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Plaisir et Addiction
"Aujourd’hui ça y’est ! Je me suis enfin avouer avoir un problème de consommation compulsive avec le poker!! Bon du coup pour y remédier il va falloir autant de courage et de motivation que pour grinder les limites!! Et pour ça je pense avoir un solution : Le Saxo! Hein? quoi? comment? let's find out!!!"

(Blog de G VU G ZU)


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 G ZU REVIENT ! (Part 2)
Posté le: 03/02/2022 15:58 par G VU G ZU
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G ZU REVIENT ! (Part 2)

Les ROI(s) mages n'oublient pas G ZU![/b]


[b]A mi-décembre, J’avais fait le taff de remonter un semblant de roll
. Pas suffisament pour envisager une saison 2 de manière sereine loin de là, mais en tout cas suffisament pour jouer des series correctes et avoir un mois de rab pour envisager une recherche d’emploi en cas de désastre économique. Avant cela je pris deux semaine sans jouer (ou peu) pour passer les fêtes en famille. Ce répit était un cadeau de Noël inespéré, en effet comme n’importe quel entrepreneur qui se fixe des objectifs je voulais me donner tous les moyens possibles pour arriver à les atteindre (tout du moins de m’en approcher). J’ai donc pendant 3 mois grind entre 6 et 7 jours par semaines avec parfois des doubles shift journée/soirée. Autant dire qu’arrivée à la fin de l’année j’étais sur les rotules physiquement et émotionnellement, aussi secoué qu’un passager d’avion voué au crash mais dont le pilote arrive miraculeusement à redresser la trajectoire pour atterrir en douceur sur la piste.



La première semaine fut donc plutôt familiale à profiter de mes parents, ma femme et mon fils avec au programme : ripailles, petits jeux et balade à la campagne. Bref le top pour se remettre au frais. La seconde semaine, ma compagne embarqua mon fils pour partir chez ses parents. J’en ai donc profité pour retrouver un mode nettement plus shlagish : Déjà un petit home game épique avec un Wameur haut en couleur (le bien nommé Fanfan1515). Puis les retrouvailles d’un bro pas vu depuis 5 ans, pour finir avec le nouvel an qui me verra commencer 2022 la tête dans les chiottes… BONNE ANNEE !!!

Je passe le premier de l'an en mode repos avec le combo de la glande canapé/couette/tisane/chat/Netflix. Le lendemain commence les séries et je veux être prêt. Le deal que je me suis fixé, c’est de sat quelques 50 et 100 ciblés et de jouer les 5/10/20, en targettant uniquement tout ce qui est 6 max et je prévois de jouer la grille classique à côté. J’ai 500€ de miles que je peux utiliser comme bon me semble et 2 ticket 4Million qui m’attendent. Le budget max que je m’accorde est de 3k€ sur une roll de 7k€. Mes journées sont calibrées pour être au top dès 15h/16h tout en ayant une disponibilité minimum pour la famille : Réveille 7h du mat, je m’occupe de mon fils et de le préparer pour la crèche, sa mère l’embarque à 7h40, recouché jusqu’à 13h, ménage, cuisine d’un gros plat équilibré qui fera également pour le soir afin que ma compagne n’ai pas à gérer la popotte en plus. Puis repas suivi d’un temps détente (Netflix/saxo/csgo) 15 minutes de lectures sur le mental pour me mettre en condition et c’est parti.

La première partie des séries n’est franchement pas folle, je perds 2.5k€ (le budget est cramé au 3/4) je n’ai fait que deux top 50 et pas encore de finale (je n’ai encore jamais réussi à atteindre la finale d’un tournoi des WS), j’ai qualifié le day2 des 125€, 15€ et 5€. Comme prévu et pour la première fois j’ai décidé de prendre un break le Vendredi. Un match de foot est programmé avec mon équipe, je vais donc pouvoir aller courir et me dépenser pour évacuer et me défouler. Résultat on perd 6-3, j’ai craché mes poumons, j’ai donné tout ce que je pouvais et peut importe le résultat l’essentiel est d’avoir fait ce que j’ai pu pour l’équipe.

Je reprends le lendemain avec une volonté de fer renouvelée, je sens que le break m’a ressourcé et que j’aborde cette soirée avec la même ambition que pour le foot, « faire de mon mieux ». Lors de cette soirée j’enverrai une vingtaine de tables et… tout passe, on touche tout, les flips sont en ma faveur bref magnifique. Les deep run s’enchainent, pour s’avorter en 30eme place sur un 5€ en 19eme place d’un 20€ KO avec en point d’orgue une première TF qui se terminera avec une 4ème place d’un Monster 50€ pour 6.5k€. Ce n’est pas le logo, mais je m’en fout, je n’ai aucune frustration, j’ai fait de mon mieux et je suis déjà très content de ce résultat. Mes séries seront quoiqu’il arrive positives et je pars me coucher avec le sentiment du devoir accompli.

Le lendemain nous sommes dimanche et je me tiens à ma routine tout en profitant plus de la famille. J’ai moins de pression sur les épaules mais j’ai l’envie de revivre une soirée comme la veille. J’essaye de me mettre dans cette même envie de donner le max ce qui n’est pas évident le lendemain d’une perf où l’excès de confiance peut amener à spew. C’est d’ailleur ce qui arrive sur le Tea Time ou je finis 13ème sur un coup évitable alors que j’ai un stack pour faire largement top 5. Cependant ce spew me fera focus mes autres tournois dont ce Marathon 10€ qui a débuté à 16h, je m’accroche et finit par qualif’ une deuxième TF, INCROYABLE !!! Je débute celle-ci en étant très très short 6/7, mais finirai par trouver l’occasion de doubler et revenir dans la course pour finir 3ème. Le logo attendra encore une fois mais je me satisferai avec le fait que cette perf contribue à me sécuriser une roll pour faire une saison 2 de manière sereine. Ce même soir je qualifie le day 2 d’un 50€ KO sur deux jours avec plus de 100bb… On peut encore rêver. Malheureusement le rêve s’arrêtera en 16eme place sur ce tournoi ce qui me permet encore de rentrer 1.5k€. Bien sur on pouvait espérer mieux mais je suis très content d’avoir pris ce flip que je me serai surement refusé si j avais joué en étant scared money, car si celui-ci passait on se mettait dans une réelle position pour aller chercher un top 3, là où la différence monétaire se fait vraiment.

Il n y aura pas d’autre exploit sur ces series a part le fait d’avoir pour la première fois joué un 500€ online pour lequel j’ai réussi à me qualifier. L’exploit ici ne consiste pas dans la place finale, mais dans le temps tenu sur le tournoi… 1 main : inscrit en tardif une sombre histoire de 4 bet shove BTN vs SB 35bb deep, AK<AJ… ce fut court mais intense.

Toujours est il que ces series furent incroyable pour moi et pour d’autres amis dont mes deux potes/coach actuels que sont Cyril et Romain, puisque l’un fait 13ème du 4 Million Event et l’autre boucle 2 tf coup sur coup sur les derniers jours après avoir eu un run plus que délicat sur les 8 premiers jours. Quant à mois, je fais deux TF la où je n’en avais jamais fait, je sécurise quelques moi d’avance en décaissant un peu et repart avec une roll à 11k€ là où j’étais descendu à 500€ fin novembre… Bien sur je ne nie absolument pas le run qui m’a été donné de vivre sur cette période, puisque je run quasiment 1000bb au dessus de l’EV sur les 10 jours des séries. Je suis content de la manière dont j ai abordé cette période, en refusant la journée du Vendredi pour la remplacer par du repos mental et du sport.

Le résumé en chiffre :
529 tournoi (satellites inclue)
8k€ d'investissement
30% d'ITM
18k€ de gains
10k€ de bénéfices
124% de ROI

En bref 2022 commence sur les chapeaux de roues, j’ai encore en mémoire le run que j’ai vécu il y a 2 mois et je n’oublie pas qu’une mauvaise gestion à la fois financière et émotionnelle peut mettre un terme à mon projet pro. J’ai encore de nombreuses choses à mettre en place pour m’améliorer notamment sur le niveau mental qui sera mon prochain investissement.

Les Rois Mages après avoir servit l'or la mire et l'encens, sont revenus pour livrer à G ZU l'argent en petit cadeau bonus! L’aventure continue et je peux d’ores et déjà vous dire que je continuerai à vous faire vivre celle-ci, et si les live wina sont maintenues il y aura surement quelques surprises que je garde en réserve. En attendant GL à vous sur les tables et encore merci à tous de votre soutien !




 
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 G ZU REVIENT ! (PART 1)
Posté le: 15/01/2022 17:28 par G VU G ZU
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G ZU REVIENT !

Part 1 : Petit Papa Noël quand tu descendras du ciel


Lors de mon dernier article j’évoquais 3 mois catastrophiques qui m’ont vu perdre 90% de ma roll. Le questionnement intérieur était grand à l’heure d’aborder le dernier mois de l’année. Pouvais-je continuer ? en avais-je la motivation ? comment envisager l’avenir proche ? Bref pour réfléchir à tout ça il fallait que je fasse un break. J’ai donc pris une semaine pour m’éloigner des tables et prendre du recule par rapport à la situation et l’analyser au mieux afin de trouver des solutions adéquates.

La première des choses a été de coucher sur le papier mon état d’esprit du moment, et ce qui m’avait amener à cette situation, c’est ce que vous avez pu lire dans l’article précédent (j’en profite pour m’excuser de ne pas avoir répondu aux commentaires que vous m’avez laissé, mais pour moi c’était trop difficile moralement d’y répondre à ce moment là) . Puis j’ai commencé à réfléchir à ma situation : En l’état je ne pouvais absolument pas continuer l’aventure en 2022, ma roll était trop écornée et si auparavant je pouvais vivre avec quasi rien, aujourd’hui la situation familiale fait que j’ai des obligations financières qui ne me permette pas de prendre un tel risque. Cependant le fait d’avoir travailler le jeu et voir mon niveau progresser me persuadait dans l’idée que je voulais continuer à faire ça sur le moyen terme.

Je fais ici une parenthèse pour déterminer le « moyen terme » : A coté du poker j’ai un projet entrepreneurial extrêmement ambitieux. Le fait que celui-ci soit dans le secteur de la culture et particulièrement de la musique fait qu’au vu de la situation sanitaire actuelle j’estime avoir besoin d’un recule de 5 ans pour que le marché se stabilise suffisament pour être exploitable. Me lancer aujourd’hui serait un risque absolument énorme. L’objectif serait donc de vivre d’une passion pendant ce laps de temps et financer ce projet grâce au poker.

La combinisaison des différents facteurs : (Broke + envie de poursuivre) / situation familiale = Stacking + job alimentaire.




Et c’est ainsi qu’une solution plus ou moins viable à ma problématique apparut. En effet trouver un job alimentaire me permettrait d’assurer une stabilité financière ainsi que de cotiser pour à terme reprendre l’aventure en full time avec le back up du chômage. Quant au stacking je pense que ma courbe et mes stats peuvent intéresser certaines plateformes, ce qui me permettrait en parallèle de mon travail de remonter une roll sans prendre de risques financiers.

Ce break m’a aussi aidé à travailler sur mon mental. La première des choses étant de ne pas prendre le fait de potentiellement ne pas poursuivre à plein temps comme un échec. En effet j’avais fixé l’objectif d’un an pour tenter l’aventure poker et force est de constater que j’y suis arrivé (certes tant bien que mal, mais quand même). L’autre victoire, c’est qu’il faut de la force mental pour accepter ses faiblesses et trouver la force pour rebondir ainsi que trouver des alternatives pour les surmonter. D’autre part, outre le fait de chercher des solutions à mon quotidien, je travaillais également sur la gestion de mon mental dans le poker grâce à quelques ressources vidéo et au bouquin le mental au poker.

Je commençais donc à chercher du taff sur pole emploi en mode caissier, mise en rayon, usine… bref pas forcément ouf mais avec un salaire à la clef sans avoir à véritablement s’investir. Pendant ces recherches je reçois un coup de fil de mon pote Romain (que vous connaissez surement comme étant Le Capitaine de l’équipe des flambeurs). Celui-ci avait lu l’article « Quand Jus D'As suprend G ZU » et me proposa qu’on review quelques tournoi ensemble afin de détecter les leak de mon jeu et essayer de me faire reprendre confiance en moi. « On va essayer de te faire atteindre ton objectif de 30k d’ici la fin de l’année.» me dit-il, à quoi je rétorquais « Si au moins j’arrive à remonter un peu ma roll ca sera déjà pas mal. »

Bref on commence à faire quelques review ensemble avant les sessions, et les résultats se font sentir drastiquement. Bon déjà les coups à tapis préflop passent, mais également la recherche optimale d’ev sur chaque coup fait que mon BB 100 augmente drastiquement et le résultat financier suit aussi. D’abord une win de l’uppercut, puis une soirée avec 3TF : 2eme du Nitro, 5eme de l’afterwork, 5eme de l’uppercut. S’en suit une deuxième soirée de rêve avec sur un dimanche une 3eme place d’un Rally, la win d’un MS 10 et une 4ème place sur le Gladiator…


Romain mon pote! Je t'aime!


Je venais en deux semaine de faire repasser ma roll de 500€ à 7k+ ! Alors bien sur je ne m’emballais pas, je venais de run comme un porc, je touchais ce qu’il fallait quand il le fallait… enfin !!! Je n’y croyais plus… Noël arrivait à grand pas et le plus beau cadeau que le père noël pouvait me faire c’était de m’offrir un sursit pour tenter d’engager une saison deux.

Cela dit je n’étais pas dupe, 7k avec les séries de janvier qui pointent le bout de leur nez, c’est un sursit de maximum deux mois que j’avais devant moi. Je n’excluais absolument pas de me remettre en quête de boulot, je n’oubliais pas non plus l’état d’esprit quasi dépressif dans lequel j’étais deux semaines auparavant et comme d’hab’ je ne me voyais pas en haut de l’affiche. Cependant, je pouvais enfin respirer.

Donc après 3 mois de Grind intensif, j’optais pour me mettre au vert et profiter des fêtes en familles et entre amis, très peu de poker pour revenir frais et dispo et attaquer cette nouvelle année du mieux que l’ont pourra avec des Winamax Series qui s’annoncent des plus intenses.


TO BE CONTINUED
 
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 QUAND JUS D AS SURPREND G ZU
Posté le: 09/11/2021 15:44 par G VU G ZU
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AVANT PROPOS : Ce post pourrait s'apparenter à un whine... Il n'en est rien, il s'agit d'un constat simple de ma situation actuelle et sur laquelle je fais un point objectif au 3/4 de mon année dédiée au poker.

QUAND JUS D AS SURPREND G ZU

Il n'est jamais facile d'écrire un article quand on est dans le creux de la vague. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai repoussé encore et encore ce post, tout en sachant qu'à un moment il faudrait l'écrire sans se voiler la face.

Comme vous le savez cette année est consacrée au poker. Dans le jeu bien entendu, mais également dans l'étude du jeu. Pour moi le poker est un sport, et cette année à pour but de pallier à une frustration de jeunesse devenir sportif professionnel. Quand j'ai décidé de me lancer dans l'aventure l'an passé, j'ai perçu que j'étais très loin d'être au niveau et j'ai donc fait appel successivement à différentes personnes pour travailler le jeu afin de hausser le ton et d'arriver à optimiser mon jeu.

Rapidement mon objectif est devenu de bosser le jeu GTO pour arriver à comprendre ou le field dévie et comment exploiter ces failles. Honnêtement je ne savais pas trop dans quoi je me lançais car ce travail est proprement immensément profond et on peut vite s'y perdre (SPOILER ALERT : c'est exactement ce qui m'est arrivé).

J'ai donc, suite au conseil de mon coach, travailler les ranges d'open, de 3bet, de défense grâce à l'outil préflop guru. Chaque jour je descendais prendre mon café en bouquinant le Bouquin Modern Poker Theory qui est une synthèse du travail sur les solver. Je prenais mon café en terrasse et bossais entre 1h et 1h30 en prenant des notes sur des fiches bristol, bref j'étais beaucoup plus assidu dans cette étude que pendant mes années scolaires ou BTS... Les résultats étaient plus ou moins là mais avec une courbe plutôt agréable à regarder. En juin j'ai atteint les deux tiers de mon objectif annuel.

A ce moment là j'ai une bankroll décente sans être folle non plus, je tourne plus ou moins avec 8k€ de fond de roulement ce qui me semble largement décent pour jouer le 20€ et quelques 50€ abordables type Prime Time ou Gladiator.

L'été est présent, les restrictions se lèvent petit à petit sous caution de pass sanitaire, et je décide d'aller tater des cartes en live. La dernière fois que je m'étais assis autour des tables remontait au WPO Dublin 2019 autant dire que ça me démangeait sévère. Je motive mon pote Nono et deux potes de mon groupe de travail et nous voici parti direction Aix en Provence pout jouer un TPS. Le soleil, les cigales les cartes, les copains tout ça à un parfum de vacances. J'en profite pour savourer le fait de ne pas avoir mon fils en bas age ni ma compagne avec moi pour retrouver ce mode SHLAAAAG qui m'avait suivi tant d'année. Réveil Midi, couché 3h en refaisant le monde autour d'une bière et d'un pétard, c'était top. Côté carte, ça roulait de ouf : Quelques ITM correct, sur le main et le tournoi d'ouverture, en revanche j'ai spew total le HR sur lequel je m'étais inscrit. Et le comble j'arrive à ship l'équivalant de la 4eme place sans faire ITM d'un tournoi bounty surprise ou il était possible de gagner de grosses primes en cash en éliminant des joueurs randomiser. Bref retour financièrement légèrement positif.

A ce moment là je croyais que j'allais pouvoir atteindre mon objectif de 30k€ sur l'année, je me doutais que j'avais run correctement mais je ne me doutais pas à quel point. Bien sur je n'imagine pas une carrière, je ne me vois pas en haut de l'affiche, je ne me vois pas parmis les top reg du site, mais je commence à caresser l'espoir de faire une deuxième saison dans les règles de l'art avec un statut d'entreprise qui pour moi serait le graal ultime.

C'est là que la machine s'enraya, le baiser de Jus D'AS aller gentiment entraver les bonnes volonté de G ZU. Dès le mois d'aout je continue de bosser le jeu mais je lève le pied sur le grind, malgré cela je continue à faire de nombreux deep run qui seront tous avortés. Puis arrive les series pour lesquels je me suis préparé et là.... Catastrophe, mon jeu est bien callé, je run 10bb/100 (même si évidemment cet indicateur reste négligeable par rapport au cash game) je joue de manière OK mais ça ne passe pas, les shots non plus ne passent pas, le budget initialement prévu était de 2k€... j'en dépenserai 3 et ne respecterai en aucun cas un BRM stricte. Résultat : financièrement dégueu, moralement pas ouf... La saison deux que je commençais a envisager relativement serainement reste parfaitement envisageable mais j'ai quand même pris du plomb dans l'aile.

Le mois d'octobre repart bien avec de nombreuse finale et victoire, malheureusement sur des petits fields, Ce qui permet de payer les sessions mais pas de monter la BR de manière significative. En revanche sur les gros fields c'est les ITMOUSSE qui me tendent les bras, funday, fièvre Prime time, gladiator, Afterwork.... des demis, des 20eme places... bref je commence à sentir une frustration, celle d'avoir un objectif, et de glisser sur la marche qui le précède encore et encore sans arriver à la dépasser. Il me reste alors 2 mois et demi et j'ai l'impression que le temps est compté. Inexorablement je commence à penser à l'option qu'il faudra prendre fin décembre si l'objectif n'est pas atteint : retourner à la vie normal et trouver un travail pour assurer les factures. Le problème c'est que cette vision me renvoie à une conception sociétale qui ne correspond pas à mes idéaux et avec laquelle il faudra que je fasse des concessions. Je digresse ici pour faire une parenthèse philosophique afin que vous compreniez véritablement en quoi cette option à un impacte négatif sur mon mental.

N'ayant pas de diplôme autre que le bac malgré une formation en commerce, les boulots qui s'offrent à moi sont d'ordre alimentaire. Hors, pour moi le temps est l'une des dernières choses naturelles que nous possédons et devoir louer cette ressource auprès d'un patron qui capitalisera dessus sans tirer un véritable épanouissement de celui ci (comme c'est la cas pour nombre de personnes) ne me renvoie pas de perspective d'avenir véritablement heureuse.

Fin octobre arrive, il me reste deux mois, je me mets la pression et la ressent, mon jeu se détériore et la variance devient de plus en plus violente, je commence à avoir du mal à la vivre, je sens que je force le jeu, pire encore, la variance invisible semble me jouer des tours. Ce n'est plus que les flips, ce n'est plus que les stats, c'est le fait de call muck face à des hauts de range improbable ce qui me fait dévier et jouer un C game catastrophique. Je n'arrive plus à croire mes adversaires tant je me fait défoncer. Tel Judas embrassant Jésus au mont des oliviers, la variance et le mental au plus bas m'empêche d'avoir la lucidité pour prendre les bonnes décision. La passion de G ZU embraye sur un chemin de croix. Je ne parle même pas ici des tilt d'injustice qui me rongent et pour lesquels je culpabilise quand je vois des potes ship des titres ou juste win voir deep run des tournois.

Lorsque j'écris aujourd'hui je prends du recule et préfère ne plus toucher les cartes pendant une semaine (à part pour les day 2 du collosus et du Magicus KO) car j'en suis au point ou le dégout à pris le pas sur le plaisir, et qu'il est impossible de jouer correctement dans ces conditions. Je vais donc en profiter pour prendre le temps... jouer du saxo, mater des séries, taper des foot avec mon équipe ou des inconnus, faire du billard ou juste me balader, prendre le temps avec ma femme mon fils et mes amis. En espérant que cette passade soit brève afin de revenir et d'essayer de finir l'année peut être pas forcément en beauté mais au moins pas de manière catastrophique.

Je vous retrouverai en Janvier pour faire un bilan finale de cette année. En attendant GL à vous sur les tables.
 
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 Adaptabilité et Profitabilité
Posté le: 18/06/2021 10:43 par G VU G ZU
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Adaptabilité et Profitabilité

Depuis que je joue au poker le maître mot que j'ai appris c'est : l'adaptation. Voir quel est le play optimal, en fonction de la situation, si tels ou tels facteurs sont présents cela aboutira à telle décision qui ne sera pas la même si ce même facteur est absent. Bref... vous connaissez l'histoire : chaque situation est différente et on a beau concevoir un plan, parfois il faut le revoir sinon ce même plan à de grande chance de foirer.

Si je parle de l'adaptation c'est que j'ai du revoir certaines choses dans le projet que je décrivais dans le dernier article. Je résume : cette année est dédiée au poker dans le but à terme de devenir pro. Dans ce projet j'avais inclus également une part dédiée au streaming sur twitch. En effet le fait de ne pas grind tout seul et de monter une communauté était un bon plan pour mêler, entertainement et bonne humeur plutôt que de passer ma journée à simplement cliquer.

Bon après l'avoir fait entre les deux wina series de Janvier et d'avril à raison d'une fréquence de 4 stream par semaine je me suis posé pour analyser un peu les résultat, tant sur la plateforme que sur le poker.

Tout d'abord sur twitch: les choses étaient plutôt bien parti, des scores humbles mais suivant une progression satisfaisante. Une trentaine de viewer en moyenne et des piques montant entre 60 et 100 selon les deep runs. Mon but étant d'apporter un contenu créatif j'ai également crée des vidéos pour animer les pauses. Et pour rendre le trucs communautaire je me suis également mis sur les réseaux.
Le côté positif c'est clairement de se sentir porté par des gens qui régulièrement viennent te faire un simple coucou ou passer une heure ou deux avec toi à parler de tout et n'importe quoi. Le côté négatif (ou devrais je dire LES côtés négatifs) c'est que le streaming... C EST DU TEMPS!!![/b] Du temps de discussion à perdre en focus bien sur, mais également pour la partie vidéo se renseigner, écrire, se filmer, monter... puis alimenter les réseaux etc...



[b]
exemple de vidéo que je faisais

Du coup cela à forcément impacter mon poker car ce temps je ne le passais pas à bosser le jeu, et vu que celui ci n'est encore toujours pas au claire aujourd'hui, mon résultat en BB/100 étaient even... pire encore... négatif pendant les series. Ma roll commençait à tirer sérieusement la gueule et même s'il y avait une recharge prévue en cas de besoin ça me faisait clairement chier de devoir piocher dans ma réserve.

J'ai donc fais la balance et me suis aperçu qu'inclure le streaming était peut être intéressant en terme de loisir mais à proscrire en terme professionnel. Car en effet si le but est de faire de la caillasse pour grailler, et payer les factures, twitch en revanche ne rapporte rien financièrement à mon niveau, et en france il faut atteindre le niveau des TOP fr que sont Zchance ou Juanitoooo pour avoir un soupçon de l'esquisse de l'ombre d'un espoir de pouvoir en faire son beurre.

Constat simple il me faut m'adapter pour que mon projet poker puisse au moins éclore. Car oui comme d'habitude j'étais parti tout feu tout flamme dans une aventure en tentant d'explorer toutes les ramifications qu'offrait le secteur... il était temps de se canaliser et de reprendre la réflexion initial : QUEL EST MON BUT ?... Devenir joueur pro. Alors dans ce cas faisons ce qu'il faut pour le devenir à commencer par travailler le jeu.

J'ai donc repensé mon approche du jeu : et le premier point noir que j'y voyais était que je voulais jouer exploitant. C'est alors que j'ai compris un paramètre simple : si jouer exploitant consistait à comprendre où les adversaires dévient, il me fallait comprendre par rapport à quoi ils déviaient, à savoir : LA THEORIE.... La théorie... rien que ce mot me faisait peur. Moi qui n'avais jamais été scolaire arrivant à passer les classes et les diplômes à coup de bagout et d'acquis, je visualisais qu'ici je devais commencer à me pencher dans les maths du game et les solvers. Rien qui regarder des screen shot de PIO me filait la migraine, mais s'il fallait passer par là pour m'améliorer et avoir un véritable edge sur le field qui me permette de vivre de ma passion, qu'il en soit ainsi (Ainsi parlait G ZU).



J'ai donc dans un premier temps changé de coach. J'ai de la chance d'avoir dans mon entourage un ami proche qui est un pro Cash Game qui était sur les MTT auparavant. Dans un premier temps, je n'avais pas voulu le solliciter, j'avais déjà associé amitié et boulot avec d'autres personnes et vu comment ça s'était terminé je ne voulais pas ré éditer l'expérience. Mais le mec m'a dit : "Ecoute, franchement si t'es chaud pour bosser et que tu me promets que tu le feras (et par là j'entends que tu ne me fasses pas perdre mon temps) on y va!!" Depuis nous bossons, une session de deux heures par semaine auxquels il me donne des exercices et des lectures pour comprendre mieux certains concepts. Il ne s'agit plus seulement de review mais de la compréhension de maths du game (même si pour l'instant j'en suis encore à un level tout à fait basique).

Bref tout ça m'a redonné la gniak pour le grind pur, l'envie de faire le meilleur play et ce sur chacun des coups que je joue. Win pour le game d'abord tout en ayant un oeil sur les tunes biensur. Depuis mon winrate augmente de manière drastique. Sur les douze derniers mois je peux véritablement mesurer ma progression :
- 6 mois à bosser seul dans mon coin (donc à ne pas bosser du tout) = 2.6bb/100

- 3 mois à bosser avec PAAz à faire beaucoup de review mais sans que je trouve ma méthode de travail = 3.3bb/100

- 1 mois à bosser avec Cyril et commencer à rentrer dans un travail profond = 6.42bb/100 et 10bb/100 sur les 5/10


On est encore très très loin de l'objectif voulu ce qui me donne encore plus de motivation pour continuer à bosser car les résultat sont déjà présents.

Sur les résultats financier bien sur il a fallu chatter dans les coups clés ne nous mentons pas ! Mais, cela nous a permis de prendre : une 3 ème place dans le Shaolin, runner up Booster, fièvre et 2 Monster 50 et pas une win... (bref appelez moi Poulie d'Or) comme quoi y a encore beaucoup de point sur lesquels progresser.

Le bilan à mi chemin est plus qu'honorable, mais je garde les pieds sur terre en me disant qu'il faut viser long terme. Si de tels perfs se reproduisent et que je conserve ce win rate, alors seulement je pourrais affirmer que j'ai step up.

Rendez vous après les series de Septembre pour faire un point sur le trimestre estival, avec je l'espère de la caillasse et qui sait... peut être un logo !

A très vite
 
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 Nouveau Projet : SHLAAAAG TV
Posté le: 24/03/2021 14:22 par G VU G ZU
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NOUVEAU PROJET : SHLAAAAG TV

Hello à tous, ça fait un bail que je n'étais pas repassé par ici, et il est temps de remédier à ça. Le projet que je lance n'est pas spécifiquement axé sur WAM comme l'était le blog précédent, mais il s'agit toujours de continuer à partager ma passion pour le jeu et c'est pour ça que je mets "ça" en place.

"Ca" c'est quoi? "Ca" c'est un projet mélangeant Streaming, youtube et autres réseaux sociaux pour partager à la fois des sesssions de jeu et une envie non assouvie de faire journaliste/animateur dans le poker.

Car oui cette année 2021 sera dédié au poker. L'envie ? Reprendre le grind pour tenter de passer le cap et devenir pro. Alors pour ceux qui s'inquiètent quant à l'addiction mentionnée plus au dessus, il faut savoir qu'aujourd'hui j'ai une connaissance profonde de mon profil, et surtout de ma manière de consommer le jeu. Terminé les sessions du soir et cette vie de Noctambule, ma nouvelle vie de famille ne me permet pas ce rythme décalé. Donc on opte pour les sessions matinal dès 8h 4 jours par semaine, que je stream sur Twitch.

En effet me replonger dans cette vie seul face à mon écran ne m'allait pas en tant que telle. Je devais y ajouter ce lien social aussi virtuel soit il et cette plateforme me l'apporte. L'interaction avec le tchat se matérialise un peu plus via le discord. De l'écrit on passe au vocal, d'un pseudo on passe à un prénom puis à une discussion. A l'heure ou les distanciations sociales sont de plus en plus marquées cela me permet de retrouver un peu de contact.

Ce stream je l'ai véritablement lancé après les séries, et j'ai pris goût à ce rôle d'animateur, car cela fait également partie de ma personnalité. Mais j'avais envie d'ajouter quelque chose à cela, une autre manière de me mettre en scène et d'apporter quelque chose à cette communauté naissante. Vu que l'histoire du poker m'a toujours chauffé, j'ai mis en place un petit format que j'ai appelé Poker Tell. C'est un format vidéo de 4 minutes qui intervient pendant les pauses et qui décrit des aspects historique du jeu. Comme ce premier épisode surle Black Friday .



Voilà concernant l'animation, mais je souhaite également partager ma progression sur l'objectif de professionnalisation. Ce terme il faut déjà le définir. Pour moi me professionnaliser c'est avant tout avoir un statut social qui permettra à la société de me reconnaitre, et selon moi cela passe par se déclarer en tant qu'auto entrepreneur. Pour moi c'est important car pour mon entourage et celui de ma copine, on me voit toujours comme ce bon vieux shlaaaag qui joue sans projet de vie. Hors mon projet est parfaitement calibré dans ma tête et je veux leur prouver : Cette année j'ai les fonds suffisant pour vivre sans chômage et sans RSA. Je me suis fixé des objectifs financier sur l'année, Bas (12k€), Moyen (30k€) Haut (50k€). pour l'instant je ne joue que des MTT avec un BRM strict mais relativement agressif, 100 BI sur les 20€- et quelques shots par ci par là. Le volume étant limité le matin et du fait de stream, je recalibrerai en fonction d'un bilan tiré à la moitié de l'année (en juin donc).

Concernant le travail hors des tables, je me fais actuellement coaché et du coup travail pas mal hors des tables, tant le mental que la technique même si bien sur ma marge de progression est clairement importante.

Bilan au premier trimestre : le lancement a été bon, avec un mois de janvier even et un mois de février énormissime avec la win d'un prime time. Le mois de Mars a été un revers de bâton violent faisant passer ma BR de 3.5k a 1300€. Certes la variance est blâmable mais d'autres facteurs également notamment la rigueur sur le couché, le sommeil et le travail hors des tables. Ce taquet me permet une remise en question mais n'entame pas la motivation (il met en revanche le mental à rude épreuve).

Alors oui ce challenge n'est pas le plus safe, je vous l'accorde. Mais entre rentrer dans les clous d'un travail qui ne me sied qu'à moitié ou me lancer dans mon rêve tant que j'en ai l'envie et l'énergie mon choix est fait et je vais tout faire pour le réaliser !

Voici les réseaux pour suivre ce projet :
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Twitter : @ShlaaaagT
Facebook : @shlaaaagtv
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 STUCK IN DUBLIN
Posté le: 09/05/2020 10:19 par G VU G ZU
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PREAMBULE

Voilà des mois que je ne suis pas revenu ici. Depuis plein de choses sont arrivées et toutes très positives Smile . A l'image de Tapis_Volant qui ressort des archives inexploités, je voulais enfin revenir sur une aventure que je voulais vous narré mais qui est resté dans mes fichiers inachevée jusqu'à hier. Le WPO Dublin 2019 !! Les événements live Wina manquant de ouf, je replonge à défaut dans mes souvenirs pour revivre toute cette folie qu'on vie sur ces festival. Voilà je vous souhaite une excellente fin de confinement... On en voit le bout en espérant vous voir à Lloret en septembre tous.

STUCK IN DUBLIN

Alors que je suis actuellement dans l’avion qui me ramène de Dublin, il est largement temps de faire un point sur ce petit séjour pokéristique des familles. Tout d’abord avant de vous narrer l’ambiance et autres joyeusetés du voyage il est nécessaire de vous raconter l’état d’esprit dans lequel j’abordais ce festival : ayant chatté un satellite à 125€ sur la room je suis parti plutôt en mode détente. J’annonçais ce festival comme un Baroud d’honneur pour moi ne sachant pas quand serait le prochain : En effet une paternité prochaine étant prévu d’ici février, je sais que m’éloigner de la maison ne sera pas forcément pour tout de suite, quant à la sécurité financière il va falloir faire attention aux dépenses. Bref, l’esprit était donc en mode Colonie de vacances, de profiter et de passer du temps avec les copains du poker et de profiter autour des tables au maximum ne sachant pas quand serait la prochaine. D’ailleurs c’est avec plaisir que j’ai pris l’avion avec d’autres Wameur présent pour l’occaz’ Mac, Rémi, Fanfan. Comme d’hab les rencontres se font facilement avec une passion commune, la colo s’annonce fraîche.



Il n’est donc pas étonnant que le bilan au niveau des cartes soit décevant : tout d’abord un Main Event pas franchement ouf. Tout commençait pourtant bien avec un chattage de seat draw dans les règles de l’art : assis à la gauche de la belle youtubeuse espagnole « La gata de Schrodinger » je me sentais bien. Mais le temps de retrouver les sensations du live je chute de 50 à 20k après 4h de jeu, je ne percute pas les boards, mes voisins de gauche 3bet à tout va et je n’arrive pas à trouver d’équilibre. Je ressers le jeu… évidemment la partie perd bien entendu en fun mais je m’accroche. Je trouve des spots pour 4bet et pour shove. Je remonte petit à petit des jetons, pour remonter à 37bb avant de prendre un flip pour me remettre en selle et avoir un peu plus de marge pour jouer. Malheureusement mes 88 ne tiendront pas face au AK d’un ancien coéquipier de la team Winarien.
Evidemment on ne peut pas avoir le même run que j’ai eu l’an passé tous les ans, mais bon c’est toujours décevant de ne pas passer le day 1… encore plus lorsque ça s’arrête avant le diner break…


Ma jolie voisine de table et très accessible youtubeuse "La gata de Shroedinger"


Bref, on a encore le temps de Jump dans le Déglingos Beer pong et d’aller tester la leisure room avec les Bros, Moktavarium, Le Capitaine, Asklep, Not Today. Le peu d’entraînement et l’absence de skill pur à ce jeu me font gicler au premier tour, mais no pasa nada, ça rail, ça gueule « Allez laaaaaaaa !!! »,ça rigole, ça picole, bref l’ambiance est top. Mais bon sérieux, je serai coucher avant 1h du mat, le lendemain le mini main nous attend : ce sera le Monster Stack.



Le Classique Beer pong, pour se remettre de ses émotions[/b]


Réveillé avec de superbes intentions, je suis chaud, pour en découdre. Je me pointe au Billard pour travailler ma concentration et mon mental avant de toucher les cartes. Puis ça y est on se lance dans l’arène, un tapis de 50k jetons, des blinds 100/200, des niveaux de 25 minutes, bref tout est fait pour laisser place au beau jeu… La table est plutôt belle, à part que les deux bons joueurs sont assis directement à ma gauche. Je ne touche toujours pas de jeu, je ne percute toujours pas, du coup je décide de forcer le jeu… [b]mmm, mmm, mauvaise idée
. Je réussis à dégrind de ouf, je me fais exploit, je joue comme une bite, je fais les mauvais call, je prends les mauvais spot de bluff, bref je bust en 2h… je suis dégoûté de moi-même, je ne peux même pas m’en prendre à la variance ou à autre chose. Je pars m’exiler dans ma piaule en ruminant comme un con. La dynamique n’est pas bonne, je ne suis pas patient… c’est sur que le Online permet de mutltitabler et de trouver de nombreuses situations et que pour éviter l’ennui en live je tchatche avec tout le monde histoire de faire passer le temps… malheureusement, je perds en concentration et donc en EV.

Ok, bon j’ai analysé le bordel, hop une douche, on se remet les idées au frais et direction le Bounty. Armé de ma pauvre visa Electron de shlag, j’ai déjà dépassé mon plafond de retrait et le paiement par carte est défectueux à la caisse, du coup je dois filouter avec la réception pour trouver une solution et arriver à avoir du cash. Bref, c’est parti, je jump dans le Bounty au niveau 5, 40bb deep. J’opte pour une stratégie paillasson : « Allez-y messieurs, dames, marcher moi dessus, voler mes blindes, faites-vous plaisir ! moi je travaille ma patience » Du coup avec des niveaux de 15minutes je patiente, j’analyse la table, je profil les joueurs, j’ai un joueur loose de chez loose qui n’a pas le temps et qui 3 barrel dans tous les coups qu’il open. Bref à 20bb je décide quand même de défendre KJo sur 90eme open Cut off… flop J high sans flush ni straight draw. Avec un tel profil aggressif, il y a plus de value à check call. Le mec envoie un premier péchon, on suit le plan : call. Turn : Q. Pas d’inquiétude il va barrel toute sa range pour me faire passer du coup j’opte pour l’option check call. Sans surprise le mec envoie la secousse, 2/3 pot. Je suis le plan et call, je suis commit et je prévois de check call 100% des rivers tellement je le vois avec air. La river est une belle doublette, et le mec m’envoie la boite… Ce sera snap call monsieur : vous avez ? ah air total : Merci pour la livraison. Après ce coup là je choppe un bounty et commence à monter des pions, j’avais oublier quel effet ça faisait. Je change de table et tombe avec l’ami Big Pot José à ma gauche, ça fait tellement plaisir de le voir et d’échanger. Bref, ça joue bien, je réalise de bons fold, mais mon stack fond gentillement. Cela dit le tournoi avance et l’ITM se rapproche. Je change de table, passe un flip (ce sera le seul du voyage) et arrive à la gauche du runner up du High Roller, ça parle, c’est bon enfant, je tente le call hauteur A contre lui… Pas bon, en revanche je chatte mon 40/60 contre lui. Bref, ça y est on est ITM, mais malheureusement ça n’ira pas très loin, je passe en mode Bounty Hunter pour build un stack et prendre de l’argent car le payout est super lisse. Une stratégie qui me poussera vers la tournante Ping Pong de la leisure room… Bon au moins j’aurai vibré un poil plus que sur les autres tournois.

Nous voici déjà Dimanche, je suis chaud du Sunday Surprise. Allez là, on veut monter du stack et pécho des enveloppes avec des primes cash à l’intérieur. Je vais vous la faire courte… J’ai pécho mes couilles, zeubi, walou. Un désert de cartes sans nom, le Sahara du poker, 0 spot, bref vraiment l’absence de kiff total. Du coup on se pose avec BigPotJosé au Billard, là il y a du skill, ça poche, ça snooke, bref il y a du bon challenger, d’ailleurs ce sera là aussi une défaite 2/1 round. Ca y est le week end se termine déjà et je suis vraiment déçu de mon poker. D’ailleurs du côté de mes colocs les résultats ne sont pas mieux. Notre profil s’apparente à 90% du field : Cagoulé. Je décide malgré tout de jump dans le dernier turbo du soir par contre j’opte pour la jouer extrêmement sérieux quitte à donner l’impression de jouer ma vie. Mon personnage à la table sera « le capuché dont on ne voit pas les yeux, n’adressant pas un mot à personne », je n’aime pas spécialement ça,mais j’ai l’impression que l’aspect jovial m’a fait tellement déjoué que j’aimerai au moins jouer un tournoi véritablement correctement. Ok, le format n’est pas le plus adapté mais bon on peut quand même essayer. Comme sur le bounty, je fais le dos rond, je n’ai pas une carte, mais bon après 1h j’arrive à bluff catch un type pour doubler mon tapis. J’ai à ma table ZE LIVETARD, des comme ça j’en ai rarement vu : ne pose pas ses blinds, paye 500 en jetons de 25, prends 2 minutes pour parler (on est en turbo), Slowroll constamment quand est nutsé river… pas le mec méchant, même très jovial, juste insupportable à jouer quand tu veux jouer au mieux. Finalement les jetons monteront mais bon au final je devrai me contenter d’une 18eme place en perdant un flip face à deux joueurs pour finir énorme et bien se placer pour la table finale.

C’est la fin, le festival se termine autour d’une dernière binch’ avant de prendre l’avion direction le retour au quotidien. Mais là encore une dernière aventure m’attendait. Je me réveille à 7h30 pépouz, je prends ma douche, me réveille, assemble mes affaire et parts direction le petit dej’. Je retrouve Rémi et Fanfan qui prennent le même vol que moi, on débrief tranquille. Une fois fini on rentre en guerre pour choper un taxi, tout le monde est sur le pied guerre pour prendre le premier qui passe. Bref, direction l’aéroport. A peine descendu du « cab », je passe la main dans mes poches pour vérifier que j’ai bien toutes mes affaires… là, un frisson me parcourt. Je palpe, repalpe encore et encore… « MERDE » pas l’once d’une sensation de support rectangulaire plastifié… je comprends que ma carte d’identité est repartie avec le taxi qui a déjà disparu… Je n’ai pas de passeport, mon vol retour est plus que compromis.

Dans ma tête c’est la panique, j’essaye de trouver un moyen de joindre le chauffeur. J’avais repéré le nom du gaillard « Christopher Smart », mais bon clairement, l’option « Sherlock Holmes » est EV- en termes de temps… Time is ticking !! Il faut trouver une solution rapidement. J’appelle l’hôtel au cas où je l’ai perdu là bas : « No Sir ». La loose… avant de perdre mon vol il faut au moins que je le décale. Le scénario se fait dans ma tête : frais de dossier + nuit d’hotel+ transport + ambassade =… je ne calcule même pas, l’idée me déprime. Je change mon billet la mort dans l’âme et dis au revoir aux potos de voyage.

10h45 alors que je me résigne à mon sort. Dans un élan de lucidité je rappelle l’hôtel pour qu’il me passe la compagnie de taxi qu’ils ont commandé et joindre le Christopher Smart en question… Un transfert se fait et une voix me dit « C’est bien vous qui avez perdu votre ID ? »… putain le miracle !! « OUI !! » Le mec m’explique brièvement qu’elle a été retrouvée à l’hôtel devant l’arrêt de taxi, il me propose d’envoyer un taxi me la ramener à l’aéroport. OUI !!!

Si le taxi arrive assez vite il y a même moyen que je reprenne mon vol… je cours faire rechanger mon ticket, je refais la queue au guichet, je stresse de ouf. J’explique ma situation à la guichetière qui me propose de le changer qu’une fois ma carte récupérer histoire d’éviter de perdre mon siège définitivement. Je retourne devant les taxis, j’attends, j’attends, je trépigne l’heure tourne à 11h10 les enregistrements se terminent. Il est à ce moment là 10h50. J’ai espoir.

11h09 le taxi arrive enfin, je cours, je rush, j’aurai concurrencé Bolt à ce moment-là. Je grille toute la file au comptoir d’Aer lingus. La meuf me renvoie vers une collègue qui tuera tous mes espoirs en l’espace d’une seconde : « I’m sorry it’s too late sir, registration has been closed, we can’t do anything »...

Bilan bloqué une journée de plus dans un Dublin pluvieux (étonnamment) avec tous les frais que ça engendre, mais voyons le positif, je ne me suis pas galérer le cul à l’ambassade.

Bref à encore de nombreux souvenir qui resteront graver dans ma mémoire.

Clap de fin



Rien de tel qu'un Aftermovie pour se remettre ça en tête visuellement
 
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 REDEMPTION SONG
Posté le: 25/08/2019 13:42 par G VU G ZU
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REDEMPTION SONG

Voilà a peu prêt 3 ans que j’ai ouvert ce blog. Initialement, les premières lignes dans cet espace étaient dans le but de poser sur le papier tout ce que j’avais en tête, m’exprimer et expulser tout ce que je n’arrivais pas à dire à mes proches ou que je n’osais pas m‘avouer.

De l’acceptation de l’addiction à aujourd’hui il s’est passé du temps et des événements. En étant parfaitement honnête avec moi-même je peux affirmer que mon addiction telle que décrite dans le premier épisode est de l’histoire ancienne. Malgré cela je reste mesuré dans l’idée que je possède un terrain favorable aux addictions d’une manière générale et qu’il me faut sans cesse contrôler ma consommation afin de ne pas retomber dans mes travers.

Commençons par le commencement, après 10 ans de jeu totalement incontrôlé sans BRM et avec des attentes relativement fortes, ma copine me force à me mettre face à moi-même : « Tu as un problème avec le jeu, fais-toi aider ? ». La violence d’une telle phrase pour quelqu’un dans le dénie est l’équivalent d’un uppercut façon Tyson, Ali, Mc Gregor ou Ryu… du genre qui va directement te toucher le mental pour ranimer la voix de la raison enterrer depuis bien des années. Il m’a d’abord fallut accepter le fait d’être addict.

Avant même d’écrire, et commençant à peine à effleurer l’idée d’avoir un souci avec mon jeu préféré, j’ai téléphoné, honteux, au joueur info service… quand on le fait, on a l’impression que c’est la loose, que c’est l’admission ultime qu’on a un souci et qu’il nous est impossible de le régler seul. Au moment de composer le numéro je me souviens avoir eu l’impression d’appeler Thérèse de « Détresse amitié ». Mais la vérité est que ce coup de téléphone est probablement la chose la plus responsable que j’ai faite, car si on pense qu’on est un cas isolé, en réalité le schéma qu’on suit est assez commun à de nombreuses personnes, et qu’au final chaque addiction possède des points communs les unes avec les autres.



La « Thérèse » que j’ai eu m’a donc orienté vers un centre d’addiction au jeu totalement gratuit… Une fois encore, les préjugés me faisaient m’imaginer déclamer en thérapie de groupe : « Le poker c’est tabou on en viendra tous à bout ». Mais non, pas du tout, je me retrouve suivi par un addictologue à raison d’une fois par mois. Le type doit avoir 5 ans de plus que moi, d’une bienveillance qui permet de faire confiance et de se livrer, d’écouter l’analyse qui est faite de votre cas et de mettre en place vous-même des choses qui vous aideront à sortir de cette routine malsaine. Pour ça écrire l’intégralité des 10 ans de poker m’a permis de voir à quel moment l’addiction est arrivée, à quel moment elle a sournoisement pris le contrôle, à quel moment j’ai lutté, et à quel moment je me suis laissé sombré et pourquoi.



Pour ma part cette routine était la suivante : je rentrais chez moi, j’allumais le pc sans même me poser la question de si j’en avais envie, je lançais le soft et balançais les tournois que je voulais et re entry après chaque bust, juste parce que j’avais pris l’habitude de cliquer sur les boutons « fold, call, raise, re entry ». Il ne s’agissait pas de recherche d’adrénaline, ni même l’envie de gagner, ni l’envie compétitive de dominer mon adversaire, juste de cliquer… Oui, c’est débile, oui, c’est inutil, oui ça dilapide le peu de tune qu’on gagne mais c’était devenu une habitude pour passer le temps. Bien sûr je vous explique ceci après 3 ans de travail personnel sur ce problème, mais sur le coup tout était justement justifié par la compétition, l’envie de gagner et l’adrénaline. En revanche je n’avais rien mis en place pour gagner, je ne travaillais pas le jeu, ou pas correctement avec des outils, une méthode, je ne pouvais donc pas être compétitif. Quant à l’adrénaline elle était hautement négative : « hold… HOLD…. NAN PUTAIN DE RIVIERE, FAIT CHIER, C’EST RIGGED » Hurlais-je derrière mon écran.

Bref pour casser cette routine, j’ai commencé à faire du saxo dans la rue à chaque fois que je sentais la compulsion venir en moi. Le but étant de payer les buy in des tournois grâce à l’argent ramener dans la rue. Alors ne nous mentons, pas j’ai fait ça pendant à peu prêt un an. Cette expérience m’a apporté beaucoup : déjà, avoir une opinion largement positive de moi quant à ma capacité à mettre en place ce que je voulais. Ensuite voir que je transmettais de l’émotion au gens et qu’ils payaient pour ça. Avoir des opportunités grâce à des rencontres fortuites provocant des échanges de cartes, ou des commandes pour jouer dans des soirées, cocktail, mariages. La possibilité de rencontrer des gens, d’échanger un regard, un sourire ou une longue discussion. Et surtout continuer de travailler l’instrument pour être meilleur et faire rentrer encore plus de caillasse. Tous ces facteurs combinés m’ont redonné une image positive de moi-même et une confiance réelle pour mener d’autres projets. A côté de ça avec ma copine nous avons mis en place des temps à passer ensemble. Le couple est souvent négligé avec une pratique addictive et il est impératif d’y faire attention avec des gestes quotidiens, des marques d’attention et des temps privilégiés.

Petit à petit le clic sur des boutons n’étaient plus le centre de ma vie, et j’ai vraiment pu retrouver le poker comme une passion à laquelle je m’adonne avec plaisir.

Ce plaisir je le retrouve dans son paroxysme lors des event Live Winamax. Depuis l’an passé et ma qualif pour Dublin, j’ai vraiment mesuré l’impact de la communauté en faisant de vraies rencontres qui la plupart du temps vont bien au-delà du poker (à tel point que lorsque j’ai appris la grossesse de ma copine, c’est aux amis de la famille poker que je l’ai annoncé en premier, avant mes amis d’enfance ou ma famille). Ces événements mélangeant fun et poker sont des colonies de vacances dans lesquels le plaisir est maximum. Entre membres de la communauté Wam, des joueurs aux tables ou à l’extérieur, des adversaires au beer pong, les membres du staff wina et autres, le poker est la cause qui nous rassemble mais elle ne représente pas l’essentiel du voyage selon moi. Lorsque je me suis aperçu de ça, j’ai compris que l’addiction s’était grandement estompée ce qui m’a rendu encore plus fier, car pour un ancien addict pur il s’agit d’un accomplissement certain.



Cela dit je ne suis pas naïf, et durant ces trois ans j’ai vécu des moments de bonheur incroyables durant lesquels je n’avais pas le poker en tête. Malheureusement il m’est aussi arrivé des coups durs comme il en arrive à tout le monde car comme dirait le philosophe Riberi « La routourne tourne ». Dans ces périodes il est incontestable que le poker est alors revenu en force… enfin pas le poker mais plutôt le clic frénétique qui redevient la motivation principale… L’horreur ! Le pire est de s’en rendre compte et de ne pas arriver à lutter avec l’argument classique : Demain je me remet dans le bain, mais aujourd’hui je m’autorise le craquage. L’avantage c’est que dans ces situations maintenant j’arrive à analyser les symptômes de rechutes, l’autre avantage c’est l’entourage que j’ai autour de moi, ma copine, mes différents cercles d’amis, ma famille.

Etre entouré dans ces situations est vraiment une clé de sortie, l’autre clé est d’avoir des projets : j’ai d’abord monté les Micros Lyonnais un site d’information musical sur Lyon, dont le montage fut assez funky mais qui fut surtout un ballon d’essai pour un autre projet pro actuellement en cours. L’autre projet, est la théorique arrivée fin Février prochain, d’un ou d’une petite SHLAAAAG, et autant vous dire que ça me force à revoir mon style de vie bohême bien comme il faut.

Avoir des projets permet de concentrer son temps et son énergie à celui-ci. Je me suis fait une raison, mon problème ne sera jamais véritablement sevré, mais aujourd’hui j’ai toutes les clés qu’il me faut pour que le poker ne soit non pas une addiction mais un véritable plaisir.

Rendez vous à Dublin pour un festival qui s’annonce déjà ouf malade !

 
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 UN BILLET POUR LLORET : DESTINATION FINALE !!!
Posté le: 06/06/2019 18:01 par G VU G ZU
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UN BILLET POUR LLORET : DESTINATION FINALE !!!

Une semaine ! C'est le temps qu'il m'aura fallu pour me remettre de ce séjour de malade. Comme vous avez pu le constater, mon live coverage s'est arrêté net en milieu de semaine. La faute à quiiiiii?? à quoiiii? A un rythme de vie effréné qui commençait trop tôt et terminait trop tard, trop alcoolisé et enfumé... mais ce sont les aléas du direct. Voici donc en léger différé, le compte rendu final d'une colonie de poker.

La journée de repos fut une totale réussite : spa avec piscine à température du corps, petite balade en bord de mer, saxo, refaire le plein de matos en se faisant enfler avec des prix de touristes avant de terminer au point central : Le Gran Casino ! On file faire un tour dans la salle histoire de rail les différents gars rencontrés depuis 3 jours et qui sont dedans à jouer le Main. Parmi eux : Le Capitaine, repérable de loin armé de sa casquette volée à Archibald Haddock. Bon pas trop le temps de niaiser, je croise le chemin de Chhriss : "Bon j'ai fini ma journée... On va boire un coup?" allez hop direction la Pool Party où on retrouve Smith2000 et d'autres Wameur. L'ambiance est en mode détente totale, la glande intégrale, posé sur les transats à parler de musique et de l'avancée des Micros Lyonnais. (Je me rends alors compte qu'il y a quand même des lecteurs à ces lignes). Pas le temps d'aller chercher à grailler que j'entends "Salut, t'es Coloscopie toi, non?" "Heu, oui", et hop encore des rencontres et pas n'importe qui, la crème de la crème des wameurs avec KillZit et Kahlimiro. Les mecs viennent d'arriver en voiture et n’ont qu’une envie : Découvrir les joies du sixmix. Pour ça messieurs, suivez le guide, il n’y a qu’une direction : LE COMPTOIRE DE LA POOL PARTY. L’heure avance gentiment, et cette journée de repos commence de plus en plus à ressembler à un traquenard. Les godets se remplissent à fréquence beaucoup trop régulière. Il est temps de prendre son courage à deux mains et de se tirer pour aller se coucher, demain le Main m’attend et l’envie de bien faire est vraiment là.


Les yeux s’ouvrent tranquilou à grand renfort de café. Prêt, dans ma bulle je m’écoute du son pour me réveiller tandis que mes deux colocs ronquent profondément. Je me mets en condition, Ce Day 1 C promet déjà une affluence de malade, mais c’est en arrivant au Casino que je prends conscience de l’ampleur de la fréquentation : la queue du desk est sacrément longue, les joueurs en liste d’attente sont parties pour attendre jusqu’à 6h pour certain, la terrasse est craquée, le bar est déjà pris d’assaut. Je me pointe au RDV fixé par Chhriss proposant une pinte avant d’embrayer sur le Marathon, l’ambiance est sacrément détendue, Smith2000 nous compte une énième anecdote qui finit de faire rire tout le monde avant de tous se lancer un : « Bon GL les gars !» et de rejoindre nos sièges. Posé dans la grande Salle, je récupère mes jetons auprès du dealer, nous sommes trois à table, et je tremble… non pas de peur, mais de froid… Non seulement il pleut, mais en plus il faut mettre quatre épaisseurs pour résister au mélange Clim/temps de chiotte. Après la petite présentation de début de tournoi, le « Shuffle up and Deal » est lâché par Leo Margets. Première main : Deux beaux As noirs en BB. Nous sommes 3 à tables, et comme d’habitude d’un naturel plutôt cordial j’ai instauré une dynamique de parlotte à la table. Le bouton ouvre : « Direct ? T’es comme ça toi ? » dis-je avant d’envoyer quatre fois le montant de sa relance. Un regard est jeté, je me demande quelle image le mec peut avoir de moi avec mon Canotier et mes lunettes de soleil, j’ai vraiment pris la ligne vestimentaire du touriste en vacance. « Direct ? T’es comme ça toi ? » Prononce t il avant de call. Le flop tombe : 533 rainbow, on est plutôt confiant, j’envoie 1/3 pot, call. Turn doublette du 5, ok 60% pot, call. river 9, je ne pense pas être derrière et il y a clairement de la value : Ce sera 2/3 pot. Premier tank, puis call, on montre les As et ça prend. Ce pot devait lancer une journée qui aurait du s’apparenter à un day mode Cliffhanger, construisant des montagnes de jetons toujours plus grande. Malheureusement après 2 premières heures très bonnes pendant lequel mon tapis grimpe, le retour de bâton arrive. Les coups ne passent pas, je me retrouve dominé au Showdown, mes lines ne sont pas les meilleurs, bref je perds des jetons. Arrive à ma gauche Mustapha Kanit, c’est cool on va pouvoir s’amuser …. Ah non ! Après avoir recompté mes jetons, je vais plutôt regardé les autres s’amuser, 20bb pour jouer l’un des meilleurs joueur du monde c’est un poil shortish surtout quand il a la position. De toute façon je fold tout, je n’ai absolument aucune carte et aucun spot. Kanit saute, et je pressens déjà que mon heure n’est plus très loin : 8bb une paire de 44, c’est parti « All in », «call », allez on prie pour un flip…. Les cartes se retournent : 55, le board est sans aide. Mon Main s’arrêtera là, bien loin de la perf’ de Dublin, mais en même temps, on sait bien qu’à ce jeu là, enchaîner les perfs relève de l’exploit.

Out, je me retrouve à déambuler dans le caz’ à pas trop savoir quoi glander. Je croise Kahlimiro et Smiths2000 qui me raconte que leur journée à été aussi prolifique que la mienne. Au lieu de faire le Zombie à marcher sans direction dans ce lieu de perdition, je préfère retourner me resourcer en soufflant deux trois notes dans le biniou en attendant le 2eme Main Event : le Winamax Beer Pong Open. Mon Binôme Maxime est prêt, les gestes ont été révisés, la mire a été ajustée… plus qu’a aller s’enregistrer. Bien organisé comme d’habitude nous arrivons sur place pour 20h chaud pour en découdre. Malheureusement les inscriptions avaient bien entendu été prises d’assaut n’offrant plus de place. Qu’à cela ne tienne, le beer pong c’est surtout l’occaz de gueuler, de boire et de rigoler. Hop je me calle à côté de Caard Jacking, et de Motavarium, qui ne partage pas la même équipe, mais la même passion… Le rail ne durera qu’une partie, honteusement éliminé au premier tour.

La soirée se poursuit gentillement, mais l’idée est de ne pas trop poussé pour être chaud d’attaque pour le monster Stack qui commencera demain. Le point de ralliement se fait dehors au niveau du Bar, j’y rejoins les Mokta, Geoff, Hugo, Cyril, le captain, Max et toutes la clics de grinder… en terme de lisibilité ce n’est pas spécialement là où les gadjos masque leur jeux, depuis le début du séjour j’ai l’impression des les retrouver plus là qu’aux tables, à envoyer des Card roulette sur la prochaine tournée de shooter, de bières ou de Sangria dégueulasse, mais au finale c’est exactement pour ce genre de moment à côté du poker qu’on aime ce genre de festival.

Bien reposé, je suis frais pour attaquer ce Monster, la structure est magnifique et le prizepool sera lui aussi alléchant. Bon, je vais vous la faire courte, mon tournoi ne durera que 5h et s’effondrera la faute aux facteurs classique du poker, « il faut du jeu, faire des paires, que l’adversaire en fasse aussi et qu’elles soient moins bonnes ». Heureusement il fait beau, on se retrouve dehors avec Le-capitaine, Arnaud et Max, à refaire les coups et parler de tout et de rien avant de se motiver à aller voir s’il y avait encore de place pour l’Hyper Turbo de 22h. Arrivé au cashier on nous demande de faire la queue, les inscriptions n’ouvriront que dans 30min… Plus d’une centaine de personne prendront part à cette file… l’attente est longue : comme d’hab on écoute Maxime nous raconter une HH et nous raconter son bust, c’est le moment où t’essaie d’être attentif mais ou clairement les bedos ont pris le pas sur ton esprit : « … Et la river : Pan le pique !!! » « – Ah ouai sick… attend mais t’as quoi en main déjà ? Ah ouai, et préflop ?.... » bon après finalement une bonne heure d’attente, on arrive à se register. Le temps d’aller manger quelques petites enchiladas pour faire passer les munchies et hop nous voici embarqué pour jouer la boucherie quotidienne. Après 40minutes de jeu, une place se libère enfin pour me laisser entrer. Le projet ? Pas le temps de niaiser, 30bb des niveaux de 10 minutes et la bière qui m’accompagne à pour but de m’aider à foutre des horreurs.

A peine posé les 3 joueurs de la table me disent : « Ah c’est cool que t’arrive, on est 3 depuis un niveau et on ne peut jouer qu’à partir de 4, donc c’est cool » Un salut, un petit mot pour rire et hop je me retrouve de grosse blind, le bouton open 2.5x, je défends ATo, flop KQJ (on est serein), je check call une mise de mon adversaire avant de prendre le lead sur une turn briquasse, « Raise » qu’il me dit avant d’envoyer son tapis, snap call chez moi. Notre ami à brelan de roi et n’améliorera pas en full river, double up…. Problème on est de nouveau 3 et ne pouvons jouer, on attend près d’un niveau. Un nouveau joueur arrive, je suis de petite blind : à peine arrivée notre nouvel arrivant pousse préflop tous ces jetons devant lui, je soulève AJ de cœur, mon Ethylotest intérieur évalue que c’est bien assez pour payer. Showdown ? il a AK, mais un flop tout à cœur ne me laisse même pas l’occasion de commencer à transpirer, et hop on monte 3 starting en deux mains. Problème nous voici encore 3 à tables et le jeu ne reprendra qu’après l’arrivée d’un 4ème larron… qui arrivera après avoir encore laissé passé un niveau. Je suis ensuite déplacé à la table de PsYcho17, un Youtuber Fifa (un monde qui m’est totalement inconnu). La première bière fait effet et la deuxième commence à m’attaquer : « Attention j’annonce, ce soir je suis venu pour mettre des horreurs », une phrase qui allait en faire rire jaune plus d’un, je pars derrière dans 90% des situations et finit devant dans 100% des cas. Je me demande alors si la bière que je m’interdis généralement pendant le jeu n’est pas le fameux remède contre la variance. C’est à ce moment qu’intervient un changement de table à la bulle qui allait faire passer ma sympathie pour ce tournoi à un désaveu total : Arrivé à cette nouvelle de table avec un stack correct de 22bb (ultra deep en hyper) on me lance la phrase suivante « Il y a un deal à la table, Monsieur est ultra short » me dit on en pointant un joueur n’affichant pas une grosse blind au compteur « on lui laisse passer la bulle, on ne l’agresse pas » : WTF ???? Circonspect mais de bonne humeur et bien entamé par la cerveza fresca : j’acquiesce avec bonhomie à une collusion sans nom qui va décider d’une dynamique qui allait faire vriller rapidement la bonne ambiance à table.

Ca parle, ça tchatche, ça tank, finalement la bulle saute, le joueur short est rapidement éliminé permettant au jeu de reprendre son court rapidement. Enfin… rapidement tout est relatif, un joueur prend le temps de tank de 30 secondes à une minute TOUTES LES MAINS !!!! Il ne faut pas déconner !! Un joueur régulier espagnol qui vient d’arriver à la table demande le time pour la première fois. C’est alors que tout s’embrase « T’es comme ça toi ? Putain on a pas le temps de réfléchir ? On a le droit de jouer à ce jeu ? Allez vas y c’est bon !! » dit il tout en faisant passer deux bonnes minutes au compteur. Le débat est lancé, 5 joueurs envoient leurs arguments, oubliant de mettre les blinds, et de jouer, tandis que le pauvre croupier essaie de se faire respecter. Cette situation se reproduit sur les trois mains suivantes, et avec des niveaux aussi rapides, le ton commence à monter. C’est alors que tout part en vrille… mon voisin de gauche (relativement imposant physiquement, casquette, maillot de foot rose fluo, odorant le houblon sur le périmètre de la table, nouvelle bière à la main… bref le mec respire la classe ) s’exclame : « QUE’-CE qu’ya tu rEGArDEs qui coMME CA ! », je regarde la scène interloqué, « Tu REGArdes QUI ? » le mec s’adresse à un type extérieur à la table jetant juste un œil au stack de son pote. Le mec n’ayant rien à voir dans la scène, se sentant agressé lui envoie en réponse un acide : « Qu’est ce qu’y a ? Ca va pas ? ». Mon voisin de gauche, roule quasiment littéralement de sa chaise en criant : « Vas-y VIENT on SORT !! » Les floors tentent d’intervenir, de ramener le calme sur la table. Je regarde le chrono avec mes 5bb devant moi, et cette scène me casse vraiment les couilles. D’une part les mecs se prennent la tête pour un jeu au point de se foutre sur la gueulle, de l’autre ils ruinent la structure du tournoi. Les mecs décident de sortir en continuant de beugler. Saoulé, je ne sens même plus la motivation pour jouer… « All in » « Call » mon QJs ne fera pas le poids face au KQo de mon adversaire. J’encaisse mon min cash, et décide qu’il est temps d’aller boire des canons.


La soirée fut finalement bien arrosée à terminer avec les bros à 4h30 du mat’. Mais là, aujourd’hui c’est le dernier jour de ce SixMix avec le dernier tournoi : Le Sunday Surprise. Vu que je comptais deep le main, je n’avais bien entendu pas prévu de m’inscrire. Du coup je mets le réveil à 8h30 pour aller pointer sur la file d’attente. Un café, un dwitch et c’est partie. Je suis 18ème sur la waiting liste, je ne jouerai pas avant au moins 13h. Je commence à être vraiment KO de la semaine, ce tournoi je ne joue plus pour la perf mais pour passer un bon dernier moment avec tous les potes qui jouent. Je sens que le corp commence à vouloir retrouver un rythme tranquille. Bref… ce sera pour demain ! En attendant on joue. En plus j’ai mon Bro Cyril à la même table, l’ambiance est cool, le tournoi se passe plutôt pas mal, mais pas ouf non plus, puis plus ouf du tout, puis avant la bulle, je trouve AK 4handed en small blind, et push sur une ouverture du bouton mes dix dernières blinds, et me retrouve payé par deux belles flèches. Le miracle n’aura pas lieux. Je décide de rentrer à la maison, de plier les affaires et de faire le soir de faire la Sunday session avec mon coloc. Habituellement cagoule intégrale, je finirai 17 du Prime time (un deep, frustrant, mais un deep toujours). En pliant bagage, chaque vêtement me rappelle un jour de cette semaine folle, une anecdote, un flash, un son, un kiff. Je retourne au Casino pour dire au revoir rapidement à toute la clic avec qui j’ai passé ces moments de fou : Chhriss, Geoffrey, Ryan, Hugo, Romain, Arnaud, Max, Cyril, Kroktachon, Smiths2000, KILZIT, Kahlimiro et d’autres. Ce moment qui devait prendre une heure en prendra quatre. On prend une dernière bière, on roule un dernier spliff sur le coin de table en jetant un œil pour pas que le vigile nous voit, on refait le monde une dernière fois avant de se dire… « On se voit à Dublin ! »
 
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 UN BILLET POUR LLORET : DINERO, DEGLINGOS, DESCANSO !!
Posté le: 24/05/2019 08:44 par G VU G ZU
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UN BILLET POUR LLORET : DINERO, DEGLINGOS, DESCANSO !!


Jour 3 : On avait pourtant prévu de se coucher tôt, l’idée était de prendre une bière et d’aller se pieuter pour aborder le day 2 correctement. Mais finalement avec l’histoire de Cyril, c’est autour de 3h30/4h que je trouverai le sommeil. Forcément quand le réveil sonne à 10h, le crane est douloureux, le tournoi reprend dans 2h, j’ai du mal à émerger, hop je tape rapidement le compte rendu de la veille et file direction le Caz’ avec Maxime qui lui aussi à bagger ses jetons.

67 joueurs restant, une fois et demi l’average, les ambitions sont là, même si la priorités reste de jouer le meilleur poker possible. Rapidement je commence à m’impliquer dans des petits coups mais je comprends rapidement que mon voisin de gauche est plutôt du genre à pas se laisser faire du tout et à me mettre du parpaing dans la bouche. En 15 minutes je perds la moitié de mes jetons, la bulle à sauté la veille et nous sommes donc dans la partie « Pop Corn » durant laquelle les joueurs les plus short poussent leurs jetons. Je décide de resserrer mon jeu, et découvre deux beaux As qui me motiveront à mettre tout mes jetons au milieu, c’est payé, et ça double, retour au tapis de début de day…. Maintenant il ne faut plus faire le con, on veut cette putain de TF !!!

Les joueurs s’éliminent, le compteur descend, je suis déplacé à une table full reg. Déjà que je jouais nitty, là, je me retrouve converti en Rock de « Stonehenge », je prends deux trois spot, mais sans les cartes je ne me lance pas dans des coups trop high variance. La conséquence de cette stratégie est directe : les blinds me bouffent. J’arrive cependant à monter un stack ok de 540k, qui me permet de naviguer autour de 40bb. Si la veille j’avais fait tout un travail sans partir tapis, aujourd’hui je prononce « all in » dans pas mal de coups dans lesquels je m’engage. Le nombre de joueur descend, les tables se réduisent. Puis on installe les demi-finales : la perf s’annonce déjà belle, et les 15k€ prévu au winner me font de l’œil, même si je sais à quel point il faudra lutter. C’est à ce moment là que ce spot arrive. Nous sommes en bataille de Blind, la sb possède 15bb et après un fold général, il décide tout pousser sur ma grosse blind : sa range est totalement wild ici, le spot est plutôt bon pour grapiller les 2bb qui sont au milieu. Je découvre mes cartes : paire de 44. Je flip contre une énorme partie de sa range. Je sais que si je gagne ce flip je me remets en course avec 35bb pour jouer l’accession en TF et par la même occaz’ j’élimine un joueur et prend le palier suivant : 1150€. Bon ok ma pocket est pas folle, mais je pense quand même être devant, je jette un jeton négligemment au milieu pour dicter mon intention : Ce sera un call. Mon adversaire retourne un joli K8o, comme prévu c’est un flip, « allez maintenant croupier mon pote je compte sur toi » : flop : 5 5 10 « jusqu’ici tout va bien » : turn : 10….
Ma paire de 4 ne vaut plus rien, le tableau affichant deux paire me battant. Après une rivière anecdotique, je me retrouverai à 5bb que je pousserai très rapidement. Au final je serai celui qui fera péter le palier… Mais comme d’habitude je me rassure en me disant que la perf est déjà très sympa, que j’aurai bien vibré et bien joué pendant deux jours, et qu’après tout, c’est cela qui reste l’essentiel.

Sorti de table, et un poil déçu tout de même, je rejoins les colocs qui sont posés dans un bar, histoire de prendre un bon gros mojito. Je retrouve Cyril, Maxime qui sont posés tranquille en bord de mer avec Karl : un athlète membre de l’équipe de France d’athlétisme. La détente est cool, pendant qu’on se raconte les coups qui nous font vibré, la chicha fume et le verre commence déjà à faire effet. Au moment de partir, notre nouveau pote, se rend compte qu’il s’est fait tiré son portable, un Iphone X flambe en neuf. Dégouté pour lui nous nous lançons dans une enquête digne de derrick pour découvrir l’auteur de ce menu larcin : visionnage de vidéo du bar, je m’occupe de la trad’ pour une meilleur compréhension de la situation, on track le phone à l’aide d’un autre Iphone. Malheureusement, Les Experts Lloret del mar n’ont pas le même talent qu’à Miami ou à Manahtan, et les recherches feront finalement chou blanc.

L’ami Karl est dégouté mais finalement cette aventure me permettra de connaître un type vraiment cool et attachant. La soirée se passera à boire des coups autour de la piscine à jouer au beer pong en compagnie des Hotesses de Winamax, à aller gueuller pour vibrer au Midnight Déglingos : « Le 3, le 3, vas y sors moi le 3 laaaaaaa ». Les rencontres se multiplient, on recroise les adversaires de la veille la phrase : « Alors ça a donné quoi ? » embraye sur une discussion qui se termine souvent par : « On va boire un godet, tu viens ? »…

Jeudi aucun tournoi n’est prévu pour moi, le jour médian de cette semaine de folie sera tourné vers une bon gros day off. Au programme ce sera spa, saxo, ballade, détente, rail les potos et fiesta, avant d’attaquer ce Vendredi le gros du séjour : le main event !!!
 
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 Epique et Pok’
Posté le: 22/05/2019 09:23 par G VU G ZU
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Epique et Pok’

Jour 2 : La soirée de la veille se fait ressentir mode : pateuse, fatigue, maux de crane. Quand je vois mon coloc’ Maxime qui lui du haut de ses 23 ans, tape 2 jours de soirée plus 800 km de route plus un deep dès son premier jour d’arrivée, je comprends que ma grande époque de résistance à l’alcool et de soirée est derrière moi : Foutu trentaine !!!

Bref c’est la tête dans le seau total que je sors me balader dès 10h du mat’. Rien de tel qu’une petite balade sur la plage mode zombie pour arriver à re coordonner le cerveau. Aujourd’hui avec l’équipe on se lance sur le Starter. Le tournoi a une belle structure sur deux jours qui correspond assez à celle du Main Event, l’idéal pour se chauffer pour le grand bain qui m’attend vendredi. Prévoyant comme jamais (#SHLAAAAG Style) nous avons pré payé nos entrées, il ne nous reste plus qu’a récupérer notre siège et c’est partie. Nous nous rendons rapidement compte en arrivant au desk que ce tournoi va être énorme en terme de field, à peine arrivé les joueurs inscrits sur liste d’attente se chiffre autour de 200 !!! Pour eux il faudra attendre jusqu’à 16h voir plus pour arriver à rentrer avec 20bb pour les plus tardifs…

Me concernant, je suis installé à table pépère armé de ma bonne humeur et de mon petit canotier, la table est très cool et ne mets pas longtemps à se dérider notamment avec un personnage haut en couleur, qui animera la table notamment accompagné d’un sulfureux combo Get 27 Bailays. L’atmosphère est détendue, mon voisin de gauche est membre de l’équipe des Dezanuseur Toulousain qui a gagné le K5 et donc un petit Main Event à 10K$ à Vegas cet été.

Côté jeu, je suis rapidement dans ma bulle, le passage du online au live me demande toujours un vrai temps d’adaptation, mais là tout se passe bien, je trouve des spots, je frappe des board et commence à grimper sans jamais partir à tapis mais avec des situations toujours très favorable. Dont notamment un carré qui finit de me mettre bien. Je suis de loin mes collègues Cyril et Maxime qui oscillent péniblement sans véritablement arriver à décoller. Maxime tombera à 3k sur les 20k de départ avant d’entamer une furieuse remontada pour terminer la journée à l’average. Cyril quant à lui ne passera pas le diner break, mais passera en revanche la porte du Bar qui se situe en face du Casino beaucoup trop tôt…. Nous y reviendrons plus tard. Concernant ma journée et mes jetons, ils n’ont fait que suivre une courbe assendente me permettant d’empaqueter 218k à la fin de la journée, ce qui me place autour des 40bb pour la reprise. Nous terminons cette journée de jeu avec l’explosion de la bulle et donc l’assurance de rentrer dans nos frais. Maxime nous prend des bières, pour fêter ça avant de rentrer à la coloc’ se coucher tôt pour bien appréhender notre day 2…. C’est alors que commence la deuxième partie de journée…

Après de multiples tentatives pour joindre Cyril et débriefer de la journée autour d’une binch’, celui-ci répond aux absents. Ce n’est pas franchement dans ses habitudes. C’est alors qu’après une dizaine d’appels il finit par répondre… Le collègue s’était engagé dans un apéro en compagnie du Capitaine (des Flambeurs) de Moktavarium, CAARD JACKING et d’une belle bande de joyeux drilles. Je comprends rapidement que notre ami n’a pas spécialement bien supporté le traquenard peinant à aligner trois mots au téléphone, et qu’il faut aller sauver le soldat Cyril. Nous débarquons sur les lieux du drames avec Maxime, pour trouver notre ami en PLS, mains sur la tête à comater sur le bord d’un trottoir… Pourtant généralement le shlag de l’affaire c’est moi. Nous essayons de le motiver mais rien à faire, impossible de le déplacer… La soirée s’annonce compliquer et nous disons adieu à notre bonne nuit de repos. Toute la click est à côté de lui pour lui apporter un soutien bienveillant. En attendant que Cyril se remette nous discutons avec Le Capitaine un mec vraiment top tel qu’il le transparait dans le docu de Tapis Volant. Bref l’ambiance est bonne sauf pour Cyril qui vraiment n’en peux plus.

Il nous faudra au final plus d’une heure et demi avant de rejoindre l’appartement et pouvoir prendre du repos. Car demain, ce sera un day 2 qu’il faudra bien aborder pour aller chercher la perf à 5 chiffre. On y croit, On la veut, on est LAAAAAAA !!!
 
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