est très important, car les Anglais sont très joueurs : entre le poker et les paris sportifs, c’est la folie ! En France, j’ai l’impression qu’il y a surtout des grinders dont c’est le métier, et qui viennent “faire leurs heures”. Mais il y a certainement plus de tables à 1/2 € dans l'hexagone.


Et toi, as-tu cédé aux coutumes locales niveau gambling ?

Je mets parfois un petit billet pour vibrer quand je regarde un match du PSG avec mes potes, mais ce n’est pas un plaisir. Je suis rentré une fois dans un betting shop pour voir comment c’était : ce n’est pas un univers qui m'intéresse… Je peux passer mes journées à jouer à des jeux de société ou au poker, je peux jouer à la belote ou au tarot toute la nuit sans problème, mais je ne touche pas au blackjack ou à la roulette, surtout si je suis sur un festival live. Je vois tellement de joueurs de poker à qui ça n’a pas réussi : certains arrivent à Vegas, commencent par perdre 30K à la roulette, et du coup ils ne peuvent plus jouer de tournois, alors ils rentrent chez eux... Après il y en a certainement qui gagnent parfois, et chacun ses plaisirs, mais j’estime que pour être régulier au poker il faut avoir une réflexion assez stricte là-dessus. Même s'il y a de la variance, le poker n’est pas un jeu de hasard.

Plus généralement, comment se passe la vie en Angleterre ?

Je vis à Nothing Hill, où sont installés quelques joueurs français, comme Sylvain Loosli, Benjamin Souriau ou Antoine Labat. Il y en a un peu partout dans l’ombre. On se voit de temps en temps, même si je suis souvent en déplacement. Mais je trouve que Londres est une ville très peace, beaucoup plus que Paris. Pourtant, j’ai toujours vécu à Paris, j'y suis né et je n'envisageais pas de vivre ailleurs. Mais au final je suis agréablement surpris, j’ai fait beaucoup de grandes villes, et je trouve que Londres est calme. Et il ne fait pas aussi moche qu’on le pense ! J’ai ma petite vie cool, je fais mon foot une fois par semaine, je suis avec ma copine, et on s’y plaît.

Avant cela, tu as donc longtemps roulé ta bosse dans les cercles parisiens. Quels sont tes meilleurs souvenirs de cette époque ?

J’ai deux souvenirs marquants. Le premier, c'est sur un 5 000 € à l'ACF. Je suis sur la dernière table, entouré de gros bonnets. Je sors Benjamin Pollak, avant j'avais gagné un coup contre Davidi Kitai... Je me retrouve shortstack en compagnie d'un Allemand. On n'est pas encore ITM, et il me propose un deal : si l’un de nous deux saute, l’autre lui rembourse le buy-in. Je m'étais qualifié sur un sat à 200 €, j’ai dit OK. J’ai Dame-Valet sur la main suivante, je me dis c’est bon j’y vais, de toute façon je suis sauvé. Je saute contre As-9, je fais la bulle... Et l’Allemand finit deuxième du tournoi ! Il y a aussi ce 2 000 € pour lequel je m’étais qualifié l’après-midi. Je le joue le soir, et je passe au jour 2, qui débutait le lendemain à 14h. Problème, j’avais un gros casting à la même heure… J'avais même demandé à Nicolas Fraioli [le directeur des tournois de l'ACF à la grande époque, NDLR], s’il ne pouvait pas décaler l’heure de début, sans succès. Du coup j’ai couru, et je suis arrivé à 14h45 alors que le tournoi avait déjà commencé. J’avais perdu un peu de jetons. Mais finalement, j’ai gagné le tournoi... et derrière j’ai été pris au casting ! C’est un souvenir assez sympa. Quand j'y pense, il y a aussi les 200 € de Cadet où tu finissais par dealer à trois joueurs à quatre heures du mat’, avec des coups improbables. Je me rappelle aussi de ce 700 €, à Cadet encore. Je me suis qualifié, on arrive à 35 restants. Il y a 27 payés, j’ai pas mal de jetons. Sauf qu’on est dimanche soir à 18h30, et j’ai deux places pour aller voir PSG-Lyon au Parc des Princes. Je me retrouve dans un spot où je me dis : “Je bluffe. Si ça passe tant mieux, si ça ne passe pas je vais au match." Je tente de bluffer... un joueur avec un full. Et je repars comme ça, dégoûté, alors qu’il y avait 50 000 € à la gagne. Je me suis dit : “Mais qu’est ce que tu peux être con !” J'ai fini par aller voir mon match mais j’étais énervé d’avoir sauté. Le genre de truc qui ne pourrait pas m’arriver aujourd’hui !


Quand on évoque tes perfs au poker, on parle presque uniquement de live. Tu n’as jamais essayé de jouer sérieusement sur Internet ?

La seule fois où je m'y suis vraiment mis, c’était par la force des choses : pendant le confinement. Avec les solvers et autres outils, le poker évolue, et je voulais voir ce que faisaient les joueurs. Et clairement, j’ai pas mal avancé en jouant sur le Net, mon axe de progression se trouvait là. Cela m’a permis de voir les tendances actuelles, car tous ces joueurs-là jouent ou finiront par jouer en live, et tu as besoin d’avoir vécu certains spots contre eux. Là où auparavant je me disais qu'on n'avait pas forcément besoin de jouer online, j’admets que vu la façon ou le poker évolue aujourd'hui, il faut un minimum avoir travaillé ton jeu quand tu veux aller jouer des 5k en live. C’est plutôt comme ça que j’ai bossé, en tout cas l’année dernière. J'ai joué un peu sur Winamax, sous le pseudo David-Ginola [2e d’un Highroller Pokus pour 26k, victoire dans le Highroller, finaliste Purple et Wina Series notamment, NDLR]. J’ai changé de pseudo depuis.

Quels skills particuliers as-tu développé en tant que joueur live ?

Déjà, le fait d’être comédien m’aide à analyser le comportement des gens, un peu comme de la PNL [Programmation Neuro-Luinguistique]. Moi-même, j’arrive à modifier mon comportement de par ma formation de base. Je ne vais pas dire que je vais bluffer plus facilement, mais je vais pouvoir avoir l’air plus détendu par exemple. L’important à ce jeu, qui est un peu trop mis de côté, c’est l’image perçue, et d'avoir confiance en cette image perçue. Quand je suis assis à une table, je suis quasi certain de ce que les gens pensent de moi, de l’image que je renvoie. Cela me permet de décider quand je peux bluffer ou non. En fait, c’est juste de l’expérience : à force de jouer, tu identifies des profils similaires. Je pense être assez facilement capable de savoir si un joueur peut faire certaines choses ou non. Après, je peux me tromper aussi. On découvre des choses en voyant des showdowns : tu te dis “ouah, il m'a fait un hero call improbable. Il m’a sorti de ma zone de confort, merci." Je peux ensuite rajouter l'info à ma base de données. Et j’ai aussi une très bonne mémoire. Chaque info est primordiale, chaque petit détail. Je connais également plusieurs tells... Non, je ne peux pas t'en donner un (rires). Mais cela s'inscrit dans un comportement global, ce ne sont pas des vérités générales, il faut réussir à coller cette partie "tells" à ce qui se passe techniquement : s'il y a un tell énorme mais que l’action sur les trois streets ne veut rien dire, est-ce que le tell est plus important que le reste ? Est-ce que le cœur bat très vite chez un joueur parce qu’il bluffe ou parce qu’il a une belle main ? Il y a aussi l’humeur du joueur : après avoir perdu un énorme coup, certains vont bluffer et d’autres resserrer leur jeu… Si tu joues sur un tell sans être sûr du profil en face, tu vas droit dans le mur.


Tu t’identifies à un joueur comme Davidi Kitai ?

S’il y a un joueur à qui je ressemble, c’est bien lui. Je me rapproche clairement de son jeu, qui est exploitant, avec beaucoup d’observation, d’analyse de tells. J’en ai déjà parlé avec lui, je le voyais faire certaines choses dans certaines situations où je me disais que j’aurai fait pareil à l’instant T. Mais je pense n’avoir rien pris chez personne pour façonner mon propre jeu : ton analyse de tells, c’est ton ressenti personnel. Davidi essaie de dévier de ce que tout le monde fait, et je pense que c’est l’une des clés à l’heure actuelle. Tout le monde veut jouer de manière la plus équilibrée possible, mais je pense que par rapport au field il n’y a pas forcément besoin de l'être tout le temps. Il y a plein d'autres joueurs qui sont très bons, et c’est très enrichissant. Je trouve Stephen Chidwick très, très fort, tu ne peux rien lire chez lui, c’est rare. Au niveau régularité, je pense à Alexandre Reard : quand on jouait les 500 de l’ACF ensemble, il avait déjà un edge sur le field. Depuis, il a beaucoup travaillé. J’aime aussi des joueurs comme Romain Lewis et Ivan Deyra, dont le talent s'accompagne d'un grain de folie.

Toi, tu l’as, ce talent, ce brin de folie ?

Quand je jouais avec mes potes, je me disais : qu’est-ce qui fait que je gagne 8 fois sur 10, qu’est-ce que je fais de différent ? Pourtant on a tous démarré ensemble, on joue avec les mêmes règles... Je continue à me dire ça aujourd’hui : pourquoi je paye dans des spots où d'autres foldent, et inversement ? Je veux réussir à comprendre pourquoi je vais jouer différemment à cet instant T. Il y a une base technique, mais je suis un joueur plus instinctif, évidemment.


Pourquoi ne pas être allé à Vegas pour les WSOP cet automne, alors que tous tes collègues se sont jetés sur le Main Event dès l'ouverture des frontières états-uniennes ?

C’est un choix personnel, et difficile. Je devais y aller aussi, mais pour arriver tôt il y avait une quatorzaine obligatoire, et j’avais des trucs à gérer. L'autre option était d'arriver très tard, mais ça faisait arriver jetlagué pour démarrer le Main Event. J’ai préféré faire l’impasse pour bien me préparer pour les WSOPE à Rozvadov et à la prochaine édition de Vegas. C’est déjà booké, j’y serai du premier au dernier jour (rires). S’ils ne nous font pas le coup de fermer à nouveau les frontières, j’aurai un gros programme. 

En revanche, tu as pas mal perfé en Europe l'an passé (21 lignes Hendon Mob sur le Vieux continent en 2021). On a quand même l'impression que tu as essayé de jouer tout ce qui était possible...

En fait, je ne me suis pas déplacé tant que ça ! Il n’y avait pas grand-chose, donc je n’ai fait que des allers-retours pour des tournois en France, à Londres, et une quinzaine à Rozvadov. Mais 2021 n’est pas une année spécialement folle en terme de résultats, mon nombre d'ITM peut être trompeur. Par exemple à Rozvadov, j’ai fait 9e, 11e, 11e, 22e, 22e et 24e, ce qui fait 6 places payées sur 9 tournois joués. Ce sont de vrais ITM, mais au final je n’ai pas fait de Top 3, et c’est ça qui rapporte. Ça peut paraître bien, c’est hyper régulier, je suis solide, bien dans mon jeu, mais il y a eu la variance et quelques petites erreurs en TF qui font que je suis pas allé au bout de certains tournois. Donc voilà, en 2021, il n'y a pas eu de grosses perfs, mais ça reste une année gagnante. Bon, je ne suis jamais content de mes tournois si je n’ai pas gagné. Même si avec le temps, on relativise.


Tes meilleurs résultats live ont été enregistrés sur des buy-ins compris entre 500 et 3 000 €. Tu te vois viser plus haut ?

Clairement, ce sont les tournois que j’affectionne le plus car c’est là où je me sens le mieux et où je connais vraiment bien le field. Maintenant je joue aussi les Main Events EPT, des tournois à 10 000 €, le Main Event des WSOP, le 10k 6-max à Vegas... Mais je n'ai pas prévu de m’attaquer à des tournois à 25k par exemple : je joue toujours quasiment 100% de mon action, et je n’aime pas vendre de parts. Je réfléchirai à jouer ce genre de tournois si j’arrive à trouver un staking qui me correspond, par exemple sur un an, où si je claque une grosse perf. Disons qu'à moyen terme, c'est envisageable.

Tu as beaucoup de cashs sur ton palmarès live (161 ITM au 11 janvier 2022, pour 1,6 millions de dollars de gains), mais aucun gain supérieur à 80 000 €... La perf à six chiffres est-elle un objectif ?

Je suis content d’avoir autant de gains sans avoir fait une perf' énorme, ça prouve ma régularité. Mais j’ai beaucoup d’objectifs, et il est évident qu'une perf' à six chiffres en fait partie. Et même une perf' à sept chiffres ! L’objectif cette année, c’est aussi de faire un gros programme aux WSOP, de partir un mois et demi et de jouer tout ce que je peux pour aller chercher un bracelet, même si la variance peut être du mauvais côté. J’ai aussi posé des objectifs financiers, des objectifs de performance, et des objectifs de compétitivité.  

En parlant d’objectifs, ambitionnes-tu également de signer un jour un contrat de sponsoring ?

Tout d’abord, il faut déterminer ce qu’est un objectif. Pour moi, en avoir un signifie tout faire pour le réaliser. En tant que joueur de poker, je mets tout pour gagner un bracelet, réaliser une belle année, mais je ne fais pas tout pour être sponsorisé. Maintenant, si j’avais une possibilité d’être sponsorisé, je la prendrai, ce serait une forme de reconnaissance de ma régularité sur le circuit après toutes ces années, pour le fait que j’ai fait une belle carrière tout seul, sans staking, que je suis gagnant en tournois live depuis 6-7 ans, ce qui n’est pas forcément facile à priori. Ça reste dans un coin de la tête. Si on vient à moi, ce sera avec grand plaisir… Avant 2017, le poker était un plaisir “secondaire". Puis j’ai réussi une très bonne année 2018, ma première en tant que pro, et à la fin de l’année Apo m’avait contacté en m’expliquant que pour lui j’étais LE joueur à sponsoriser, de par mon profil live, le fait que j’étais toujours souriant, agréable à table, assez régulier… Il m’avait dit qu’il voulait en discuter avec des rooms à l’époque, en me demandant si ça m’intéressait. Mais après cette année 2018 où j’ai joué comme un fou, je suis parti un an en Australie, en me disant que je reviendrais encore plus fort. On en a pas reparlé depuis, je ne sais pas si ça n’a pas fonctionné où s’il s’est dit que ça n’avait pas grand intérêt parce que je partais. En tout cas, je n’ai été contacté par aucune room pour être sponso.


Ton profil de joueur presque 100% live constitue t-il un avantage ou un inconvénient pour un éventuel sponsoring ?

De base, je dirai que c’est un inconvénient, dans le sens où j'estime que les rooms ont envie de gens qui ramènent des joueurs online. Même si je joue un peu plus en ligne maintenant, ce n’est effectivement pas mon coeur de métier. Mais j’adore être assis à une table et je pense que ça devient un avantage dans le sens ou j’estime avoir une image correcte. Les joueurs viennent me parler, rigolent avec moi, demandent des photos, et je ne suis pas le mec avec un casque sur les oreilles. Au contraire, je vais essayer de faire rire, de faire parler, de sortir les gens de leur zone de confort, mais surtout de créer une bonne ambiance à table, une dynamique sympa. De plus, je joue tous les buys-ins, aussi bien les 5k et les 10k que les 500 € dans les clubs parisiens. Ça ramène beaucoup de joueurs, qui se disent qu’ils jouent quand même avec des sponsos qui font des tournois au même niveau qu'eux. Je pense être quelqu'un d’accessible, c’est l’image que j’imagine avoir.


Quel impact pourraient avoir tes autres carrières, pour un sponsor ?

Mon passé de comédien fait que je suis plutôt à l’aise dans toutes les situations. Ça ne me dérange pas d’être interviewé, je peux faire face aux caméras sans problème, discuter avec tout le monde, ne pas avoir de problèmes en représentation. Je pense qu’au niveau image et communication, je connais le truc, c’est un véritable avantage. Après, je ne sais pas exactement ce que les rooms recherchent mais maintenant le poker est ma priorité.

Tu es aussi un grand fan de foot. Cet amour pour le ballon rond a t-il une incidence sur ta passion pour le poker ?

J'ai joué de 14 à 30 ans, jusqu'en Division Honneur, mais je me suis souvent blessé dans les moments cruciaux. Être pro était un rêve d’enfant. Je pense que je n'étais pas mauvais techniquement, mais je n'ai jamais donné ce qu’il fallait pour y arriver, il faut beaucoup de travail et d’abnégation. Et je n’ai jamais pu intégrer un centre de formation… Mais le foot restera une passion toute ma vie, encore plus que le poker. J'étais abonné au Parc des Princes durant 7/8 ans. Le foot, c‘est ma vie. Et je pense que le poker me plait autant parce que ça englobe aussi une partie de ce que je trouvais dans le foot : ça reste physique, c'est une compétition, c’est un jeu mental où tu dois beaucoup réfléchir et analyser, il y a le bluff, la comédie, une petite part de variance que tu dois essayer de réduire au maximum, mais qui fait la part de hasard et qui fait que tout le monde peut gagner. Il n’y a pas mieux pour moi, le poker englobe tout ce que j’aime. 


Quel est ton programme live à venir ?

Le FPO Paris [actuellement en cours, NDLR], puis sans doute l’EPT Prague en mars et l'EPT Monaco, avant les WSOP de Vegas. Ça va être assez chargé. Je vais essayer d'alterner : 15 jours chez moi, 15 jours de tournois.

Avant le poker, tu as commencé par une école de création audiovisuelle et entamé une carrière de comédien [le pedigree de Julien est référencé sur son site internet].

J’ai fait un Bac S, afin d'avoir le choix. Je suis ensuite allé à la fac, mais ça ne m’a pas plu. J'ai fait une école de théâtre, qui était aussi une école de réalisateurs. Cela faisait qu’on se retrouvait plus rapidement sur le terrain qu’au Cours Florent par exemple, que j’ai aussi fait, tout comme le Cours Simon, sans oublier des stages avec des coachs américains pour progresser. Puis j’ai commencé à bosser, assez rapidement. J’ai décroché un petit rôle dans la série Madame le Proviseur. J’ai adoré ça, alors je me suis dit : “Pourquoi ne pas prendre un an pour essayer ça ?" Le théâtre m’a changé la vie. J'étais un peu timide, introverti : le théâtre t’ouvre aux gens, tu es en représentation, tu es mis à nu devant les gens, et il y a un côté émulation. C’était une belle période de ma vie, j’ai pu tourner plein de choses qui m’ont plu, et voyager.

D’ailleurs, tu apprécies particulièrement les voyages on dirait ?

Je n’aime pas rester à ne rien faire. J’aime beaucoup me déplacer, et j’aime aussi découvrir des endroits, des cultures, aller dans des pays où personne ne penserait à aller. C’est vraiment un plaisir, c’est la chance qu’on a dans ce métier de joueur de poker pro : on définit le planning qu’on veut, un peu comme pour le métier de comédien.

On te sollicite volontiers pour jouer des types de personnages bien particuliers ?

Au début, c'était surtout pour des jeunes premiers, le mec de 25/30 ans beau gosse. Après, c’est bizarre, mais j’ai basculé sur des rôles de flics. Mais paradoxalement, j’avais aussi des castings pour des rôles de braqueurs. J’ai un projet qui j’espère verra le jour, où je suis censé être un flic et qui sera sympa, mais ce n’est pas pour tout de suite à priori.


Quel rôle t’as le plus marqué ?

C’est drôle, parce que ce n’est pas une grosse prod’ : c’est une pub pour Décathlon, pour un de leurs produits qui s'appelle The Kage, un petit but de football [ci-dessus]. Mais ce projet regroupait tout ce que j’aimais : pour tourner, on est parti au Maroc et en Thaïlande, et ça retraçait le parcours d’un mec qui promenait son but dans le monde entier pour jouer avec plein de gens. C’est moi, quoi ! J’adore le football, je suis comédien, j’adore voyager, et en plus je me retrouvais au contact de la population. D'autant qu'on a improvisé sur pas mal de scènes : ils passaient en caméra cachée, ils ouvraient le but et je me retrouvais à jouer avec des gens sur une île en Thaïlande ! C’est ça qui m’a marqué, cette expérience où tout était réuni. Je pense aussi à ma présence dans le casting des Talents Cannes 2010 : en gros, chaque année, ils sélectionnent dix comédiens en devenir sur des courts métrages. Dans la promotion précédente, il y avait Léa Seydoux. Les comédiens qui étaient avec moi tournent maintenant dans de grosses productions. Du coup tu montes les marches, tu fais des interviews… C’était agréable de goûter à toute cette atmosphère du festival de Cannes.

Qui sont tes acteurs favoris ?

J’ai tourné avec Hugo Becker, un très bon comédien [lui aussi féru de poker, NDLR], et j’aime aussi Jared Leto. En même temps, de nos jours, tout se ressemble avec Netflix et tout, c’est un peu compliqué de décider. On se retrouve à bouffer de la vidéo sans même se rappeler ce que l’on regarde. Par exemple, récemment je me suis fait la réflexion : je ne me souvenais plus que je n’avais pas vu la fin d’une série…On ne sait même plus ce que l'on regarde, ça nous abrutit, c’est très chronophage.

Ta transition vers le statut de joueur pro a-t-elle mis en sourdine ton activité de comédien ?

Au début de la période Covid, il y avait très très peu de tournages. Les productions n’avaient plus de budget, seulement 10% des films qui devaient être produits l’ont été. En plus, avec les masques, les quatorzaines à respecter, les castings étaient galères. Me concernant, j’avais notamment un long-métrage de prévu qui a été reporté à 2022, et un second rôle avec six jours de tournages en mai dernier, reporté aussi. Et ce projet où je dois jouer un flic. En tout cas, si on m’appelle, je passe les castings, si on me présente des beaux projets, je suis toujours partant. Je ne renie pas le boulot, mais je suis moins proactif, je laisse les projets venir. Je n’ai pas besoin de travailler tous les jours car le poker me rapporte de quoi manger, et justement avant je faisais beaucoup de pubs principalement pour l’aspect financier. Les rôles ne sont pas ce qu’il y a de plus enrichissant… Bref, je mets un peu tout ça en stand-by. Si on me proposait un tournage durant les WSOP ? Je ne suis pas sponsorisé, alors je n'ai de comptes à rendre à personne, mais sinon j’y réfléchirai à deux fois (rires). Si on m’appelle pour un long métrage avec trois mois de tournage pour un gros film, les WSOP ce sera l’année suivante ! Si c’est pour tourner une pub pendant deux jours, c’est sûr que je ne quitte pas mon siège au Rio.


Tu as aussi travaillé comme mannequin. Comment cela a-t-il commencé ?

Tout est lié. Quand tu es comédien et que tu bosses un peu, tu t’inscris dans des agences de pubs. Tu seras embauché en tant que comédien, mais si tu corresponds au profil, tu peux être envoyé sur des séances photos, des défilés. Après je mesure 1,83m, et c’est vraiment pile la limite au niveau de la taille, généralement c’est plus 1,84 ou 1,85 pour faire des défilés. Je faisais aussi du doublage de voix, des vidéos de formation, tous les métiers liés un peu à l’image, des animations de soirée. Tous ces métiers se corrèlent entre eux. C’est tellement délicat de gagner ta vie en tant que comédien que du coup t’es un peu comme un intermittent du spectacle. On essaie de toucher à tout, parce qu’on aime ça, et qu’on a envie d'être proactif. Tu gravites dans plein d’univers, tu rencontres plein de gens... C’est un peu pour ça que je suis revenu au poker : t’es à table en face d'un avocat, un médecin, un comédien, un chirurgien, un dentiste, un éboueur… Tout le monde joue au poker, et tu apprends beaucoup de ça, tu parles de tout. Mais l’univers de la comédie est tout de même assez particulier. 

À quel niveau ?

Tu dois toujours te vendre, être en représentation. Mais à un moment, tu as envie d’enlever la carapace, d’être toi-même. C’est compliqué, car il faut aller aux soirées, il faut sortir. Quand tu te retrouves face à un gros réalisateur, il faut toujours avoir une actualité, car sinon ça veut dire que tu ne bosses pas, et donc si tu bosses pas… Ce sont vraiment des cercles vicieux. Et à un moment je n'avais plus envie d’aller aux soirées, je voulais juste bosser. Tu peux passer à côté de gros projets, et vice-versa, tu décroches un rôle parce que tu connais le mec qui s’en occupait avant. C’est beaucoup de copinage. Tu peux être le meilleur comédien et ne jamais travailler, tout comme tu peux être un comédien moyen et beaucoup bosser. Un rôle peut changer une carrière. J’ai un pote qui vient de tourner dans la Saison 5 de Vikings, et il a eu plein de boulot derrière. Autre exemple avec Hugo Becker : on a fait un festival, j’avais un casting pour une pub, et je dis à la directrice que j’ai ce pote qui pourrait correspondre au profil recherché. Il a passé des essais, il n'a pas été pris, mais elle lui a dit : “Tu collerais bien pour Gossip Girl.” Résultat, il est parti à New York pour un an de tournage. Il n’aurait jamais dû être là ce jour-là, et au final, il a suffit d’une petite rencontre pour lancer sa carrière. Ça tient à rien, comme un mec qui va gagner le Main Event de Vegas ! Un one time peut déterminer une carrière.

Toi, tu ne l’as pas eu, ton one time ?

Évidemment, ma carrière de comédien aurait pu être différente. Et c’est pour ça aussi que j’ai basculé dans le milieu du poker. Je travaillais moins à un moment, je commençais à bien gagner ma vie aux cartes, donc je n’avais plus trop l’envie de m’investir à fond en tant que comédien. Mais ça aurait pu changer quand je me suis retrouvé dans la short-list pour des gros rôles principaux sur des longs-métrages… J’ai fait un casting pour James Bond, je suis aussi parti quatre mois à Los Angeles pour tourner un clip d’un rappeur américain [ci-dessus]. J’avais alors passé des essais pour un film de Steven Soderbergh, un gros truc, quatre jours de tournage. Le directeur de casting me dit : “C’est bon, par contre c’est la semaine prochaine. Vous avez votre visa ?” Non, et ce n’était pas possible de le faire. Donc ils ont pris Timothée Chalamet, qui était Franco-américain. Résultat, je suis rentré en France deux mois après (rires). En tout cas, ce jour-là, Steven Soderbergh a vu mes essais, il a dit OK, et dans ma tête, c’était gratifiant. Mais plus jamais il ne se rappellera de Julien Sitbon. Encore une fois, je ne suis pas fermé à des propositions : on m’a toujours dit que je bosserai plus à 40 ans, et j’en ai 38 (rires). Il se passera ce qu’il se passera. Mais j’aime tout ce que je fais.

Merci Julien, et bonne chance pour cette nouvelle année !

Crédit dernière photo : Fabien Mancel

Toutes nos interviews poker

Les pages à suivre

t in f wtv wtv wtv

Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
BenjoDiMeo
Reporter Winamax
Reporter Winamax


Inscrit le: 06 Juil 2007
Messages: 34349

MessagePosté le: 12/01/2022 16:41   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

Winamax Arena : soirée trashtalk avec RMC

Ils passent leur temps à se chambrer sur les ondes : lundi à 18 heures, on va enfin savoir qui est le meilleur.



Tout au long de l'année, vous les entendez se chamailler dans votre poste : lundi à 18 heures, la fine fleur des duellistes de RMC sera réunie pour une Winamax Arena placée sous le signe de la joute verbale et de la mauvaise foi la plus jouissive. Daniel Riolo, Moundir, JC Drouet, Walid Acherchour... tous n'ont pas leur pareil pour polémiquer, s'invectiver, hausser le ton et provoquer des débats enflammés durant Les Grandes Gueules, le RMC Poker Show ou l'After Foot. Sur Winamax TV, c'est avec la webcam branchée et cartes en main qu'ils s'affronteront dans l'arène, sous l'égide du maître de cérémonie Harper. On espère que ce dernier arrivera muni de bonnes boules Quiès.

Le casting du lundi 17 janvier
(attention : coup d'envoi à 18 h !)




À quelques jours de la partie, les quolibets et punchlines fusent déjà. Florilège :

*** Daniel Riolo : "J'espère sincèrement que mes amis auront beaucoup de chance... sans ça, j'aurai un boulevard ! 2022 sera l'année de mes premiers WSOP : je commence ma prépa par un tout petit footing..."

*** Moundir : "Daniel est tellement serrure qu'il aurait pu faire la Saison 2 de Louis la Brocante. J'aime beaucoup jouer avec des animateurs radio, car à défaut de ne pas les voir en les écoutant, je pourrai les voir pleurer quand je leur prendrai tous leurs jetons."

*** Stephen Brun : "Winamax va permettre à cinq jeunes néophytes et passionnés de poker de venir prendre des conseils et me poser des questions sur le très haut niveau. RDV le 17 janvier à 18 h."

*** JC Drouet : "J'anime les Grandes Gueules du sport donc j'ai l'habitude de me mesure aux grandes bouches. Difficile de les faire taire, mais facile de les faire perdre."

*** Walid Acherchour : "Je vais d'abord rappeler à mes cinq adversaires qu'ils n'ont jamais été de grands joueurs, ce sont uniquement des bons joueurs. Et je vais leur démontrer le 17 janvier à 18 h."

[img=img_spade] Jérôme Thomas : "Sachez que : 1/ je reste sur deux victoires consécutives sur des Expresso Nitro à 1 €.... rien ne peut m'arrêter 2/ Si ça se joue au talent, c'est gagné. Si ça se joue au mental... C'est gagné aussi 3/ Sur ce tournoi, est-ce que c'est grave de ne pas voir le danger ? 4/ Mon objectif ? Les cinq premiers."

Comme vous pouvez le voir, les esprits sont déjà bien échauffés. Mais tout cela ne nous aide guère à pronostiquer un favori. Vous disposez encore de quelques jours pour y réfléchir... car comme d'habitude, tous les spectateurs seront appelés à voter en direct en début d'émission. Derrière, plusieurs tirages au sort successifs auront lieu, avec la clé des prix qui iront croissant en fonction de la position finale de votre poulain.

En attendant d'en prendre plein les oreilles lundi à 18 heures sur Winamax TV (oui, on commence plus tôt que d'ordinaire), replongez-vous dans les meilleurs moments de la dernière édition qui réunissait quelques-uns des héros des WSOP : Romain Lewis, Nicolas "Chevre.Miel" Vayssières, Morad Amokane, Antoine Gouard, François "On_The_Road" Pirault et Pierre Calamusa :



RDV lundi 18 h sur Winamax TV

Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur
Flegmatic_
Reporter Winamax
Reporter Winamax


Inscrit le: 15 Avr 2015
Messages: 1584

MessagePosté le: 14/01/2022 15:10   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

Un Top Shark nommé _Winda

Il n'a pas concédé un pouce à ses adversaires tout au long des douze journées d'une finale marathon : trois ans après ses premiers freerolls, le prof de maths de 24 ans intègre le Team Winamax.

Pour les trois-quarts des finalistes de la Top Shark Academy, c'était une dernière soirée pour l'honneur. Seul un miracle, sous la forme d'un double deep run sur les dernières épreuves des Winamax Series, aurait pu permettre à Crypto_Nit, -Alouette- ou 4MyGrandMother de combler le fossé que Loïc "_Winda" Debregeas avait passé onze soirées précédentes à creuser chaque jour un peu plus profond, à coups de victoires et finales sur notre gros festival de début d'année. Et même si ses adversaires ont tenté leur chance jusqu'au bout, de miracle il ne fut pas question : jeudi soir, peu après les douze coups de minuit, les minces espoirs qui restaient aux challengers se dissipaient définitivement. De fait, lorsque le onzième Top Shark de l'histoire fut appelé en direct sur l'antenne de Winamax TV, quelques minutes après la conclusion du 4 Million Event remporté par Miles Cordis, il était le seul candidat encore en position pour améliorer un score déjà historique, ayant encore deux tables Series ouvertes sur son écran d'ordinateur.



"C'était beaucoup d'adrénaline, j'ai kiffé jusqu'au bout", a réagi le nouveau Team Pro auprès de PonceP, en se rappelant sûrement qu'il y a seulement trois ans, le Marseillais disputait ses premiers freerolls. "C'était un vrai challenge, tellement motivant. D'habitude, les Series je ne les joue pas tous les jours, plutôt une fois sur deux. Là, je jouais ma vie ! C'était tellement important, la plus belle des motivations. Je ne réalise pas encore que j'intègre cette Team avec ces joueurs inspirants, ces belles valeurs." Même si Loïc semblait ne plus toucher le sol au moment de nous offrir sa première réaction, il essayait tout de même de garder les pieds sur terre : "J'ai eu énormément de chance. Il ne faut pas se le cacher. Mon run a été très fluide. En temps normal, on ne fait pas des finales tous les jours ! Je tiens à féliciter mes adversaires. J'ai beaucoup parlé avec eux. Ce sont des bons gars, de très bons joueurs. J'ai eu un peu plus de réussite, c'est tombé sur moi." Mais Loïc s'attribue quand même un mérite : celui d'avoir pensé différement sa stratégie : "Comme il y avait douze jours de finale cette année, ça m'a permis de ne quasiment jouer que le soir, et de ne faire que les plus beaux tournois, pour optimiser le ROI et toujours jouer mon A-game." Et effectivement, _Winda a joué significativement moins de tournois que les trois autres finalistes. Jouer moins pour gagner plus : était-elle là, la formule magique de cette édition ? En plus de féliciter ses concurrents, Loïc devait aussi remercier une autre population : toi, cher public, qui par tes votes l'a sauvé par deux fois de l'élimination. "J'ai quand même trébuché deux fois. J'ai été plus soutenu que je ne l'aurais pensé. Ca m'a vraiment fait plaisir et c'est quelque chose que j'espère pouvoir rendre aux viewers." Une chose est sûre : c'est galvanisé par le large soutien de la communauté que le jeune prof de maths disputera d'ici quelques semaines sa toute première grosse compétition en live.

En salles toute l'année partout en France et en Europe avec une permanence estivale à Vegas.

En attendant de vous présenter le nouveau Top Shark un peu plus en détail, prenons le temps de rembobiner deux mois très intenses, avant de nous projeter vers l'avenir...

Sept semaines mouvementées

Deux fois Major mais aussi deux fois nominé : l'animateur numéro 1 de cette édition 2022, c'était lui !

Pique Pour la troisième année consécutive et la cinquième au total, c'est un joueur entré lors de la Semaine 1 de l'Académie qui a apposé sa griffe en bas du contrat de nouveau Top Shark. Pourtant, cette première semaine aurait pu être la dernière pour le néo W rouge. Deuxième sur l'épreuve de simulation de tables finales, puis avant-dernier à cause d'une première vidéo jugée "en-dessous des autres techniquement" par le jury, il se sort ensuite d'un périlleux vote à quatre. Une qualification par la petite porte, mais une qualification quand même.

Pique La suite se passe nettement mieux avec la première place du challenge de montée de bankroll en Expresso après avoir envoyé un gros volume (plus de mille table lancées) et un baptême du feu en stream convaincant et plaisant à suivre, durant lequel il fait preuve de naturel, de décontraction et de pédagogie. Tout ce que l'on attend d'un futur Team Pro. De nominé, Loïc passe ainsi Major de Promo, juste devant celui qui sera son futur adversaire en finale, Crypto_Nit.


Pique La montée en puissance se confirme en Semaine 3. Dans un format Battle Royale proche du cash game, il réussit à s'adapter pour se classer deuxième et poursuit avec "une analyse agréable à écouter et limpide" d'un coup joué par Adrián Mateos lors des Winamax Live Sessions espagnoles, lui offrant la première place du classement. Deux prestations remarquées qui lui valent de signer un retentissant back to back Major.

Pique La machine est lancée et elle ne s'arrête pas là. De nouveau deuxième après avoir défié les membres du Team Winamax en heads-up, il voit sa vidéo de présentation (ci-dessous) récompensée de la médaille d'or. Si le travail de Loïc n'était pas forcément le plus propre techniquement, le plus décalé ni le plus orignal, c'est la sincérité des propos et la sympathie inspirée par son personnages qui lui ont permis de récolter les suffrages de nos sages. Un membre du Team Winamax c'est aussi quelqu'un duquel on doit se sentir proche, et à ce niveau là, le contrat est pleinement rempli. Il s'en faut ainsi d'un rien pour que _Winda signe un explosif coup du chapeau pour le titre de Major de Promo, qui ne file du côté de Crypto_Nit qu'après de longs échanges au sein du jury.


Pique La Semaine 5 nous offre un avant-goût de sa démonstration lors de la finale. En l'espace de quatre soirées, Loïc parvient à multiplier son capital initial de 100 € par plus de quatre sur nos MTT basses limites, devançant sans trembler ses cinq derniers adversaires. Paradoxalement, il passe en même temps tout près de la nomination lors de l'épreuve théorique, à cause d'un commentaire vidéo Winamax Live Sessions confus. Il n'en réchappe que grâce au travail encore moins convaincant d'un BigZoowAAp passé à côté de l'exercice.

Pique Arrive alors cette folle sixième semaine, appelée à marquer l'histoire de la Top Shark Academy. Elle démarre de la pire des manières pour _Winda, qui ne remporte que cinq heads-up sur seize face aux quatre autres prétendants à la finale. Sentant peut-être au-dessus de sa tête le poids de cette nomination en forme d'épée de Damoclès, le Sudiste donne alors le meilleur de lui-même pour la dernière vidéo à réaliser de la compétition. Une fois n'est pas coutume, il n'y a pas de débat au sein du jury : de dernier, le voici premier, pour gagner le droit d'affronter BigZoowAAp lors du vote du public. C'est à ce moment-là que les événements prennent une tournure aussi dramatique qu'historique. Face à Léandry, perfeur régulier, membre du Winamax Stream Gang depuis un an et donc soutenu par une énorme communauté, _Winda mène une vaste campagne sur tous les forums et les réseaux sociaux possibles et imaginables, notamment sur Twitter, où il reçoit le soutien de plusieurs têtes d'affiche, dont certains qui feront longtemps jaser. En résulte un engouement jamais vu en onze ans de TSA : 2 363 votes, pour un écart final de cinq petits bulletins en faveur de Loïc. Une nouvelle démonstration de force et de détermination, sans cartes en main et en dehors des tables cette fois, qui prouve son envie de rejoindre le Team W et sa capacité à fédérer un large public autour de lui.


Pique À côté de ce qui fut un sprint de 24 heures que l'on imagine chargé de stress, le marathon record de douze jours qui servait de conclusion XXL à cette édition 2022 a presque ressemblé à une balade de santé. Après deux sessions pour se mettre en jambes, Loïc a ainsi appuyé sur l'accélérateur en remportant l'Event 45 des Winamax Series pour 18 000 € et plus de 20 000 points, avant de manquer le doublé d'un cheveu le lendemain sur le 6-max Turbo Championship. On en oublierait presque cette finale sur le Battle Royale et ce Top 5 sur un Deglingos heads-up réalisés en parallèle. Dès lors nettement en tête, il a poursuivi son effort jusqu'au bout, ajoutant une poignée d'autres finales à son palmarès (Ninja, Gladiator, Shaolin, Derby) et se qualifiant pour les Day 2 des cinq tournois Flights au programme des Winamax Series, où il a de nouveau signé la meilleure perf' des quatre finalistes, une 135e place sur le 4 Million Event, le même soir que sa quatrième finale du festival (6e de l'Event 193). Belote, rebelote, et dix de der !

_Winda : sa victoire en chiffres

Les statistiques de Loïc sur l'épreuve finale :

Carreau 425 tournois MTT disputés (le score le plus faible de tous les finalistes), durant lesquelles il a re-entry ou rebuy à 225 reprises (= 650 inscriptions)
Carreau 84 places payées (soit un pourcentage d'ITM de 12,92 %), dont 1 victoire.
Carreau Ces 682 inscriptions ont coûté 20 423 € à Loïc*...
Carreau ... et lui ont rapporté 55 729,86 €** (dont 9 614,02 € en bounties),
Carreau ce qui correspond à un profit de 35 306,86 €.
Carreau Son retour sur investissement (ROI) final est de 172,87 %.

* Dont 3 000 € offerts par Winamax à chaque candidat au début de la finale
** Somme à laquelle on ajoutera 3 tickets à 125 € remportés lors des finales qu'il a jouées.

Les 10 meilleures performances de Loïc au cours de la finale Top Shark



Le classement final



_Winda avec 69 979 points



Runner-up : Crypto_Nit avec 44 066 points
Éternel deuxième tout au long de cette finale, Corentin n'a jamais réussi à suffisamment boucher l'écart qui le séparait de Loïc pour être considéré comme une menace crédible. Lui aussi qualifié pour les cinq Day 2 de nos Flights mais avec des tapis en deçà de la moyenne, il est finalement le finaliste qui en a le moins profité pour améliorer son score. Lauréat de deux tournois hors Series lors de cette quinzaine (le Shaolin et le Ball Trap), il est souvent passé à côté des gros points sur notre festival en ligne, n'atteignant aucune finale, et comptant comme meilleur résultat une belle mais frustrante 20e place au Day 3 du Super Highroller Million. De quoi pulvériser tout de même le record de points pour un runner-up, une bien maigre consolation due en bonne partie à l'allongement de la durée de la finale. Reste pour lui un parcours de six semaines sans faute, marqué par deux titres de Major de Promo, aucune nomination et la Palme de la vidéo de présentation la plus originale de cette édition.



Troisième : -Alouette- avec 43 587 points
La finale de Frédéric n'est pas bien différente de celle de Corentin, qu'il a suivi de très près presque tout du long. Passé à deux doigts d'un Day 3 sur le Giant qui aurait pu lui permettre de vibrer le temps d'une soirée supplémentaire (et nous aussi), il a aussi échoué à une marche de ce qui aurait été son quatrième titre Winamax Series, une semaine après avoir remporté un Monster Stack 10 €. Arrivé lors de la Semaine 3, -Alouette- a, comme _Winda, connu les affres d'une nomination dès son arrivée, se sortant aisément du vote, bien aidé sans doute par la popularité acquise grâce à sa place de deuxième du Winamax Poker Tour 2018. La suite fut plus discrète, à l'image du joueur solide qu'il est. Nul doute que nous le reverrons très bientôt sur nos plus beaux MTT.



Quatrième : 4MyGrdMother avec 37 160 points
Benjamin de ce concours et plus jeune joueur de l'histoire à atteindre une Finale de Top Shark Academy (18 ans, soit le minimum), Simon n'a pas démérité, alors qu'il savait lui-même ses chances réduites. Essentiellement joueur de cash game en NL20 et NL50, loin donc des tables de MTT high stakes, il n'a pas hésité à passer par le financement participatif pour augmenter sa bankroll et tenter de rivaliser avec des adversaires bien plus chevronnés. À mettre à son actif : une victoire sur le Ball Trap en bout de course et de jolis deepruns sur les Day 2 des Flights (250e, 330e et 804e parmi plusieurs dizaines de milliers de joueurs). Croisera-t-on de nouveau 4MyGrdMother en tournoi ? Rien n'est moins sûr, mais celui qui veut "devenir le meilleur joueur de cash game du monde" a prouvé lors de ces quatre semaines de présence au sein de l'Académie qu'il pouvait se donner les moyens de ses ambitions.

Une motivation palpable

L'histoire de l'arrivée de _Winda au sein du Team Winamax est celle d'une ascension fulgurante. Rendez-vous compte : il y a trois ans et demi, celui qui n'était alors qu'un jeune débutant de 21 ans découvrait notre jeu préféré et se lançait à l'assaut des tables freeroll. "Je n'ai pas dépensé le moindre centime de ma poche" précisait-il dans sa fiche de présentation, pas peu fier de lui, et à raison ! Rapidement mordu, Loïc franchit les limites une à une, se consacrant pleinement aux MTT en septembre 2019 après un petit détour par le cash game heads-up. Un an plus tard, il est déjà un régulier des tournois à trois chiffres de notre grille, grâce à "un run favorable, un travail bien plus théorique ainsi qu'un entourage en or", avoue-t-il, avec la modestie qui le caractérise. Tout cela, en poursuivant des études dans l'enseignement qui lui valent aujourd'hui d'être professeur de mathématiques au lycée.

Un homme aux multiples casquettes donc, qui va donc devoir en endosser une nouvelle en 2022 : celle de joueur de live. Car aussi rompu soit-il aux joutes online, le minot marseillais a encore tout à découvrir du monde du poker "en dur". Mais nous ne nous en faisons pas pour lui. D'abord parce que ce qu'il a accompli ces dernières années prouve une capacité d'assimilation au-dessus de la moyenne. Ensuite car son intégration se fera sur quelques uns des plus beaux festivals de la planète en compagnie de coéquipiers expérimentés (voir ci-dessous). Et enfin car depuis son premier jour dans l'Académie, Loïc a fait montre d'une motivation et d'un enthousiasme total, jouant à fond la chance de sa vie, sans peur et sans complexes. On peut donc imaginer qu'il en sera de même au moment de pousser les jetons en céramiques de l'autre côté de la ligne. En clair : une recrue prometteuse, que l'on a hâte de découvrir en action !

L'année du retour à la normale ?



Début 2022 ressemblant à s'y méprendre à début 2021 au niveau pandémique, nous ne nous hasarderons pas à vous présenter le calendrier live type qui attend Loïc cette année. Ce qui n'empêchera pas le Sudiste de 1) signer très bientôt en-dessous d'un contrat inchangé de 50 000 € pour un CDD d'un an au sein du Team Winamax, 2) nous montrer sa trogne et sa plume lors des multiples exercices imposés à tous porteur du W rouge : soirées streaming, articles de blog, défis à la communauté... et 3) bénéficier pendant toute une année des sages paroles, des conseils et des blagues de plus ou moins bon goût de quelques uns des meilleurs joueurs de la planète, encadré par un Coach qui saura l'aider et lui montrer le droit chemin. En clair, une toute nouvelle famille qui ne demande qu'à l'adopter.

Si tout se passe bien (on peut rêver), en 2022 nous serons aux côtés de _Winda pour... Ses premiers WSOP à Las Vegas. Son premier EPT à Prague, inhabituellement programmé au printemps. Ses premiers pas dans la Salle des Etoiles de Monte Carlo. Ses premières soirées caliente à Barcelone. Son premier séminaire avec le Team. Ses premiers lancers au beer pong lors des incomparables live made by Winamax (on espère d'ailleurs vous en apprendre davantage à ce sujet très bientôt). Et, on l'espère chaudement : son premier titre majeur, noyé sous les hourras de ceux qui sont désormais ses coéquipiers. _Winda a fait le plus dur : maintenant l'attend le plus beau.

Top Shark Espagne : la surprise And1ero



De l'autre côté d'Andorre, les apprentis requins espagnols nous ont offert un poil plus de suspense : ce n'est qu'à 24 heures du gong qu'Alejandro "And1ero" Romero a pris la tête du classement, raflant le contrat au nez et à la barbe de ses trois concurrents, où l'on comptait pourtant deux anciens finalistes du concours, borjatm5 et the_soprano. Basé à Guadix (tout au sud, près de Grenade), le physiothérapeute de 29 ans est entré dans l'Académie ibérique en Semaine 3. Seul amateur face à trois pros, Alejandro est parvenu à faire plus que bonne figure : jamais nominé et deux fois Major au cours des quatre semaines d'épreuves préliminaires, il clouera ensuite sur place les autres finalistes en remportant un Nitro devant 1 000 joueurs puis - encore mieux - l'Event 172 des Winamax Series, un 6-max Rebuys à 10 € lui rapportant 8 200 €. Un pur amateur qui intègre le Team Winamax : en France, la chose n'était pas arrivée depuis la deuxième édition du concours, remportée en 2013 par DaProd ! Alejandro lui-même semblait ne pas y croire : "C'est un rêve qui se réalise ! Je n'y crois pas. Vous savez, ma famille n'est même pas au courant que je joue au poker ! J'ai commencé il y a seulement un an et demi. Maintenant je vais devoir tout leur raconter." Cette édition 2022 de la TSA fut marquée par une difficulté accrue du challenge final, avec 12 journées de MTT au programme, contre 7 les annés précédentes. "C'était très, très dur. J'ai mal démarré, je n'ai pas l'habitude de jouer aussi longtemps. En plus, j'avais des vacances aux Canaries prévues de longue date avec ma copine, ma soeur et son copain. Pendant qu'ils se promenaient, je jouais, mais rien n'a fonctionné... jusqu'à que je rentre à la maison et remporte le Nitro. Cela m'a aidé à croire en moi. Deux jours plus tard, j'ai gagné le titre Series, et voilà." À l'aube d'une année en immersion avec le plus beau collectif de joueurs de poker d'Europe, And1ero doit maintenant songer à s'organiser. "Je travaille dans le secteur pédiatrique. Je vais probablement devoir prendre un congé sabbatique... En tout cas, j'ai hâte de rencontrer tous ces joueurs que j'admire !" On est impatients aussi de te rencontrer, Alejandro !

Benjo & Flegmatic

Tous nos articles sur l'édition 2022

Top Shark : le Hall of Fame 2011-2021

Les pages à suivre

t in f wtv wtv wtv

Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Rootsah11
Reporter Winamax
Reporter Winamax


Inscrit le: 17 Déc 2019
Messages: 415

MessagePosté le: 17/01/2022 14:09   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

MTT : les résultats d'un dimanche de Funday

Si les Series sont finies, certains ont continué à s'éclater lors d'une soirée très bien dotée.

Ils ont attrapé le bouquet


Ce n'est pas parce qu'on sort tout juste de Series record ayant distribué plus de 30 millions d'euros qu'on va réduire la voilure sur Winamax : la preuve avec le Sunday Funday de ce week-end, dont le gros million d'euros garanti a été allègrement dépassé. Les six tournois à moitié prix de notre dimanche de fiesta ont ainsi tous franchi la barre des 200 000 € de prizepool, portant leur dotation commune à 1 413 332 € !

Non, on n'avait définitivement pas le temps de se reposer ce dimanche, surtout pas les finalistes d'un Grand Tournament dont le droit d'entrée était de 500 € au lieu de 1 000 € pour l'occasion : car avec un shortstack compté à 22 blindes au départ de la TF, la bataille s'annonçait rude. Et elle l'a été, se prolongeant durant 161 mains, alors que R1PSH4P3 s'avançait en grand favori du haut de son stack de 144 BB, plus du double de son plus proche poursuivant, le boquet. Mais le chipleader va perdre rapidement quelques plumes contre ce même adversaire, qui trouve un brelan (main #12), avant que MarquesAA ne profite de deux beaux Barbus pour sortir un le Danemark bien mal tombé avec son As-Roi (7e pour 3 093 € + 2 544 €, main #32). Il faut attendre 12 mains de plus pour voir GetOverThere prendre sa chance contre R1PSH4P3 en bataille de blindes, ce qui lui coûte son tournoi (6e pour 4 381 € + 2 618 €). Après être tombé sous les 10 BB suite à la main #51, kickassplay, en forme ces derniers temps (deux finales sur les Series), subit pourtant la loi du chipleader (5e pour 6 184 € + 1 731 €, main #53). Et que dire de MarquesAA, embarqué dans le pire spot du monde contre les deux meneurs sur la main #72, ce qui lui sera fatale (4e pour 8 707 € + 2 557 €)...


Avec plus des deux tiers des jetons en circulation, R1PSH4P3 va pourtant galérer à assoir son emprise, perdant notamment ce pot énorme après être tombé dans le piège de le boquet à la main #93, et laissant ce dernier larguer MarieJuliete quelques mains plus tard (3e pour 12 240 € + 1 659 €, main #95). Débute alors le heads-up qu'on attendait... Le début d'un duel à rallonge, où les deux joueurs vont s'échanger constamment le chiplead. Puis le boquet tombe à 12 BB contre 69 à l'issue de la main #128, avant de doubler sur un coinflip et de gagner quelques petits pots. Il repasse cependant derrière suite à la main #146, avant de chatter un turn salvateur à la main #152, sans doute le tournant de la partie. Un coup de massue pour son adversaire, qui ne s'en relèvera pas et rendra les armes quelques mains plus tard. Plus riche de 17 187 € + 8 570 €, celui qui a fait une finale sur les dernières Series et atteint la finale du Main Event l'an passé signe sa perf la plus lucrative sur notre site, tandis que le boquet conclut en beauté un week-end de folie qui l'avait vu triompher sur l'XTASE vendredi (son tournoi fétiche, gagné trois fois depuis le mois d'octobre) : il remporte son premier cash à 5 chiffres, soit 35 524 €. Voilà qui ne devrait pas le pousser à prendre une pause...

Sur les autres marrades de ce Funday, on s'est aussi bien amusé. Parlez-en à un certain Tite-bouille : le seul joueur a avoir gagné deux Expresso 1 Million dans l'histoire de Winamax s'est ainsi adjugé le Purple pour près de 30 000 € de gains ! Et il semble vraiment être béni des Dieux, puisqu'il avait débuté la finale en position de shortstack, avant de remonter la pente : ça commence avec la main #6, ça continue avec un strike facile sur la main #35, et ça enchaine avec un coup préflop improbable sur la main #56. Mais il va cependant mettre bien plus de temps à conclure le heads-up contre LooksRare (runner-up pour 14 732 € + 2 737 €), sans que ce dernier ne soit parvenu à réellement l'inquiéter. Vainqueur d'un titre Series il y a un an, Tite-bouille signe son meilleur score en tournoi sur Wina (pour le plaisir, matez sa fiche PokerProLabs, ça vaut le détour).


On retiendra aussi la victoire de FishandReg dans le Highroller pour 24 106 €, ce qui devrait le faire passer plutôt dans le second camp, et ce alors qu'il était shortstack au bout de 39 mains, à 5 joueurs restants. Vainqueur du Money Time et du Noctambule l'an passé, il valide sa première perf à cinq chiffres, tout comme Kaamis, qui a lui ramassé plus de 30 000 € en remportant le Battle Royale, qui proposait le plus gros prizepool de dimanche (282 690 €), après des titres dans le Gladiator et le Shaolin en 2021. Chipleader en début de finale, il a su aller au bout. Tout l'inverse de firgil, parti shortstack en TF de l'XTASE, et qui doit notamment son salut à une river salvatrice sur la main 17 dans le replay ci-dessous. Une centaine de coups plus tard, ce collectionneur de perf à cinq chiffres sur notre site (vainqueur et multi-finalistes Wina Series, dont des TF sur le Colossus Million en septembre dernier et sur le Million Event KO en 2018) encaisse pas moins de 21 161 €, son second plus gros cash sur Wina. Lumiere&paul a également su remonter la pente en finale du Prime Time : parti avec 24BB contre 115 chez le chipleader Pr.Flitwick (finalement 3e pour 3 522 € + 3 245 €), il avait auparavant re-entry à deux reprises. En comptant son gain de 13 387 € + 2 960 €, il doit se dire qu'il a bien fait d'insister...


On ira tous à Paradiski...


On ne sait pas ce que NuocMamzz avait prévu pour cet hiver, mais ce qui est sûr, c'est qu'il va devoir réviser ses plans : car sa victoire dans le Sunday Surprise de dimanche, en plus de son gain de 9 274 €, lui offre une semaine de vacances au ski tout compris ! Et pas n'importe laquelle : on l'invite, en compagnie de trois personnes de son choix, à la station des Arcs, où il sera logé au pied des pistes dans une résidence 5 étoiles avec piscine, spa et j'en passe. Évidemment, tout le matos et les forfaits seront prêts à l'arrivée de son équipe, pour se la croustiller au mieux sur les pentes de Paradiski, l'un des plus grands domaines skiables du monde. Allez, c'est le moment de travailler son planté de bâton !

SUNDAY SURPRISE 10 € - 13 319 inscriptions - Prizepool 119 871 €
Vainqueur : NuocMamzz - 6 639 € + 2 635 € (bounties)

Lecture laser pour un hero call de légende. Non, il n'y a pas que des bad beats sortis de nulle part dans notre Top 5 des mains les plus folles de la semaine. Pour nous soumettre la vôtre, vous connaissez l'adresse : multiplex@winamax.fr.

Sur leur lancée


Il y a dix jours, il remportait l'Event 98 des Winamax Series, un tournoi Knockout joué en 6-max, pour près de 20 000 €. Ce dimanche, NICEBLUFFBRO a récidivé sur une épreuve en tous points similaires, l'un de nos plus beaux 50 €, le Gladiator. Sur sa route, il a collecté 2 847 € de bounties pour accompagner les 3 984 € de la première place, devançant au passage un autre héros de notre dernier festival online, J.castex, huitième pour 1 110 €. Un premier ministre décidément en forme en cette année électorale, puisqu'il est en même temps monté sur le podium de l'After Work (3e, 2 925 €, voir plus bas). Comptant parmi les nombreux joueurs auteurs d'un doublé ses deux dernières semaines, PAlN continue de faire souffrir ses adversaires et s'adjuge cette fois le Top 50 pour un peu plus de 5 000 €. Troisième lui de l'Event 146 remporté par François Pirault, iTsMyBounty est cette fois allé au bout du Starter, plus que doublant les 1 472 € à la gagne avec 2 059 € de primes.

Belle moisson également pour Dembaya sur le Rush Hour. Alors qu'il était passé à côté des gros sous sur ces Series (17e et 16e sur deux Championships), cet amateur d'Expresso Nitro high stakes a signé sa meilleure perf' en MTT. Habitué au contraire de ces tournois moyennes limites, avec à son palmarès le Gladiator, le Starter, le Booster ou le Rally, BrasilHunter va pouvoir placer sur son étagères à trophées celui du Magnum. Lauréat du Rush Hour il y a tout juste deux mois, GOTOCRUSH77 a appuyé sur le champignon pour boucler le Go Fast en moins de 2h30, mettant à nu en heads-up le régulier PlageNudiste. Enfin, pendant que son grand frère l'XTASE s'éclatait en mode Funday, l'XTREM a lui vu toastz et Stikeeez se quitter bons amis.


Il est de retour


Non, J.castex n'a pas le monopole des multiples tables finales en ce dimanche soir. Un joueur a même réussi à faire mieux que lui : WillBback. Vainqueur du Flipper pour 2 845 €, il s'était juste avant glissé dans le top 5 du Ninja remporté par Paendrag, pour 764 € supplémentaires. Belle régularité également pour Le Viet Roux, qui a simplement manqué de souffle dans la dernière ligne droite. Quatrième de l'After Work et troisième du Flipper, il encaisse tout de même près de 4 000 €. Particulièrement en forme depuis octobre avec deux finales sur le Prime Time Funday et sur un tournoi Pokus en plus de deux titres sur le Monster Stack 10 € et le Starter, TOMOROW n'a pas attendu demain pour enrichir son palmarès et améliorer son high score : sa victoire sur La Fièvre lui rapporte 7 826 €. Enfin, terminons avec la belle soirée de FlopeiroVO. Habitué des tournois à 2 et 10 € avec deux titres sur le Monster Stack 5 € et de nombreuses finales, il a enfin posé sa griffe en bas d'un chèque à quatre chiffres en grimpant tout en haut de la version à 10 €, multipliant son meilleur résultat précédent par plus de cinq. On vous laisse découvrir les autres principaux vainqueurs de cette session via le tableau ci-dessous.


 Bravo à tous pour vos résultats de ce dimanche, bonne chance sur nos tables cette semaine et à lundi prochain !

Tous les tournois sur Winamax

Les pages à suivre

t in f wtv wtv wtv

Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
BenjoDiMeo
Reporter Winamax
Reporter Winamax


Inscrit le: 06 Juil 2007
Messages: 34349

MessagePosté le: 18/01/2022 17:27   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

Poker live : nos projets pour 2022

À Madrid, Dublin, Disneyland ou Bratislava, on se retrouvera enfin cette année... si tout se passe bien.




Elle pique un peu, la consultation des archives de votre site préféré. Prenez par exemple notre belle section consacrée aux reportages sur les tournois live, ouverte en 2007 : elle est presque entièrement vide depuis plus de deux ans. Et que dire de cet article daté du 14 novembre 2019, qui annonçait fièrement la tenue de quatre évènements live Winamax pour l'année 2020 ? Perdu : aucun d'entre eux n'a eu lieu. Certes, cela fait maintenant quelques mois que le poker live a commencé à reprendre ses droits un peu partout. Mais ce retour se fait timidement, par à-coups, au gré de l'apparition de nouveaux variants Covid et de règlementations évoluant de jour en jour. Autour de nous, aucun festival n'est à l'abri d'être annulé en dernière minute... et nombre de ceux qui sont maintenus font l'objet de restrictions plus ou moins contraignantes. C'est donc avec une certaine prudence - mais tout de même avec pas mal d'enthousiasme - que nous vous révélons aujourd'hui les projets de Winamax en live pour les onze mois à venir. Considérez les annonces qui suivent comme un brouillon de ce qui pourrait se passer cette année, l'ébauche de nos retrouvailles. Soyons optimistes : avec un peu de chance, si tout se passe bien, nous allons enfin nous retrouver en 2022 !

Clubs : les retrouvailles tant attendues
2 et 3 avril



En 2020, nous avons dû y renoncer. En 2021, nous n’avons même pas pu y songer. On a envie d’y croire : en 2022, il sera enfin de retour après trois longues années d’absence. Lui, c’est le Winamax Club Trophy, grand rassemblement annuel de la France des clubs depuis 2010. Si vous êtes membre d’une des 113 associations amateur partenaires de Winamax, vous avez déjà été prévenu : la onzième édition du Trophy se tiendra les 2 et 3 avril prochain à Disneyland Paris. Oui oui, le royaume de Mickey… qui a été assez sympa pour nous laisser les clés d’un de ses hôtels quatre étoiles du côté de Marne-la-Vallée. Car on va avoir besoin de beaucoup de place pour organiser ce grand raout freeroll : histoire de compenser les éditions balayées par le Covid, nous invitons deux fois plus d’amateurs que sur les éditions précédentes. Ils seront ainsi plus de 400 joueurs et joueuses venus de toute la France (y compris l’outre-mer), sélectionnés via des qualifications qui, à l’heure où nous publions cet article, viennent de débuter. Une fois arrivés à Disneyland, ils prendront part à l’un des quatre Main Events au programme – rien que ça – pour se disputer le titre de Champion de France des clubs Winamax. Des compétitions supervisées par des arbitres professionnels, mais entièrement gratuites… et surtout richement dotées. Sont mis en jeu une foule de packages live, des tickets de tournoi à foison, des goodies, et les plus belles pièces du rayon « Matériel de poker » de la boutique Winamax. Ce n’est pas tout. Suivant la grande tradition des évènements Wina, qui édicte que « pioncer, c’est tricher », le week-end sera rempli à ras-bord d’activités annexes du matin jusqu'à très tard : side events et Sit&Go (qui distribueront eux quantité de cadeaux), rencontres et heads-up contre les pros du Team. Et puis, il n’y a pas que le poker dans la vie : tout ce beau monde se retrouvera pour une soirée exclusive le samedi, avec un banquet géant et quelques surprises que je n'ai absolument pas l'autorisation de dévoiler… ça ne serait pas une surprise, sinon !

*** Winamax Club Trophy : les 2 et 3 avril 2022 à Disneyland Paris
Événement gratuit, réservé aux membres des clubs et associations partenaires de Winamax

Madrid : un récit inachevé
Du 7 au 15 mai



C’était un beau roman, c’était une belle histoire… mais dont le dernier chapitre est resté à l'état de page blanche. C’est que, pour la toute première édition du Winamax Poker Tour jamais organisée en Espagne, le timing des évènements n’aurait pas pu être plus fâcheux. Après 17 étapes freeroll jouées au cours de l’automne puis l’hiver 2019/2020 dans toute l’Espagne (San Sebastian, Majorque, Valence, Malaga, Cadiz…) la Grande Finale du circuit avait été programmée à Madrid du 10 au 19 mars. Soit en parfaite synchronisation avec l’arrivée dans nos vies de tout un tas de restrictions, liées à un certain agent perturbateur venant enquiquiner la planète entière… Forcément, cette Grande Finale n’a jamais eu lieu, laissant un sale goût d’inachevé à des centaines de qualifiés freeroll et aux membres du staff ayant planché une année entière sur l’évènement. En conséquence, au moment de plancher sur notre premier tournoi payant depuis 2019, l’envie était grande de revenir là où tout s’était arrêté. Alors certes, le Winamax Poker Tour, le vrai, ne fera pas son grand retour en 2022, ni en Espagne ni en France, car sa logistique considérable nécessite un poil plus de visibilité quant à la situation sanitaire. Mais en attendant, nous serons bel et bien de retour à Madrid d’ici peu de temps. Rendez-vous est pris du 7 au 15 mai prochain au casino Grand Madrid Torrelodones pour un festival Winamax qui ne possède pas encore de nom officiel, mais pour lequel on peut vous garantir une série de beaux tournois aux buy-ins habituels, un Main Event 6-max à 500 € avec de multiples Day 1, et quelques surprises dont nous avons le secret. Bien entendu, il est hors de question de restreindre l’évènement aux seuls qualifiés d’origine – de toute façon, ils ont tous été remboursés depuis longtemps. Non, on ne s’est pas vus depuis beaucoup trop longtemps, alors vous êtes tous les bienvenus à Madrid en mai, joueurs d’Espagne, de France et d’ailleurs !

*** Du 7 au 15 mai 2022 au casino Gran Madrid Torrelodones
Qualifications en ligne et programme complet à venir

Bratislava, la nouvelle frontière
Du 26 septembre au 2 octobre



Il y a un mot-clé qui ne figure pas dans la chemise cartonnée renfermant tous nos projets pour 2022 : SISMIX. Pool parties délirantes, dancefloor qui s’agite jusqu’à l’aube, joutes short-handed vétu d’un short en jean : pour tout cela, il va falloir attendre un peu… les conditions n’étant pas encore réunies pour revenir, ni à Lloret de Mar (dont l’hôtel est en travaux), ni à Marrakech (dont les activités poker restent suspendues à ce jour). Mais pas de panique : en lieu et place, le pôle live de Winamax nous a concocté un festival événement tout nouveau, tout beau pour l’automne, au cœur d’une destination que la majorité d’entre vous (et nous aussi) n’ont encore jamais explorée : Bratislava. Chouette ! Jetons un œil rapido à la fiche Wikipédia : Brastislava, capitale de la Slovaquie, 430 000 habitants, traversée par le Danube, climat ensoleillé à la fin du mois de septembre, architecture mélangeant moderne et médiéval, vie culturelle et nocturne riche, et… pintes à 2 €. Ça, c’est pas sur la fiche Wikipédia, mais on sait que l’info est cruciale dès lors que l’on parle d’un évènement Winamax. Côté poker, ce nouveau festival (lui aussi reste encore à être proprement nommé) bénéficiera d’un écrin luxueux pour la tenue de ses épreuves, sous la forme de l’hôtel-casino Crowne Plaza. « Un établissement rock’n roll », nous promet le pôle live sans en dire plus pour le moment, mis à part que nous avons déjà négocié des tarifs préférentiels pour les joueurs Winamax, qui tourneront autour de 85 € pour une « single » avec petit déj’ inclus, et 95 € pour une double… et nous avons fait de même avec plusieurs autres hôtels aux alentours. Et sinon, la Slovaquie, c’est loin ? Non : rejoindre Bratislava ne devrait pas présenter de grosses difficultés. Très bien desservi par nombre de compagnies aériennes, l’aéroport de Vienne (deux heures de vol depuis Paris) n’est qu’à 70 kilomètres de Bratislava. Vous n'aurez besoin que qu’une poignée d’euros pour faire en bus les 40 minutes de trajet séparant les deux capitales (et pour le retour, Winamax mettra en place son propre système de navettes). En attendant de découvrir le programme complet des tournois (aux tarifs abordables auxquels vous êtes habitués) et de tenter les qualifs en live, familiarisez-vous donc avec le vocabulaire de base : Ahoj (bonjour), pivo (bière), prosim (s’il vous plaît) et tak sťastný (purée, c’est pas possible cette chatte !).

*** Du 26 septembre au 2 octobre 2022 au Crowne Plaza Bratislava
Qualifications en ligne et programme complet à venir

Dublin : l’inconnue
Fin novembre / début décembre ?



Et le doyen de nos festivals live, alors ? Soyons clairs : nous avons toutes les envies du monde de retourner au City West de Dublin pour une onzième édition du Winamax Poker Open. On veut ressortir les tables de beer-pong qui prennent la poussière dans les placards, on n'attend que ça de pouvoir s’égosiller sur un blind-test, les billets de 10 euros sont prêts pour recaver dix ou quinze fois sur un Deglingos de Minuit, et on ne dirait pas non à l'idée enchaîner six ou sept nuits blanches de suite, comme à la grande époque. Et on le fera… si la situation sanitaire le permet de nouveau en Irlande. À l'heure actuelle, aucun évènement poker d'envergure n'y est encore permis. « On va prier très fort pour un retour à la normale », nous dit-on du côté du pôle live à propos du tournoi le plus fun de l'année. Wait and pray, dirait-on à Dublin. Si WPO il y a, cela sera à cheval entre la fin du mois de novembre et le début du mois de décembre. Avec, bien entendu, tous vos tournois et animations préférées. Notez le créneau sur votre calendrier et croisez les doigts : on espère vous annoncer une bonne nouvelle d'ici à cet été…

*** Winamax Poker Open Dublin : peut-être cet hiver, on l’espère…

Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur
Rootsah11
Reporter Winamax
Reporter Winamax


Inscrit le: 17 Déc 2019
Messages: 415

MessagePosté le: 24/01/2022 13:54   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

MTT : les résultats du 23 janvier

Il y avait beaucoup d'euros à ramasser au bord de nos routes ce dimanche.

Deux roues pour -Rama-

Si -Rama- n'était pas déjà véhiculé avant de mettre la touche finale à son tournoi à 3h22 très exactement dans la nuit de dimanche à lundi, il va désormais pouvoir sillonner à sa guise les routes de France et de Navarre. En plus des 6 456 € à la gagne d'un Sunday Surprise qui a nettement dépassé sa dotation de 100 000 € garantis, auxquels sont venus d'ajouter 2 881 € de bounties, notre champion dominical va devoir faire un peu de place dans son garage, pour y accueillir un scooter flambant neuf de 125 centimètres cube, et tous les accessoires qui vont bien. Ne reste plus qu'à attendre le retour des beaux jours pour partir en virée, seul ou accompagné.

SUNDAY SURPRISE 10 € - 13 001 inscriptions - Prizepool 117 009 €
Vainqueur : -Rama- - 6 456 € + 2 881 €

Janvier leur sourit


Si pour certains janvier est un mois de chauffe, un moment pour mettre en place sa nouvelle routine pour l'année et reprendre ses marques petit à petit, pour d'autres c'est tout l'inverse. Prenez _Winda par exemple. Certes, le néo-W rouge n'avait pas d'autre choix que d'être prêt dès le 3 janvier, date du coup d'envoi d'une finale de Top Shark Academy dominée de la tête et des épaules. Mais dans la foulée de sa victoire sans appel, Loïc a tenu à surfer sur la vague de confiance qui lui a notamment permis de décrocher un titre WSeries. Sa première perf' online en tant que membre du Team Winamax, il la signe ainsi sur le Purple, tournoi régulier le plus cher de notre grille. Pourtant, il était loin d'appartenir au clan des favoris au départ de la TF, avec seulement 15 blindes, soit 100 de moins que 0Myaccount0, lui-même loin des 170 d'ArmStrong_90. Une avance que ce dernier perd après seulement six mains, en faisant doubler ID_Please sur un bluff un peu trop ambitieux. Quant à 0Myaccount0, il fait coup sur coup doubler _Winda (#10) et le redoutable tepaki (#11), avant de laisser le pot du chiplead à ID_Please (#20). C'est alors qu'ArmStrong sonne la révolte d'un coup de trompette, se chargeant des short stacks zufo16 (7e, #23) et UComeOnSir1 (6e, #29). Il passe même tout près du trois à la suite contre _Winda mais perd le lancer de pièce malgré un flop plein de promesses (#31).

Un flip en forme d'électrochoc pour le Top Shark 2022, qui place ensuite un joli semi-bluff à Myaccount (#33), avant de remporter un nouveau 50/50 fatal à yepaki (5e, #65). Nouveau chipleader, il double la mise dans la foulée en trouvant la rivière parfaite qui coupe le sifflet d'ArmStrong_90 (4e, #70). Malheureusement pour lui, six mains suffisent pour rééquilibrer les débats (#76), avec trois joueurs autour des 45 blindes. Un final indécis qui ne tarde pourtant pas à se décanter. Tout juste passé devant, 0Myaccount0 trouve le runout parfait pour se faire payer par _Winda et l'éliminer (3e, #86). La finale façon montagnes russes de Loïc s'achève ainsi sur la plus petite marche du podium, pour près de 8 300 €. Nettement en tête avec plus de 80 blindes contre moins de 30 chez ID_Please, 0Myaccount0 domine globalement le heads-up final mais ne parvient pas à porter l'estocade finale. Il finit par le payer lorsqu'il perd le coin flip de la victoire (#114), suivi d'un énorme pot (#115). Il ne s'en remettra pas, et termine sa course en deuxième place pour un peu plus de 12 000 €. Vainqueur de l'XTASE et runner-up du Highroller en décembre, ID_Please s'offre lui sa plus belle victoire chez nous, bonne pour 15 521 € dont plus de la moitié en bounties.

Vainqueur d'un Monster à 10 € lors des Series de janvier 2021, vutromen22 a de nouveau commencé l'année pied au plancher. Troisième du Zone 30 Championship il y a deux semaines, il décroche sur le Highroller la meilleure perf' de sa carrière, franchissant la barre des 20 000 € de gains. Il devance notamment cheveuxrose. (6e), tombeur de _Winda en heads-up du 6-max Turbo Championship. À noter que ce fan du Guillaume Darcourt de la grande époque a également terminé sixième de l'XTREM, tournoi remporté par le top reg et Wameur domino7 face à deux autres habitués HomoErectus (3e) et MindsetGod (4e). Habitué, PrinzOfRozva l'est aussi, avec à son palmarès une demi-finale de 4 Million Event, deux titres WSeries et au moins un Highroller. Ce dimanche, son couronnement à eu lieu sur l'XTASE, en doublant les 3 270 € à la gagne avec autant de bounties, et après avoir notamment couru plus vite qu'UsainGiraf (7e).

Terminons cette partie dédiée aux tournois high stakes avec celui qui caracole en tête des plus gros prizepools de la soirée, le Battle Royale. À défaut de casting étoilé, il nous a offert le final le plus haletant, avec notamment une phase de 3-handed longue de plus de 120 mains ! Alors qu'il l'attaquait avec plus de 120 blindes, contre notamment la petite quinzaine de TheProfesor, UnoMas17 a manqué le coche, faisant doubler ses deux derniers adversaires au pire des moments, dont un B0BBY FISHY en difficulté. En retard au départ du heads-up, ce dernier finit par l'emporter, grâce notamment à une belle rencontre deux Rois contre As-Roi. Alors qu'il n'avait jamais empoché de chèque à cinq chiffres, il pulvérise ici son high score, avec 11 841 € de primes en plus des 10 341 € de la première place. De quoi changer son pseudo en B0BBY SHARKY.

Retrouvez les replays sur Winamax.fr



Un hero call de l'espace, une quinte flush royale de derrière les fagots ou encore un bluff à ne pas reproduire chez vous : le Top 5 de cette semaine est plein de surprises. Si vous voulez en être, envoyez vos mains les plus folles à multiplex@winamax.fr.

Tous en haut de leurs charts

Une star reste une star, et BritneyXOXO ne quiterra décidément jamais le devant de la scène sur Winamax : après des victoires sur un Highroller Funday, l'XTREM ou le Monster Stack 50 €, la voilà qui s'adjuge le tournoi qui lui correspond peut-être le plus, le Prime Time, le deuxième single le plus lucratif de sa carrière (13 805 €). Velho-rhanis réussit lui son meilleur score, avec son titre sur le Gladiator, après une finale Wina Series et un Monster Stack 10 € l'an passé, tout comme SAAAAAAB, qui a foncé sur le Rush Hour pour 5 090 € après de récentes TF WSeries, ainsi que NewLifestyle (double vainqueur Pokus et Shooter l'an passé), qui finit la semaine en tête du Top 50.

On ne vous parle même pas de mi8ibekgb, qui lui encaisse carrément son premier gain à 4 chiffres en sabrant le Magnum (dont il avait déjà fini 3e en septembre dernier) tout comme Gelinger, qui a sorti le champagne sur le Starter pour 2 761 € après avoir terminé premier du Deep Run il y a un mois. Finaliste du Rush Hour, du Top 50 et du Shooter en 2021, esefedekka a enfin conclu sur un tournoi à 50 balles en buvant cul sec ce même Shooter, tandis que Caveman-, double vainqueur du Highroller et double finaliste du Main Event notamment (tout cela en 2017), revient au top du hip-hop avec la win du Go Fast.


La quête corse


Son dernier gros titre, c'était le Prime Time, en 2019 : LudiKure1 a attendu trois ans avant de s'offrir le Tea Time, pour 5 815 €. Après le Monster Stack 10 € et le Clash, ACasaCorsa poursuit sa moisson de titres avec l'After Work, d'où il repart avec 6 224 €. blackbass12, finaliste Wina Series en janvier, a dompté La Fièvre pour 8 243 € ainsi qu'un ticket à 50 € pour la 2 Million Week, tout comme fedor_wmx, qui a bien imité son idole Fedor Holz sur le Pour la Daronne spécial. Toute nouvelle sur Wina, Tanya19 y débute bien sa carrière avec un gain de presque 5 000 € sur le Monster Stack 10 €.

Bravo à tous pour vos perfs du week-end, et bonne chance sur nos tables cette semaine !

Tous les tournois sur Winamax

Les pages à suivre

t in f wtv wtv wtv

Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Flegmatic_
Reporter Winamax
Reporter Winamax


Inscrit le: 15 Avr 2015
Messages: 1584

MessagePosté le: 27/01/2022 15:48   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

HSM777 : ''J'en tremble encore !''

À partir d'une petite pièce de 2 €, ce jeune Espagnol a signé l'un des plus gros coups des dernières Winamax Series, en remportant le Giant pour près de 16 500 €. Il nous raconte son histoire.

Cela fait tout juste deux semaines que le rideau est tombé sur la 32e édition des Winamax Series. Les champions ont eu le temps de prendre la mesure de leur(s) victoire(s), les runner-ups de faire le point sur la façon dont ils ont abordé le heads-up final, et les joueurs perdants de passer en revue leurs erreurs. Peu nombreux sont les Espagnols à être monté sur le podium de l'un de nos cinq maxi-flights, mais nous avons réussi à en trouver un, HSM777, pseudo derrière lequel se cachent les initiales de Hugo Sánchez. Comme son homonyme, le légendaire footballeur mexicain qui a fait les joies du grand Real Madrid du début des années 1980, lui aussi a fait parler son talent sur terrain vert, mais cartes en main plutôt que ballon au pied. Après trois jours de match, il est sorti vainqueur d'un field de 150 081 entrants sur le Giant KO à 2 €, repartant avec 16 487 € au terme d'une table finale de rêve, pleine de suspense jusqu'à l'ultime river. "J'en tremble encore !, nous a-t-il avoué, quelques jours après son exploit. Je suis passé par tout un tas d'émotions durant cette finale. Tous mes amis étaient dans le rail à me soutenir, à m'appeler..." se souvient cet ingénieur de 23 ans, résidant aujourd'hui à Jaca dans la province de Huesca (au nord du pays), après avoir vécu un temps à Barcelone. Il a déjà promis de fêter l'événement autour d'une bonne grosse soirée, qui devrait même inclure "un tournoi live pour aller jouer tous ensemble". En attendant, retour sur cette proverbiale perf' d'une vie signée sur les tables online.

Salut Hugo ! 16 487 €, c'est ton meilleur résultat ?

Oui, et de très loin, d'autant que je joue uniquement sur Winamax. J'ai ouvert mon compte début 2020, en même temps que plusieurs amis. J'y ai mis le minimum, 15 € je crois, et je jouais des petites parties à entre 25 centimes et 1 € l'entrée. Je m'y suis progressivement intéressé davantage, j'ai regardé des vidéos, lu des livres et petit à petit, j'ai fait grossir ma bankroll. À la base, on s'était inscrits pour jouer le KING5 [qui est tout juste de retour, NDLR], mais nous avons ensuite réalisé que le compte devait être ouvert depuis un mois pour pouvoir y participer. Nous sommes donc entrés tardivement dans la compétition, mais c'était un bon prétexte pour mettre le pied à l'étrier.

À cette époque-là, tu te considérais comme un joueur récréatif, régulier... ?

Je dirais que j'étais quelque part entre les deux. J'ai commencé à jouer à la fac, que j'ai terminée en juin dernier, et j'ai ouvert mon compte il y a moins de deux ans. Avant cela, ça m'arrivait de jouer quelques parties avec des amis pour passer le temps mais pas beaucoup plus. Durant les Series de septembre, j'ai terminé onzième sur presque 4 000 joueurs d'un tournoi à 10 € [l'Event 139, un 6-max Rebuys, NDLR] pour pas loin de 1 000 € et derrière j'ai fait douzième d'un Pokus pour un peu plus de 500 €. C'étaient mes meilleures perfs... jusqu'à cette année donc.

Qu'est-ce que tu comptes faire avec ces 16 500 € ?

Je suis encore en train d'y réfléchir. Bien sûr, il y a une partie qui va aller aux impôts [le fisc espagnol prélève entre 35 et 40% sur de tels gains, NDLR]. En vérité je ne sais pas trop, mais je suis en train de chercher un emploi ou un stage donc cet argent me donne un peu d'air jusqu'à ce que je trouve quelque chose.

Et dans le cas contraire ? Tu comptes passer pro, d'une façon ou d'une autre ?

C'est vraiment difficile à dire, mais pour le moment, non. Je vais prendre le jeu plus au sérieux, ça c'est sûr, mais je viens de terminer mes études et j'ai envie de travailler en tant qu'ingénieur. Ce serait un énorme saut dans le vide que de dire "je laisse tout tomber et je me consacre uniquement au poker", parce que ce n'était qu'un one time. Si je continue de gagner, peut-être que je l'envisagerai.

Comment tu as vécu ce Giant KO ? Et surtout le Day 3 ?

Je me souviens qu'en fin de Day 1, j'ouvre paire de 8 et je me fais 3-bet depuis la petite blinde : j'ai envoyé la boîte, j'ai gagné le coup et je suis passé énorme. Il s'est passé quelque chose de similaire au Day 2, où j'ai dû mettre un maximum de pression à mes adversaires, qui étaient plus shorts que moi, et ça c'est aussi bien passé. Au Day 3, j'ai commencé septième sur 119 et dès les deux premières mains, j'ai perdu un peu. Mais j'ai ensuite gagné plusieurs flips importants, et en quelques heures j'étais en finale.

Qu'en est-il du live ? C'est quelque chose que tu envisages ?

Si je vois un tournoi ou un festival sympa un jour, où que ce soit, bien sûr que j'irai [comme celui que nous organiserons à Madrid du 7 au 15 mai ?, NDLR]. C'est forcément plus compliqué aujourd'hui en vivant à Jaca par rapport à avant, à Barcelone. J'avais joué quelques Sit&Go là-bas. La première fois que j'y étais allé, j'avais même gagné ma place pour un tournoi à partir de 10 €, alors que je ne savais pas ce qu'était un satellite. Au moment d'aller mon ticket, j'apprends que le tournoi pour lequel je m'étais qualifié avait lieu la semaine suivante. Manque de chance, j'avais des examens à ce moment-là et je ne pouvais pas y participer. Heureusement, ils ont été suffisamment sympas pour me changer l'entrée en cash. En Argentine, où j'ai étudié en Erasmus, le casino de Buenos Aires était juste à côté de l'université et il y avait des freerolls tous les jours. L'entrée était gratuite donc, le casino mettait un petit prizepool et il grossissait grâce aux add-ons et aux re-entry. De quoi créer quelques bons petits tournois.

Encore bravo Hugo pour cette perf' et bonne chance aux tables de Winamax comme en dehors !

Article original par David Sarabia pour Winamax.es
Traduction et adaptation par Flegmatic

Les pages à suivre

t in f wtv wtv wtv

Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Surveiller les réponses de ce sujet Précédente  1, 2, 3 ... 362, 363, 364, 365, 366  Suivante
Aller à la page :
Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Index des Forums -> Les News du Poker

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
visit counter