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WSOP 2021 - Rubriques - Good Morning Vegas
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MessagePosté le: 22/10/2021 10:55   Sujet du message: Good Morning Vegas : Addamo fait le triplé, Deyra pou Répondre en citant Signaler un Abus

Good Morning Vegas : Addamo fait le triplé, Deyra pour un doublé

Un nouveau Bleu en finale, un Jésus australien, Dans La Tête d'un pro "in da place", des projets vidéos plus ou moins inspirés, des tweets en pagaille : on vous raconte un jeudi bien chargé dans notre récap'.

Le Français du jour : Ivan Deyra

DeyraCela faisait un moment qu’il tournait autour : une 63e place sur l’Event #20 par-ci, un top 100 au Wynn par-là, en passant par une 24e place sur le Monster Stack il y a quatre jours… On sentait d’Ivan Deyra se rapprochait du gros deep run sur ses WSOP. Alors quand on l’a vu en sixième position au chipcount après le Day 1 du tournoi de Pot Limit Omaha 8-handed à 1 500 $, on s’est dit qu’on attendrait de voir avant de lui consacrer un premier article… Et on a eu le nez creux (appelez ça le flair du reporter, ou la chatte) : Ivan a en effet atteint la table finale à huit joueurs hier soir, et sera même au rendez-vous du Day 3 à cinq joueurs restants. Pour en arriver là, il a laissé un paquet de noms ronflants derrière lui : Ben Yu, Craig Varnell, Mihails Morozovs, Ryan Leng, Ari Engel, Dan Zack, Scott Baumstein ou Maxx Coleman ont tous été éliminés durant ce Day 2.

Après avoir visiblement run good en fin de journée, entre carré floppé et flush max, le Bordelais, titré aux WSOP il y a deux ans, débutera le Final Day avec le troisième tapis, et devra être au top pour aller chercher son second bracelet, car il partira derrière deux vieux de la vieille, rodés au PLO : Tommy Le (une breloque gagnée en 2017 sur un énorme PLO 8-Handed) et celui qui sera certainement son plus redoutable adversaire, le chipleader Josh Arieh. Déjà en tête à l’issue du Day 1, le troisième du Main Event en 2004 (l’année Joe Hachem) compte ainsi un bracelet et une seconde place en PLO à son palmarès. Bon ok, c’était en 1 999 et 2 000, quand Ivan n’était encore qu’un enfant, mais Josh s’est depuis affirmé comme une valeur sûre des World Series, y perfant tous les ans ou presque. Robert Blair est lui bien moins expérimenté, tandis que le shortstack Gabriel Andrade tentera de devenir le premier joueur équatorien titré aux WSOP. Tout ce beau monde est déjà assuré de 47 429 $ et joue pour un premier prix de 204 766 $. À suivre sur PokerGO dès 23h heure française.

Crédit photo : Alec Rome/Pokernews

Le tournoi gagné par Michael Addamo du jour : le High Roller 50 000 $

Michael Addamo

Crédit photo - PokerGO.com




Il était attendu au tournant et il n'a pas déçu. Au contraire même, de tournoi en tournoi, il continue d'impressionner, même les plus expérimentés et les plus fortunés de ses adversaires. Jeudi soir à Las Vegas, Michael Addamo a remporté son troisième bracelet sur le High Roller à 50 000 $, trois ans après avoir réussi un doublé entre le Rio et le King's Casino de Rozvadov, sur le Marathon Event puis un autre High Roller à 25 000 $. N'ayons pas peur des superlatifs : peu importe le bout par lequel on le prend, tout impressionne dans ce nouveau sacre de l'Australien, qui encaisse au passage 1 132 968 $, le quatrième chèque à sept chiffres de sa carrière, le quatrième en seize mois. Le timing justement, est ce qui frappe en premier lieu. On vous en parlait dans notre article d'hier, Addamo restait sur cinq podiums en cinq semaines à Vegas, dont trois victoires et non des moindres : deux tournois à 50 000 et 100 000 $ du Poker Masters et surtout le Super High Roller Bowl à 300 000 $ pour 3,4 millions de gains. Depuis mi-septembre, le total de gains bruits de la nouvelle terreur du circuit s'élève à 7 240 968 $. A-t-on déjà vu un joueur remporter autant à pareille époque de l'année ? Probablement pas.

Michael Addamo Hendon

Et vous, ça va votre automne ?




Mais là où le phénomène Addamo fascine encore plus, c'est la façon avec laquelle il vient à bout de fields certes réduits, mais composés des meilleurs joueurs de la planète. Des joueurs capables de passer des heures à étudier le même spot ultra spécifique dans le but de réduire à sa portion congrue la part de variante inhérente à notre jeu. Des joueurs obsédés par la théorie et en même temps fins lecteurs des dynamiques de tables, qui ont en plus l'habitude de s'affronter régulièrement, et face à qui les marges de manœuvre sont forcément réduites. Alors, qu'est-ce que Michael Addamo a de plus qu'eux ? À écouter l'intéressé, et c'est là où il continue de nous bluffer, pas grand-chose. "Bien sûr, les compétences à table jouent un certain rôle, a-t-il avancé après sa victoire à nos confrères de WSOP.com, mais pour gagner autant il faut vraiment une grosse part de chance. Ce n'est un secret pour personne : j'adopte une stratégie faite de mises chères. Parfois, vous allez vous faire sortir dès le premier niveau et parfois vous aller monter un gros stack."

Vous l'avez compris, sur ce 50K, Michael a pris la route numéro 2. À un tel niveau d'ailleurs qu'on le pensait intouchable dès la fin du Day 1, bouclé avec plus de 200 blindes, là où le troisième au chipcount n'en avait qu'une grosse cinquantaine. Une démonstration qui s'est poursuivie tout au long du Day 2 et lors de la première partie de la table finale, bouclée en tête, forcément, avec presque 2,5 fois plus de jetons que son plus proche poursuivant Justin Bonomo. L'ancien numéro 1 de la All-Time Money List (qui a d'ailleurs profité de ce tournoi pour se rapprocher à moins de 600 000 $ de Bryn Kenney) fut d'ailleurs le seul à contester le chiplead de l'Aussie, après un hero call dantesque. Sur J103QJ, l'Américain a réfléchi pendant six minutes avant de payer pour le restant de ses jetons avec K10 pour se voir montrer... 92 !

Michael Addamo - Justin Bonomo HU

Crédit photo - PokerGO.com




Un move pour le moins osé suivi d'un autre en heads-up qui offre presque sur un plateau le bracelet à Michael Addamo : un 4-bet shove pour 70 blindes avec 10-9 dépareillés, que l'Australien se charge de cueillir avec KJ. Si les voies des tournois High Rollers semblent toujours impénétrables pour les humbles mortels que nous sommes, Addamo semble les lire à la perfection ces temps-ci, ce qui n'est pas sans lui causer quelques désagréments. "Cela me met pas mal de pression, avoue-t-il. Si vous vous mettez vraiment à croire [que vous êtes le meilleur], vous pouvez tomber dans l'auto-satisfaction. J'essaie simplement de rester humble, de ne pas laisser tout ça me monter à la tête et de continuer à travailler." Respect, Monsieur Addamo.

Le retour tant attendu du jour

Dans la Tête d'un Pro
L’info a déjà fuité un peu partout dans la twittosphère francophone : qu’il est bon de découvrir au réveil ces images des équipes de Dans la Tête d’un Pro enfin de retour au travail après deux ans à ronger leur frein ! On ne nous spoilera pas plus que nécessaire pour le moment concernant le casting ou les tournois qui seront filmés : contentez-vous de savourer ces quelques clichés volés, promesse d’une nouvelle saison d’ici à une poignée de mois. Et sinon, n’est-ce pas un logo En la Mente de Un Pro que j’aperçois sur le masque de Régis en haut à gauche ?

L'article du jour

C’est Poker.org qui nous l’apprend : un tournage sur la vie de Mike Matusow est en cours à Las Vegas. Et derrière la caméra, il n’y a pas n’importe qui : Frank Zarillo, dont le documentaire The Wrestler : A Q.T. Marshall Story (sur la vie d’un catcheur sur le déclin tentant une dernière fois de se refaire) a reçu plusieurs prix donc celui de la San Diego Comic Con. Le documentaire sur Mike the Mouth couvrira un mois de sa vie, pile au milieu des World Series of Poker. Qu’on soit ou pas de l’un des tempéraments les plus explosifs du poker, force est de reconnaître que sa vie hors normes, bourrée de sorties de pistes et d’excès en tout genre, a le potentiel pour donner un film qu’on aura à coup sûr très envie de voir. Si l’on en croit le réal’, suffisamment d’images ont déjà été emmagasinées pour monter un long-métrage… mais Zarillo n’exclut pas de transformer le projet en une mini-série « à la Tiger King ». Nous voilà encore plus alléchés.

Le malaise TV du jour

On peut être certain d’une chose : jamais Ivan Deyra n’aurait pu deviner les questions qui allaient lui être posées lors de cette interview certes express, mais qui ne dure pas une seconde de trop :
 








Les tweets du jour
 





Fans du Génie soyez rassurés : Davidi Kitai sera bien de la partie pour son quatorzième Big One consécutif !




Barny Boatman aussi sera du voyage. Frais comme au premier jour. Ou presque.




La posture dite "du SDF demandant de l'argent" dixit João Vieira : la dernière tendance à la mode ?




Le side bet du jour : Il fallait miser "over 3 semaines" pour l'évènement "quelqu'un hurle dans les couloirs que ses droits civiques ont été bafoués car un agent de sécurité l'oblige à porter un masque."




Un Nord-Coréen aux WSOP ? Alertez le FBI, la CIA, la NSA, la DEA et toute autre institution à l'acronyme en trois lettres !




Le rail en folie. À la défense des amis de Josh Arieh, ils ont jusqu'à 17h heure de Vegas ce vendredi pour venir garnir les gradins avant le début du Final Five. Mais il est quand même chipleader les gars, faites un effort.




Le tweet brag (bien mérité) du jour.




Ne reste maintenant plus à Adam Friedman qu'à remporter le Dealer's Choice Championship une quatrième fois d'affilée l'an prochain pour être l'égal du grand Bill Boyd. Comment ça c'est un peu facile de remporter un tournoi lorsque l'on est le seul inscrit ? Quoi qu'il en soit, au cas où vous vous poseriez la question, après ce quatre à la suite signé sur les toutes premières éditions des WSOP, le Stud à cinq cartes - la variante du film Le Kid de Cincinnati - n'a plus jamais été proposé au programme du festival.




Pourquoi vous reposer et dormir quand vous pouvez tout simplement jouer au Razz ? Merci Phil Hellmuth et Allen Kessler pour ce conseil santé bien-être.



Week-end du 22/23/24 octobre : demandez le programme !



WSOP Poker Go
Crédit photo : PokerGO



Ce vendredi soir, Ivan Deyra partira en quête de son second bracelet devant quatre joueurs, cette fois en PLO et avec un stack confortable dans une configuration où presque tout le monde est bien deep (voir plus haut). Sur le Freezeout à 2 500 $ entamé jeudi, ils ne sont plus que 135 parmi les 896 qui étaient sur la ligne de départ. Ils sont tous ITM et au chip-count, on croise deux Français au sommet : un certain Arthur Conan (2e) qui signe donc son premier deep-run WSOP en live de l’automne (il avait manqué de peu la finale du premier bracelet online début octobre), et Julian Milliard-Feral (4e), que l’on avait découvert lors de son deep-run sur l’édition 2019 du Main Event. Qui d’autre ? Allez, on vous les balance en mode mitraillette : Adrien Delmas (17e), Harry Ulysse (20e), Anthony Darmani (28e), Romain Nussman (32e), Clément Richez (36e), Romain Lewis (39e), Maxime Chilaud (54e), Thibault Letort (55e), Jonathan Therme (83e), Guy Pariente (108e), Florian Guimond (124e) et Samy Boujmala (131e). Voilà qui fait du monde, et du beau monde. Est-ce que l’on retrouvera un ou plusieurs membres du clan en finale ? Réponse au cours du week-end : il reste encore deux journées entières au programme.

Une épreuve qui trouvera sa conclusion dès ce soir, c'est le HORSE Championship à 10K.. On est tombés à seize joueurs jeudi soir, parmi lesquels un ElkY qui lance enfin ses WSOP. En milieu de peloton, le candidat au Poker Hall of Fame sera entouré d’une pelletée d’experts : le compatriote David Benyamine, Brandon Schack-Harris, Jake Schwartz, Max Pescatori ou encore Benny Glasser. Il y a 361 124 dollars à aller chercher et vous l’aurez compris : ces phases finales devraient être une régalade en bonne et due forme.

Du côté du Razz, 98 joueurs sur 311 reviendront au Day 2, seulement 47 seront payés. L’expert en variantes Julien Martini fut le seul Français à se dévouer pour disputer ce tournoi qui n’intéresse qu’un comité réduit de joueurs : bien lui en a pris, il reprendra la partie avec le 20e stack.

Les Day 1 du week-end : un 6-max à 3K ce soir, un Double Stack à 1 000 $ (Day 1A vendredi, 1B samedi), puis un gros PLO à 10K samediDimanche, on joue un Freezeout chérot (5K)ou un Deepstack lowcost (800 balles). Voili voilou.

Flegmatic, Benjo & Rootsah


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MessagePosté le: 25/10/2021 11:00   Sujet du message: Good Morning Vegas : un week-end de finales française Répondre en citant Signaler un Abus

Good Morning Vegas : un week-end de finales françaises

Ivan, David, Arthur et Adrien ont porté haut les couleurs de notre drapeau ces trois derniers jours dans l'Amazon Room, sans parvenir encore à décrocher ce fichu bracelet. Retour sur un week-end riche en bleu, blanc et rouge.

Les finales du week-end : des Français partout !

Ivan DeyraEt une, et deux et trois finales ! Le clan français a de nouveau fait parler la poudre ce week-end, plaçant quatre de ses représentants autour des dernières tables de tournois aux profils bien différents : un Pot-Limit Omaha à 1 500 $, le H.O.R.S.E. Championship à 10 000 $ et un tournoi Freezeout de No-Limit Hold'em à 2 500 $. Qui plus est, et contrairement à Jérémy Malod, qui nous avait pris par surprise il y a tout juste deux semaines, les quatre joueurs à l'honneur dans ce paragraphe font partie des figures de proue du poker tricolore. Commençons par celui qui a ouvert le bal dans la nuit de vendredi à samedi : Ivan Deyra. Bien placé au départ du Day 3 de l'Event #39 joué en PLO, avec le troisième tapis des cinq derniers prétendants au titre, au coude à coude avec Tommy Le et non loin derrière le leader Josh Arieh, ValueMerguez a connu ce que l'on est en droit d'appeler "une journée sans". Le Girondin a semble-t-il perdu la majorité des coups dans lesquels il s'est engagé, assistant à la lente fonte de son tapis jusqu'à tomber short stack et envoyer la boîte avec une main dominée face à un Josh Arieh qui ne s'est pas privé de le cueillir sur sa route vers le titre. Sa troisième finale WSOP lui permet de signer son cinquième meilleur résultat en live, une quatrième place qui laisse forcément des regrets, même dans une variante qu'Ivan maîtrise moins, mais bonne pour près de 65 000 $.

David BenyamineSe jouait en parallèle le Day 3 de l'une des épreuves les plus prestigieuses au programme cet automne, le HORSE Championship, avec en selle deux superstars françaises, d'autant plus de l'autre côté de l'Atlantique : le néo-quarantenaire et membre de la short list pour la prochaine nomination au Poker Hall of Fame Bertrand Grospellier et de notre valeur sûre à nous depuis une quinzaine d'années dès que l'on parle de Mixed Games, David Benyamine. Alors que ElkY échouait à la bulle de la dernière table (10e, 26 171 $), le plus Américain des Français parvenait lui à rallier une 17e finale WSOP, la deuxième en 2021, avec un tapis confortable le plaçant dans le quatuor de tête, en compagnie de pointures comme Jake Schwartz, Benny Glaser, Brandon Shack-Harris, Eddie Blumenthal, Chris Vitch ou encore Bryce Yockey. À partir de là, une férouche résistance démarre du côté des short stacks, qui ne donne lieu qu'à une seule élimination en plus de trois heures de jeu, celle de Benny Glaser. Le statu quo reprend alors, plusieurs joueurs tombés très bas trouvant le moyen de remonter... jusqu'à ce que vienne le tour de David Benyamine. D'abord malmené en Stud, il finit par rendre les armes suite à deux coups de Stud Hi-Lo perdus contre Eddie Blumenthal. Sa huitième place lui rapporte 38 035 $, qui ne tarderont pas à être réinvestis sur une nouvelle épreuve Championship au programme cette semaine, en attendant ce qui sera le point culminant de son automne : le Poker Players Championship à 50 000 $ qui débute dimanche.

Adrien DelmasMais la plus belle perf' du week-end est donc venue en No-Limit Hold'em, sur le Freezeout à 2 500 $, et cerise sur le gâteau : elle est double ! Tous deux membres de la génération dorée de grinders rompus aux joutes online, Arthur Conan et Adrien Delmas ont poussé le bouchon jusqu'en cinquième (86 757 $) et troisième place (161 731 $), au milieu de presque 900 entrants. En finale, les deux potos ont connu des trajectoires radicalement opposées. Tombé sous les dix blindes après avoir démarré la TF dans le camp des short stacks, le Top Shark 2018 a remporté le lancer de pièce de la survie avant d'effectuer une remontada de folie, doublant contre Sergi Reixach avant de remporter le pot du chiplead face à l'Espagnol. Une montée en puissance qui sera fatale à Arthur, sorti par le Londonien dans une confrontation préflop paire de 9 contre paire de 7. Alors largement en tête, Adrien subit plusieurs coups d'arrêt jusqu'à perdre une main décisive en 3-handed face à Carlos Chang avec overpaire aux Rois contre couleur floppée. Deux ans après un passage éclair en finale d'une épreuve Shootout, l'ancien membre du Team Winamax a cette fois réussi à faire durer le suspense et explose au passage son plus gros gain en live. Le tout, en devenant le sixième Français à monter sur un podium depuis le début de ces WSOP. Il va bien finir par arriver ce bracelet !

Crédit photos Ivan Deyra et David Benyamine : PokerGO.com

Les tweets du week-end





La fameuse, la légendaire "Coupe du Monde des Joueurs de Poker" est de retour ! Allez les Bleus, ramenez-la nous à la maison.




Joue la comme Pierrot.




Non, les croupiers des World Series ne sont décidément pas les plus expérimentés.




On pensait qu'il allait disparaître à jamais à cause/grâce au Covid, mais non, ce diable de poker à dix joueurs par terre a ressurgi de sa tombe pour venir de nouveau terroriser (et ennuyer à mourir) les joueurs de Las Vegas.




Alors que revoilà Tom Dwan... mais en Californie ! Pour l'heure, durrrr semble bien plus occupé et intéressé à jouer des partie high stakes en Californie avec un autre joueur qui manque terriblement à ces WSOP, Phil Ivey (que certaines rumeurs pointent du doigt comme non-vacciné).




La vidéo vintage du jour, qui permet de se rendre compte que Las Vegas n'avait pas grand-chose de "Fabulous" il y a 62 ans.



Lundi 25 octobre : demandez le programme !

Après avoir tant vibré à distance sur tous ces exploits français, que peut-on bien attendre de ce lundi ? Eh bien potentiellement beaucoup de belles choses ma bonne dame, à commencer par l'Event #46, un Deepstack à 800 $ entamé avec un peu plus de 2 000 joueurs et qui se terminera cette nuit. Au casting des 120 derniers joueurs, par ailleurs dans l'argent depuis un bon moment, on retrouve deux Français, Mathieu Papineau (47e) et Florian Ribouchon (84e), ce dernier signant là son quatrième ITM de l'automne. Au bout du chemin : un premier prix de 214 830 $. Eux devront encore un peu cravacher pour espérer repartir avec un petit quelque chose, il s'agit des 82 joueurs ayant franchi le Day 1 du Freezeout à 5 000 $. Les mieux placés au chipcount côté tricolore se nomment Benjamin Chalot (2e), Alexandre Réard (12e) et Julian Milliard-Feral (38e), tandis que Yoh_Viral (70e), Arthur Conan (72e) et un Romain  Lewis épié par les caméras de Dans la Tête d'un Pro (80e) ferment la marche et auront fort à faire pour rallier l'une des 64 places payées. Ce sera quoi qu'il arrive une longue journée, qui ne se terminera que quand seront connus les cinq derniers finalistes.

Ce ne sera pas le cas du Double Stack à 1 000 $, qui a animé le week-end avec ses deux journées de départ, dont le Day 2 s'est terminé aujourd'hui avec 149 joueurs et qui doit apparemment s'étaler sur trois jours supplémentaires. Derrière le chipleader Jeff Platt, nous surveillerons tout particulièrement Antoine Saout (21e), ainsi que Samy Dubonnet (123e) et Arnaud Enselme (134e). Le PLO Championship a lui trouvé ses trois dernières tables, sans que n'y figure aucun Français (ni dans le reste des places payées d'ailleurs) mais une poignée de têtes d'affiche comme Dan Zack, Tomme Le, Dylan Linde, Mike Matusow, Eli Elezra ou encore Jeremy Ausmus.

Un mot enfin sur les épreuves du jour, une nouvelle fois aux antipodes l'une de l'autre : le seul Shootout à l'affiche cette année, accessible pour 1 500 $ et le Championship de Deuce to Seven Lowball Single Draw.


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MessagePosté le: 26/10/2021 11:10   Sujet du message: Good Morning Vegas : Alex Réard a rendez-vous avec l& Répondre en citant Signaler un Abus

Good Morning Vegas : Alex Réard a rendez-vous avec l'histoire

Les gradins du podium télévisé de l'Amazon Room seront remplis de visages familiers ce soir : l'un des joueurs les plus appréciés et expérimentés de notre communauté va disputer sa première finale WSOP en live.

Le Français du jour : Alexandre Réard

Alexandre Réard
Au sein de la communauté des pros de poker français, Alexandre Réard appartient à une espèce rare : celle des joueurs à la fois adulés par la jeune génération Internet, et respectés des vieux briscards du live. Cette quadrature du cercle, le francilien l’a réalisée en se formant à la dure école des cercles parisiens au début des années 2010, avant de petit à petit se faire un nom sur le circuit européen tout en faisant régulièrement trembler les tables des plus gros MTT online. Aujourd’hui, avec un palmarès pesant plus de 3 millions de dollars, Réard faire figure de placement sûr, du genre de ceux que personne n’ose remettre en question, ni les jeunes loups si prompts à décrier les « livetards » et leurs stratégies anti-GTO, ni les anciens raillant régulièrement les « gamins en pyjama » tout juste bons à cliquer sur les boutons de leur souris.

Régulièrement placé et maintes fois gagnant sur de grosses épreuves organisées en France, en Europe et à Marrakech, Alexandre Réard reste cependant en quête de son premier vrai succès en « Terre Sainte », là où les légendes se font et défont chaque année : Las Vegas. Ses supporters n’ont pas oublié cette incroyable édition 2017 des WSOP, où il avait bien failli sécuriser un siège en finale du Main Event : éliminé si près du but en 16e place, c’est en spectateur qu’il avait observé les copains et confrères Benjamin Pollak et Antoine Saout s’ébattre sur la TF la plus convoitée de l’année.

Quatre ans plus tard, Réard est de retour aux avant-postes à Sin City. C'est dans une position plus qu’enviable qu’il va attaquer ce soir sa première finale WSOP en live, celle de l’Event 47, un NLHE à 5 000 $ ayant rassemblé 421 inscrits : écrasant chip-leader et faisant face à seulement quatre joueurs, le mari d’Aurélie fait figure de favori pour décrocher le premier bracelet tricolore des WSOP 2021. Qui pour lui barrer la route, à lui et son stack de 73 BB ? En premier lieu il y a Daniel Strelitz (44 BB), hors de position sur le Français mais sans nul doute le plus dangereux de ses opposants avec 4,7 millions de dollars de gains sur ses tablettes, dont un gros titre WPT en 2017 puis un bracelet glané en 2019. Un gros WPT, Qing Liu (28 BB) en a déjà gagné un aussi, c’était au Venetian en mars dernier, pour la bagatelle de 750 000 dollars. Pour compléter le casting, deux joueurs qui devraient poser un peu moins de problèmes à Alex, avec des stacks moindres et des palmarès ne dépassant pas les 100K de gains : Conrad Simpson (20 BB) et Ren Lin (13 BB). Évidemment, un tournoi n'est jamais fini avant que les jetons ne soient tous arrivés dans l'escarcelle d'un seul joueur, mais en l'état, on nous pardonnera notre enthousiasme : grâce à son expérience et avec une telle configuration sur la ligne d'arrivée, notre Français du jour dispose de la plus belle carte à jouer au sein du clan tricolore depuis le lancement des WSOP.

C’est à 15 heures (minuit en France) qu’Alexandre Réard a rendez-vous avec 1/ l’histoire 2/ un premier prix de 428 694 dollars, et 3/ l’opportunité de rejoindre un club très select où sa carte de membre semble l’attendre depuis si longtemps : celle des détenteurs français de bracelets WSOP.

La stat du jour : 9

Tommy Le Finales PLO
Il y a ceux qui empilent les finales en No-Limit Hold'em, les autres qui se spécialisent dans les variantes pour pouvoir jouer la quasi intégralité du programme des World Series, du plus petit tournoi de Razz aux grands-messes des mixed games. Et puis il y a Tommy Le, qui a fait du Pot-Limit Omaha sa chasse gardée, et ce depuis plus de dix ans. Chip-leader du "Final Five" du PLO Championship, l'Américain est non seulement favori pour décrocher son deuxième bracelet mais s'est invité sur sa neuvième table finale WSOP à quatre cartes. Vainqueur de ce même tournoi en 2017, il était monté sur le podium un an plus tôt, quelques semaines avant de terminer runner-up du 25K. Cette année, il s'agit déjà de sa deuxième TF, puisqu'il a terminé deuxième du 1 500 $ le week-end dernier, derrière Josh Arieh et devant Ivan Deyra. Ajoutez à cela quatre autres finishs entre cinquième et huitième de 2010 à 2018 et le compte est bon. Ce mardi, sa plus grande menace se nomme Artem Maksimov, second en jetons mais novice à ce stade de la compétition, tandis que l'expérimenté Jeremy Ausmus ferme la marche. Alors, lucky number nine pour Le ?

Les tweets du jour


Un thème qui revient souvent dans les tweets WSOP ces jours-ci, a fortiori lorsque l’on recroise des visages pas vus depuis 18 mois : l’inexorable progression du temps. Témoin le pro Eric Froehlich : « Oh tiens, on dirait le sosie vieux de untel, ha non en fait c’est bien lui et on est tous vieux maintenant. »
 




Il se fait de plus en plus rare dans le monde du poker, mais il finit toujours par se pointer à Vegas pour quelques grosses épreuves : Johnny Chan, double vainqueur du Main Event et ici accompagné de celui qui l’a privé d’un troisième titre consécutif en 1989.
 






Engagé sur le Double Stack, le tzar de la Twittosphère poker s’est refait la cerise avec une main pas vilaine :
 




Après 4 semaines de WSOP et des statistiques rassurantes à Las Vegas, l’analyse politique et récent runner-up WSOP Nate Silver en est maintenant convaincu : demander aux joueurs d’arriver au Rio vaccinés était un pari gagnant.
 



« Arriver en gueule de bois à 20 heures, cramer deux fois 10 000 $ d’ici minuit et demie » : non, Dan Smith, ce n’était peut-être pas une bonne idée de se pointer sur l’épreuve de Deuce to Seven après un week-end passé à se mettre à l’envers à l’EDC, le mega-festival electro de Las Vegas.
 



Quatrième ITM WSOP en trois semaines pour Romain Lewis, cette fois sur le 5K où l’on retrouvera en finale Alexandre Réard ce mardi soir (voir plus haut).
 





Mardi 26 octobre : demandez le programme !

Amazon Room

Crédit photo - PokerGO.com




Bien entendu, tous les regards tricolores seront fixés sur le Final Day du Freezeout à 5 000 $, où Alexandre Reard mène la danse devant notamment Daniel Strelitz. Assuré d'un joli chèque de 97 238 $, le Francilien ne vise rien d'autre que son premier bracelet et les 428 694 $ à la gagne. En parallèle, Tommy Le tentera lui de faire honneur à son statut de "King of PLO" en remportant pour la deuxième fois le Championship à 10 000 $ dont il est le grand favori.

Encore bien loin de telles considérations, ils seront 80 à reprendre le chemin du Shootout à 1 500 $, avec un seul objectif en tête : remporter un deuxième Sit & Go pour rallier la table finale qui aura lieu mercredi. Ils sont quatre Français à pouvoir y prétendre : Alan Goasdoue, Emrah Cakmak, Aurélien Debaillie (tous les deux réunis à la même table) et Gilles Lamy. Le Deuce to Seven Lowball Championship repartira lui avec 43 joueurs à son bord sur les 106 entrants au départ, soit 15 de plus qu'il y a deux ans, avec un bureau des inscriptions ouvert jusqu'au lancement du Day 2. Voilà qui est suffisamment rare cette année pour être souligné. Un tournoi sur lequel Julien Martini a pris un bon départ (3e au chipcount), au contraire de João Vieira, qui n'a pas réussi à bag plus que le stack de départ.

Enfin, on surveillera également cette nuit le départ du "3K 6-Max", qui, comme toutes les épreuves du genre, devrait attirer un contingent tricolore bien fourni, au contraire sans doute du petit tournoi à 600 $ mélangeant No-Limit Hold'em et Pot-Limit Omaha.

Flegmatic & Benjo


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MessagePosté le: 28/10/2021 10:35   Sujet du message: Good Morning Vegas : 11e finale bleue, la passe de 5 pour Ra Répondre en citant Signaler un Abus

Good Morning Vegas : 11e finale bleue, la passe de 5 pour Rast

Pendant que Julien Martini retrouvait les frissons d'une finale WSOP en Deuce to Seven, Sébastien Grax passait lui tout près de sa grande première sur un "3K 6-max" théâtre du cinquième bracelet de Brian Rast.

La doublette bleue du jour : Julien Martini et Sébastien Grax

Julien MartiniLes deux sont copains "à la ville", le second ayant approché le premier il y a bientôt deux ans pour profiter de ses lumières. Dans la nuit de mercredi à jeudi à Las Vegas, Julien Martini et Sébastien Grax sont passés à quelques marches de décrocher un bracelet WSOP, sur deux tournois radicalement différents. Vainqueur en Omaha Hi-Lo en ouverture du festival 2018 avant de s'inviter sur le podium du Razz Championship quelques semaines plus tard, le Corse sa cinquième table finale WSOP, après s'être approché par deux fois du titre à Rozvadov il y a deux ans, en Mixed Games et sur le Main Event, et dans une cinquième variante différente s'il vous plait ! Cette fois, c'est en Deuce to Seven que le runner-up du PSPC a fait parler la poudre, sur le Championship à 10 000 $ de sa version Lowball Single Draw. Dans le clan des short stacks dès les demi-finales, il y a tout de même réussi à glaner l'un des huit sièges autour de la dernière table, en position de lanterne rouge. Un petit tapis qu'il parvient à porter jusqu'en sixième place pour 54 359 $ de gains, devant Daniel Negreanu (8e) mais derrière d'autres pointures comme Jake Schwartz, Benny Glaser, Johannes Becker et Farzad Bonyadi, lauréat de son quatrième bracelet, le second dans cette variante. Après une première moitié de WSOP compliquée, Julien Martini signe enfin une première perf' probante sur cette campagne 2021, qui on l'espère le portera pour le reste de l'automne.

En parallèle, le tournoi de 6-max à 3 000 $ poursuivait sa course effréné vers une conclusion express (deux jours seulement pour passer de 1 000 joueurs à un vainqueur). Après les sorties de route de Sylvain Loosli (37e) et Romain Lewis (23e), tous les espoirs français reposaient sur les épaules de Sébastien Grax. Troisième tapis des 12 demi-finalistes, l'avant-centre de la sélection tricolore a rapidement perdu des plumes avant de subir la loi du futur vainqueur Brian Rast (voir plus bas), son As-Valet joué à fond préflop s'inclinant contre le Roi-Dame de l'Américain. Troisième d'un Bracelet Event Online l'été dernier, l'ancien attaquant reconverti professionnel de poker signe son premier gros deep run sur un tournoi WSOP live, avec une dixième place bonne pour 31 002 $. À n'en pas douter le premier d'une longue série.

Crédit photo - PokerGO.com

Le vainqueur du jour : Brian Rast

Brian Rast Winner PhotoCela fait bien longtemps que Brian Rast n'a plus rien à prouver dans le monde du poker. Double lauréat du Poker Players Championship entre 2011 et 2016 et donc expert dans toutes les variantes possibles et imaginables, à la fois en MTT et en cash game, vainqueur du Super High Roller Bowl à 500 000 $ en 2015, finaliste du Big One for One Drop à un million en 2012 pour un total de gains live dépassant les 22 millions de dollars, il fait partie des tauliers de notre jeu depuis près de quinze ans. Après sa victoire à 474 102 $ sur un "3K 6-max" ultra relevé, la première en No-Limit Hold'em sur les WSOP, le voici désormais dans un club très fermé, celui des quintuples détenteurs de bracelet. Il rejoint ainsi des légendes telles que Stu Ungar, Scotty Nguyen, Allen Cunningham, Daniel Alaei, Michael Mizrachi, John Juanda ou encore Jason Mercier.

Net chipleader à l'entame de la finale à sept, Rast n'a laissé aucune chance à ses derniers adversaires, profitant notamment du soupçon de réussite nécessaire à quatre joueurs restants, lorsque son A4 est passé devant le A5 de l'un de ses principaux poursuivants Nick Yunis - malgré un tirage quinte flush trouvé turn par ce dernier. Joueur de live quasi exclusif, l'Américain a d'abord exprimé "du soulagement" au moment de poser les caméras, après presque un an et demi sans toucher de cartes. "J'ai pris ça comme un challenge, explique-t-il, et c'est vraiment l'aspect compétitif bien plus que l'argent qui m'a boosté." À quelques semaines de la quarantaine, il a désormais la tête tourné vers tout autre chose : le Poker Hall of Fame. "Je pense que ma candidature est plutôt bonne ! J'ai joué les plus grosses parties de cash game du monde depuis plus de dix ans ainsi qu'en tournois. (...) Je voulais revenir sur les WSOP cette année et prouver à moi-même que je peux encore jouer un bon poker, prendre du plaisir, voire plus." Alors, futur favori pour la promotion 2022 Brian Rast ?

Crédit photo - PokerGO.com

Le philanthrope du jour : Gershon Distenfeld

Gershon DistenfeldGershon Distenfeld l'avait annoncé d'entrée de jeu : comme il l'avait fait après avoir atteint la table finale du Main Event Online réservé aux joueurs américains de décembre dernier, et son min cash sur un Deepstack à 800 $ dimanche dernier, il comptait reverser à une œuvre de charité l'intégralité des gains remportés à l'issue de sa table finale sur le tournoi Shootout à 1 500 $. Le voici désormais en possession de 204 063 billets verts à offrir à l'association de son choix après avoir... remporté le tournoi !

Expert financier à Wall Street dans le civil et visiblement pas en manque de pépettes, Gershon ne visait de toute façon qu'une seule chose : le bracelet. "Ma femme et moi avons la chance de ne pas avoir à nous soucier de problèmes financiers, a-t-il confié avant la finale à nos confrères de PokerNews, et c'est une de nos valeurs prépondérantes que de donner de notre argent et de notre temps pour essayer de faire du monde un meilleur endroit." Une intention on ne peut plus louable, qui va même au-delà de sa propre personne. "Je n'ai pas besoin de cet argent, et j'ai pensé qu'en rendant mes actions publiques, cela encouragerait les autres joueurs à faire de même. Cela ne me regarde pas ce que les gens font dans leur vie privée. Mais j'adorerais que cela devienne une tendance, lorsque quelqu'un gagne un tournoi, de donner 1% de ses gains à une œuvre de charité."

Un philanthrope, un vrai, qui tient également plutôt bien les cartes, puisque sur cette finale du Shootout, il a notamment devancé le Belge Thomas Boivin (8e), le double vainqueur de bracelet et toujours redoutable Ari Engel (7e) et enfin un autre de nos voisins d'outre-Quiévrain, Johan Schumacher, au terme d'un heads-up de plus de trois heures fait de multiples rebondissements. "J'ai toujours rêvé de gagner un bracelet, au point que cela faisait partie des choses dont vous finissez par pensez qu'elles ne se produiront jamais. Je ne sais pas quoi dire... J'ai même versé quelques larmes ce qui ne me ressemble pas du tout." L'exemple de Gershon Distenfled fera-t-il date ? Quoi qu'il advienne, nous tenons sans nul doute là l'une des victoires les plus fortes de ces WSOP 2021.

Crédit photo : WSOP.com

Les tweets du jour





Keep up the good grind Romain!




Quand on vous dit que les joueurs du Team W se jouent toujours à fond entre eux. Lâche rien François !




Le Seniors Event des WSOP, encore et toujours un monde à part.




Non, pas ça, pas le mulet !




Dit que tu es un énorme balla sans dire que tu es un énorme balla. "Je suis encore en train de décider si je veux gagner le Main Event des WSOP ou non. Ça ressemble à beaucoup d'heures de travail pour gagner 10 millions." C'est signé du fondateur de l'un des plus gros sites d'actualité sportive aux USA.




Une auto-évaluation à faire chez vous : sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau vous sentez (mal)chanceux ? Et pensez-vous que la chance a joué un rôle significatif sur votre succès à long terme ?




Il semblerait que le Roma Deli, l'une de nos cantines italiennes préférées pour des dinner breaks de qualité, tenue qui plus est par Doyle Brunson et Max Pescatori, se soit doté d'un petit cousin nommé le Roma Coffee. Pour le plus grand plaisir de papa Doyle (qui n'a d'ailleurs pas encore mis les pieds au Rio)



Jeudi 28 octobre : demandez le programme !

In N Out
Au lendemain d’une journée qui a vu pas moins de quatre nouveaux vainqueurs couronnés, ce jeudi semblera bien calme en comparaison. Le Seniors Event (réservé aux 50 ans et plus) va repartir de zéro avec la tenue du Day 1B. Profitons-en pour jeter un œil au listing du Day 1A, composé 486 survivants sur un total 2 432 participants. Oh tiens, deux légendes dans le Top 10 : « Miami » John Cernuto et l’un des plus beaux fleurons de notre patrimoine poker national, Antonin Teisseire. En scrollant un peu plus bas, on repère Jean-Luc Adam (89e) et le vétéran parisien Ange Besnainou (14e du Main Event en 2000 et actuellement short-stack en 400e place).

En parallèle, la grosse affaire PLO du festival (25K l’entrée) va reprendre avec 107 joueurs restants sur les 170 ayant joué le Day 1, mais il est encore possible de s’inscrire. Eric Kurtzman mène le bal, suivi par Joseph Cheong, Yubval Bronshtein et Shaun Deeb. Des Frenchies ? Juste un peu. William Kakon est bien placé (42e) et David Benyamine est dans le peloton (62e).

Les joueurs n’ayant pas encore atteint la cinquantaine auront le choix entre prendre une bonne journée de break (avec un détour au In-N-Out bien sûr) ou se rabattre sur un tournoi 6-max offrant neuf variantes au programme : Hold’em et Deuce to Seven en Limit et No-Limit, les trois formats Stud, Omaha High-Low en Limit, PLO,  Le tarif : 2 500 balles.

Rootsah, Flegmatic & Benjo


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BenjoDiMeo
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MessagePosté le: 29/10/2021 10:50   Sujet du message: Good Morning Vegas : à l'aube d'un terrifia Répondre en citant Signaler un Abus

Good Morning Vegas : à l'aube d'un terrifiant week-end

Journée de transition sur les World Series of Poker : aucun vainqueur n'a été couronné jeudi (mais une belle Marseillaise a résonné au Rio) et la majorité des pros ont profité d'une journée de repos avant les très grosses échéances qui les attendent au cours d'un long et effrayant week-end d'Halloween.

Le chiffre du jour : 5 404

Kool Shen
Pour de funestes raisons que personne n'ignore, le tournoi réservé aux joueurs âgés de 50 ans et plus aurait pu voir son affluence chuter considérablement. Il n'en sera rien : avec 5 404 inscrits (re-entries inclus) le Seniors Championship à 1 000 $ continue de péter la forme, enregistrant des chiffres presque similaires à ceux du monde d'avant le Covid (5 917 inscrits en 2019). Pas une mince exploit si l'on se rappelle que certaines épreuves au buy-in similaire organisées depuis fin septembre ont enregistré des baisses dépassant parfois les 30 %.

Le Day 2 de cette épreuve connue pour créer des embouteillages monstre aux toilettes se tiendra ce vendredi soir avec 1 107 joueurs sur la ligne de départ pour 811 places payées. On l'a vu hier, trois Français étaient sortis indemnes du Day 1A (Antonin Teisseire, Jean-Luc Adam et Ange Besnainou). On peut ajouter deux noms à cette liste au terme du Day 1B : ceux de notre Kool Shen national (163e au classement) et de Philippe Culot (426e).

Le tournoi du jour : João et David, jamais deux sans trois ?

Joao Vieira
Les meilleurs joueurs de Pot Limit Omaha (et les autres veinards bien rollés) l’attendaient la bave aux lèvres : ça y est, le plus gros tournoi de poker à quatre cartes des WSOP 2021 est sous le feu des projecteurs depuis deux jours. Ils sont finalement 170 joueurs à avoir déboursé les 25 000 $ nécessaires pour jouer ce High Roller 8-Handed, soit 35 entrées de plus que la version en NLHE au début du festival (il faut dire que le programme des Highrollers de l'Aria est moins dense ces jours-ci). On y retrouve évidemment la crème de la crème dont deux joueurs que nous suivrons particulièrement, et pour cause : l’un est Français, David Benyamine, l’autre est membre du Team W, João Vieira, et tout deux débuteront le Day 3 dans le Top 10 !

À 25 joueurs restants, le Madérois est actuellement 6e en jetons avec 60 blindes à sa disposition, tandis que David termine la seconde journée sur le podium provisoire, avec un stack équivalent à 78 BB à la reprise. La bulle a éclaté en fin de Day 2 (32 places payées, premier palier de gain à 40 966 $), Ian Bradley étant sorti en 33e place par un Ben Lamb qui débutera la prochaine journée en tant qu'énorme chipleader, devant Nathan Zimnik (2e) mais aussi Bryce Yockey (8e), Jeremy Ausmus (10e), le stackhanoviste Maxx Coleman (déjà 8 places payées sur ces WSOP, en comptant les events online), Shaun Deeb, Jerry Wong, Tommy Le, ou encore Ka Kwan Lo. D’autres ont eu moins de succès…
 











Des survivants de haut niveau qui seront autant d’obstacles à franchir pour João, qui s’est bien régalé ce jeudi, et David, qui comptent chacun deux finales au compteur dans ces WSOP 2021 (sans oublier une 10e place pour le Portugais) : ils viseront évidemment la passe de trois dans ce tournoi qui a dépassé les 5 millions de dollars de prizepool, la 8e place leur garantissant déjà un joli gain de 121 816 $. Il sera ensuite temps de penser à aller chercher leur deuxième bracelet WSOP lors du Day 4 (David a d’ailleurs gagné son premier en Omaha Hi/Lo en 2008) et l’énorme chèque de 1 257 860 $ promis au vainqueur, le plus gros distribué depuis le début de ces Series, et qui serait aussi le plus rémunérateur de leurs carrières respectives. Vous l'aurez compris, la motivation ne sera pas difficile à trouver ce week-end...

La vidéo du jour : et une Marseillaise, une !
 




On peut le dire, les supporters français forment l’un des meilleurs kops des World Series, emmené par leur fer de lance Anthony Picault : ils l’ont encore prouvé ce jeudi à l’occasion de la remise du bracelet à Alexandre Reard suit à son titre dans le 5k 8-Handed. Un moment magique dans l'Amazon Room immortalisé par sa compagne Aurélie via un Facebook Live... C’est parti pour 20 minutes historiques (le lancement de la cérémonie, c’est à 5’30), en espérant que cette Marseillaise ne soit pas la dernière des WSOP 2021 !

L'article du jour : la communauté se mobilise (encore)

Michael Graydon
On vous parlait hier de l'incroyable geste de Gershon Distenfeld : reverser l'intégralité des gains de sa victoire sur le Shootout - plus de 200 000 dollars - à des œuvres caritatives. Aujourd'hui nous parvient l'écho d'un nouvel élan de générosité au sein de la communauté poker. C'est PokerNews qui nous raconte l'histoire de Michael Graydon : sept mois après avoir été diagnostiqué d'un cancer du cerveau en phase terminale à l'âge de 40 ans, le joueur originaire de l'Alabama s'est tourné vers Twitter avec une requête en forme de dernier vœu : il souhaitait jouer le Main Event... et était prêt pour cela à vendre 70 % de son action. Une demande somme toute modeste : ce qu'il obtiendra en retour dépassera toutes ses attentes.

Car moins de 48 heures après ce tweet, partagé dans tout le milieu high stakes, Graydon croulait sous les propositions. MJ Gonzales (le coach de Negreanu lors de son challenge contre Doug Polk) avait aussitôt dégainé une offre de stacking à 100 % : un freeroll complet permettant à Graydon de garder l'intégralité de ses gains éventuels. Gonzales fut immédiatement suivi par Jonathan Depa : les deux pros se partageront donc le buy-in. Derrière, Maria Ho proposait de se charger du billet d'avion, tandis que All American Dave, le food truck emblématique des WSOP, promettait de le nourrir à l'œil pendant l'intégralité de son séjour.

"Je suis complètement scié, a confié Graydon à PokerNews. Mais je ne devrais pas être surpris car j'ai déjà vu la communauté se mobiliser à maintes reprises dans le passé. Les joueurs ont un cœur en or et soutiennent toujours ceux qui en ont besoin." Encore mieux : les joueurs qui avaient investi sur Graydon avant que Gonzales et Depa ne proposent le freeroll lui ont dit qu'il pouvait garder l'argent, afin de financer son séjour !

Aujourd'hui, à une semaine de son entrée sur le Day 1D du Main Event, Michael Graydon ne sait pas combien de temps il lui reste à vivre. Cela pourrait être un an, deux ans, voire dix ans s'il se soumettait au traitement le plus contraignant : radiations et chimio. Mais grâce au soutien d'une communauté pas si centrée sur elle-même qu'on ne le pense, il pourra oublier, le temps de quelques jours, l'horloge qui tourne, pour se concentrer sur l'expérience ultime pour tout joueur de poker.

Photo : PokerNews
 

Les tweets du jour




Alice au Pays des Merveilles ou The Greatest Showman ? Concernant son costume d'Halloween, Phil Hellmuth semble être encore en phase d'essais.
 


S'accorder quelques moments de répit, cela fait aussi partie de la bonne stratégie d'un pro.



Dans la catégorie "Trucs qu'on ne savait pas avant aujourd'hui" : Charlie Carrel a pris sa retraite du poker.
 

Au chapitre des arrivées tardives : celle de Brandon Addams, confiant dans l'effiucacité du "vaccine mandate" aux WSOP.


Une dame manque de se faire écraser par un camion… pile au moment où une activiste locale passe à la télé pour sensibiliser le public aux dangers de la circulation à Las Vegas. Only in America !


Week-end d’Halloween : demandez le (gros) programme !



Vegas Halloween
Crédit photo : LasVegasHostel.net



Absolument tous les profils de joueurs de poker trouveront un tournoi à leur mesure au cours de ce week-end de trois jours où se tiendront quelques-unes des épreuves les plus emblématiques des WSOP. Chamboulement du calendrier oblige, c’est la toute première fois que l’on va jouer au Rio le jour d’Halloween : on imagine que cela va apporter un grain de folie supplémentaire à la journée de dimanche, avec des hordes de joueurs costumés envahissant les salles Amazon, Pavilion et Brasilia.

Mais faisons les choses dans l’ordre. Ce vendredi, on a le choix entre le fameux Colossus, qui devrait faire le plein avec son prix d’entrée plancher (400 $) et ses deux Day 1 où les places payées sont atteintes dès la fin de la journée. En parallèle, une épreuve de prestige sur laquelle le Team Winamax devrait se précipiter : le 6-max à 10 000 $. En quelque sorte le Main Event de la génération online. On surveillera aussi le Day 2 du Seniors avec le tandem de choc Kool Shen / Antonin Teisseire, ainsi que celui du tournoi à neuf variantes, qui s'est achevé avec 136 joueurs : on n'a trouvé aucun tricolore dans le chip-count. Le gros PLO à 25K, lui, en est déjà au Day 3, avec Joao Vieira et David Benyamine parmi les 25 derniers joueurs (voir plus haut).

Samedi, le Colossus se poursuivra avec le Day 1B, tandis que les amateurs de Deuce to Seven en Limit pourront jouer cette variante dans son Label « Championship », à 10 000 $ l’entrée donc.

Dimanche, on attend donc avec impatience de pouvoir élire le plus beau duo de déguisements sur le tournoi par équipes à 1 000 $. Duo ? Oui : alors que les années précédentes il était possible de former une team de trois joueurs, cette année le concept d’équipe a été réduit à son expression la plus minimale. On suppose aussi que les membres de la communauté high stakes vont jouer le jeu et enfiler un costume pour prendre le départ du Poker Players Championship à 50 000 $, suivant l’exemple de Phil Hellmuth qui nous a déjà spoil son accoutrement (voir ci-dessus). Enfin, les joueurs âgés de 60 ans et plus, eux, se dirigeront vers les tables du Super Seniors.

La journée de lundi s’annonce plus classique, ce qui ne sera pas un mal pour se remettre des émotions de la veille. Au programme : un Deepstack à 600 dollars, et du PLO version High-Low à 1 500 dollars.

Rootsah & Benjo

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MessagePosté le: 02/11/2021 16:50   Sujet du message: Good Morning Vegas : un week-end de récidives Répondre en citant Signaler un Abus

Good Morning Vegas : un week-end de récidives

En ce week-end d'Halloween, les bracelets ont été capturés par des sorciers expérimentés, dont les armoires étaient déjà remplies de trophées WSOP. Quelques Français ont tiré leur épingle du jeu dans l'épreuve Seniors, tandis que LA plus grande légende du poker encore en activité nous a fait l'honneur de sa première apparition au Rio depuis le lancement du festival.

Le nouveau membre du Club des 5 du jour

Club des 5
C’est un cinquième bracelet qu’a remporté Shaun Deeb samedi soir, le troisième dans ce qui semble être sa variante de prédilection sur les WSOP, le Pot-Limit Omaha. Ce qui ne l’a pas empêché de reconnaître qu’il n’était pas le joueur le plus expérimenté autour d’une table finale où étaient assis David Benyamine, Ben Lamb, Maxx Coleman ou encore Ka Kwan Lau, huitième de cette épreuve en 2018 et qui fut le dernier adversaire de Deeb ce week-end.

Avec ce cinquième bracelet, le pro de Troy (état de New York) ajoute 1,25 million de dollars de gains à un palmarès qui dépasse désormais les 9 millions. Pas mal pour celui qui annonçait en novembre 2009 vouloir arrêter définitivement les tournois, précisant que les MTT live lui avaient coûté entre 750 000 et un million de dollars ! Tiens, une petite question Trivial Pursuit : combien de membres compte le club des détenteurs de 5 bracelets ou plus ? Ils sont désormais 28, Deeb ayant égalé le score de Stu Ungar, Brian Rast, Scotty Nguyen, Michael Mizrachi, Jason Mercier, John Juanda, Berry Johnston, Allen Cunningham, Gary Berland, Daniel Alaei et David Chiu. Pour dépasser Phil Hellmuth et ses 16 trophées WSOP, Shaun devra encore bosser un peu. Mais comme on vous l’explique dans la fiche de résultats de ce PLO à 25 000 $ l’entrée, le pro de 35 ans jamais parti à la retraite est confiant dans ce qu’il va accomplir au cours des deux prochaines décennies…
 






Les deux quadruplés du week-end : Ben Yu et Brian Yoon

Ça commence à devenir une habitude depuis le début de ces WSOP 2021 : les joueurs y ayant remporté leur quatrième bracelet sont légion, entre Farzad Bonyadi, Adam Friedman, Anthony Zinno ou John Monette. Et la stat a encore pris du relief ce week-end, puisque Ben Yu et Brian Yoon intègrent à leur tour le cercle fermé des joueurs comptant quatre breloques à leur poignet.

Ben YuPour Ben Yu, on est à peine surpris : le stackhanoviste américain enchaîne comme il sait si bien le faire les tournois depuis le début du festival, compilant déjà 8 places payées au bout de 53 Events. Mais il n'avait aucune finale à se mettre sous la dent... jusqu'à atteindre celle du 10 000 $ 6-Handed Championship, le tournoi dont rêvent tous les grinders. Short stack (mais avec tout de même 50 BB à sa disposition), et alors que les tapis étaient plutôt équilibrés au début de la finale, Yu a été aidé par Dame Chance pour remonter tracer sa route jusqu'au titre, comme il l'a avoué lui-même à l'issue du dernier acte. Mais si l'homme aux 122 (!) cashs WSOP compte bien tenter d'ajouter un cinquième bracelet à sa collection d'ici la fin des WSOP, la machine commence malgré tout à rouiller : "Je me sens un peu épuisé par le poker, a avoué l'Américain. Je n'ai pas beaucoup joué pendant la pandémie, et j'ai réalisé que cela faisait environ dix ans et que je n'avais jamais pris de vraie pause. Alors peut-être que je vais prendre un mois de congé, je ne me sens pas obligé de jouer plutôt que d'aller voir mes amis où aller à des mariages." Ben compte notamment se consacrer davantage à son autre grande passion, la musique.

Brian YoonBrian Yoon, en revanche, ne montre aucun signe de fatigue : la preuve, il remporte le tournoi de Deuce to Seven à 10 000 $ après être notamment sorti gagnant d'une phase de 3-Handed longue de plus de près de sept heures ! Il lui a ensuite fallu dominer l'expérimenté Danny Wong en heads up, alors qu'il avait déjà dû écarter de son chemin de redoutables joueurs de variantes comme Joao Vieira (5e, voir plus haut) et Brandon Shack-Harris. Auparavant spécialiste de No Limit Hold'em, celui qui a atteint la finale du Mixed Triple Draw Lowball début de festival (5e) affirme avoir trouvé dans le Deuce to Seven un jeu plus fun qu'il étudie davantage :;on veut bien le croire, lui qui a cash trois des quatre épreuves de Deuce To Seven organisées depuis le début du festival ! Il succède à Luke Schwartz au palmarès de cette épreuve et ajoute donc un 4e bracelet WSOP à son hall of fame personnel : "Cela fait plaisir d'en gagner un autre, mais je ne pense pas à mon héritage. Je ne vais pas grinder pendant les 40 prochaines années. Je serai là et jouerai le Main Event pendant un certain temps, mais je ne suis pas un chasseur de bracelet, je n'essaie pas de rattraper le record de Phil Hellmuth."  Il est vrai qu'un 5e, ce serait déjà pas mal...

Crédit photos : Melissa Haereiti - Pokernews

La finale de João Vieira du week-end

João VieiraTroisième de l'épreuve de Deuce to Seven Triple Draw à 2 500 $ le 10 octobre, cinquième du Short Deck à 10 000 $ six jours plus tard et de nouveau cinquième ce lundi, de nouveau en Deuce to Seven Triple Draw mais cette fois en version Championship à 10 000 $ : les tables finales se suivent sans forcément se ressembler pour João Vieira, qui continue de se rapprocher d'un deuxième bracelet. En cette journée de Toussaint, le Portugais, qui en est par ailleurs à sa huitième place payée cet automne, a commencé par régler son compte à Mike Thorpe pour faire se constituer la TF à sept, qu'il aborde avec le troisième plus petit tapis, loin du quatuor de tête. Un Top 4 qu'il n'arrivera jamais à rattraper, laissant Danny Wong se charger des short stacks Jordan Siegel et Brandon Shack-Harris, avant de se faire sortir par le futur vainqueur Brian Yoon. Un deep run de plus qui se solde par un chèque de 54 993 $... immédiatement réinvesti sur le Poker Players Championship, sur lequel Naza114 a quelques projets (voir ci-dessous). On ne dirait évidemment pas non à une quatrième finale...

L'apparition divine du week-end

DoyleIl l'avait annoncé en juin dernier : Doyle Brunson avait planifié de jouer quelques events aux WSOP, après plus de trois ans d'absence sur le festival. Et ce n'était pas des paroles en l'air, puisque les joueurs tranquillement occupés à jouer QQ+ dans le Super Seniors ont eu la chance de voir Texas Dolly s'assoir au milieu d'eux durant le niveau 6 du tournoi ! Ils n'ont pas pu en profiter bien longtemps, l'homme aux 11 bracelets WSOP étant rapidement éliminé après avoir perdu tout les coups ou presque, alors qu'il avait atteint la finale lors de son dernier event joué en 2018 aux WSOP. Une chose est sûre, certains s'en rappelleront longtemps :



La légende, suivie par une équipe TV, a presque fait oublier que c'était le jour d'Halloween et le monde du poker dans son ensemble s'est réjouit de revoir Doyle sous le feu des projecteurs, lui qui ne fréquente quasiment plus que les grosses parties de cash-game de Las Vegas, moins médiatiques. Cerise sur le gâteau, le Super Seniors a d'ailleurs été l'occasion de retrouver également l'une des grandes figures des parties High-Stakes de Las Vegas et des show télévisés durant les années post-Moneymaker, l'inimitable Sam Farah, runner-up du Main Event des WSOP 2003 derrière ce même Chris M. Alors, on se revoit quand ?

Crédit photo : Hayley Hochstetler - Pokernews

Les Seniors du week-end : Kool Shen et Jean-Luc Adam

Kool ShenLes vétérans du poker étaient de sortie ce week-end avec d'un côté la fin de l'épreuve Seniors, réservée aux joueurs âgés d'au moins 50 ans, et de l'autre le début du tournoi Super Seniors, dédiée aux soixantenaires et plus. Prenons les choses dans l'ordre avec le premier, qui a bien failli nous offrir un nouvel exploit signé Kool Shen. Face à plus de 5 400 adversaires, KS s'est hissé jusqu'en 24e place pour un gain on ne peut plus enviable de 20 016 $, mais aurait pu imaginer les choses en encore plus grand. "J'ai perdu avec As-Roi contre As-3 puis paire de 10 contre paire de 9...", a ainsi écrit le rappeur dans le WhatsApp du Team Winamax, avant de faire part de sa fatigue. "J'ai pris dix ans en trois jours, je crois que je peux faire le Super Seniors !"

Un Super Seniors justement qui sourit pour l'instant à Jean-Luc Adam. Habitué des tables de Las Vegas, où il se rend chaque été depuis une dizaine d'années, le voici d'ores et déjà en position de signer son plus gros cash sur une épreuve WSOP. Il fait partie des 65 super papis qui seront au départ du Day 3, assurés de 3 678 $ tout en gardant dans le viseur les 255 623 $ à la gagne. D'ailleurs gagner, Jean-Luc ça le connait puisqu'il compte à son palmarès deux bagues WSOP-Circuit remportées entre 2016 et 2019 sur l'île de Saint-Martin. Pour compléter la boîte à bijoux avec un bracelet, il faudra viser le Top 5 ce mardi, avant de revenir pour le Day 3 mercredi. C'est pour ta pomme Adam !

Le tournoi du jour

Il s’agit bien entendu du Poker Players Championship à 50 000 $, épreuve totem des WSOP depuis sa création en 2006. Le tournoi a débuté dimanche soir et les inscriptions ont fermé lundi : ce mardi, ce sont 35 joueurs (sur un total de 63 inscrits, un peu moins que les 74 de 2019) qui seront au départ du Day 3. On ne s’attend pas à voir éclater la bulle ce soir puisque la structure ne prévoit que dix places payées, avec un magot de presque un million de dollars pour le top spot.

Après les deux longues journées d’introduction, le costaud pro Paul Volpe trône en tête du chip-count, suivi par les non moins terrifiants Daniel Cates et Alex Livingston. Le Top 10 comprend deux joueurs déjà titrés au Rio cet automne : Adam Friedman, Yuval Bronshtein et Brian Rast. On ne va pas citer tous les autres (vous les connaissez tous ou presque), mais mentionnons tout de même Nick Shulman, Eli Elezra, Daniel Negreanu, Josh Arieh, ou encore Ben Lamb. Joao Vieira pointe en 18e place – pas mal pour quelqu’un qui est arrivé très tard dans le tournoi, en milieu de Day 2, aussitôt après son élimination en 5e place sur le Deuce to Seven Limit Championship. Pour trouver un drapeau bleu-blanc-rouge dans la liste, il faut aller tout en bas : il figure à côté de Julien Martini et son tapis de 156 000, soit environ 30 BB dans les variantes Pot-Limit et No-Limit au programme, et une douzaine de big bets dans les formats Limit. Un peu juste mais pas catastrophique non plus.

Parmi les éliminés : David Benyamine, Phil Hellmuth, Stephen Chidwick, ElkY, ou encore Shaun Deeb.

La photo du week-end

Halloween
Déception : la journée d’Halloween n’a pas motivé beaucoup de joueurs à se pointer costumés au Rio, malgré un tournoi qui s’y prêtait merveilleusement, programmé pile pour le 31 octobre : le Tag Team à 1 000 $. On saluera tout de même l’effort de Sarah et Jeremy Wien (photo ci-dessus, chipée sur Wsop.com), grimés comme Harley Quinn et le Joker de Jared Leto dans Suicide Squad. De leur côté, les pros Jeff Platt et Brent Hanks nous ont fait sourire en imitant Daniel Negreanu et Phil Hellmuth, respectivement :

 






Le chiffre du jour : les 101 coups des Bleus

101 : c'est le nombre de joueurs Français ayant atteint au moins une fois les places payées depuis le début de ces World Series of Poker 2021. Une stat exclusive Winamax, puisqu'on actualise chaque jour un fichier recensant toutes les perfs bleues aux World Series. Au moins un Tricolore a donc fait l'argent sur plus de la moitié des 57 Events bouclés jusqu'à maintenant, la palme revenant pour l'instant à Jonathan Therme (8 ITM) tandis que David Benyamine est le joueur ayant ramassé le plus de pépettes (485 437 $). Une preuve que finalement le travel ban n'a pas découragé tant que ça nos vaillants soldats bleus... Cette centaine pourrait d'ailleurs augmenter de manière assez significative la semaine prochaine avec la fin dudit travel ban le 8 novembre, alors que le Main Event débute dans deux jours.

WSOP : tous les résultats français

Mardi 2 novembre : demandez le programme !

Plaque Stud

Crédit photo - PokerGO.com




Paul Volpe, Dan 'Jungleman' Cates, Adam Friedman, Brian Rast, Nick Schulman, Eli Elezra, Daniel NegreanuJosh Arieh, Anthony Zinno, Dario Sammartino, Ben Yu, on en passe et des meilleurs : le plateau des 35 derniers joueurs du Poker Players Championship à 50 000 $ ressemble forcément à une gigantesque piste aux étoiles, où brillent encore deux étoiles chères à notre cœur, celles de João Vieira (18e) et Julien Martini (34e). Objectif de ce Day 3 : jouer six niveaux de plus pour se rapprocher des dix places payées, qui ne seront atteintes que le lendemain.

On jouait aussi pour beaucoup moins cher ce lundi au Rio, sur un Deepstack à 600 $ qui a de nouveau donné lieu à un bel écrémage : près de 90% des 3 916 entrants ont disparu. Alors que Sonny Franco (503e), Matthieu Rodriguez (488e) et Sébastien Grax (452e) ont baissé pavillon en fin de Day 1, nous suivrons les progrès de Antony Darmani (171e sur 447), Samy Dubonnet (206e), Samy Boujmala (220e), Florian Dietrich (251e), Ange Besnainou (301e), Cédric Danneker (351e) et Arnaud Enselme (397e) sur cette épreuve estampillé Championship et donc à la structure plus lente, qui ne s'achèvera que mercredi. Nous n'avons en revanche repéré aucun Tricolore au Day 2 du tournoi de PLO8 à 1 500 $, qui ne devrait donc que peu attirer notre attention.

Terminons avec les nouveautés de ce mardi, au rayon desquelles une alléchante épreuve à 5 000 $ mélangeant No-Limit Hold'em et Pot-Limit Omaha, accompagné du tournoi Salute to Warriors, reversant 40 $ sur chaque ticket d'entrée de 500 $ à des associations d'accompagnement et d'aide aux vétérans de l'armée américaine.

Benjo, Rootsah & Flegmatic


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MessagePosté le: 03/11/2021 11:05   Sujet du message: Jean-Luc Adam, le plus fringant des Seniors Répondre en citant Signaler un Abus

Jean-Luc Adam, le plus fringant des Seniors

JL Adam Bracelet

Jean-Luc Adam gagne le Super Seniors pour 255 623 $
Un
one time qui lui permet de remporter le second bracelet bleu en live de l'automne

Thomas Cazayous, Jeremy Saderne, Ivan Deyra, Arthur Conan et Arnaud Enselme (sur des events online), ou encore Alex Reard il y a quelques jours : ces derniers temps, il valait apparement mieux ne pas avoir trop de cheveux blancs pour espérer remporter un bracelet WSOP en étant Français. Mais Jean-Luc Adam et sa soixantaine très bien passée viennent de prouver que la vieille garde sait aussi gagner quand il le faut : il remporte le second bracelet tricolore de l’automne vegassien en s’imposant sur le Super Seniors Championship à 1 000 $ !

Pour en arriver là, Jean-Luc a battu un field massif de 1 893 joueurs de plus de 60 ans, et a surtout fait le ménage à la fin d’un tournoi initialement prévu sur quatre jours mais finalement plié en trois. Car après avoir commencé le Day 3 dans le top 10 au chipcount et la finale à dix joueurs fort du second stack au classement, le seul joueur non-américain de la TF n'a eu besoin que de dix minutes pour venir à bout de ses deux derniers adversaires : l’expérimenté Eugene Salomon (runner-up pour 157 986 $), contre qui il avait démarré le heads-up avec un désavantage en jetons de deux contre un et qui a rapidement craqué, et Scott Sukstorf, 3e pour 117 181 $, qui s’est lui aussi un peu enflammé sur sa dernière main. Jean-Luc, lui, encaisse 255 623 $, et devient le 27e joueur Français à rafler un bracelet WSOP, le premier sur un event estampillé « Senior »  ou « Super Senior ». Et ne réalisait visiblement pas encore la portée de son exploit au micro de Pokernews : "Je suis en plein rêve, c’est une sensation très étrange. Je ne pense jamais à la première place, seulement à jouer une main après l’autre. Je joue pour le plaisir, j’aime vivre des émotions. Je ne réalise pas que c’est un Championnat du Monde. Pas encore."

Adam FamilyDéjà ITM sur le Seniors Championship réservé aux plus de 50 ans il y a quelques jours, Jean-Luc fait plus que doubler ses gains en carrière pour les porter à plus de 400 000 $ grâce à ce cinquième titre en live. Jusqu'ici, ses principaux faits d'arme consistaient en deux bagues WSOP Circuit gagnées à Saint-Martin en 2016 et 2019, une île des Caraïbes où il vit et travaille. Car si Monsieur Adam sort un peu de nulle part, c’est qu’on ne le voit pas trop sur le circuit européen : sur ses 51 lignes Hendon Mob (en comptant celle-ci), une seule a été validée en "métropole" française, sur le BPT Bordeaux 2019. Le reste du temps, Jean-Luc parcours le monde avec son fils Cédric (photo ci-contre, chipée sur le Facebook de ce dernier)10e du 800 $ Deepstack des WSOP à la mi-octobre, et qui possède lui aussi deux titres WSOPC : "Mon fils joue très bien au poker. C’est lui qui m’a appris," a d’ailleurs expliqué Jean-Luc, qui roule aussi sa bosse à Las Vegas depuis plus d’une décennie, principalement sur des tournois dits à "low" ou "middle" buy-ins : un seul de ses résultats live a été enregistré sur un MTT au droit d'entrée supérieur à 1 000 $. Habitué des fameux Daily Deepstacks du Rio et comptant au moins un ITM à Sin City chaque été depuis 2015, Jean-Luc Adam vient donc de vivre le one time d’une vie, à 69 ans, comme quoi il n'est jamais trop tard pour se faire le kiff ultime à une table de poker. Rien ne sert de courir, il faut partir à point…

Crédit photo : WSOP.com

WSOP : le coverage Winamax

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MessagePosté le: 04/11/2021 11:55   Sujet du message: Good Morning Vegas : Gerhart, qui peut te battre ? Répondre en citant Signaler un Abus

Good Morning Vegas : Gerhart, qui peut te battre ?

Un doublé (et un quatrième bracelet au total) pour Kevin Gehrart, cinq joueurs en quête de la reconnaissance ultime dans le Poker Players Championship, un Français qui brille au Wynn... Récit d'un mercredi encore bien rempli.

Le doublé du jour

 Kevin GerhartIl est signé Kevin Gerhart, second joueur du festival (le premier, c’était Antony Zinno) à remporter deux bracelets d’affilée. Nous avons affaire à un véritable spécialiste des variantes : seulement dix jours après son sacre sur le H.O.R.S.E label Championship, c’est en Pot-Limit Omaha High-Low qu’il a de nouveau frappé, devançant 724 inscrits sur une épreuve tarifée un peu plus bas (1 500 balles). « C’est complètement dingue », a lâché Gerhart au micro de PokerNews peu après un duel final victorieux face à Dustin Dirksen. « C’est irréel et c’est plus que tout ce que j’aurais pu imaginer. Tous ces formats différents sont bien plus fun à jouer que le No-Limit Hold’em. » Mais le PLO joué en haut et en bas, qu’a-t-il de particulier ? « C’est un jeu de pression, il faut en mettre un maximum sur ses adversaires, les pousser à jeter leurs mains. Les pourcentages sont toujours très serrés, donc si jouer à fond te donne ne serait-ce qu’un soupçon d’edge, il ne faut pas hésiter. » Prenons par exemple cette dernière main, ou Gerhat engagea le tapis de Dirksen avec K10108 sur un board 926JK : il n’était pas en value ! « Je pouvais représenter Dame-10 et lui faire jeter une main moins bonne, mais en fait j’ai transformé ma top paire en bluff et il m’a snap-call [avec QJ75, NDLR]. Évidemment, en le voyant payer aussi vite, je pensais être mort. Je n’ai pas retourné mes cartes avec un air triomphal, c’est certain. »

Si vous aussi vous souhaitez tout casser dans les formats exotiques, Gerhart a en tête une bonne école : la partie à 80$/160$, anciennement jouée au Wynn et désormais organisée au tout nouveau Resorts World. « C’est là que je peux tester des idées et affronter quotidiennement quelques-uns des meilleurs joueurs de Vegas, ce qui m’a définitivement aidé. »

Crédit photo : WSOP.com

Le Français du jour de la veille

EychenneOn vous en a déjà parlé au début de ces WSOP (et on l'a un peu zappé hier en raison du bracelet gagné par Jean-Luc Adam) : Thomas Eychenne est l'un des Français à suivre sur les tournois vegassiens. S'il lui manque encore LA grosse perf' live qui ferait passer sa carrière dans une autre dimension, le résident maltais vient cependant de s'en rapprocher ce mardi : le résident maltais, qui avait récemment raconté sur sa chaine Youtube qu'il avait échoué près de l'argent sur ses trois derniers tournois, a terminé ce week-end 6e du Championship à 3 500 $ (le Main Event, quoi) des Wynn Fall Classic dans le casino éponyme, l'un des plus gros tournois annexes aux WSOP, hors High Rollers. Jugez plutôt : 1 775 entrées, un prizepool de 5 724 375 $ (presque deux fois le garanti) et environ 800 000 $ réservés au vainqueur ! Thomas, 2e en jetons à 33 joueurs restants, a malheureusement subi un sale coup en finale qui l'a empéché de faire mieux... Il encaisse tout de même 153 127 $ en récompense de ses efforts, ce qui est tout simplement la meilleure perf' française à Vegas hors WSOP depuis la fin septembre et aussi le plus gros cash en live de sa carrière, de très loin, pour sa 5e place payées de l'automne à Sin City. À noter qu'un autre Français, Hassan Fares, termine 11e de ce tournoi pour 73 518 $, quatre places derrière Chris Moorman (7e), mais devant Brian Hastings (18e), Matt Waxman (20e), Michael Gathy (32e), Thomas Boivin (66e), Alex Reard (76e), Sonny Franco (107e), Arnaud Enselme (109e), Arthur Conan (162e) ou encore Samy Dubonnet (177e) et qu'un certain Jeremy Kottler s'est imposé pour 643 267 $ après un deal à trois.

La très grosse finale du jour
 


Chip Reese triophy
Crédit photo - PokerGO



Cela fait déjà quatre jours que les meilleurs joueurs s'écharpent sur dix variantes pour remporter l'un des titres les plus prestigieux de l'année, celui qui sacre le joueur le plus complet : celui du Poker Players Championship à 50 000 $, qui a enfin livré le casting de sa finale à cinq. Avant de vous le présenter, il faut savoir que Mike Wattel (10e), Daniel Negreanu (9e), Nick Schulman (8e), Matt Glantz (7e, qui a bust... 4 heures après la sortir de Schulman) et Josh Arieh (6e) ont été les cinq joueurs éliminés lors du Day 4 (qui avait commencé avec dix joueurs, oui), tous ITM pour un minimum de 82 623 $. Ils ne peuvent plus convoiter le trophée Chip Reese, au contraire des cinq finalistes.
 






Évidemment, il y aura du lourd pour aller chercher les 954 020 $ promis au vainqueur, alors que tous sont assurés de 211 235 $  : le chipleader Eli Elezra, déjà en tête au début du Day 4, suivi au classement par Paul Volpe, enfin à la fête après des WSOP discrets, Chris Brewer, Dan "Jungleman" Cates et le très en forme Ryan Leng, plutôt shortstack : il disposera tout de même de 17 blindes sur les jeux de No Limit et de Pot Limit, et d'environ 14 Big Bets sur les autres jeux. Un line-up qui pèse tout de même dix bracelets WSOP dont quatre pour Eli Elezra, un de plus que Leng et Volpe.  Alors que les écarts de tapis sont resserrés entre les quatre premiers du classement, bien malin qui pourrait prédire le futur vainqueur de ce tournoi... À suivre dès 1h du mat' en France et sur PokerGO.

Les tweets du jour
 



Vous voulez savoir comment Dan Smith s'est broke sur les parties High-Stakes ? Voici un récap express et intense.




10 000 balles, ça fait cher la sieste...




T'inquiète Matt, ça finira par passer...




Vous comptez jouer le Main Event qui débute ce vendredi ? Déroulez ce thread pour une liste des choses à ne PAS faire.


Jeudi 4 novembre : demandez le Main Event !

Main Event
Une longue attente prend fin aujourd’hui. Après plus de deux ans d’absence, la plus belle, la plus ancienne et la plus grosse compétition de poker de la planète est de retour. C’est donc forcément un Main Event particulier qui nous attend, et pas seulement parce qu’il proposera un record de six journées de départ, dont deux ajoutées en dernière minute afin de pouvoir accueillir le contingent de joueurs étrangers pour qui les frontières des USA vont enfin s’ouvrir à partir du lundi 8 novembre.

Quelle affluence pour le premier Main Event WSOP de l’ère Covid ? Bien malin sera celui qui pourra le prédire : tout est possible. Les pronostiqueurs pessimistes tableront sur une baisse allant de « légère » à « forte » par rapport à 2019 (8 569 joueurs, le record de 2006 avait failli être battu), en se basant à la fois sur les chiffres enregistrés sur les épreuves qui se sont tenues jusqu’ici et le fait que pas mal d’étrangers vont passer leur tour, échaudés par l’idée de démarrer un tournoi à 10 000 $ avec un massif décalage horaire dans la tronche. Mais on en connaît aussi qui ont envie de croire qu’après une si longue période à ronger leur frein, l’excitation et l’impatience auront raison des doutes de milliers de joueurs : eux en sont convaincus, cette édition 2021 sera la plus belle de l’histoire des WSOP. Cette grande question de l’affluence, elle va trouver un début de réponse ce soir avec la tenue du Day 1A, dont le coup d’envoi sera donné à 11 heures (20 heures en France). Les joueurs du Team Winamax les plus pressés de retrouver le Big One ? Ils se nomment Pierre Calamusa et Mustapha Kanit. Ils seront les premiers à profiter d’une structure unique au monde : un tapis presque infini de 60 000 jetons, des niveaux XXL de 120 minutes, et un level plancher de 100/200, ante 200 pour démarrer le marathon. Miam !

Le dernier des Top Sharks François Pirault aurait bien voulu jouer le Day 1A lui aussi, mais il aura une très bonne raison de retarder son entrée : On_the_Road sera retenu par le Day 2 du Mini Main Event à 1 000 $, qu’il entamera déjà ITM et avec un tapis de 17 BB. Parmi les 282 survivants (sur un total de 3 823 inscrits), on repère aussi Martin Jacobson, Matthieu Rodriguez, Julien Perouse, Florian Guimond et, tout en bas de tableau, Freddy Caisson. Il y a près d’un demi-million de dollars à aller chercher sur cette version low-cost du Main Event.

La grosse affaire du jour sera bien entendu la finale du Poker Players Championship, dont on vous a déjà causé plus haut. Le Salute to Warrios à 500 $ et sa finale assez random nous intéresseront moins. Du côté du PLO High-Low au format Championship, c’est sans surprise un très beau casting qui se pressera sur la ligne de départ du Day 2, avec 101 joueurs dont Brian Hastings (chip-leader s’il vous plaît), Nick Schulman, Felipe Ramos, Anthony Zinno, Erik Seidel, Josh Arieh, Shaun Deeb, mais pas David Benyamine et Joao Vieira, tous deux éliminés dès le premier tour.

Benjo et Rootsah

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