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BenjoDiMeo
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MessagePosté le: 12/11/2021 10:30   Sujet du message: Mini WSOP : Little One deviendra grand Répondre en citant Signaler un Abus

Mini WSOP : Little One deviendra grand

Mini WSOP

À Las Vegas, on commence à peine à y voir plus clair sur le désormais emblématique tournoi de charité des WSOP, le Little One for One Drop : le Day 2 est en cours et il reste encore 260 joueurs sur les 3 797 inscrits. Dans les Mini WSOP de Winamax, la dotation du Little One à 10 € l'entrée ne rivalise guère avec celle de son grand-frère joué au Rio (50 000 € contre 1,8 million de dollars), mais au moins on connaît déjà l'acquéreur de notre réplique du fameux bracelet. Il s'agit de Lio7Dios, sorti indemne d'une table finale jouée avec peu de profondeur et où il a longtemps nagé sur la ligne de flottaison des 20 blindes. Joué à armes égales contre 0nly_Fario, son duel final monopolisera à lui seul la moitié de la TF. C'est un call rivière très cher mais très judicieux (main #137) qui fera basculer définitivement le match.



En Stud Hi-Lo, Biribibae77 décroche son premier logo après être passé tout près lors des Series de septembre 2021 et 2021 (6e sur un 100 €, 5e sur un 10 €) au terme d'une finale remplie de pseudos familiers : cabrooooon, Cuantico, BEATthelo... Sur le PLO Knockout à 15 €, jojojoestar a parfaitement manœuvré un stade mastodonte au départ de la finae (130 BB, hé bé), mais aura tout de même eu besoin de 134 mains pour boucler l'affaire.


























Event Dotation Vainqueur
#68 - Little One 10 €
REPLAY
49 554 € Lio7Dios - 7 502 €
#69 - Stud Hi-Lo 6 Max 15 €
REPLAY
4 000 € Biribibae77 - 947 €
#71 - PLO KO 15 €
REPLAY
11 880 € jojojoestar - 1 877 €


Un seul tournoi de No-Limit Hold'em au programme de ce beau week-end mais non des moindres, avec un Crazy Eights à 8 € promettant pas moins de 50 000 € de dotation minimum et se déclinant sous ses Day 1B (vendredi 20h), C (samedi 20h), D et E (dimanche 16h et 20h). Pendant ce temps, les amoureux de variantes n'auront que l'embarras du choix avec une épreuve mixte dès ce vendredi soir mélangeant NLHE et PLO (15 €, 5 000 € garantis), le Championship de Stud Hi-Lo samedi (100 €, 8 000 €) et un 8-Game à 25 € dimanche (8 000 €).

Mini WSOP : des tournois tous les soirs jusqu'au 22 novembre

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BenjoDiMeo
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MessagePosté le: 15/11/2021 08:15   Sujet du message: Des sensations pures Répondre en citant Signaler un Abus

Des sensations pures

Mourad Amokrane remporte l'Event #71 (Pot-Limit Omaha Bounty 1 500 $)
Un 28e bracelet WSOP surprise pour le clan Français, remporté par un fan absolu du jeu


Mourad Amokrane
Aujourd'hui la Marseillaise a retenti au Rio. Et en arrivant dans la Brasilia Room en ce dimanche peu après 14 heures, attendant que le vainqueur ne monte sur le podium pour recevoir son bracelet, je me suis fait la réflexion que c'était la première fois que j'étais là pour l'entendre en personne, l'hymne bicentenaire de Rouget de Lisle. Des victoires françaises, j'en ai bien observées quelques-unes à Vegas au cours des quinze dernières années. Mais cette cérémonie de remise du bracelet en musique, une tradition établie en 2009 (si ma mémoire ne me trahit pas), j'avais toujours réussi à y échapper. Merci, Mourad Amokrane : grâce à toi j'ai enfin pu saisir un spot pour chanter l'hymne de mon pays. Bon, j'ai quand même du Google les paroles en scred' juste avant que les premières mesures ne sortent des hauts-parleurs.

Mourad Amokrane
Sensation étrange, la veille à 23 heures, au moment d'approcher Amokrane après sa victoire surprise sur l'Event 71. Ayant passé la journée de samedi la tête dans le guidon alors que le Main Event entamait cette ascension du Tourmalet qu'est le Day 5, nous n'avions prêté que peu d'attention à la table finale de ce Pot-Limit Omaha Bounty à 1 500 dollars l'entrée. Quelques bribes d'informations nous parvenaient çà et là de Gaëlle Jaudon. La seule journaliste française membre de l'équipe des journalistes officiels des WSOP venait nous voir pour nous parler de ce mec portant veste du PSG et lunettes fumées et qui était, à en croire Gaëlle, en train de détruire à coups de hache la dernière table, allant même jusqu'à se retrouver avec 80 % des jetons devant lui alors qu'il restait encore trois joueurs. Mis à part ça, c'est un reporter parfaitement au courant de rien et plus qu'un peu penaud qui est venu à la rencontre du vingt-sixième vainqueur WSOP français de l'histoire, quelques minutes après le plus court des heads-up (une main !) face à Matt Mamiya.

En temps normal, les vainqueurs que j'interviewe ne savent pas grand-chose de moi (voire rien), alors que moi j'en sais déjà un peu sur eux (voire beaucoup). Avec Mourad Amokrane, c'était exactement l'inverse. En à peine cinq phrases, le francilien m'avait déjà déballé une dizaine de mots-clés familiers ("Club Poker Radio", "Harper", "Winamax Series", "Dans la Tête d'un Pro", "coverage", etc), reproché une phrase écrite à son sujet il y a cinq ans lors de la finale du Winamax Poker Tour ("Vous avez mis que j'avais dilapidé mes jetons, j'ai trouvé ça un peu exagéré !"), et révélé qu'il était parfaitement au courant des dates de mon séjour à Las Vegas. "Ben oui, tu les avais postées sur le Club Poker avant de partir, comme moi." Avant la soirée d'hier, le poker ne connaissait pas Mourad Amokrane. Mais Mourad Amokrane connaissait le poker sur le bout des lunettes. Tout le poker.  "Je suis dedans depuis 2006. Tu peux me tester, je connais toutes les histoires, tous les joueurs, tu n'imagines même pas. Je suis un grand consommateur de poker." On dirait plutôt, pour employer un terme certes banal mais un poil moins grossier : un passionné, un vrai.

Mourad Amokrane
Mais sinon, qui est Mourad Amokrane ? Le vainqueur, qu'on devine tchatcheur, ne dit pas non pour passer quelques minutes sous les feux des projecteurs... mais ne se laisse pas pour autant aveugler par la lumière. "Je suis un amateur, un joueur isolé dans mon coin, et ça me va très bien. Les pros, je les connais tous, mais je n'en ai rencontré aucun." Et être passionné de poker, cela ne signifie pas forcément être à table tous les jours ou tous les week-ends, l'auteur de ces lignes peut en témoigner. "Je ne suis pas tout le temps en train de jouer au poker, car j'ai un travail, j'ai une famille, j'ai des amis que je n'ai pas le temps de voir suffisamment en temps normal. Il faut faire la part des choses. À Paris, je ne vais pas souvent dans les clubs, car mon truc c'est surtout le PLO et il n'est joué qu'en cash-game, moi je préfère les tournois. Sur Internet, j'ai mes périodes, mais j'ai un gros défaut : j'aime bien ouvrir des tables en rentrant de soirée. Le meilleur moyen de dilapider ses gains !" Et Amokrane de s'autoriser un brag, révélant trois titres Winamax Series inscrits à son palmarès (pseudo : Amokris), tous en Pot-Limit Omaha, dont le prestigieux Championship à 250 € l'entrée. Avec au passage quelques anecdotes savoureuses, comme ce tournoi de 8-game dont il s'absente pour aller aux toilettes alors qu'il reste six joueurs. "Je reviens, je n'avais plus rien : ma fille était en train de taper sur le clavier, elle a cliqué sur 'bet' 'bet' 'bet' 'bet' en Deuce to Seven. Je lui avais expliqué que l'As est la meilleure carte..."

Amokrane le passionné avait faim de cartes, et c'est naturellement qu'il est arrivé à Vegas pile au moment où les frontières américaines ont rouvert pour les voyageurs en provenance d'Europe. "C'est mon loisir. J'ai des revenus, j'en mets une partie de côté tout au long de l'année, pour me payer un tournoi de temps en temps." Mais c'est seul que l'opticien de 42 ans basé à Vitry s'est posé à McCarran le lundi 8 novembre. "Le séjour était prévu depuis longtemps avec un ami. Juste avant le départ il a appris une très mauvaise nouvelle, il n'a pas pu partir." Après avoir échoué à se qualifier pour le Main Event ("il est beau mais trop cher") et joué le Little One for One Drop, Amokrane s'est mis en quête d'un tournoi dans sa variante préférée. Il n'a pas eu à chercher bien loin.

L'Event 71 a attiré 860 inscrits, une solide affluence pour une épreuve de PLO. Chip-leader à la fin du Day 1, co-leader à la fin du Day 2 parmi les 15 derniers joueurs : sa domination avait débuté bien avant la table finale. Mais à quel moment a-t-il véritablement commencé à croire que le bracelet était à sa portée ? "On était encore 14 : là, j'ai été béni des Dieux." L'intervention divine ? Une énorme confrontation préflop contre deux joueurs et une rivière qui lui donne le carré alors que l'un des deux autres avait virtuellement le pot déjà dans sa poche avec le full max sur le turn. Une séquence irréelle qui poussera Amokrane à commettre un geste aussi inimaginable que généreux. "Je leur ai rendu leurs bounties à ces deux joueurs [500 $ chacun] ! C'était tellement incroyable, je ne me voyais pas faire autrement, j'avais de la peine pour eux. D'ailleurs, je ne sais même pas combien j'ai gagné de bounties en trois jours, je dois en avoir 40 dans mon sac à dos !" Arrivé en table avec un tapis gigantesque, Amokrane a pourtant dû gérer un fort vent de face d'entrée de jeu. "J'avais 7 millions : en trois coups, je suis retombé à 1 million." Tout était à refaire. "J'ai fait le dos rond. J'ai respiré. Je ne bougeais plus. Je me suis rappelé que sur le Day 1, j'étais tombé à 10 BB avant de quadrupler derrière."

On peut être un récréatif et avoir quelques orientations stratégiques bien arrêtées : c'est avec une panoplie de moves bien huilés que le Français est venu affronter les Américains dans un format qui n'est généralement pas considéré comme leur spécialité. Florilège de la méthode Amokrane : "On parle tout le temps de position, d'accord, mais d'abord : il faut analyser les joueurs. Au PLO c'est sur le flop que tout se décide. Ici, ils ne jouent que les As, et ils tiltent dès que ça perd. Les As après le flop, c'est plus rien ! Les pros disent qu'il faut mixer ses ranges : c'est encore plus vrai en PLO. Les mains suited, les mains double suited... J'ai beaucoup montré mes cartes, pendant le tournoi. Mais attention : je le fais seulement si j'ai intérêt à le faire. C'est psychologique. Je te montre une merguez, je te montre une top main, je te montre une merguez : après tu ne sais plus quoi faire. Aujourd'hui ils n'ont fait que folder ! Les paliers étaient trop importants, j'ai joué à fond l'ICM et ils n'ont pas su varier leur jeu, changer de vitesse."

En écoutant parler Amokrane, on devine en lui deux émotions contradictoires. La première : cette victoire est exceptionnelle, dans le sens où "elle n'était pas censée [lui] tomber dessus". La seconde : cette victoire, il est allé la chercher, et en réalité elle ne lui est pas exactement tombée dessus comme par miracle. "Je ne pense pas avoir mal joué. Mais en même temps, je ne suis qu'un amateur, et quand je vois comment les pros ils galèrent... Je connais l'environnement du poker, la notion de GTO. Moi je n'y arrive pas, mais je sais que certains y travaillent toute la journée, toute l'année. Alors moi qui gagne un bracelet, soyons honnêtes, c'est un délire ! Je ne réalise pas. Gagner un bracelet, c'est inimaginable. Ma femme est restée debout pour suivre sur Internet, elle n'a pas dormi de la nuit." Et Amokrane de rendre hommage aux deux joueurs figurant au sommet de son panthéon personnel. "Alex Réard et Sonny Franco, ce sont les deux meilleurs pour moi. Pourquoi ? Parce qu'ils maîtrisent les fields où tous les joueurs sont mélangés. Ils s'adaptent en fonctions de tous les profils qu'ils rencontrent. Pour moi, savoir faire ça, c'est plus impressionnant que savoir dominer un Highroller. Je sais ce qu'est la théorie du poker, mais la pratique est pour moi 1 000 fois plus importante."

Mais fi des considérations techniques. Le dernier bracelet WSOP en date va orner le poignet d'un amoureux transi du poker, et des émotions qu'il sait si bien provoquer. "Les trucs que l'on ressent quand le tapis monte, le stress quand on redescend... Dans les deux cas, le palpitant il bat à 8 000 à l'heure !" Des sensations pures, pour une victoire pure.

Mourad Amokrane


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BenjoDiMeo
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MessagePosté le: 16/11/2021 01:05   Sujet du message: Aveuglés par les spotlights Répondre en citant Signaler un Abus

Aveuglés par les spotlights

Main Event (Day 7) - Level 32 (150 000 / 300 000 BB ante 240 000)

Table TV
Nos deux Français sont réunis pour la première fois sur la table télévisée principale diffusée sur PokerGO.com. Mais malgré les projecteurs braqués sur eux, les deux Nicolas voient leur avenir s'assombrir depuis deux heures.

La main dans le pot de miel

Nicolas Vayssieres
Comme il fut interminable, ce premier niveau passé par Nicolas Vayssieres sur le podium télévisé. Malgré le soutien bruyant d'un rail qui grossit à vue d'œil, le vainqueur du KING5 a enchaîné les déconvenues et les showdonws perdants. On récapitule son chemin de croix.

Chevre.Miel relance d'abord à 625 000 en milieu de parole. Alejandro Lococo défend sa grosse blinde. Le flop tombe AJ5 et Lococo check/call un premier bet de 475 000. Rebelote sur le turn, un 7 : le rappeur argentin check/call 1,8 million. C'est sur la rivière, un 3, que la main va tourner au vinaigre pour le Français, qui voit son adversaire prendre l'initiative et envoyer une salve valant 4 millions. Vayssieres abandonne sa main : le voilà qui retombe sous la barre des 10 millions.

Avançons de quelques mains, et retrouvons Nicolas au moment où il relance à 600 000, cette fois en position UTG. C'est payé en position par Vasu Amarapu, ainsi que par Chase Bianchi depuis la BB. L'action s'emballe aussitôt retourné le flop A36 : c-bet de Vayssieres (575 000), relance d'Amarapu (1,275 million) et fold de Bianchi. Le Français réfléchit... et complète pour voir tomber un turn 8. Ralentissement : personne ne mise et l'on passe directement à la rivière, un 2 qui sera tapoté aussi. Amarapu montre une paire de 7. Bizarrement relancée au flop, cette pocket n'en est pas moins la main gagnante. Vayssière chute encore, à 7,9 millions.

Troisième et dernière main de cette trilogie du désastre : une bataille de blindes où Chase Bianchi complète sa SB. Vayssieres check son option et les deux joueurs voient apparaître un flop burné : AKK. Vayssieres paie une mise de 400 000, avant que le turn 2 ne soit checké. Encore une fois, le joueur de Bayonne va jouer une rivière très couteuse, misant 600 000 sur la Q puis payant le check/raise de 2,3 millions proposé par Bianchi. Ce dernier retourne un K9 ayant trouvé un flop en béton.

En l'espace de vingt minutes, Nicolas Vayssieres a chuté de 13 à 4,6 millions. Cela ne représente plus que 15 blindes à ce stade : il va falloir se bouger, et vite. - Benjo

King-5, ça marche aussi pour les autres

Nicolas Dumont
On s'apprêtait à rédiger un paragraphe tout aussi peu lumineux à propos de l'autre Français du Day 7, Nicolas Dumont. On allait expliquer que son stack continuait de fondre lentement mais sûrement, étant récemment passé sous la barre des 10 BB. C'était sans compter sur un double up aussi réjouissant qu'inespéré reçu peu avant la pause, avec un K5 trouvant un 5 au flop pour battre le KQ de Chase Bianchi, et rester en vie dans le Main Event. Peut-être Dumont a-t-il été aidé par la peluche qu'il a dégainée de son sac à dos en arrivant en table TV ? "C'est le doudou de ma fille. J'ai dû insister pour le prendre dans mes bagages ! Chaque fois que je l'appelle, la première question c'est : 'Et Doudounette ?'". Mademoiselle Dumont, 3 ans, n'a plus maintenant qu'à se brancher sur le stream pour prendre des nouvelles de Doudounette... et bien sûr de son champion EPT de papa. Mais avec 4 millions pour bientôt attaquer le niveau de blindes 200 000 / 400 000, la situation du francilien reste précaire. - Benjo

MC Papo dans le bon tempo

Rail Argentin
Le rappeur-grinder joue juste en ce début de Day 7. 10 fois plus de jetons que son nombre d’abonnés Instagram, déjà conséquent, puisque le freestyler et ambassadeur de Pokerstars est suivi par 2,6 millions de followers. 

Celui qu’on a vu faire une impro hip-hop avec Phil Hellmuth vient même de prendre la 2e place provisoire du classement, à la suite d’un gros duel contre Chase Bianchi.

Open de Papo MC 600 000 en milieu de position, 3-bet de l’Américain à 1 800 000, payé par l’Argentin et le croupier dévoile un flop 732. Premier parpaing 1 200 000 envoyé par Bianchi. C’est payé par Papo. L’Américain allume un deuxième baril sur la turn 3 : 3 400 000 pour suivre. Payé encore par le rappeur. Bianchi stoppe l’agression sur la river 2 et Alejandro check derrière lui avec son J7. Ca muck en face, Papo prend le chipldead de sa table, juste devant Chance Kornuth

Et puisqu’on parle de lui, notons que l’Américain venait dix minutes plus tôt d’ajouter une quatrième ligne à son tableau de chasse de la journée. Un flip classique avec AQ face aux deux valets de Norbert Koh. Le Singapourien croit trouver son double up sur le board 9210K mais un terrible A sur la river envoie Norbert dans le rail. - Fausto

La bataille du rail est lancée

Rail FR
Les groupes de supporters ont dressé leur camp de base autour des caméras de Poker Go. Beaucoup de joueurs ont annulé leur programme de tournois pour soutenir les copains, en plein deep run sur le plus beau tournoi du monde. Et parmi les différents Kops, le clan français est assurément l’un de ceux qu’on entend le plus.

Puisque les deux Français portent le même prénom, le public soutient deux pour le prix d’un. « Nicoooooo, Nicoooooo, Nico-Nico-Nicoooo » entonne les Ulysse Harry, Antoine Goutard, Louis Linard et autres amis de poker et d’ailleurs. Chaque vol de blindes provoque de nouvelles envolées dans le camp français.

Le seul groupe qui semble concurrencer le public bleu, c’est celui de Joshua Paige Remitio. Une demi-douzaine de potes sont présents et eux aussi hurlent à chaque coup remporté par l’américain. « On commence à se chauffer, mais ce n’est que le début. Plusieurs amis ont pris l’avion d’Arizona ce matin pour renforcer les troupes » me commente un membre du clan Remitio.

Récemment installé à Las Vegas, Remitio n’est pas vraiment habitué à la pression d’un Day 7. « C’est plutôt un joueur de Cash Game, me confie l’un de ses amis. On s’est rencontré sur une 1/3 $ il y a quelques années au Rio. Le Main Event, c’est une première pour lui. C’est même le plus gros tournoi live de sa vie ! ».

Arrivé au Day 7 avec l’un des plus gros stacks du tournoi, Joshua maintient la barque à trois tables left. Pour l’instant, il s’échange quelques torgnoles avec David Cabrera, assez actif depuis le redraw. Un coup c’est l’un, un coup c’est l’autre, et une autre fois, c’est Ramon Colilas, qui mène toujours les débats avec plus de 30 millions de jetons. - Fausto

Anecdotes, statistiques et citations à la con

"Veux-tu que je te file dix briques ?" "Ma foi je ne vais pas dire non." - Signé : un joueur Français à un autre joueur Français. Malheureusement, il ne s'agissait pas d'une distribution d'argent gratuit (on a tenté notre chance sans succès) mais plus probablement d'une banale histoire de stacking ou d'échange de parts.

On a perdu deux joueurs avant la pause : Philipe Pizzari (26e, sorti par un Chase Bianchi muni des As) et... et on sait pas encore qui est le 25e, on avait le dos tourné mais on vous en parle dans le prochain post.

24 joueurs restants - Tapis moyen 16,6 millions
Prochain payout 241 800 $ 

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veunstyle72
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MessagePosté le: 17/11/2021 05:40   Sujet du message: L'attente en valait la chandelle Répondre en citant Signaler un Abus

L'attente en valait la chandelle

À 26 ans, Romain Lewis remporte son premier bracelet WSOP, le 29e de l'histoire du poker français
Sa quatrième finale sur les Championnats du Monde fut la bonne

Romain Lewis
Les Américains vont bientôt la connaitre par cœur, et Jack Effel sera une fois de plus ravi de la lancer dans un Français qui s'améliore à mesure que les tricolores défilent sur l'estrade pour recevoir leur bracelet : oui, la Marseillaise s'apprête à retentir de nouveau au Rio, quatre jours à peine après le triomphe de Mourad Amokrane en Omaha. Avec en tête d'affiche la fraicheur d'un jeune homme de 26 ans, enfin Champion du Monde. Après trois podiums lucratifs mais frustrants en 2018, Romain Lewis a réussi à concrétiser ce qu'il convoitait tant dans sa carrière : le trophée ultime de tous les joueurs de poker. En remportant devant 306 inscrits l'Event 76, un Super Turbo costaud à 10 000 $ l'entrée, son palmarès gonfle au passage de 463 885 $, plus huit primes d'élimination valant 3 000 $ chacune. Pour en arriver là, le parcours aura été long malgré son jeune âge, et les déceptions nombreuses, de celles que l'on ressent en chutant sur les toutes dernières marches nous séparant du triomphe. Tout ça est désormais loin derrière.

table finale
Rembobinons un peu l'histoire. À 14 heures, les cinq derniers joueurs sont en place dans la zone Gold de l'Amazon Room. Entamée hier soir, la finale de l'Event 76 peut reprendre. Avec des niveaux de 20 minutes, aucun retard n'est permis : c'est la loi du format Super Turbo. De fait, le sprint final n'aura duré que deux petites heures. Même pas 120 minutes concentrant une intensité rare, comme seules ces tournois turbo peuvent nous en offrir. Des coups à tapis dans tous les sens, des éliminations qui s'enchaînent à cadence accélérée, des joueurs qui se battent avec trois blindes parce que tout est possible. Avec, ce qui ne gâche rien, un casting de rêve : Stephen Chidwick, Dario Sammartino, Yevgeniy Timoshenko... des grosses pointures qui, au final, n'allaient pas être à la hauteur du patron Romain Lewis.

Romain Lewis
Le gamin du sud ouest a bien grandi. Les tournois freeroll qu'il disputait en club à 18 ans semblent bien loin, maintenant qu'il affronte les meilleurs joueurs du monde sur des épreuves à cinq chiffres l'inscription. Et pourtant Romain n'oubliait pas les bases au moment de nous glisser ses premières impressions. "Tu sais, les tournois turbo je les pratique depuis que j'ai 18 ans chez PokerSphere, j'ai l'habitude, j'étais prêt, c'est totalement mon format !" Avec cette victoire, Romain accroche un quatrième titre en live... le quatrième sur un tournoi turbo ! Est-il possible de devenir Team Pro Turbo ? On posera la question à Stephane Matheu, qui n'a pas laissé filer une miette de ce festin offert par son jeune poulain. Avec un rail globalement acquis à sa cause, Romain ne jouait pas seul sur cette finale. Lorsqu'il poussait (souvent) ses jetons au milieu, c'est tout un peuple acquis à sa cause qui se chargeait de remplir l'Amazon Room de décibels.

romain lewis rail
Des jetons poussés au milieu, parlons-en. Ce format de tournoi n'est pas comme les autres. Quel est le move préféré des joueurs de tournoi à moins de vingt blindes de moyenne ? Le resteal à tapis, bien sûr. L'Ukrainien Timoshenko n'aura pas tenu cinq minutes, dans une confrontation 88 contre Sammartino qui détenait QQ... l'Italien qui va ensuite laisser filer les gros sous, après avoir perdu le plus typique des flips, QQ contre le AK de Chidwick.

Romain Lewis
La pression n'a pas le temps de redescendre quand l'Américain Barth Melius est le premier joueur à empocher le premier gain à six chiffres, un joli 103 547 $, après être tombé contre l'Indien Aditya Agarwal... Pendant ce temps, Romain se faisait tout petit. Effacé, il ne le fut pas dans cette finale non : simplement, il attendait le moment opportun pour bondir de sa tanière. "Quand je tombe à 6/7 BB, que je fais tapis et que ça fold, c'est vrai que je suis déjà très content. C'est un Turbo, il faut prendre tous les jetons possibles. Pour la confiance, c'est parfait aussi."

Aucun de ses resteals à tapis n'a été payé... et à chaque fois qu'il mettait la main au milieu, son rail célébrait ça mieux que jamais. D'ailleurs, petit aparté sur cette bouillante sur la section de supporters. "Je tiens à dire que ce rail est très intelligent", nous a soufflé entre deux coups Rob, arbitre en charge de la finale. Un Américain qui complimente un rail Français, ce n'est pas fréquent. "Ils applaudissent et crient quand il faut, ils sont silencieux pendant les mains, c'est très agréable. En revanche, pour contrôler Mustapha, c'est une autre histoire !" Rob est taquin et a noté comme tout le monde ici que le leader des troupes en tribunes s'appelait Mustapha Kanit. "En pression constante !" hurlait l'Italien - en français s'il vous plaît - à chaque fois que Romain envoyait son tapis. Sur une structure comme celle-ci, à chaque fois que l'on récupère les blindes on se rapproche un peu plus de la victoire et les tribunes ont chanté comme il se doit à chacun des vols de leur poulain.

Romain Lewis
À trois joueurs restants le rythme s'est quelque peu calmé. Il semblerait même que l'on ait vu défiler un niveau entier sans élimination. Le joueur indien à plus d'un million de dollars de gains en live Aditya Agarwal contrôlait les débats avec son gros stack, même si la crainte qu'inspirait Stephen Chidwick compensait son déficit en jetons. Dans le rail, tout le monde rêver de voir Romain éliminer Chidwick : pour beaucoup, l'ancien numéro 1 mondial reste le boss final du MTT game. L'Anglais a offert une occasion à Romain, en faisant tapis en bataille de blindes. Il en restait 7,5 chez Romain, alors que l'Anglais en possédait deux de plus. Il a fallu une bonne minute pour que Romain ne prenne sa décision... call avec Q9 quand Stephen Chidwick ne pouvait montrer mieux que... Q8 ! Lecture au laser, croupier qui claque un 9 sur la turn puis un 9 sur la rivière : le petit Lewis venait de faire vaciller un géant, tout en se repositionnant dans la course. "T'as vu ce call contre Chidwick ?! Wouaaah ! Je pense que j'étais obligé de le faire en vrai", nous glissera Romain après la finale.

Stephen Chidwick
Chidwick n'avait plus que quelques minutes à vivre sur cette finale. Malgré un double up (avec deux blindes, la belle affaire), il sera définitivement mis hors-jeu par Agarwal, avec KJ contre QQ. Son deuxième bracelet attendra : pour l'heure, le dernier duel de l'Event 76 pouvait commencer.

romain lewis HU
Il ne durera qu'une dizaine de mains. Parti en désavantage numérique, Romain paiera un bluff d'entrée de jeu avant de doubler dès la main suivante... mais son adversaire fera de même lors de la troisième main. "Là, je me suis dit 'Oh non, pas encore...pas deuxième'. C'est vrai que j'y ai pensé..." À toi, à moi... Quelques mains que l'histoire ne retient pas sont disputées... jusqu'au moment où les deux joueurs partent à tapis avant le flop, Agarwal mettant la pression maximum sur Romain. Le Français n'a pas tremblé au moment de pousser avec 55... mais n'a juste pas aimé la main qu'il rencontrait, 76. À cette heure-ci, il faut passer entre toutes les balles, et c'est agilité que Romain va slalomer entre les cinq cartes d'un board 94JKA déroulé à toute vitesse par la croupière. Romain serre le poing mais n'exulte pas. Pas encore car son adversaire n'est pas mort, seulement à genoux. Le tête-à-tête peut repartir... avec un Romain ayant désormais le vent dans le dos, avec 15 millions de jetons contre 3,4 millions.

romain lewis HU
Il faut boucler, il faut conclure, le bracelet est là, il l'attend. Romain paie une première fois le tapis de son adversaire avec 87 et découvre avec bonheur 76 chez son adversaire. Une joie de courte durée, puisque les deux joueurs vont split à cause d'un tableau 2K7AQ. C'était reculer pour mieux sauter avec un nouveau all-in préflop joué dans la foulée : T9 chez Romain Lewis contre A3 pour Aditya Agarwal. Le T qui tombera sur le turn scellera définitivement le triomphe de Romain Lewis, sous la bronca d'un rail franco-Winamax.

romain lewis winner
Romain Lewis. Champion WSOP. Aujourd'hui et pour l'éternité. "Ça fait plaisir, enfin ! Cette fois, il ne m'a pas échappé. À chaque fois, j'étais content de mes résultats... mais à chaque fois, je me disais aussi que c'était vraiment dur de gagner un bracelet en fait. Là, c'est bon, je peux enfin ajouter ce petit bijou à ma coloc de Wimbledon. Ivan Deyra, Jeremy Saderne, moi : ça commence à faire quelques-uns tout ça. On a quand même bien vibré sur cette finale, c'est ça le Turbo, j'adore, ça se joue à pas grand chose. Et maintenant, je peux t'annoncer que je vais pouvoir chill sur cette fin de WSOP ! Après un cru 2021 jusque-là sans bracelet, malgré deux tables finales pour un Pierre Calamusa tout proche du bonheur dès le début de ce festival, malgré les tables finales d'Adrian Mateos, Mustapha Kanit, et Joao Vieira, Romain Lewis permet au Team Winamax d'imprimer encore un peu plus sa marque sur le circuit mondial du poker.

romain lewis steph matheu
Avant de partir célebrer avec notre héros, un coup d'oeil au palmarès du vainqueur. Romain dépasse maintenant les trois millions de dollars de gains en tournoi live, une grosse vingtaine d'ITM sur les WSOP version Vegas, quatre tables finales WSOP, une table finale WSOP-Europe, une table finale WSOP-Circuit et désormais un bracelet WSOP. Tout cela à 26 ans seulement. Le futur, que lui réserve-t-il à Romain Lewis ? On a hâte de le découvrir en sa compagnie. - Veunstyle

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WSOP : le coverage Winamax

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MessagePosté le: 17/11/2021 08:40   Sujet du message: Joshua pris Répondre en citant Signaler un Abus

Joshua pris

Joshua Remitio éliminé en quatrième place (2 300 000 $)...
... non sans avoir enflammé l'Amazon, porté par un rail en délire
La première partie de la finale s'achève
Main Event (Finale) - Level 38 (600 000 / 1 200 000 BB ante 1 200 000)

Joshua Remitio
C’est un rail fabuleux qui porte Joshua Remitio. Un orchestre impressionnant qui donne de la voix et multiplie les chants pour encourager le gamin de Phoenix. Il rassemble les camarades de l’Université d’Arizona, les potes de grind de Californie (où l’Américain a déménagé pour débuter sa carrière de joueur), les vieux copains d’enfance… Et bien sûr Carmela et Juvi, ses parents, arrivés ce matin pour encourager le fiston.

Joshua Remitio
Au moment de leur demander ce qu’ils ressentent en le voyant jouer une finale de Main Event des WSOP, Carmela, la maman, nous répond très honnêtement. « Je ne comprends pas grand-chose au poker. Il y a six ans, Josh venait de finir un Master en finance et juste après ça, il nous a annoncé qu’il voulait se lancer dans le jeu. J’étais assez inquiète, nous confie Madame Remitio. Nous, nous sommes des gens simples, typiques. On travaille huit heures par jour pour gagner notre vie, on a toujours fait ça. Mais avec le temps, j’ai compris que le poker, c’était aussi du travail et de l’intelligence. Cette histoire de Las Vegas, je ne pensais pas que c’était très sérieux. Mais quand il m’a appelé hier soir, il m’a dit “Maman, j’ai besoin de toi ici”. Alors j’ai posé trois jours pour quitter le travail et j’ai conduit cinq heures pour venir jusqu’ici ».

Joshua Remitio
On imagine que Carmela et Juvi ne regretteront pas d’avoir fait le voyage. Dans une ambiance survoltée, les deux parents assistent en direct au plus grand exploit de Joshua, si on parle de carrière pokeristique. Auteur d’un parcours fantastique, le joueur se retrouve à 5 left du plus beau tournoi du monde. Et il est d'ores et déjà assuré de remporter 2,3 millions de dollars. De quoi rendre les parents fiers.

Joshua Remitio
« Mon jugement sur le poker a changé depuis quelque temps déjà. J’ai appris à respecter le jeu. J’ai compris que ce n’était pas juste du gambling. Quand il rentrait nous voir à la maison, il avait toujours un livre de poker avec lui, il a beaucoup travaillé pour devenir meilleur, explique Juvi, qui s’interrompt quelques secondes pour crier un énorme « Come on Joooooosh !», avant de reprendre la conversation. Dans la vie comme au poker, on a toujours besoin d’un petit coup de chance. Pour Josh, il est arrivé sur ce Main Event ».

À peine a-t-il fini sa phrase que le rail de Joshua s’enflamme de nouveau. Des tapis ont été annoncés, et Joshua court vers les siens pour annoncer. « J’ai besoin d’un As, et c’est gagné » informe le joueur, toujours plein d’ondes positives. Et cette fois, ce n’est pas deux, mais trois joueurs qui sont à tapis !

C’est d’abord Jack Oliver qui pousse ses treize dernières blindes au bouton avec J9. En petite blinde, Joshua Remitio a trouvé AJ et part aussi à tapis, pour 4 blindes de plus. Mais derrière lui, le chipleader Koray Aldemir se réveilles avec QQ. Il a l’occasion de faire un strike, et d’assommer le tournoi, pour se retrouver directement en heads-up !

Tension maximum autour des tables. Les supporters hurlent de tous côtés. Le rail anglais, le rail allemand, le rail américain, tout ce beau monde entre en transe pour appeler, un as, des carreaux, ou des briques. La croupière dévoile un board qui vaut quelques pépettes.

1098, il y en a un peu pour tout le monde. La turn 3 en donne un peu plus pour Jack qui joue désormais la couleur, qui vient sur la coquine river 7. Jack prend le "Main Pot" avec la flush et triple up, Joshua récupère le "side pot" de huit blindes avec une suite et Koray, qui, pouvait s’offrir deux joueurs pour le prix d’un, repart bredouille. Totalement fou !

Joshua Remitio
Mais à peine a-t-on le temps de souffler que de nouveaux tapis sont annoncés. Encore une fois, c’est Joshua et Jack qui sont aux prises. L’Anglais tient l’occasion d’achever définitivement l’Américain sur un quasi flip A2 contre J7. Chacun trouve une paire sur le flop A107, la turn 4 n’apporte aucune aide et la river 2 valide l’élimination de Remitio. La belle histoire de Joshua se termine en 4e position. 

Le rail hurle une nouvelle fois à la gloire de son héros : « Joshua ! Joshua ! Joshua ! ». Carmela et Juvi se lève, émus par la performance de leur fils, qui ne montre aucun signe de déception. Il se jette dans les bras de son clan pour partager le moment avec eux.

Joshua Remitio
Mais pas sûr que le Kop ait envie de se taire. Une fois reparti vers les caméras de Poker Go, le public se met à scander le fameux « U.S.A ! U.S.A ! U.S.A ! ». Mais pour représenter la patrie, il ne reste qu’un seul candidat. Soit, les supporters qui hurlaient « Josh ! » il y a quelques minutes semblent avoir trouvé leur nouveau favori. « Georges Holmes ! Georges Holmes ! Georges Holmes ! ». C’est reparti pour un tour. - Fausto

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MessagePosté le: 18/11/2021 01:20   Sujet du message: Les WSOP déménagent à Paris (ou presque Répondre en citant Signaler un Abus

Les WSOP déménagent à Paris (ou presque)

Dites au revoir au Rio : à partir de 2022, les WSOP se joueront sur le Strip de Las Vegas

Paris Las Vegas
C'est une vieille rumeur qui s'est enfin éteinte mardi, avec l'officialisation par les organisateurs des World Series of Poker d'une nouvelle pressentie depuis longtemps : les Championnats du Monde quitteront le Rio aussitôt achevée cette édition 2021. Rassurez-vous, le plus ancien et le plus prestigieux des festivals de poker ne part pas bien loin : en 2022, il se contentera de sauter l'autoroute I-15 pour atterrir au beau milieu du Strip, dans une autre propriété du groupe Caesars : le centre de convention situé entre les casinos Paris et Bally's.

Pressentie depuis des mois, voire des années, la fin de l'ère Rio - elle avait débuté en 2005, après le rachat par le groupe Caesars de la propriété intellectuelle WSOP à une famille Binion en faillite - est désormais officielle. C'est Vince Vaughn (acteur hollywoodien légèrement has been mais on lui pardonne car il est responsable de Swingers) qui, en sa qualité de tout nouvel ambassadeur des WSOP, s'est chargé d'annoncer la bonne finale hier sur le plateau télé, juste avant le coup d'envoi de la finale du Main Event.

WSOP déménagementSi les WSOP ne bougent que d'à peine un kilomètre, ne vous y trompez pas : plus qu'un déménagement, il s'agit d'une révolution. Symbolique, dans un premier temps : 51 ans après sa naissance au Binion's Horseshoe, dans le quartier Downtown, c'est la toute première fois que les WSOP vont se jouer sur le Strip, artère emblématique de la Ville du Vice. Et pas n'importe où : en face de deux des casinos les plus célèbres du monde, le Bellagio et le Caesar's Palace, et non loin de l'Aria, repaire préféré des joueurs highrollers depuis une dizaine d'années. Ce qui laisse d'ailleurs entrevoir un potentiel souci pour 2022 : le trafic routier. Les habitués de Vegas le savent : le Strip est embouteillé plus ou moins du matin jusque très tard. Les locaux le surnommant même "le plus grand parking de Las Vegas". Il faudra donc espérer que les joueurs laissent leur voiture au garage et optent de rester dans les hôtels les plus proches afin de faire leur trajet quotidien vers les WSOP à pied. Dans le cas contraire, ils risquent de tilter pas mal ! C'était l'un des plus grands avantages du Rio, casino décati et mal-aimé depuis toujours : ses multiples parkings géants où l'on trouvait toujours une place. Au Paris/Bally's, cela sera une autre histoire... même si les huiles des WSOP nous ont confié travailler à des solutions sur le sujet. Avec ce déménagement, c'est toute la géographie des joueurs qui va changer d'un seul coup : on peut supposer qu'ils abandonneront leurs villas et hôtels situés à l'ouest du Strip (justement pour éviter d'avoir à le traverser avant et après les tournois) et chercheront désormais un logement à l'est, une zone de la ville réputée comme moins riche. L'avantage, c'est que tout le monde aura désormais beaucoup plus de choix au moment de prendre sa pause-dîner. Une première recommandation de la rédac Winamax : Mon Ami Gabi au Paris, un faux resto français mais un vrai bon plan, avec sa terrasse offrant une vue surnaturelle sur les fontaines du Bellagio.

Concernant la nouvelle maison des WSOP proprement dite, nous avons déjà été rassurés. Pas de panique : il y aura plus de place qu'au Rio ! On nous promet entre autres une Pavilion Room encore plus gigantesque (si cela était possible), avec un nombre de tables multiplié... Miam ! Et puis, pour nous Français, on pourra désormais dire : "Je vais à Paris pour devenir Champion du Monde !".

Un dernier mot concernant le Rio, que nous allons quitter d'ici à quelques jours pour ne plus jamais y retourner. On nous l'a juré : non, le futur ex-mari des WSOP ne sera pas détruit... et aucune franchise NBA ne va y ériger un stade sur ses décombres. Vendu pour 516 millions de dollars à un consortium New-Yorkais, Dreamscape Companies, le Rio devrait simplement se transformer... sans que l'on sache encore en quoi.

Le programme des WSOP 2022 n'est pas encore connu ("on n'a pas encore commencé à y réfléchir", nous dit-on en coulisses), mais vous pouvez d'ores et déjà cocher les dates sur votre calendrier : le rendez-vous est donné du 31 mai au 19 juillet prochain. Chamboulement du calendrier oblige, l'attente sera moins longue que d'habitude ! - Benjo

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MessagePosté le: 19/11/2021 23:05   Sujet du message: Une dernière Marseillaise pour Romain Lewis Répondre en citant Signaler un Abus

Une dernière Marseillaise pour Romain Lewis

La Marseillaise a vibré cet après midi à Las Vegas en l'hommage de Romain Lewis
Et si c'était la dernière fois au Rio ?

romain lewis winner

Moment émotion comme on les aime aux WSOP pour commencer cette journée du 19 novembre 2021 : la Marseillaise a peut-être retenti pour la dernière fois entre les murs de la Convention Center ! Rien que de l'écrire, ça fait froid dans le dos. Romain Lewis est monté sur le podium situé dans la salle Brasilia, podium sur lequel seuls les champions WSOP sont les bienvenus afin de recevoir de façon officielle son bracelet WSOP. Après un speech qui rappelait les précédentes performances de Romain sur les WSOP, échouant à quelques places du bracelet à chaque fois, le directeur des WSOP Jack Effel a alors appelé le Team Pro Winamax sur scène, non sans écorcher quelque peu son identité ("Please welcome Romain LAwis"), avant que la Marseillaise ne résonne fort dans le Rio, certainement pour la dernière fois de l'histoire.

matheu marseillaise

Elle résonnait si fort que le contingent Français n'était pas vraiment en rythme avec la musique, mais qu'importe, les vibrations étaient là pour Romain : "C'est un chant que j'adore, que j'entonne depuis que je suis tout petit. Et là, chanter devant tout le monde, c'était fort. J'avais envie de chanter moi aussi, d'emmener la salle avec moi. Déjà que c'est un chant un peu morose. Là, c'était une fête, main sur le cœur, ça fera des souvenirs énormes."

levietfou marseillaise

Pour beaucoup, les choses pourraient se bousculer dans la tête dans un moment aussi euphorique. Romain a plutôt essayer de savourer l'instant : "Pendant l'hymne, je regarde les potes, j'essaie de voir tout le monde, il y a bien une quarantaine de têtes que je connaissais, j'essayais d'observer tout le monde... j'essayais juste d'être dans le moment présent. Je ne pensais à plus rien d'autre, j'en ai bien profité."

Romain écrit l'histoire à sa façon, en s'occupant du chapitre final des Français aux WSOP : "Savoir que c'était peut-être, même surement la dernière au Rio, j'avoue que ça rajoute un petit truc en plus spécial. Au moins je sais que j'en ai gagné un ici. Parce que pour moi, l'histoire des WSOP, c'est ici, au Rio. Et avoir mis ma pierre à l'édifice dans l'histoire, ça me fait vraiment kiffer." 

Romain Lewis est le 29e français auréolé d'un bracelet WSOP. On attend d'être surpris avec un 30e et dernier inattendu, mais il ne va plus falloir trop trainer, il ne reste qu'une poignée de tournois. L'Event 88, dernier du nom au programme de lundi, est clairement celui qui pourrait sourire une dernière fois au clan tricolore. Après ça, on rentre à la maison !

romain lewis winner Team Pro W

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MessagePosté le: 22/11/2021 08:35   Sujet du message: Un jour, un bracelet : Leo Margets est championne WSOP ! Répondre en citant Signaler un Abus

Un jour, un bracelet : Leo Margets est championne WSOP !

Tout simplement incroyable : Léo Margets remporte son premier titre WSOP
Le Team Winamax repart avec trois bracelets en quatre jours, insane !
Event#83 : The Closer 1 500$

leo margets

Vous êtes au petit déjeuner, vous découvrez les nouvelles de la nuit du côté de Las Vegas et là... vous apercevez encore un joueur Winamax avec un bracelet dans les mains. Ne reprenez pas une tasse, vous êtes bien réveillé : Léo Margets a remporté ce soir son premier bracelet WSOP dans un scénario de finale totalement fou, ainsi que la bagatelle de 376 850 $, le plus gros cash de sa carrière.

Moins de 24h après son compatriote Adrian Mateos, et trois jours après Romain Lewis, Leo Margets rapporte un nouveau trophée pour son pays et pour le Team Winamax. Une joie comme on n'en voit que trop peu désormais, une fois la dernière river du tournoi posée par le croupier sur la table. La sympathique Leo pouvait sauter de joie dans les bras de ses proches, Borja Gross et Alex Hernando les premiers, coach Stéphane Matheu ensuite. Excitée comme jamais, Léo ne réalisait pas immédiatement ce qui venait de lui arriver : "Je n'y crois pas. J'étais déjà ravi de faire un petit deeprun, tout aussi ravie de pouvoir faire encore une table finale comme en 2018, mais alors là... le bracelet ! J'ai pas mal fait les montagnes russes dans ce tournoi, ce qui offre encore un peu plus de plaisir. Je suis monté haut... mais je suis aussi tombée très bas, j'aurais pu sauter depuis longtemps, c'est pour ça que même si j'avais perdu, je n'aurais pas été déçue. Un moment donné j'avais 4 millions quand il avait 43 millions en tête à tête !" 

alex_kulev
Alex Kulev, ultime adversaire de Léo Margets

Scénario improbable et petit coup du destin, c'est suite à une grosse erreur de sa part que Leo a bien failli disparaitre du tournoi. Bien failli seulement, puisque les Dieux du poker refusaient de se séparer d'elle aujourd'hui : "Je suis revenu dans la course grâce à une grosse bêtise de ma part. J'ai fait tapis en pensant que j'avais 2,5 blindes, et après décompte, il s'avérait que j'avais plutôt 7,5 BB. J'ai 9-4 à ce moment-là, et je me retrouve face à A-9. Et j'ai trouvé le quatre et ça m'a totalement lancé dans ce tête-à-tête. Les erreurs ça arrive, je ne voulais pas me torturer l'esprit avec ça, mais après cette bêtise, je me suis concentré à 200% et ça m'a presque plus aidé. "

leo margets

Très proche de Borja Gross, un joueur que vous connaissez surement sur Winamax, sous le pseudo Timotyy, le premier vainqueur de la Top Shark Academy espagnol et grand spécialiste de l'Expresso, Leo s'est retrouvée comme un poisson dans l'eau une fois le field de cette finale parfaitement écrémé : "Quand on est tombé à trois puis à deux joueurs restants, je me sentais très à l'aise. J'ai beaucoup travaillé le jeu Expresso ces dernières années et je savais que mon adversaire à la fin n'allait pas être préparé à ça. Et puis j'ai run good dans les coups à tapis, forcément, ça aide un peu. En 2018, je perds deux flips décisifs pour gagner le bracelet, aujourd'hui c'est un juste retour des choses."

Ça pourrait en étonner quelques-uns, mais demain ce n'est pas exactement la main sur le cœur que Leo Margets devrait vivre son hymne nationale. Ce chant, en tant que Catalane, elle ne le porte pas plus que cela dans son coeur : "Ce n'est pas que je me moque de l'hymne national qui sera diffusé demain, mais je suis beaucoup plus fière de rapporter un bracelet pour moi-même et pour l'équipe Winamax, que pour mon pays. Si j'avais le choix entre l'hymne de mon pays et l'hymne Winamax, s'il existait bien sûr, je ne choisirais pas l'hymne de mon pays."

leo margets

Non loin de là, dans le tournoi à 100 000 $, Adrian Mateos s'est levé quelques instants de table pour venir féliciter sa collègue du Team Winamax: "Je suis super content pour elle, pour le Team, pour l'Espagne. La persévérance, c'est important à ce jeu. Je sais que Leo n'a jamais rien lâché pour en arriver là, elle vient tous les ans depuis des années, et elle a beaucoup travaillé son jeu. Elle mérite de gagner, cette année, c'est pour elle. C'était un gros tournoi, et je sais que c'est compliqué de gagner de gros tournois"

Hormis la gagnante du Ladies Event, aucun autre vainqueur de ces tournois WSOP n'est une femme. Leo Margets vient de réaliser un petit exploit qu'on n'oubliera pas. 12 après ses premiers pas aux WSOP et cette 27e place sur le Main Event, elle est de retour plus affuté, plus précise, plus prête pour le genre de mission qu'elle vient d'accomplir : "Je vois des millions de différences entre la jeune femme que j'étais en 2009, et aujourd'hui. Je suis beaucoup plus calme, beaucoup moins anxieuse. Je découvrais le poker à l'époque, j'avais beaucoup de faiblesses, beaucoup de choses à améliorer c'est évident. Là où ça me rassure, c'est qu'en 2021 j'ai toujours cette rage de gagner, la même qu'à l'époque, et je pense que c'est le jour où je perdrai cette rage de vaincre que j'arrêterai le poker."

Léo a promis qu'elle resterait sur ces même buy-in de tournoi à l'avenir, l'argent ne lui fera pas tourner la tête. Parfait ça, demain il y a un petit 5 000 $ qui débute.

À demain pour un nouveau bracelet Winamax ? Comment on a dit, non ?

adrian_leo_borja
Cette doublette espagnole aura laissé une grosse empreinte sur les WSOP 2021

Résultats de la table finale
Vainqueur - Leo Margets (Espagne) 376 850 $ 
Second - Alex Kulev (Bosnie) 232 920 $
3e - Stephen Song (USA) 172 855 $
4e - Arturo Segura (USA) 129 460 $
5e - Marc Lange (Allemagne) 97 865 $
6e - Cherish Andrews (USA) 74 680 $
7e - Aleksandr Shevliakov (Russie) 57 524 $
8e - Chris Moorman (UK) 44 740 $
9e - Benjamin Underwood (USA) 35 131 $

leo margets

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MessagePosté le: 22/11/2021 23:50   Sujet du message: Léo, comme chez elle au Rio Répondre en citant Signaler un Abus

Léo, comme chez elle au Rio

Leo Margets a reçu cet après midi son bracelet WSOP des mains de Jack Effel
À l'endroit précis où son histoire avec les WSOP a commencé

leo margets

Job is done, Leo Margets peut désormais porter son bracelet de champion WSOP !

La salle de la Brasilia n'étant désormais plus qu'un souvenir d'une autre époque, les chaises et tables étant pliées, rangées, les câbles électriques emmêlés un peu partout, c'est au beau milieu de l'Amazon Room que Jack Effel a remis son bracelet à Leo Margets cet après midi. Nous sommes à la pause du dernier tournoi WSOP de ces Series 2021, le 5 000 $ 8-max, avec un parterre de joueurs rêvant secrètement d'imiter l'Espagnole et de faire l'ultime braquage de cet automne avant de rentrer. Mais nous sommes aussi et surtout devant le setup de table télévisée.

Pourquoi est-ce un endroit si spécial pour Leo ? Car c'est un peu ici que sa carrière a débuté, il y a 12 ans déjà, lorsqu'elle fut désignée "last women standing" sur le Main Event (27e place). Jack Effel est comme tous les Américains, il adore ce genre de belles histoires et n'a pas manqué de rappeler qu'il était déjà là pour voir ça. Plus d'une décennie après leur première rencontre, il a enfin pu lui décerner son premier bracelet WSOP.

¡ viva España !

leo margets
Comme disait un vieil aventurier de Koh Lanta : Pawwwww !

leo margets
Dommage, il manquait LevietFou. Où est Pierre Calamusa ?

leo margets
En compagnie de Jack Effel et toujours avec ce grand sourire qui ne la quitte pas

leo margets
On ne s'en lasse pas en fait !

stephane matheu
Ça devait arriver : Stéphane Matheu s'est fait coincer par Grégory Chochon, l'un des directeurs des WSOP. "Ça suffit les bracelets en fin de festoche quand tout le monde est déjà parti..."

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MessagePosté le: 25/11/2021 10:55   Sujet du message: Adieu le Rio, à bientôt les WSOP Répondre en citant Signaler un Abus

Adieu le Rio, à bientôt les WSOP

Job is done baby, les World Series of Poker 2021 sont officiellement terminés, le rideau sur le Rio est lui définitivement tiré à tout jamais.

Ce dernier marathon aura duré plus d’un mois et demi pour les plus endurants, s’étalant sur 88 tournois au total, récompensant des milliers de personnes de centaines de millions de dollars (on s'y perd vite avec tous ces chiffres), il est désormais l’heure de rentrer à la maison et de se détendre un peu. Cette 52e édition des championnats du monde aura été disputée dans un esprit très particulier, on le savait, très covid et forcément moins international que par le passé, mais nous avons tout de même pu jouir de notre jeu préféré pendant quelques semaines à Las Vegas, et pour la dernière fois dans les murs de ce mythique casino du Rio. Le jeu en valait la chandelle, si si.

amazon room

Bientôt, tous les souvenirs créés ici depuis si des années partiront en fumée. Parait-il que tout sera rasé, la Convention Center, le Casino, l'hôtel du Rio. Pour y mettre quoi à la place ? On parle d’habitations, on parle aussi d’un stade gigantesque pour la future équipe NBA qui devrait voir le jour dans les prochaines années. On parle beaucoup surtout ici. 

Ils peuvent nous enlever les murs, ils ne nous retireront pas les souvenirs. Et il y en a beaucoup... Heureusement, Internet fourmille de photos/vidéos/blogs qui permettront de ne jamais oublier tout ce qui a bien pu s'y dérouler. Depuis le premier coverage de Benjo pour Winamax, en passant par les vidéos de Tapis Volant, celles d'Harper désormais, les Dans la Tête d'un Pro... allez vous perdre sur tous les liens à côté, et vous passerez une bonne journée.

Dans cette arène qu'était le Rio, des légendes ont inscrit leur nom dans le temps, des carrières ont été créées, des heroe call de mutant ont été fait, des vies ont changé à tout jamais, des qualifiés Winamax ont bien grandi, beaucoup d'alcool a coulé sur le toit du Voodoo, les billets ont volé, des larmes ont coulé, de la joie, de la peine, des instants de vie qui resteront gravés à tout jamais. Comment ne voulez pas partir avec une tonne de nostalgie dans la valise ?

Il nous sera absolument impossible d'étaler sur papier toutes ces incroyables aventures vécues ici, sauf si vous avez envie de lire un romain épais là tout de suite, alors plutôt que de parler du passé désormais derrière nous, tentons plutôt de nous tourner vers ce bel avenir, que l'on espère tout aussi radieux et sans la climatisation à fond (par pitié).

Un nouveau casino (même deux, le Paris et le Bally's), des murs sans histoires, un futur à écrire, les WSOP 2022 auront évidemment un goût totalement différent, un goût de renouveau complet, et même s'il est déjà l'heure de partir d'ici, le cœur chargé d'émotion, personne ne cachait son excitation à l'idée d'aller s'installer désormais très vite sur le strip. Et oui, dans 6 mois, tout redémarre ici ! 

Et vous, en serez-vous bientôt ? Veunstyle

2021, un bon millésime

wsop2021

Quelle dernière cuvée ! Pour la dernière dans le domaine du Rio, ce Vegas 2021 restera parmi les plus beaux. Pour le poker Français comme pour la Team Winamax, cette édition fut une formidable bacchanale. Petit flashback pour revenir sur les moments champagne du festival.

LeVietF0u tire le premier

En ouverture de banquet, c’est Pierre Calmusa qui allume le premier pétard. Au lendemain d’un High Roller à 25 000 $ un peu court, LeVietF0u recharge la bankroll sur un… 1 000 $ Super Bounty Turbo. Le Team Pro réalise un tournoi magnifique, mais passe à un cheveu du bracelet, en s’inclinant face à Michael Perrone lors du heads-up final. 94 briques pour cette première TF, qui lance le festival du Team Winamax.

Quelques jours plus tard, le frisson viendra d’un français un peu plus random. Jeremy Malod perce un field de 1 450 joueurs sur le 1 500 $ 6-max, mais se fait renverser dans l’ultime duel par Bradley Jansen. Première perf à 6 chiffres pour le clan tricolore (193 711 $) et deuxième médaille d’argent. Le moteur commence à chauffer.

Hellmuth continue d’écrire sa légende

phil hellmuth

Pendant la deuxième semaine, les Français et les Team Pro se font plus discrets. Quelques grands noms du poker mondial attirent la lumière et commencent à compléter leur collection de bracelets. Anthony Zinno claque le doublé sur le Seven Stud Championship puis le 1 500 $ H.O.R.S.E, Jason Koon chope son premier titre WSOP sur le prestigieux 25 000 $ Heads-up, Chance Kornuth prend son troisième bracelet sur le Short Deck à 10 000 $ et Michael Addamo continue d’atomiser les hauts plateaux du jeu, en enlevant le High Roller à 50 000 $ face à Justin Bonomo.

Mais parmi les légendes du poker qui se sont signalées sur cette édition 2021, comment ne pas parler de Phil Hellmuth ? Le vieux crocodile a encore croqué les fields et gouté aux saveurs d’un bracelet WSOP : 7 tables finales (record sur une édition), trois heads-up et un titre, le seizième de sa carrière sur le 1 500 $ Deuce To Seven. Fidèle à lui même, Hellmuth continue de pulvériser les records, et d’animer les plateaux télévisés par ses réactions épidermiques, parfois à la limite du fair play, comme lors de ses finales perdues face à Anthony Zinno et Jeremy Ausmus.

phil hellmuth

Il n’en reste pas moins un champion hors norme, un Livetard comme on en fait plus, qui fait rêver les passionnés de ce jeu, dont il est tombé amoureux il y a plus de trente ans. L’idylle continue toujours.

Avec ses stats exceptionelles, on pouvait penser que Phil se consolerait de ses deuxièmes places avec le titre "WSOP Player of the year", qui manque toujours à son palmarès. Et bien non. La légende du poker américain est devancé par Josh Arieh, auteur lui aussi d'un festival hors norme. 

Un premier titre au bout de trois semaines sur le 1 500 $ PLO, pour 204 766 $, une table finale dans la foulée sur le Poker Players Championship à 50 000 $, un deuxième bracelet sur le 10 000 $ PLO8 puis quatre top 10 dans la dernière ligne droite. L’Américain a roulé sur le festival et pour s’adjuger, devant Phil Hellmuth, le titre « Player of The Year ». Et tel qu’on connaît Phil, il ne se satisfera absolument pas de cette nouvelle deuxième place.

Alex Réard, le champion récompensé

Pierre Calamusa, encore 4e d’un Super Bounty pour 65 briques, et Jeremy Malod nous offraient les premières palpitations. Alex Réard lui, nous donnent le premier orgasme. Après trois semaines de festival, l’ambassadeur Unibet remporte le premier bracelet tricolore, sur un magnifique 5 000 $ 8-max. Le taulier français a bataillé pendant trois jours, abattu un field de 421 concurrents et maitrisé sa finale d’une main de maître pour remporter son premier titre WSOP et 428 694 $. Voilà pour la signature Alex Réard.

reard

Respecté pour ses nombreux exploits passés, mais aussi pour sa personnalité appréciée de tout le circuit français, Alex s’offre à Vegas le titre le plus marquant et le plus juteux de sa carrière. Une victoire méritée, qui en appellera bien d’autres et qui a ouvert la voie à un remarquable quadruplé français.

Adam et Amokrane, from random to Hero

Le sacre du pro a donné des idées aux amateurs. Venu à Vegas grâce au cadeau d’anniversaire de son fils, qui lui offrait un billet d’avion et un ticket pour le 1 000 $ Super Seniors, Jean-Luc Adam vit un rêve éveillé pendant quatre jours et s’impose devant 1 893 joueurs. Le vétéran français, ancien gardien des Chamois Niortais, se fait un nom en validant le deuxième bracelet bleu, pour un gain de 255 623 $. 

En pleine confiance, Jean-Luc prolonge le kiff en s’alignant pour la première fois sur le Main Event, atteignant même le jour 7, pour ajouter un autre beau billet à son butin. 

jean luc adam

Un nouvel éclair français s’abat sur l’Amazon Room une semaine plus tard. Arrivé en solo à Vegas, Mourad Amokrane joue le feu sur le PLO 8-handed à 1 500 $ et arrive sur l’ultime table avec un stack écrasant. La finale ne sera qu’une formalité, l’amateur décroche un titre inouï, 132 844 $ et le troisième bracelet bleu de ces WSOP !

Koray Aldemir, le talent a parlé

koray_winner

Les belles histoires à la Chris Moneymaker, les illustres inconnus qui percent le plus beau tournoi du monde pour prendre la couronne et les millions, ça ne sera pas pour cette année. En 2021, le destin a choisi de récompenser l’expérience, la technique et le talent de Koray Aldemir. Le champion allemand, déjà auteur de moult performances sur le circuit High Stakes ajoute à sa collection le plus prestigieux des trophées pokeristiques, et une perf monstrueuse de 8 millions de dollars. Et sa victoire ne souffre d’aucune contestation.

koray aldemir

Koray a parfaitement négocié son tournoi, du premier jusqu’aux derniers jours, où il entamait la table finale dans la peau de chipleader. Sachant mettre la pression mais aussi faire preuve de patience, il a attrapé au meilleur des moments Papo MC, le rappeur argentin, pour presque s’assurer sa place en heads-up. Dans le duel final, Aldemir a vu l’étonnant George Holmes revenir sur lui, jusqu’à même s’emparer du chiplead. L’amateur d’Atlanta, l’organisateur de home-games, qui ne joue que le Main Event en tournoi officiel, a fait vibrer l’Amérique tout le long de cette finale. Tenant la dragée haute au pro Allemand, George Holmes s’incline finalement face au talent de Koray Aldemir, auteur d’un bon call, qui le fait entrer au panthéon du poker allemand.

Chèvre Miel, petit grinder devenu grand

Il nous a fait vibrer pendant 9 jours. Nicolas Vayssières, aka Chèvre Miel, a sans conteste été la révélation française de ce Main Event. Qualifié King-5 avec la clique Antoine Goutard, Rosalie Petit, Cédric « IllicoBusto » et CapHaddock, l’amateur de pizza sucré salé a montré à ses adversaires, aux couvreurs et aux caméras de Poker Go le grinder redoutable qu’il était. On connaissait déjà sa technique aiguisée, on a découvert un joueur de Live téméraire, capable de s’adapter à tous les profils et de mettre dans des spots terribles certains des plus grands noms du jeu… Son parcours magnifique s’arrête finalement à la 17e place. A neuf places d’une finale de Main Event, c’est forcément frustrant mais un grand bravo à ce joueur, qui, en plus d’être tranchant à la table, est une véritable crème en dehors. Transformer un freeroll en 305 000 $, c’est déjà pas mal. Pour les trophées, ce n’est qu’une question de temps. 

ChevreMiel

On n’oublie pas non plus le champion EPT Nicolas Dumont, la hardiesse de Julian Milliard, la solidité d’Arnaud Mattern, la technique de Clément Van Driessche, l’imprévisible Johan Martinet, le représentant PMU Pierre De Almeida et l’ex team pro Ivan Deyra, qu’on a pris beaucoup de plaisir à suivre durant ces dix jours de Main Event.

ChevreMiel

La razzia du Team Wina

Avant la dernière semaine, la fête était déjà belle. Mais ceux qui sont partis avant ont loupé un bouquet final époustouflant. Et c’est le Team Winamax qui a tiré les dernières fusées !

romain lewis winner

Le premier à faire éclater le W rouge dans le ciel de Vegas répond au nom de Romain Lewis. A 26 ans, le jeune prodige met la main sur le bracelet qui lui avait échappé de peu en 2018, où il s’était contenté de deux podiums à 300 briques. Cette fois, c’est sur un tournoi un peu plus expéditif que le Français a produit la magie : Un 10 000 $ Super Turbo Bounty. Maitrisant à merveille son jeu short stack, Romain Lewis a renversé la vapeur en finale pour écarter Stephen Chidwick avant de retourner Aditya Agarwal. Face à un rail de folie mené par le trublion Mustapha Kanit, Romain Lewis remporte le plus beau trophée et le plus gros gain de sa carrière, 463 885 $.

adrian mateos alex

Dans des sphères un peu plus vertigineuse encore, Adrian Mateos a montré comment dompter les meilleurs joueurs du monde, sur un tournoi à 250 000 $. Appuyant sur l’accélérateur en milieu de Day 2, l’Espagnol a mis une pression maximum sur ses concurrents de renom, pour prendre les rênes du plus cher des tournois du festival. Malgré un flip crucial perdu face à son ultime adversaire, le jeune anglais Ben Heath, Adrian Mateos a dominé la finale, avec la détermination qu’on lui connait pour valider son premier titre sur le plateau Super High Roller et la plus grosse perf’ de sa carrière. Empochant son quatrième bracelet et un gain de 3 265 362 $, Adrian montre, une fois de plus, qu’il est un des meilleurs joueurs de poker sur cette planète. La maquina a encore frappé.

adrian mateos

L’hymne espagnol qui retentit dans la salle Brazilia ? C’est récurrent avec Adrian Mateos. Mais deux fois en deux jours, c’est juste historique. Juste après la victoire de Mateos sur le Super High Roller, sa compatriote et collègue du Team Leo Margets enlève le Closer à 1 500 $ ! Une perf à 376 briques, la plus juteuse de la carrière de Leo, le premier bracelet féminin du festival sur un évènement ouvert et le troisième de la Team Winamax en une semaine. 

leo margets

Cet exploit est à l’image de l’équipe mené par Stéphane Matheu : Irréel. « On a pas encore les chiffres exacts mais je peux déjà te dire que c’est l’année de tous les records », commente le coach. En attendant d’avoir le compte exact des ITMs et autres statistiques, on peut déjà affirmer que le Team Pro sur ces Vegas 2021, c’est 10 finales WSOP, pour 3 bracelets. Le meilleur Team du monde vous dîtes ?

wsop2022

pierre calamusa
Pierre, il faut partir maintenant

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