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"Reporter in Vegas", VOS ARTICLES
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badbite1
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Messages: 602

MessagePosté le: 13/04/2008 22:01   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

Mon compte-rendu :

Salut les Wameurs,

Day 7, nous sommes le 14 Juillet, et en ce jour de fête nationale, on peut dire que nous sommes exceptionnellement bien gâté cette année.

En effet, pas moins de 4 joueurs français sont encore en course.
D’ailleurs, même si on déjà pu le remarquer l’année dernière, on peut parler d’une véritable mondialisation du poker.
Ainsi, outre nos 4 français (Bruno Fitoussi, David Benyamine, Antony Lellouche, et l’indestructible Mik.22 !!!), on peut remarquer la présence de nombreux européens dont notamment Dario Minieri ou Gus « the Great Dan » Hansen.

La tension est palpable dans la gigantesque salle amazone du Rio de Las Vegas.
C’est maintenant que se joue une place en table finale, un moment unique dans la vie d’un joueur de poker.

3 de nos français sont short stack. Il va leur falloir agir très vite s’ils veulent survivre à cette journée. En effet, les blinds sont élevées et par exemple notre Mik.22 national est à M5).

Cette année encore, c’est lutte acharnée entre les pros et les amateurs, ces derniers étant bien décidé à créer une nouvelle fois la surprise.

1er coup de la journée, Mik est à la table de Scotty N’Guyen (qui a d’ailleurs déclaré aux journalistes que cette année serait l’année de son doublé au Main Event) et d’un certain James Moore (un très bon joueur de poker on-line paraît-il, plus connu sous le nom de « crocSTACK » qui s’est d’ailleurs qualifié sur Internet pour cette épreuve).
Mik, en veine pour son premier coup trouve une paire d’AA
James avec QQ ne peut que « caller » au tapis annoncé par Mik
La rencontre est inévitable !
Mais Scotty, de BB, découvre également une main très correcte (en l’occurrence KQ de cœur) et décide d’envoyer la boîte également, non sans avoir harcelé de questions notre jeune champion venu du net « qu’est ce que tu peux bien avoir, baby ? J’ai une bombe en main baby, je peux pas me coucher, baby ? Tu es sûr que tu veux te frotter à Scotty, baby ? » ; Et après 5 bonne minutes de réflexion : « si je peux faire d’une pierre deux coups, baby, je vais pas m’en priver, baby, I CALL !!! » déclare la vainqueur 1998 du Main Event :
Le Flop est incroyable est donne de l’espoir à nos 3 joueurs
A-J à cœur et Q de trèfle, Mik reste en tête mais tout change lorsque qu’un 9 de cœur apparait au turn. « straight flush baby ! » annonce souriant Scotty.
Heureusement à la river, et après que le croupier ait pris un malin plaisir à prendre son temps, on découvre le dernier A du paquet, ce qui fait carré d’As à Mik et bat la couleur de Scotty et le brelan de James.
« Quel chattard !! » crie Arnaud Mattern à son copain Mik

Mik double et sauve sa peau pour l’instant et triple son stack. Mik va pouvoir voir venir un peu désormais.
James n’est pas éliminé mais est très affaiblie, il va devoir bouger très rapidement et passer en mode survivor.

A la table dernière table, j’entends d’énormes cries. Je cours m’informer de la situation.
A+ les Wameurs pour un compte-rendu des plus beaux coups de ce Main Event !!!

Petite Présentation :

Je m’appelle David, j’ai 28 ans, et je suis un amateur passionné de poker (comme toute ma famille d’ailleurs !).
Diplômé de Sciences po j’ai acquis, au cours de ma formation, les compétences nécessaires aux synthèses et au style journalistique (bon, c vrai, j’me la pete un peu là, ).
Ayant eu la chance d’étudier un an à l’Université de Californie et donc je parle couramment l’Anglais. Ceci sera bien utile afin de traduire les conversations, ces dialogues si importants au moment des « call » important.
Au côté de Benjo et des joueurs pro de la winamax, je pense que je pourrai beaucoup apprendre notamment en ce qui concerne le fameux « body langage ».
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paoramaldiga
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MessagePosté le: 14/04/2008 18:28   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

Voici mon essai, et ma présentation à la fin.

«Alors tu le mets ton tapis ?». Avec cette question, volontairement posée bien fort, Josh refroidit l’ambiance. La table numéro 1, comme un symbole, cristallise toutes les attentions depuis quelques minutes. Les quatre tables restantes n'intéressent plus personne, ou presque. Comme si Scarlette Johansson était rentrée en tailleur dans le vestiaire d’une équipe féminine de rugby et avait lancé aux maris des joueuses en ressortant : «qui m’aime me suive».
Autour de cette fameuse table 1, ils ne sont plus que trois. Les sept amateurs qui ont eu la chance de se retrouver ici n’ont pas fait long feu. A part peut-être Guiche, un barman du sud de la France, pas mauvais, mais qui a du se rendre lui aussi à l’évidence : au poker, comme partout, il y a les bons joueurs… et les grands joueurs.
Les grands, justement, les voici :
- Josh Arnian, notre crieur à la sauvette surnommé Hannibal Lecter pour la ressemblance physique mais surtout pour sa capacité à ronger patiemment les jetons de ses adversaires.
- Kurt Pedersen, un jeune Danois surdoué qui a fait ses études à Harvard. Grand, blond comme les blés et propre sur lui. Double vainqueur de l’épreuve avant de souffler ses 25 bougies. Certains disent de lui que son intelligence supérieure à la moyenne lui permettrait de compter les cartes.
- Enfin, Bobby Tentieri, dit « Bobby quatre épingles » en rapport avec la qualité de ses goûts vestimentaires. Cet Italo-Américain gominé bien portant de 42 ans a fait ses classes dans les cercles de jeu plus ou moins fréquentables de Little Italy.
C’est à lui, justement, que Josh s’adressait tout à l’heure. Vous vous rappelez : ce fameux «alors tu le mets ton tapis». Annibal le sait : Quatre épingles a un ego légèrement surdimensionné. C'est certainement ce qui l’a toujours emmené en finale des gros tournois, c’est certainement aussi ce qui ne lui a jamais permis d’en gagner un. Tous les grands joueurs vous le diront : l’ennemi numéro un dans ce jeu, c’est l'ego. En le provocant ainsi, il espère l’obliger à mettre son tapis. Et Bobby, qui n’apprécie pas qu’on le défie, regarde son adversaire dans les yeux avec un air pour le moins….flippant. Ce type n’a pas du souvent composer le 911 quand il a rencontré des problèmes.
Dans les mains de Josh : deux 9, coeur et carreau.
Sur la table : une paire de 10 et un 9 de pique sont tombés au flop, un vulgaire 4 de pique au turn. Annibal ne veut pas d’une river qui lui donnerait des maux de têtes, il a décidé de mettre ses 2 millions maintenant.
Tentieri a un peu plus d’argent devant lui. Il a surtout dans ses mains un 10 de coeur, et un 9 de trèfle. Son full est plus fort que celui de son adversaire, honte à celui qui pense ici qu’il ne le sait pas. A ce niveau-là, le hasard n’a pas sa place. Bobby semble se détendre à présent. Il sourit, légèrement. Il ne quitte pas Josh des yeux et ce dernier commence à sérieusement s’inquiéter. Pedersen, qui s'est déjà couché, observe d’un air amusé cette scène pour le moins burlesque. Quatre épingles ouvre lentement sa bouche, fait patienter son auditoire, et lâche «tapis» comme un amoureux murmure «je t’aime» dans l’oreille de sa moitié. Arnian, désabusé, jette sa paire de 9. Il a compris. Bobby pose délicatement ses deux 10 et croit bon d’ajouter : «tu as perdu». Poliment, le croupier se presse pour dévoiler la river. Une dame qui ne sert à rien. De toute façon Arnian avait déjà enfilé sa veste. Le public applaudit, sans exagération. Annibal serre les mains de ses anciens adversaires et de son bourreau. Il est éliminé.

Voilà donc Quatre épingles largement en tête avec 4, 2 millions, contre 2,7 à Pedersen. Il ne reste plus que deux joueurs assis à cette table, et pas des moindres. Les rares distraits de la salle se pressent à présent pour assister à ce final de haute volée. Clou du spectacle : les styles de jeu et le comportement totalement différents des deux acteurs. Pedersen c’est Clint Eastwood dans « Pour une Poignée de dollars », Tentieri c’est Joe Pesci dans « Casino ». Le froid contre le chaud, l'alligator face au lion. Les deux ont ce regard froid, puissant, pénétrant, qui tue aussitôt dans l’œuf toute envie de jouer au plus malin.
Tentieri est servi : deux 4, pique et coeur.
Pedersen soulève ses cartes : roi de trèfle et dame de pique.
Quatre épingles joue son rôle de maître des cérémonies et envoie 1 million de dollars sur la table. C’est beaucoup pour Pedersen, mais le jeune prodige a compris que son adversaire veut avant tout faire parler sa tirelire. Il hésite, longuement, puis finit par suivre, se gardant bien de relancer. Tentieri ne bronche pas, le public gronde.
Voici le flop : une dame de coeur, un 7 et un 6 de trèfle.
Tentieri a deux possibilités : faire parler sa puissance financière et tenter de paralyser le coup, ou checker et laisser l’initiative à son rival. Sa paire est faible malgré tout, et il lui reste beaucoup d’argent. Il choisit de checker. Pedersen a l’initiative et ne se fait pas prier. Sans trembler, avec sa paire de dame il envoie son tapis et soulève le cœur d’un auditoire totalement bouche bée. Quatre épingles aurait du mettre son tapis avant le flop. Il s'en veut et porte sa main gauche à son visage pour se gratter énergiquement la joue. Un signe d’inquiétude que Kurt remarque aussitôt. Il peut se coucher ici et offrir le million à son adversaire mais Pedersen est doué et Quatre épingles ne veut pas, en plus, qu’il soit riche. Il sait que ce jeune homme peut devenir totalement injouable s'il est armé d'une montagne de jetons. Dans un silence de cathédrale et après plusieurs minutes de réflexion, Tentieri suit. Tonnerre d’applaudissements dans la salle. Pedersen, confiant, pose ses cartes et invite Bobby à faire de même. En voyant cette dame, Tentieri fait violemment claquer les siennes sur le tapis. Voilà, en attendant le turn et la river, une paire de 4 contre une paire de dame. Le croupier dévoile le turn : un 3 de coeur. Tentieri se mort les lèvres. A ce stade de la partie seul un 4, pour le brelan, ou un 5, pour la quinte, peuvent le sauver. Sa jambe droite joue au balancier, il ne cherche même plus à cacher son inquiétude. A sa gauche, Pedersen semble moins perturbé mais le Danois est connu pour son sang froid. Le croupier tape du poing sur la table. La river va bientôt apparaître. Tentieri ne tient plus en place. Voilà qu’il se lève et se frotte brutalement les mains. Pedersen reste assis et ne lâche pas le tapis des yeux. Il sait qu’il joue sa peau sur ce coup-là mais les affaires sont pour l’instant bien engagées. Le public, totalement conquis, piaffe d’impatience. La dernière carte va sortir, et c’est un.... 4. Pedersen baisse la tête, Tentieri a un brelan et gagne le coup. Il serre le poing et évacue d’un cri rageur cette satanée tension qui l’avait envahi. Puis, sportivement, il va relever son adversaire, totalement effondré sur la table. Tentieri jubile, il jouera sa première finale des WSOP. En partant, Kurt Pedersen lui glisse ces quelques mots : «Quatre épingles, t’es un sacré joueur. Un conseil : demain, en finale, si ton foutu ego vient frapper à la porte, dis-lui de repasser plus tard».

Voilà, merci pour ce concours très intéressant. Les personnages de cet article sont fictifs, toute ressemblance avec des personnes existantes serait une pure coïncidence.
Ah, au fait : trois bonnes raisons de me choisir :
Le journalisme, c’est mon métier
Le poker, c’est ma passion
Las Vegas, c’est mon Graal.
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nonoche_10
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MessagePosté le: 18/04/2008 20:02   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

Don Glouchotte de Las Vegas

-Eh Steven!
Le jeune homme se retourne et vit son ami Sylvain,
-Yo Boulard! Tape m'en 5 mon frère!
-Alors? Raconte!
-Ah non...non...moi tu sais je suis pas comme ça...
-...
-Ben voila, j'ai fait TF!J'ai fait TF! P'tain j'ai fait TF!!!!
-Quoi?! Mais...mais...mais vas y raconte!!! Raconte!!!
-Tous s'est passé quand j'ai joué contre Esfandiari!
-Quoi?
-J'me suis fait Esfandiari! On était plus que 45 et...

[Nos amis devinrent fous et le passé ressurgit...]

WSOP!
Un sombre inconnu venait de terminer 44eme, la journée ne faisait que commencer, Steven aka Gloub94, aka le Zizou du poker, aka Laffont Laforme, Ipod dans les oreilles, lunettes fumées, observe tour a tour ses adversaires mais il revient toujours sur lui, le magicien, le pro de la table, l'immense Esfandiari! Il a décidé qu'il allait se le payer, lui Gloub, croit en ses chances, il attend son moment.
Bouton, le pro relance a 6BB, du lourd! Les autres joueurs foldent, notre héros regarde ses cartes et relance.
-T'as relancé Esfandiari? T'avais quoi??
-Des nèfles!7-2offsuit!Une Koskas quoi! Je m'en foutais du fric donc j'ai relancé
-Quoi???T'as fait ça?
-Oui…et là il me relance a nouveau! Je réfléchis un instant et je push!
-Tu le sur-surelance?!
-Ouais je sais qu'il a KK!
-??
-Attend, attend! Il réfléchit et la je lui dis : -If you call, it's finish baby! Il fait un geste vers ses jetons et puis jette ses cartes en marmonnant:
"I hate France"
-Tu lui as fait couché KK!
-Ben ouais facile quoi, c'est juste Esfandiari!
-Wow!
-Je me suis bien foutu de sa gueule ensuite! Y avait toutes les caméras sur moi, j'étais le boss! Il a la honte pour 1000ans! Trop la loose! J'ai montré mon 7-2 et tout le monde a applaudit!
-Fils de pute tu t'es payé Esfandiari J'en reviens pas!
-eh ouais mec...


-Yo Benjo!
-Le journaliste de VideTonTanpax grommela dans sa barbe et vida son verre, assis au comptoir de l'ACF
-Eh ça va pas mec?
-Non! Tout en serrant tout de même la main a François aka Fpc, aka le blagueur fou.
-Explique Ben!
-Non c'est bon...C'est toi qu'a eu l'idée de ce fameux concours Journaliste in Vegas?
-Euh c'est Lolo pourquoi?
-Il aurait pu s'abstenir!
-Ca c'est mal passé avec mon ami Steven?
-Arrête tes blagues François! En regardant désespérément le chroniqueur radio du club poker.
-Ok, il a fait quoi l'Gloub encore?
-Il a fait qu'il m'a foutu la honte!
-Je suis pas étonné jusqu'ici...
-Tu sais pas à quel point!
-Ben vas y raconte!
-On était au tournoi des journalistes et...
[L'ACF devint fou et nous nous retrouvons à Las Vegas]

Benjo soulève ses cartes:9-3, encore une poubelle! pense t-il
Il en profite pour voir Manub et Arnaud Mattern entrain de jouer a la lapsdance roulette, le perdant faisant un show sulfureux aux autres joueurs!
Par contre face à lui le spectacle devient désastreux...
Steven fait son show: Lunettes noires, bouteille de whisky a la main, chips trick raté vu le taux d'alcool dans le sang...
-Ivre! Il était complètement ivre!
Fpc ne put s'empêcher de rire
-Et puis cette manie de m'appeler Antonio j'te jure!
JJ! Ca y est Benjo tient une main correcte! Enfin il va pouvoir jouer un coup dans ce freeroll pour les journalistes organisé lors des WSOP...
Bet a 4BB, classique...
-Et la il me relance au lieu de me laisser le pot! Alors que je l'ai présenté à Clara Morgane la veille!
-Ah ces jeunes...
-Je le relance avec des yeux énormes, non monsieur est ailleurs avec son 7-2offsuit!
-Comment tu connais ses cartes??
-Il était beurré j'te dis!
Tous les joueurs à la table se marrent, qui est ce "Frog" qui joue avec ses cartes retournées, visible de tous!??
-Eh Ben...eh ben, tu sais quoi Antoooooooonio?? Je…je...je te re...je te re...Je te relance!!!
-Il t'as dit ça? Lança François au journaliste
-Oui! Non mais attends c'est pas fini...
-If...if...if you call...if you finish baby!!! S’exclama le jeune parisien, tentant désespérément de se lever en terminant sa bouteille.
-Antonio, écoute, é-é-écoute! I am Gloub!
-S-T-E-V-E-N, arrête...P'tain je suis connu ici!
-Antonio I Relance you! It is Main Event!!!
-Steven bordel...
Benjo s'enfonçait dans son siège, il aurait souhaité disparaître… ne pas être la, ESPN s’était ramenée pour filmer le clown a la table.
Le jeune journaliste pensait que sa carrière se terminait ici, serait t'il repris par Riverstars pour les coverages EPT? Il en doutait grandement...
Voulant a tout prix faire cesser ce spectacle déshonorant et dégradant dans lequel il était impliqué malgré lui, il avait préféré jeter ses valets archi favoris, mais le résultat fut complètement l’inverse !
Le jeune gagnant du concours se mit a grimper sur la table...a 4pattes!
-Non! Steven!!!!
-ANTONIO I BLUFF YOU!!! I BLOUF TOI! AH AH AH!!!
La salle se mit à applaudir le saoulard, Benjo se promit qu'il n'emmènerait plus jamais personne avec lui!






Mes motivations: Parce que rien n'est plus beau que de rever et que d'exprimer ses délires a la réalité...N'est ce pas délirant que de vouloir aller a Las Vegas avec Antonio Esfandiari!?! So sick! Je me suis amusé et ca personne pourra me l'enlever!


Aime le mot dit
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Skai31
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MessagePosté le: 19/04/2008 01:44   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

Break
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C’est la fin du round 27, il y a maintenant un break de 20 minutes et au retour il ne restera que 5 tables.
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Dernière ligne droite
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Voilà plus d’une semaine que la ville du vice vit au rythme du Main Event. Sur les 900 tables du départ, il n’en reste que cinq. L’Amazon room du Rio semble déserte après ces premiers jours d’énorme effervescence. Et pourtant, la tension n’a jamais été aussi grande depuis le hand for hand de la bulle il y a trois jours.
Seul le bruit des jetons soumis à différents chip tricks et mouvements de pots s’est affaibli, un grand soulagement pour la tête, je commençais à manquer de dolipranes.

Sur les 45 survivants du plus grand field jamais connu aux World Series, on compte une dizaine de joueurs professionnels reconnus : Daniel Negreanu, Scott Fischman, Michael Mizrachi et Allen Cunningham entre autres. Pas de secrets, le poker n’est pas un jeu de hasard et chaque année des grands noms du poker se retrouvent dans les dernières phases du Main Event.
Malheureusement, d’autres n’ont pu éviter de tomber sous d’effroyables bad beats ou des rencontres douloureuses, "that’s poker !" comme on dit !

Nous revenons de ce break bien mérité et les hostilités reprennent avec le début du round 28, blinds à 40k/80k, ante de 10k. Le tapis moyen est de 2 milllions tout rond.
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Confidences
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Durant la pause, j’ai eu l’occasion de discuter avec quelques joueurs, certains encore en lice et d’autres non. Parmi eux, Daniel Negreanu, toujours aussi abordable et sympathique, me confiait qu’il souhaitait plus que tout remporter le Main Event cette année et ainsi afficher un 5ème bracelet à son poignet après celui gagné récemment sur l’event 34 ( 1500$ Rebuy Pot Limit Omaha).

Peu de temps avant, c’est Isabelle Mercier, éliminée durant le Day 4, qui me faisait part de ses pronostics sur l’issue du tournoi. Pour elle, il n’y a aucun doute, c’est l’année du Kid Poker, ce qui n’est pas du goût de notre seul français toujours confortablement en course Stéphane Gérin qui, de son accent marseillais, nous proposait d’en reparler en table finale !
Avec grand plaisir !

Sur ce, je retourne de ce pas dans l’arène du moment pour ne pas louper une seule info de cette fin de Day 6 qui s’annonce encore longue, puisque nous jouerons aujourd’hui jusqu’à ce qu’il ne reste plus que trois tables, soit 27 joueurs.
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Big players, Big pot !
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A peine 10 minutes de jeu se sont écoulées depuis la reprise et on assiste déjà à la première élimination de ce round. C’est Sorel Mizzi, jeune prodige online, qui sur-sur-relance Michael Mizrachi à tapis sur le flop ATrèfleKCoeur2Coeur

Michael complète les 900k restants avec ACoeurQCoeur pour top pair et tirage couleur max, dans un pot dépassant les 5 millions !
Le canadien montre KPiqueKCarreau pour un brelan de rois.

Le turn TPique n’apporte pas d’amélioration, mais la river est assassine 6 Coeur et donne la flush max à Mizrachi. Sorel Mizzi, dont la déception est palpable jusqu'à l'autre bout de Vegas, est éliminé en 45ème place et empoche tout de même la coquette somme de 297.673$.

A noter que cette table est ladite "table de la mort" puisqu’on y retrouve de gros talents tels qu’Allen Cunningham, Scott Fischman et notre français Mr Gérin !
________________________________________________________________________________

[...]

Round 28 : Ils ont choisi le sprint !
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Décidément, c’est une hécatombe ! Après l’élimination de Sorel Mizzi, ce ne sont pas moins de 8 autres joueurs qui sont tombés durant ce round ! C’est la fin de l’aventure pour José Zapota et Greg Myers notamment qui ne repartent pas les mains vides évidemment, puisqu’ils sont eux aussi récompensés de 297.673$.

Ces éliminations se sont, pour la plupart, déroulées à la table de la mort permettant à Scott Fishman de monter un tapis énorme faisant de lui le chipleader du moment.

Il reste 36 joueurs, soit 4 tables et les prochains sortants repartiront avec 379.240$.
________________________________________________________________________________

[...]

Round 29 : Les pros mènent le bal !
---------------------------------------------
Les joueurs viennent d’entamer le round 29, les blinds passent à 50k/100k ante 10k. Average stack : 2.432.432
Petit up des tapis à vue d’œil, les pros sont bel et bien présents et notre français a de quoi voir venir. Ca promet !

Scott Fischman : 11.250.000
Daniel Negreanu : 4.160.000
Michael Mizrachi : 7.470.000
Stéphane Gérin : 3.475.000
Ralph Von Berg : 2.375.000
Igor Jinartav : 850.000
Allen Cunningham : 1.250 000

Peut-être verra-t-on cette année la consécration d’un pro au Main Event ?! Certains sont bien partis pour en tout cas !

A suivre en juillet
________________________________________________________________________________


Présentation personnelle :

Mes études en communication en Amérique du Nord, liées à mon dynamisme, m’ont permis de développer des facultés d’adaptation à toutes sortes de situations.
Très ouvert sur l’international, je suis aussi trilingue et la langue anglaise fait partie de mon quotidien.
De par ma connaissance du jeu, je pense pouvoir aisément retranscrire l’émotion ressentie sur place autour des tables.

Je suis aussi rédacteur bénévole pour le magazine numérique Toulouse Poker Mag et j’adore ça. Je pense pouvoir fournir un travail très pro et répondre aux attentes des lecteurs, assoiffés d’anecdotes et de détails croustillants.
Etant perfectionniste, je m'implique à fond dans les projets auxquels je participe, je suis motivé et passionné dans ce que j’entreprends. C’est donc pour moi l’opportunité de réaliser ici une chose dont j’ai envie depuis longtemps, un coverage professionnel.
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BenjBCN
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MessagePosté le: 20/04/2008 12:02   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

Good Bye Dolly

"Sickkk !!!" balance Arnaud
"Archiiii sickkkk!!!" reprend Elky

Le monument a vacillé, son légendaire sourire ne le quitte pourtant pas; son voisin de gauche, un obscur joueur Ouzbek, qualifié pour quelques roubles sur Pokeristan.com, se lève, maladroit, lui tend la main, se ravise, pour finalement s'associer au reste de la table et entamer une salve d'applaudissements.

Les clappements de mains se multiplient, le brouhaha se fait lourd, puissant, presque esthétique...
Une légende s'en est allée.
Texas Dolly vient de jouer face à son fils, Todd, sa dernière main dans un WSOP...
Le grand Doyle ne remportera pas son 13eme bracelet, c'est désormais une certitude, mais cette main totalement anthologique, restera comme LE moment fort de ces WSOP 2008.

Qui l'eut cru, après avoir vécu durant ces 40 derniers jours des instants d'une rare intensité.

Le premier coup de tonnerre avait eu lieu lors de l'event #28, un 5 000$ No Limit 2-7 Draw Lowball totalement dominé par Doyle qui égalait ainsi Phil Hellmuth au ranking des bracelets.

Et que dire de cette joie intense, dans le clan Français, quant au terme d'une remontée exceptionnelle, Antony L. empochait le 1er bracelet de notre chère Team Winamax lors du 1 500$ Pot Limit Omaha (Event #19).

On pensait également avoir connu l'apothéose lors de ce dantesque tête a tête final entre Doyle Brunson (encore lui...) et Phil Ivey lors du 50000$ HORSE, au bout de laquelle l'ainé des 2 galactiques démontrait, si tant est qu'il avait encore quelque chose à prouver, que le poker du XXIe Siècle n'avait décidemment pas de secret pour lui.
C'est d'ailleurs dans la foulée de cette victoire qu'il annonçait, non sans une émotion contagieuse, qu'il participait en réalité à ses derniers WSOP pour des raisons qu'il préféra éluder sur le moment.

Puis arriva ce Main Event. Ce parcours presque sans-faute. Cette domination limpide, presque irréelle. Chip Leader depuis le Day1 (!!!), Doyle avait en début d'après-midi perdu le liderato sur une mauvaise rencontre, un de ces coups inévitables qui vous font penser que ce n'est peut-être pas votre jour (confrontation KK contre AA preflop avec l'autre CL, le Norvégien Trond Eidsvig, du coup méga CL alors que 43 joueurs restaient encore en lice).


L'ami Brunson voyait son stack fondre petit a petit, quant arriva cette main, THE HAND, sa DERNIERE main...
Les blindes sont à 20000$/40000$, ante 1500$, Doyle est au cut-off, il découvre 2Coeur 2Trèfle. Il raise à 95000$ suivi par la BB, ou l'on ne retrouve personne d'autre que Todd Brunson, Dolly's child himself. Coquin de sort. Todd possède ACarreau QCoeur.

Le flop arrive, 10 Trèfle ACoeur 2Pique .

Todd esquisse un sourire, fixe son adversaire de père dans les yeux: "gotta like that flop, daddy...", le bougre faisant référence à cette fameuse main qui fit le bonheur de Doyle à 2 reprises en final d'un Main Event.
Todd check rapidement, Doyle raise a 220000$, Todd annonce tapis instantanément, il couvre largement son paternel.

Doyle réajuste son chapeau, et call sans broncher.
Turn 10 Coeur
River 10 Carreau
Full supérieur pour le fiston, bad beat totalement irréel qui s'abat sur Doyle...


J'en ai la chair de poule...Je pense encore a ce brumeux 20 Avril 2008, seul devant mon PC, en train de rédiger mon petit article, sans prétention aucune, avec pour but premier de voyager quelques minutes dans les méandres de mes fantasmes pokeristiques et pourquoi pas aller là-bas au RIO, enfin ici,...bref...vous m'avez compris Smile


Je suis encore estomaqué, la tête dans les étoiles et le crayon affuté pour narrer à mes futurs lecteurs le moment d'Histoire que je viens de vivre...quand soudain, une voix me ramène a la réalité...
"Benji, Benji, y'a Cuts qui vient de sortir Antonius avec hauteur K...l'hallu!!!....je cours poster ça de ce pas"

Benjo en est encore tout émoustillé...on le serait a moins...

A moins de quelques heures de la table finale, l'exploit est donc toujours en route pour le dernier des mohicans tricolores. Mais la concurrence sera rude, car mis a part Eidsvig et Todd Brunson, préalablement cites, pas moins de 3 autres grands champions ont parvenu à se glisser entre les griffes féroces des 9235 candidats au départ de ce Main Event. Erik Seidel, "El Matador" Mortensen et Freddy Deeb seront les hommes à abattre...ou pas...tant les amateurs qualifiés on-line complétant le reste des 5 dernières tables semblent imprévisibles. Mais une chose est sure....quelque soit le vainqueur de ce Main Event, le grand, l'immense champion de ces WSOP 2008 restera à jamais sa majesté Doyle Brunson. Chapeau l'artiste !


PS : On me rapporte qu'apres avoir sorti Antonius, une autre main des plus rocambolesque vient de propulser Sir Cuts dans les CL de ce Main Event. Je pars à la pêche aux infos tout de suite pour vous relater l’action, on se retrouve dans quelques minutes pour le détail…apparemment, du bon Cuts, selon les dires de Johny…
« Il termine sur un full alors que son adversaire avait air…du bon gâchis de chatte Wink »…



Salut a tous...
...voilà, moi c'est Benji, 27 ans. Je vis à Rubi, une petite ville à coté de Barcelona.
Je suis cadre en informatique, passionné de poker comme vous tous, et désireux de fêter mon 28eme anniversaire le 8 Juillet 2008 a Las Vegas aux cotes de Benjo, de toute l'équipe Wam-Poker et du team Winamax.
Merci de m’avoir lu et bonne chance a tous Smile ; Félicitations a qui de droit pour l’idée et l’opportunité offerte…je pense que nombre d’entre nous se sont pris a rêver a travers ce projet.
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mortensen6
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MessagePosté le: 23/04/2008 12:05   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

Bonjour à tous, je vous fait une petite présentation personnelle : je m’appelle Morgan Hego, j’ai 21ans et je joue au poker depuis presque 4 ans. J’ai déjà participer à quelques tournois live dont 1 à l’acf où je me fais sortir 19e avec un full contre une belle quinte flush !!! J espère avoir plus de chance avec ce petit essai sur les WSOP 2008 !!! ciao

5 tables. 45 joueurs. L’étau se resserre. Avec presque 7000 participants, la version 2008 du main event observe un prize pool record de plus de 65M de dollars.
Comme chaque année, on retrouve un grand nombre de joueurs amateurs. Seuls 4 pros sont passés à travers les griffes aiguisées de ces « jeunes loups ». Parmi eux, Carlos Mortensen, « el matador » chip leader du tournoi avec plus de 10M de jetons à son actif est un habitué des tables de poker. Il a en effet remporté ce main event en 2001 ainsi que 2 WPT. Derrière, on trouve Gus Hansen avec un tapis confortable ( 3M ) par rapport au niveau des blinds ( 15000-30000 ). Les deux dernier pros se nomment Kenny Tran, « sick caller » et « the actor » Patrick Bruel. Nous sommes le 12juillet ( Day 5 ) et nous nous dirigeons vers la table télévisée où nous retrouvons 3 des 4 pros précédemment cités…Voici le chip count de la table :
- Mortensen : 10 800 000
- Hego : 6 254 000
- Hansen : 3 000 000
- Robert : 1 100 000
- Bétrémiol : 1 000 000
- Bruel : 900 000
- Duvivieri : 650 000
- Morel : 500 000
- Serozinski : 250 000
L’ambiance est bon enfant à la table, Mortensen construit son petit château de jetons comme à son habitude, Hansen, pour une fois à l’heure est très détendu tandis que Bruel discute tranquillement avec l’autre français de la table Morgan Hego. Tous sont impatients de recevoir leurs cartes et de commencer à jouer à un jeu dont on dit qu’il faut toute une vie pour le maîtriser pleinement. Et c’est parti pour la première main…Bruel, deuxième de parole reçoit AS Qs et relance à 100 000. Mortensen feinte dans la foulée d’envoyer son tapis, ce qui fait sourire l’ensemble de la table à l’exception de notre Patrick qui ne bronche pas. En effet, la veille, Mortensen lui avait pris un coup énorme avec un carré contre full. Depuis Bruel a évité de se retrouver dans des coups directs face au Matador. Finalement tout le monde fold et Bruel remporte cette première main. Dans les tribunes, une petite marseillaise entamée par Lionel Rosso, commentateur du WPT avec Patrick Bruel sur canal +, venu soutenir son ami, retentit. Patrick lève son point rageur ! Espérons que ça dure !!
Mais pas le temps de tergiverser car la main suivante est déjà entamée. Serozinski, premier de parole, reçoit une paire de 7, short stack il n’a d’autres choix que d’envoyer son tapis. Tout le monde passe jusque Robert qui est de BB. Il ouvre sa main…voit un as…il ne regarde pas la 2e, préférant engager une conversation avec son adversaire afin de déceler un tell. Serozinski baisse les yeux, comme s’il était intimidé en murmurant « I have a monster ». Cette phrase, Robert l’avait déjà entendue. Il réfléchit…et se souvient . C’était lors du Day 1, les deux hommes étaient à la même table et Serozinski avait eu exactement le même comportement en ayant une paire de 10 dans les mains. Il avait été payé par as K et avait finalement doublé son tapis. Robert décide donc de regarder sa deuxième carte en se jurant qu’il paierait uniquement s’il voyait une figure…un 7…Il est tenté d’aller voir le flop, surtout qu’il a l’occasion d’éliminé un joueur…mais il respecte son raisonnement et finit par jeter sa main. Serozinski montre ces deux 7 et Robert sourit, fier de son raisonnement intérieur. Il détenait là une arme importante pour la suite car il était capable de lire son adversaire.
1H plus tard, la partie est toujours aussi passionnante. Le public, déchaîné, participe manière active à la compétition. Les encouragements fusent, l’humour à la table est omniprésent. Le jeu en lui même par contre laisse à désirer et les belles rencontres se font rares. Pourtant arrive LE coup du tournoi…Robert est de SB, Serozinski en BB. Bruel avec une pocket jack relance à 200 000, Mortensen le call avec Q J de trèfle…le reste des joueurs passe jusqu’à la SB de Seronzinski…toujours en short stack il reçoit as K de carreau et part logiquement au tapis. Il est évidemment suivi par les deux larrons qui n’avaient vraiment pas grand chose à rajouter and here comes the flop…Q Q J ( 2 carreaux ). Flop meurtrier pour Bruel tellement il semble impossible pour lui de se sortir de ce coup…Bruel qui pense évidemment avoir la main gagnante check pour tenter de piéger son adversaire…Mortensen envoie 300 000 et Bruel part à tapis…payé immédiatement par Carlos. Les 3 joueurs retournent leur jeux et Bruel commence à entrevoir le spectre de l’élimination . Le turn arrive…6 de cœur, carte insignifiante qui n’améliore aucun jeu. But “the magic river” is coming…le 10 de carreau !!!! Incroyable !!!! Tout le monde est incrédule à la table, stupéfait par ce coup monstrueux…Bruel quitte le tournoi à la 38e place avec un full.
On dit qu’au poker il faut être talentueux et un brin chanceux pour survivre. Bruel possède indéniablement le premier aspect mais malheureusement le second n’était pas au rendez-vous aujourd’hui..
Au terme du day 5, Mortensen domine toujours les débats avec un tapis qui ne cesse d’augmenter et qui frôle désormais les 20M. Serozinski s’accroche toujours mais reste encore et toujours short stack. Cependant la partie reste indécise et on se retrouve demain, 13 juillet, pour le day 6 et la suite des évènements. A bientôt !!
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mrik02
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MessagePosté le: 23/04/2008 22:13   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

MAIN EVENT WSOP 2008 – DAY 7 - RIO, LAS VEGAS

14 Juillet 2008 - 12h00

C’est parti ! Le Shuffle Up and Deal a résonné dans la salle !

C’est une journée cruciale et historique qui s’annonce ici sous la chaleur du Nevada puisqu’à la fin de cette journée nous saurons enfin la composition de la table finale du Main Event après 5 jours et l’élimination de 7211 joueurs sur les 7256 engagés.

C’est un joueur américain, David Einhorn qui mène le bal avec 9,490,000 $ en chips.

Chipcount des 10 premiers

1 – David Einhorn – 9,490,000 $
2 - Tim Frickaert – 8,780,000 $
3 – Justin Vorlan – 7,980,000 $
4 – Bill Edler – 6,555,000 $
5 – Barry Greenstein – 6,155,000 $
6 – John Perry – 5,780,000 $
7 – Andrew Gunderson – 5,605,000$
8 – Nick Schulman – 5,300,000 $
9 – Sven Abelsson – 5,000,000 $
10 – Jan Sorensen – 4,780,000 $


David Einhorn

Je rappelle que David a promis comme lors du Main Event 2006 de donner tous ses gains à la fondation Parkinson (il avait terminé 18e et donné 659,730 $ à la fondation).

Mais le plus important est, comme vous le savez tous en ce jour de fête nationale, notre CrocMonsieur national qui nous fait un parcours sans faute pour le moment. Il est en 18e position sur les 45 joueurs restants avec 3,455,000 $ en chips.

Je souhaite passer un grand coup de chapeau à Otto Richard qui chuta hier à la 71e place et 145.590 $ dans la poche.

Un autre chapeau, plus connu cette fois-ci va essayer de rendre un peuple heureux, constitué d’irréductibles "fishs archi-sicks" dont le meneur n’est autre que le nouveau détenteur de bracelet : Elkyx, avec ses fidèles alcoolytes Ludovix, Frenchkix, Johnnix, Abecassix , FabSoulix, ou encore Fitoussix qui vont essayer de donner leur fameuse potion magique à base de « Vodkapommix »


Nicolalevix


Et voici la table de départ de Nicolas :

John Perry - 5,780,000
Nicolas Levi – 3,455,000
Ray Henson - 2,250,000
Tim Vance - 2,585,000
Justin Vorlan - 7,980,000
Michael Prist - 3,360,000
Anders Petersen - 1,520,000
Jerry Cutler - 4,090,000
Brian O’Barry - 1,655,000

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14 Juillet 2008 - 15h00

EN PLEINE LEVI-TATION !

En deux heures de jeu et rien de très croustillant à se mettre sous le doigt, la première grosse sensation de la journée nous provient de l'ami Levi qui nous a gratifié d'un bon doubles up des familles.

Nicolas est de BB, tout le monde passe jusqu'a John Perry de SB qui relance à 220,000 sur les blinds 40K/80K antes 8K.

Nicolas découvre un bon vieux As de pique Roi de coeur et décide de caller.

Flop : Dame de pique 10 de trèfle 4 de carreau

Perry check, Nicolas aussi.

Turn : Valet de pique

Qui donne les nuts à Nicolas !

Perry check, Nicolas bet 375,000, Perry reraise à 800,000, Nicolas reraise Allin, et insta-call de Perry qui montre
Dame de coeur Dame de carreau pour le brelan.

Perry joue 10 outs et la river tombe tout droit de Prague, celle qui avait fait gagné Arnaud Mattern.

2 de trèfle !

Perry retombe à un peu plus d'1,000,000 tandis que CrocMonsieur s'envole à 6,950,000 $ !

Et la table est cassée !

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14 Juillet 2008 - 15h12

LE CAUCHEMAR DE RETOUR


Cette photo vous rappelle vaguement quelque chose ? Nous aussi malheureusement.

Tout le monde le savait, tout le monde y pensait, mais personne n'osait en parler de peur de provoquer le destin.

Malheureusement ce destin n'est pas avec nous aujourd'hui puisque comme vous l'aurez compris, nos deux joyeux lurons de l'EPT de Copenhague, Tim Vance et Soren Jensen, sont assis à la table télévisée en compagnie de notre héros français.

Quelle surprise vont-ils nous gratifier aujourd'hui ? Va-t-on avoir le droit au Volume 18 des Beatles par Tim Vance ? Soren Jensen va-t-il encore fait 18 fois le tour de la table s'il gagne un coup, même un walk ?

Ce sont bien des questions que nous n'aurions jamais voulu poser.

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14 Juillet 2008 - 15h45

COPENHAGUE 2.0


Dan Nassif

La tête de Dan Nassif sera amplement suffisante pour vous faire comprendre dans quoi nous sommes tombés depuis ce rapprochement malheureux au dernier round.

Afin d'épargner les enfants, et vous aussi, nous ne mettrons aucune photo de ces deux psychopathes de la carte molle qui vont achever une bonne partie de la terre entière à coups de check-check.

Ayant apparemment un compte à régler (surtout Jensen, ça va de soi), ils sont tous les 2 dans 95% des coups depuis leur arrivée à cette table et finissent à coups de checks. Of course.

Nicolas Levi nous dit à la pause que même piquer les blinds relevait de l'impossible et qu'il aurait bien aimé avoir des écouteurs pour ne plus entendre les deux zigotos (je vous rappelle que cette année les appareils mobiles, Ipod et consorts (à écouteurs) sont interdits)...To be continued...Sick.

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14 Juillet 2008 - 20h45

IT'S BEEN A HARD DAYS NIGHT...

Ce titre devrait et doit vous faire rire. Nous, moins.

Cela fait plus de 5 heures que Chapi et Chapo (Soren Jensen et Tim Vance évidemment) monopolisent l'attention de la table malgré la tension ambiante....

Nous avons eu le droit à 18 Yellow Subamarine, 14 Let it Be et 12 Hard Day's Night donc comme l'indique le titre. Si seulement il savait. Rolling Eyes

Personne ne veut aller voir le triste spectacle en TF et se contente de rester en salle de presse ou de regarder les 2 autres tables...

Même les jetons les ont. (Les jetons ? Vous me suivez ?)

Pour preuve, ce pauvre jeton transformé en aspirine. Autant en préparer pour toute la salle de presse...



C'est ma tournée ! Qui n'en veut ?



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14 Juillet 2008 - 21h41

...

Benjo me laisse l'honneur de le faire.

"Il est 21h41"

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14 Juillet 2008 - 22h41

Bon comme on s'ennuie un tout petit peu avec Benjo, et comme Cuts nous embête régulièrement, on fait un concours de blagues pourries sur lui.

La plus belle nous provient de Benjo :

"Comment appelle t-on un colvert qui termine 2ème à un WPT ?"
- Un canard laqué.

La mienne :

"Comment appelle t-on Cuts qui se coiffe le matin ?"
Bah Ludovic Lacay.

On vous laisse juger. Promis on sort un bouquin "Ludovic Lacay pour les Nuls"


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14 Juillet 2008 - 23h45

PRIMO LEVI !

Non, nous n'allons pas parler de ce grand homme qu'est Primo Levi, résistant lors de la Seconde Guerre Mondiale, qui a écrit le fameux "Si c'est un homme".

Mais tout simplement de notre Nicolas national qui passe chipleader monstrueux de ce Main Event en remportant un coup fantastique contre 2 joueurs à tapis.

Nicolas relance au Cut-off pour 310.000 $
Dan Nassif au bouton suit
David Einhorn suit de BB

Flop : 9 de coeur As de coeur Dame de pique

Einhorn "donk bet" à 650K, suivi par Nicolas et Dan.

Turn : Dame de coeur

Cette dame apporte plein de tirages possibles rentrés...

Einhorn check - Nicolas bet 1 million - Dan relance à Tapis - Einhorn tapis pour 5 millions et Nicolas snap call.

Les jeux

Einhorn Roi de coeur 10 de coeur pour la couleur max

Nicolas As de carreau As de pique pour le full max

Dan As de trèfle Dame de trèfle pour le second full.

Il n'y a que 2 outs pour faire tomber le grand Nicolas, le Valet de coeur pour la quinte flush royale ou la dernière dame pour le carré de Dan mais c'est un joli :

8 de pique

qui anéantira les espoirs de Dan Nassif et David Einhorn qui terminent respectivement 29 et 28e remportant chacun un prix de 346,000 $

et Nicolas Levi surnommé "The Monster Hat" par les journalistes américains passe énorme chipleader à plus de 18 millions de jetons.
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15 Juillet 2008 - 00h49

COMME DIRAIT HERVE VILARD : CAPRI, C'EST FINI

Il l'a eu ! Soren Jensen vient de sortir Tim Vance !

Et d'une manière...hum...un peu...enfin ça ne vous rappelle vraiment rien ?...

Sur un board

Dame de coeur 2 de coeur 5 de trèfle 5 de coeur 8 de pique

Et une série de checks, Vance avance 2 millions relancé à tapis par Jensen et payé par Vance avec

As de pique 5 de pique

loin derrière la couleur de Jensen

Roi de coeur Valet de coeur

qui se permet de dire à son tour une phrase d'anthologie avant de retourner ses cartes

"It was nice to play with you today, sir"

De quoi définitivement plonger une centaine de journalistes dans l'alcoolisme.

Ludovix m'amène un peu de potion magique pour fêter ça et peut-être que demain nous verrons ceci...



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Pourquoi faudrait-il me prendre ?


Je m'appelle Aymeric G., j'ai 21 ans, je joue au poker depuis 3 ans, je suis organisateur sur Wam-Poker, je m'interesse à tout ce qui touche au poker en général. C'est devenu une véritable passion.

Je joue beaucoup online surtout en SNG et en MTT à faible buy-in, je fais partie de 2 clubs de poker, Le Hold'Aisne Poker (02) et le Yodalx Poker Club (60) et j'essaye de contribuer à faire bouger le poker amateur français sur Wam-Poker en proposant des compétitions où la bonne humeur et la convivialité priment sur le reste.

J'ai un BTS Audiovisuel, je suis actuellement en Licence d'Arts du Spectacle, j'ai évidemment une très bonne notion du montage vidéo et de la caméra en général (ce qui pourrait être utile pour aider Paco Wink), et je suis actuellement en fac des cours de photographies qui se révèleront utile au cas où il faudrait faire des photos en salle.

Enfin, je n'ai pas les moyens étant étudiant de me payer un déplacement aux Etats-Unis, et c'est un vrai rêve pour moi d'y aller, et surtout à Las Vegas, La Mecque du poker, ce serait donc un cadeau immense de pouvoir vivre mon loisir dans un endroit magique.

Merci à tous de m'avoir lu quoi qu'il arrive, je me suis bien amusé à le rédiger. Bonne chance à tous Wink

EDIT : Pour ceux que ça inquiète vis-à-vis de l'anglais, j'en fais depuis l'âge de 10 ans, j'en ai 21. Wink


Dernière édition par mrik02 le 28/04/2008 11:55; édité 4 fois
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cyrdeparis
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MessagePosté le: 24/04/2008 00:26   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

Essai Concours WSOP 2008 – 6151 signes


Me contrôler et respirer. Surtout garder la tête froide et oublier cet horrible mais nécessaire fold à la river. Je n’étais finalement pas complètement engagé dans le pot. Mais quand même, ce 10 de trèfle qui tombe aussi sèchement que ce donkey m’a payé au flop puis sur ma seconde mise au turn me laisse maintenant short stack. L’horloge affiche le 27ème niveau, Les blindes viennent de passer à 50 et 100K. La tension extrême qui règne sous l’œil des caméras, les réactions des spectateurs survitaminés, l’effervescence ambiante, tout cela me pèse dans cette immense Amazon room où j’ai élu domicile depuis une semaine maintenant. Je vis un rêve éveillé dans un casino qui vient, je ne peux le nier, de tracer un tournant de mon existence avec un gain déjà assuré de 285 000 dollars. Autour de moi, d’autres survivants, concentrés, fixés sur le même objectif : le bracelet de champion du monde. 6704 au départ, nous sommes encore 35. Ah si je pouvais encore avoir ce M. Généralement, siéger à une table de poker, c’est être dans mon élément. Etre enfermé dans une arène et livrer un combat de plusieurs jours où la moindre erreur ne pardonne pas semble par contre dépasser mes capacités. Depuis ce coup où j’aurais dû envoyer mon tapis avec brelan de 9 au lieu de gratter en cassant juste les côtes, je crois que le tilt me guette. Et mon usure mentale n’arrange rien. Je traverse un très aride désert de jeu et ma table très agressive me surclasse totalement depuis trois heures. Mais après tout, je ne suis qu’un qualifié Internet, comment bluffer les joueurs chevronnés qui sont autour de moi. J’ai beau répéter mes routines, feindre des tells caché derrière mes lunettes, renfoncer ma casquette, j’ai parfaitement conscience qu’un rush indécent pendant deux jours m’a propulsé ici, à la gauche de Phil Hellmuth Jr. actuel chip leader du Main Event des World Series. Certes, passer de 20 000 à 2 million 300 000 jetons en cinq jours de compétition, ce n’est pas complètement dû au hasard...

C’est à moi de parler. Je suis au cutoff et un adversaire loose et agressif vient de relancer. Ce jeune norvégien m’impressionne par son sang froid. Il marche carrément sur la table depuis le début de ce Day 6. Ses choix sont millimétrés, ses bluffs parfaitement orchestrés à ce stade de la partie où la pression de gains exponentiels paralyse une bonne partie des joueurs. Et puis tout le monde est déjà allé trop loin pour sortir maintenant ! Lui s’en détache et dès qu’on voit un showdown, il est toujours devant. C’est aussi impressionnant que son tapis. C’est également un amateur et on tient peut être le futur vainqueur. Je pourrai dire après cette expérience que j’ai affronté le champion du monde. Mais moi alors ? Je suis juste un figurant maintenant que mon tapis s’est réduit à peau de chagrin ? J’ai tout à gagner et pourtant mon naturel anti-risques et cet énorme pot perdu à un mauvais moment me coupent toutes velléités alors qu’il va falloir se mouiller si je désire rester en course et ne pas mourir grignoté par les blindes. Je dois réfléchir au jeu, positivement et revenir dans ma bulle. Oublier cette boule qui me noue l’estomac lorsque je dois relancer et non me coucher. L’enjeu en vaut pourtant la chandelle. Mais ces cartes ne viennent pas. Quelle poubelle vais-je encore découvrir... Dame de carreau. Deux de pique. Magnifique... C’est un nouveau « fold » que je lâche et ça fait sourire mon voisin d’en face, un Russe ou Ukrainien peut être qui n’a pourtant rien à m’envier. Niveau serrure, il est pas mal. Les deux joueurs aux blindes ont suivi la relance et le flop vient : Q 2 2. « Non, c’est une blague ! ». « Please mister. Don’t make comments before the hand is finished ». Voilà que je perd mon calme et ma patience maintenant, le croupier vient de me rappeler à l’ordre. Peu importe, j’ai depuis longtemps perdu l’ascendant psychologique à cette table et de toute façon je n’avais rien à faire dans ce coup avec ma main en carton. Mais ça fait deux fois déjà aujourd’hui que je rate le coche. Les minutes filent. Je suis trop tight, pas assez entreprenant, pas assez défensif non plus. Tout à l’heure je jette KJ après une sur-relance du grand Phil et cet Anglais deux sièges à ma gauche qui n’a pas l’air d’être à $10 000 près, le suit avec QJ et trouve les deux derniers valets au flop. Et bien entendu ouvre la paire de rois du champion. Je suis épuisé. Combien de joueurs rêveraient d’être à ma place où justement je ne suis plus sûr d’être et joueraient leur meilleur poker. Les cartes reviennent et repartent inlassablement. Fold, fold, fold. Et le marathon continu. Je suis en train de toucher du doigt la dose de résistance qu’il faut à ce jeu. Mon agressivité ? Depuis longtemps envolée.

Le bouton avance vers moi. Il y a du mouvement à la table voisine. Deux joueurs viennent de sauter. Nous sommes encore 33. Un palier de gains va bientôt être franchi. Est-ce que j’attends encore et me laisse mourir aux blindes pour gagner ma nouvelle voiture ou je repars au combat ? La réponse est évidente et pourtant elle n’est plus une certitude dans ma tête. Le croupier entame la donne. « Hey guy, it’s all right ? You didn’t play hand since two hours ? Take care of your chips ». Comment ? C’est le Russe qui me parle. Il n’a pas encore regardé ses cartes mais apparemment il a lui aussi besoin de décompresser. Il peut dire ce qu’il veut, la situation ne peut pas être pire. Image ridicule, stack qui se disloque, fatigue... être chambré en plus, ça me fait une belle jambe. Bon, est-ce que je lui bafouille quand même une réplique et tente de lui expliquer qu’en l’occurrence je suis au bouton et qu’on ne me prendra pas grand-chose sur ce coup mis à part l'ante ? Une réplique qu’il anticipe après un furtif coup d’œil à ses cartes par une relance salée en début de parole. Il a l’air très bien équipé et il me couvre. Mes mains sont encore posées sur les cartes, trois joueurs passent et la parole revient à Phil Hellmuth. Lui est toujours affûté, son énorme expérience transpire de toutes ses pores. Rien ne perce en revanche de ses mouvements ou de ses réactions. Ca tranche avec la gestuelle du Norvégien. Ces deux là se sont bien évités pour le moment. Une crainte réciproque à moins que ces requins daignent d’abord s’occuper de nous... 30 secondes s’écoulent et le multiple détenteur de bracelets annonce qu’il call. Quelle belle occasion se serait d’envoyer ma boîte pour un squeeze. Sauf que je détiens probablement une main encore très limitée et que je parie que le Russe à une bombe devant ses jetons. « Mister, it’s your turn ». C’est maintenant qu’il faut agir. Le Russe me regarde d’un œil méchant, le sourire en coin. Phil est toujours impassible face à mes hésitations. Devrais-je envoyer le tapis pour chercher un coin flip ? Est-ce que mes maigres piles de jetons peuvent être suffisantes pour les coucher tous les deux ? Probablement pas. C’est le moment d’ouvrir mes cartes. Pour une fois modifions la routine, ce sera une par une. La première se dévoile : As de pique... Mon sang ne fait qu’un tour. Je découvre la deuxième : As de cœur... Mon cerveau flashe. Toute la tension accumulée se dissipe en une fraction de seconde. Le film du tournoi traverse mon esprit, je jubile, je vais avoir un payeur, un seul me suffit et la route va s’ouvrir ou s’arrêter là brusquement. Quelques secondes s’écoulent encore. Je regarde Phil, je tourne les yeux vers le Russe, puis vers Phil de nouveau et j’annonce : « I raise. All-in ! ».


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Cyril - 30 ans - Paris
Ancien journaliste spécialisé en presse écrite, j’ai côtoyé pendant cinq ans les principaux acteurs du sport français, réalisant reportages et interviews lors de grands événements ou dans le cadre d’enquêtes. En 2001, j’ai écrit et édité un ouvrage, le "Guide du Basket" destiné aux fans de la grosse balle orange. Mon atout cœur est depuis toujours le basket-ball, mon atout pique étant depuis trois ans le poker. Ayant fait mes armes sur Internet, je suis résolument devenu un joueur de Live et je fréquente avec une relative assiduité les cercles parisiens. Passionné par ce jeu mais pas encore totalement consumé par ses vices Smile la pieuvre ne devrait pas m’emporter à Vegas où j’ai déjà voyagé une fois. Parlant anglais, je suis très, très motivé par ce projet de coverage en équipe et j’espère apporter un travail journalistique réactif et ludique basé sur la complémentarité et l’interactivité avec les membres des deux forums de discussion. Mes qualités qui prévalent au poker seront également au service de cette mission : sens de l’observation, mémoire, capacité d’adaptation, extrême rigueur et évidement endurance, car, outre la qualité à délivrer, le challenge sera aussi de ne pas tilter pendant ce reportage marathon.
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MessagePosté le: 24/04/2008 10:51   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

La soupe au chou à Las Vegas

Il y a un avant et un après Jamie Gold. La victoire de ce Midas du poker d’un soir, transformant, main après main, chacune de ses poubelles en monceau de jetons, a changé la donne : apanage des spécialistes il y a peu, le Main Event fait désormais les beaux yeux à monsieur-tout-le-monde. Une poussée démocratique à laquelle fait écho le nouveau slogan de l’événement : « Si Jamie Gold l’a fait, pourquoi pas vous ? ». Dans cette édition 2008, à 5 tables du dénouement final, la tendance « populo plutôt que pro » se confirme. Parmi la quarantaine de survivants, seul Phil Hellmuth fait figure de rescapé du star system. Une flopée d’amateurs plus ou moins éclairés face à un monstre tout ce qu’il y a de plus sacré. Dans un moment de lucidité mégalomaniaque toute helmuthienne Phil ne comprend même pas, tant l’issue semble évidente, pourquoi l’on continue le tournoi. « Pour me voir plus longtemps à la télé ? », suggère-t-il l’œil un peu trop sérieux.
Mais à 13h37, lors du passage des blinds à 10k/20k, une confrontation de styles , un choc des cultures, un duel sergioleonesque va marquer à tout jamais l’histoire des WSOP, le profil psychiatrique du Poker Brat, la linguistique du hold’em et la réputation de l’école bourguignonne de poker.
Phil Hellmuth, 1000k de profondeur de tapis, ses 11 bracelets exposés aux yeux de tous, relance UTG à 60k. Respect quasi religieux à la table. On a beau être amateur, on ne badine pas avec la relance d’un champion du monde en position précoce. Série de fold jusqu’à la big blind, le bientôt légendaire Raymond Pochard, 1300k. Arrêt sur image. Raymond Pochard, 58 ans, fermier dans l’Yonne, a appris à jouer dans l’avion. Depuis le début du tournoi, calls déments, mises farfelues, chasing aussi improbable que productif et une poker face d’alcoolique lui ont assuré un bon tapis et une batterie de surnoms éloquents : « l’anomalie », « l’erreur système » et autres « RP aka Rubbish Poker ».
RP, la main sur sa bouteille d’alcool local et l’œil torve sur ses cartes, annonce péniblement un call aviné.

Le flop : 2 de trèfle 3 de coeur 6 de trèfle

Pochard grommelle un check pâteux.
Plongée hautement privilégiée dans l’esprit lumineux du grand Phil : « Ok, little drunken country bumpkin. You gonna have to pay for your chase. This is the price for a private lesson with me. Ohoho Philou, you little rascal. »
Hellmuth mise 100k. « What do you think of that, farmer ? ». Le farmer n’en pense rien. Sa technique à lui, c’est la sieste improvisée, le roupillon instantané. Rumeurs interloquées dans le public. La petite blind, bravant les relents alcoolisés, réveille l’Icaunais qui lance un œil un peu mort sur le flop. Il baragouine quelques onomatopées. Echange de signes presque ésotériques avec le croupier, qui, dans un élan de communication universelle, lui porte assistance. « It’s a call from the big blind ».

Turn : Valet de pique

Check au ralenti de RP. Pensées intimes de Phil : « How can he calls a bet from the great Phil ? Ordinary people are so weird… That’s my burden : to understand mediocre thoughts of inferior players ». Hellmuth continue de pousser : 250k de plus dans le pot. Après une gorgée de tord boyau, RP le magnifique lève un pouce tremblant et majestueux. Le croupier, né d’un père alcoolique, comprend mieux que personne le langage éthylique. « That’s a call ! ».

River: Valet de coeur

Check de Pochard en s’effondrant sur ses jetons. All in frénétique de Philou. Emoustillé par les beuglements hystériques du public, Hellmuth se lance dans une diatribe inspirée : « If you call, you go back to your potatoes. If you fold, you win the opportunity to tell your pigs how you managed to survive an head’s up with the greatest champion of all time. That’s your call… or your fold ». Et c’est alors que le grand Phil s’en va donner une leçon de vie et de poker à qui veut bien l’entendre dans le public, que Raymond Pochard, dans un rugissement furieux, éructe un « I……fcall ! », un jeton collé sur le front.
Une batterie de « What ? » se répercute en écho dans l’assemblée. Rictus monstrueux du prince Hellmuth. Regard embarrassé du croupier. « Is it a call ? Is it a fold ? ». Brouhaha ambiant, confusion et confrontation de points de vue. Le croupier lui-même s’avoue perdu. Seuls Raymond, un brin éméché, le nez dans ses jetons, et Hellmuth, les bras croisés sur sa poitrine, se terrent dans un mutisme prolongé. Les superviseurs de table se réunissent. On s’éponge le front, on lève les bras au ciel, on s’invective autour de cette interrogation cosmique : « Good lord, what is a « fcall ??? ». Après le visionnage de la vidéo et l’intervention d’un orthophoniste de renom, le juge arbitre, la mèche folle et la chemise débraillée, annonce le verdict « It’s… it’s a caaallll ! ». Hellmuth retourne piteusement 7 de trèfle 8 de trèfle. On abat la main d’un RP cramoisi : 9 de carreau 8 de pique. Hauteur 9 remporte le pot. « 89, c’est mon département. Y va pas m’faire lâcher ça. ». Explosion dans le public. « That’s a huge fcall ! », lâche, dans les tribunes, un Doyle Brunson admiratif .
De retour à la table, Phill Hellmuth, pétrifié, fixe les cartes. Un sang froid de gentlemen, un self contrôle propre aux légendes ? Il va bientôt, tel un prince du poker, se redresser dignement, sereinement serrer la main de son bourreau, telle une solennelle passation de pouvoir, tout en lui en susurrant, une main paternelle sur l’épaule, un great game à l’oreille. Cela aurait pu se passer ainsi. Mais lorsque Raymond La poche, affalé sur la table, un des bracelets du champion coincé entre les naseaux, balbutie un « El Moumoute, l’est kapoute ! », avant de partir dans un rire gras, Hellmuth dérape. Et se jette sur un Raymond en pleine apoplexie orgasmique. Raymond, hilare, et Phil, en pleurs, roulent, entrelacés sur la moquette du Rio, une course interrompue trois tables plus loin par les agents de sécurité.
Sortie apocalyptique de Phil Hellmuth et entrée fracassante de RP dans l’histoire du poker grâce à un « fcall » de légende… Le show continue.

Motivation :

Coucou à tous
Je m’appelle Julien F. 27 ans. Je suis évidemment un passionné de poker (depuis 5 ans) à tendance gentiment obsessionnelle : mater du poker à la télé, tout en jouant online, un bouquin technique sur les genoux, c’est du vécu.
Ayant une formation de journaliste (IEP, école de journalisme), je bosse actuellement pour un magazine de jeux video, ce qui m a d'ailleurs conduit , lors de la présentation d’un jeu, à jouer avec le terriblement sympathique Daniel Negreanu, interview du champion (un peu éméché) à la clé.
Depuis quelques années, j’envisage très sérieusement de m’impliquer professionnellement dans le milieu du poker. Je suis donc extrêmement motivé par l’opportunité de couvrir un tel événement.
Bonne lecture à vous !
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MIK.22
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MessagePosté le: 24/04/2008 15:26   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

ATTENTION, vous n'avez plus que jusqu'à vendredi 25 avril, minuit, pour poster vos articles. Ensuite, place au vote de la communauté; puis ce sera les délibérations du jury, à partir des meilleurs dossiers que vous aurez sélectionnés....

Je rappelle ci-dessous un extrait du règlement:

......

2/ Les participants publieront leurs essais sur les forums WAM-Poker et Club Poker dans les topics prévus à cet effet. La communauté votera en faveur de leurs travaux favoris. Leur choix guidera la décision finale du jury composé de Benjo, des administrateurs respectifs des deux forums (Laurent Dumont côté ClubPoker, Michel Abécassis côté Wam-Poker) et d'un membre de chaque communauté, choisis parmi les volontaires qui ne participent pas au concours.

3/ Les candidatures seront acceptées jusqu’au 25 avril au soir. Le jury rendra son verdict le 2 mai.
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Carlit1
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MessagePosté le: 24/04/2008 16:54   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

A LA CARTE
le billet de Carlit aux WSOP (16)

Suite du marathon, on en est au 6è jour, ils étaient encore 50 à 12h heure française. 50 joueurs patients, rusés, courageux, talentueux et parfois chanceux (n'est ce pas Mr Atkinson, dont le 89 suité noyait dans la rivière la paire d'As de ce gamin finlandais au nom imprononçable mais aux yeux pleins de larmes devant les caméras en cloture du day 5…), 50 donc à entrapercevoir le phare de la table finale.

Un seul français, Nicolas Levi, derrière qui bien sûr toute notre petite communauté fait bloc, après l'élimination inattendue de David Benyamine en 78è position avec les dames sur un flop de petites cartes dont vous vous souvenez tous.

Crier "terre !" sera certes prématuré pour 80% d'entre eux, dans une journée riche en émotions que Benjo et la sympathique équipe Winamax sauront vous relater mieux que moi. Ce sont eux les vrais marins , ils connaissent les récifs, les courants, les requins mieux que moi ici.
Moi je fouine. N'empêche que ni eux ni moi ne pouvons accéder aux tables depuis l'éclatement de la bulle à J3. Parfois je me revois à 8 ans quand mon père m'emmenait au stade de rugby, je ne voyais rien ou presque du match, mais la pantomime de la foule des spectateurs me suffisait. Je me souviens encore de cette armoire à glace (ancien pilier de Toulon) annonçant avec une sorte de douceur à son voisin de droite qui vociférait depuis un bon 1/4 d'heure "je sens que je vais vous faireu maleu", avant de réduire au silence l'individu d'une seule mandale. Un peu comme Phil Hellmuth il y a une heure, en big blind, très calme cette année, étrangement ponctuel, prit le temps de se lever, d'étirer son 1m95 comme au lever d'une sieste (il doit bien faire 115 kilos et à ses hauteurs l'air n'est guère pur à voir son teint de suif), de dire simplement à son même voisin de droite all-in en SB "are you sure, sir ?" avant de retourner les rois et de l'éliminer comme on chasse un moustique de son col.
Personne n'a bronché à la table, seul le croupier s'est permis un sourire discret.
C'est la seule main que j'ai vraiment vue, pour le reste je navigue entre la salle de presse et l'immense salle du Rio en grelottant presque, les climatiseurs sont à fond car dehors la fournaise atteint 42° et tout le monde prie pour un improbable orage, même si en 2006 le danger l'accompagnait…


la foudre sur l'hotel Luxor

Je ne me lasse pas du spectacle même si de loin on peut difficilement suivre les actions en cours. La tenue la plus répandue depuis le début est le sweat sponsorisé ou non, avec ou sans capuche, le jean, les lunettes noires, la casquette à visière. S'ajoutent parfois les grigris, tel le célèbre et agaçant requin de l'histrionnique Humberto Brenes, qui gardent les piles de jetons évidemment de taille fort différente selon les joueurs.
Rappel: le grigri(ou gri-gri) est au départ un matériel d'escalade au comportement auto-bloquant en cas de chute du grimpeur:




grigri ayant fait du bon boulot: inconnu au bataillon (Benjo, c'est qui ce facies de tueur?)



grigri de mauvaise qualité : Barry Greenstein en milieu d'après-midi

Au dessus des tresors patiemment préservés, les fameuses "poker faces" dont la plus belle m'a semblé celle-ci



… j'rigole, c'était dans une partie privée la veille au soir dans un salon annexe.

N'empêche, celle-ci n'était pas mal non plus, parmi les clients de l'hôtel:



Renseignements pris, ce n'était pas son bébé, mais la jolie dame qui initiait ce jeune joueur était Jennifer Garner, venue se familiariser avec son futur rôle au cinéma, où elle est pressentie pour être Isabelle Mercier dans un long métrage sur la vie de la joueuse canadienne, hélas une fois de plus éliminée au Day 2(sur un bluff "pourri" comme elle l'a concédé elle-même). Certes vous auriez peut-être préféré une photo de l'actrice, mais celle-ci m'a fait comprendre très vite qu'il n'était pas question de lui tirer le portrait. Tant pis pour vous…

Benjo est tout excité, car Nicolas Levi vient de doubler son tapis face à Marcel Luske (élégance un peu surannée mais finalement rafraichissante au milieu de toutes ces tenues de teenagers)… Et Dario Minieri (on lui donnerait vraiment 15 ans de loin) vient de perdre la moitié du sien … et il y aurait 3 éliminés de marque… les choses se précipitent, il ne sait pas qui c'est , j'arrive !…le coup de feu, je dois monter au front et ramener des infos…pas fini mon billet mais il s'en fout… j'arrive !
Et dire que je n'ai même pas pû entamer ce sandwich. A +

Pourquoi choisir ma candidature ?
Parce que je suis un compagnon de voyage agréable et sans prise de tête (même pour des traversées sur un voilier, alors que je ne connais rien à la voile, on m'a réinvité, c'est dire…)
Parce que j'aime bien écrire.
Parce que je sais glander comme donner des coups de collier quand il faut.
Bien sûr que le poker m'intéresse, comme plein d'autres domaines, il y a des candidats que ce jeu diabolique n'intéresse pas ?
Enfin je suis médecin, ça peut rendre service en groupe.
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LouySeiZ
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MessagePosté le: 24/04/2008 21:17   Sujet du message: Un as à Vegas Répondre en citant Signaler un Abus

*** Fish ... and Chips ***

Ce ne seront ni les premiers, ni les derniers, à se sentir laisser pousser des ailes à Las Vegas, Nevada.




Sébastien Grojeu, Jean-Michel Hauline et Sarah Pairdasse sont nos derniers représentants français en course pour ce main event. Après avoir terrassé sans vergogne ce que la planète poker compte de plus grands prétendants au bracelet tant convoité, c’est avec quarante-sept autres participants répartis sur cinq tables que nos cocorico players vont maintenant devoir livrer combat. Et ce ne sera pas chose aisée. Philip Fold, le tenant du titre 2007, est bien décidé à ne rien lâcher cette année, et l’obsession d’un doublé qui l’anime lui a, jusqu'à présent, donné une motivation et un aplomb féroces et pour tout dire extraordinaires, contre lesquels même les rugissements des jeunes tigres de la génération Internet n’ont pu réellement affirmer leur domination.


*** American Dream ? ***


Après la pause, qui a semblé plus que nécessaire et pourtant interminable, les joueurs regagnent leur siège et leurs jetons, et c’est d’ailleurs tout ce qu’ils sont en droit d'espérer gagner pour l’instant avec certitude. De leurs cernes lourds jusqu’aux frétillements de leurs paupières, on devine le stress qui anime les cinquante derniers survivants.




Puis les cartes sont distribuées. Instruments de torture mentale. Deux cartes susceptibles, les finalistes le savent, d‘apporter autant de bonheur que de détruire dix jours d’efforts intensifs. Ainsi Phil Radroy découvre nonchalamment une paire de rois, un King Kong, une montagne comme dirait Patrick Bruel. Serein, impassible, son rythme cardiaque n’augmente même pas, contrairement à sa surrelance, qui multiplie par trois celle de son ennemi, qui l’avait fait chuter lors de la dernière étape du dernier World Poker Tour, Howard Hodesespwar. Les deux hommes se défient des yeux. Sans lunettes de soleil, leur regard est pourtant bien plus opaque encore que l’affaire du Watergate.

Les sourires sont figés, les poker faces, comme un pléonasme humanisé, demeurent diaboliquement impassibles. Puis Howard, fier de sa main, une paire de dames qui comblerait plus d’un fantasme masculin, pousse son tapis, ses jetons, en un mot tout son tournoi devant lui. Phil a mal à la tête. En un éclair, il devient l’agressé. Il sait son adversaire solide, et très serré. Se pourrait-il que ses rois rencontrent la dangereuse paire d’as ? Phil n’a pas d’aspirine sur lui. Les probabilités penchent en sa faveur. Sa seule solution, pour se retirer une migraine de plusieurs millions de dollars, il la connaît : suivre. Call. Engager promptement son tournoi sur ce coup. Son tapis est légèrement inférieur à celui d’Howard. Qu’importe. On sait bien qu’on ne couche plus deux rois depuis le Moyen-Âge.



Prenant donc son courage et ses chips à deux mains, il pousse son tapis en même temps qu’il abat ses rois, guillotinant sans pitié aucune les dames de Howard. Puis le croupier, tel un bourreau moderne du Rio All-Suite Hotel, dépose sans broncher, mais en tapant du poing sur le tapis vert, un flop on ne peut plus angoissant. Un as, qui n’inquiète personne, un 10 quelconque, et une dame de pique, réalisant le brelan improbable (une chance sur huit environ) de Howard et qui, effectivement, ajoute un piquant et une dramaturgie à la scène, qui n’est pas sans évoquer le regard tragique d’un Gus Hansen, lorsqu’il déposa un carré de 5 somptueux face à un full improbable d’un Daniel Negreanu médusé lors d’une mythique partie de High Stakes en 2006. Le turn arrive enfin : un inutile 3 de carreau. Mais le véritable tournant est cette rivière, qui a fait tant couler d’encre et de larmes chez les joueurs les plus aguerris: un valet de cœur, qui renvoie le brelan inespéré de Howard loin derrière la quinte de Phil, dans les méandres abyssales de ce que l’on nomme les short stacks, qui ne lui permettra pas d’ailleurs de tenir plus d’un coup.

*** Une courte nuit est passée ***

Sous le soleil du Strip et la climatisation de l’hôtel, les nerfs se tendent et lâchent à tour de rôle. Confidences pour confidences, comme chantait Jean Schultheis dans les années 80, les joueurs se livrent –mais disent-ils vraiment toute la vérité, rien que la vérité ? Au pays du bluff, le mensonge est roi. Ainsi en est-il lorsque Sébastien Grojeu, le dernier représentant de la team Winamax encore en lice, heureux d’accéder a la table finale tant convoitée, avoue sans sourciller avoir dû coucher ses deux as face à un flop aussi monochrome que peut l’être le ciel du Nevada ; sa lecture de son adversaire se serait révélée parfaite, celui-ci dévoilant un suited connector propice à l’accident. Sur le même thème, Sarah Pairdasse, ironiquement éliminée à la onzième place, nous raconte son terrible bad beat, dont elle se souviendra probablement longtemps :

« J’étais sure de moi. J’ai beau être une femme, j’avais les nuts. On était deux dans le coup, et tout le monde retenait son souffle tant on savait que de Peter Dazil ou de moi, il ne pouvait en rester qu’un, rejetant l’un aux pieds de la table finale, propulsant l’autre assis à cette même table. J’ai confiance en ma main, un as et un dix qui m’ont porté chance jusqu'à présent. Je relance fort, je suis suivie. Le flop, tricolore, nous sert un dix, un as, et un roi. J’attaque, je suis encore suivie. Pas de relance. Étrange. J’aurais dû me méfier, mais la joie et la turn m’emportent : un autre dix. J’ai un full incroyable, une main imbattable. Je check, et slowplay ma main ; fort d’un énorme tapis, Peter envoie une grosse relance censée m’intimider. Debout sur la table, exultante, le sourire aux lèvres j’envoie mon tapis, que Peter tarde à recouvrir.



Mais pourquoi diable est-il si long ? Est-ce la présence des caméras et des autres joueurs qui attendent que l’un de nous saute ? Tient-il à gagner quelques secondes de notoriété avant de replonger dans l’anonymat ? Au bout de quelques secondes interminables, Peter avance son tapis, murmure un « I call », puis retourne un as et un roi. Mon full écrase alors sa double paire, si vous me passez l’expression. J’exulte. Je me vois riche. Mais la vie de joueuse de poker n’est pas un long fleuve tranquille et, la rivière, meurtrière, le sait bien. Elle se laisse découvrir, sortant de son lit, lentement, affichant la seule carte comportant une figure unique restante : c’est un as. Je suis foudroyée en plein rêve. Son full aux as bat le mien. La rivière m’emporte. Mes WSOP s’arrêtent là où commencent mes larmes : sur la rive. »

*** Le début de la fin ***

Nous y voilà. Enfin. La tension est à son comble. Dix joueurs. Dix destins. Dix millions de dollars. Les fronts ne peuvent retenir quelques perles. Les yeux se plissent. Les rictus se crispent. Tout devient immobile. Seuls les ventilateurs et les caméras se permettent de tourner. Chacun empile et affûte ses jetons. L’ambiance est lourde. Digne d’un western. Les regards se croisent mais ne s’attardent pas. Le silence cache difficilement le battement cardiaque implacable des joueurs.

Arrêter de penser aux enjeux. Penser à sa victoire. Être le meilleur. Le premier. Oublier la fatigue. Jouer son meilleur poker. Voler les blinds. Bluffer. Attaquer. Ne pas tilter. Surtout ne pas tilter. Les esprits des derniers joueurs sont sur le point de saturer, quand soudain... Le « Shuffle up and deal » du croupier résonne comme les trompettes du jugement dernier autour de la table.

Et si c’était par la fin que tout commençait vraiment ? Réponse le 16 juillet prochain.





****** Présentation ******

Habitué des « pourquoi moi ? » des entretiens d’embauche, c’est avec plaisir et sincérité que je répondrai au « pourquoi moi ?» de cet entretien de débauche, c’est bien pour cela qu’est connue Las Vegas, non ?

Pourquoi moi ? La réponse est simple : non content d’avoir vécu un an à New York, et d’y avoir beaucoup joué au poker, avec des américains, de travailler maintenant en Angleterre (et de continuer à y jouer au poker), je pense que certains grands, voire très grands, évènements se vivent de l’intérieur de manière tellement romanesque qu’ils nécessitent un compte-rendu fidèle tant, évidemment, au niveau des coups joués, abordés d’un point de vue technique, que des émotions, du feeling, de l’instinct. Faire ressentir au lecteur le processus de pensée et de décision des joueurs, c’est ce que j’ai eu l’occasion de faire à de nombreuses reprises en présentant le poker à des amis, et également en commentant quelques vidéos de poker. À ce propos, je suis également vidéaste et monteur amateur, et mettrai donc toute mon énergie à diffuser mes comptes-rendus tant de façon textuelle qu’animée.

Je vous souhaite une excellente lecture, et n’hésitez pas à me contacter pour tout commentaire, question, ou remarque !


PS
: Le lecteur attentif aura remarqué un mélange de noms imaginaires et de noms réels. Que les deux veuillent bien m'excuser de l'usage de leur nom, c'est pour la bonne cause !
PS2 : Les images n'ont pas de copyright ici. Elles en auront si je prends moi-même les photos !
PS3 : Merci à toute l'équipe pour l'organisation de ce très sympathique concours !

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Ah encore une chose. Je vous conseille d'eviter la mousse au chocolat du patron.
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MessagePosté le: 24/04/2008 23:15   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

Une chaleur suffocante... un désert parsemé de rares cactus... Deux hommes sont là et se fixent... Ils attendent, cherchant à déceler le moindre mouvement chez l'autre, la main sur le six-coups. La tension est terrible, palpable. Tous deux savent que cette attente ne peut durer éternellement. Il faudra bien que l'un des deux l'emporte. Ils se jaugent, s'observent. Soudain, l'un d'eux dégaine et s'apprête à tirer. Mais l'autre est prêt... il sort son arme à l'instant où il voit le bras bouger, et tire... en premier. Le perdant s'effondre, mort.


Bon, non, bien sûr, aucune fusillade n'a eu lieu au Rio All-suite. Mais l'ambiance du coup qui vient de se dérouler à la table principale était exactement la même que celle du duel de western. On a presque l'impression de sentir l'odeur de la poudre...

Kido Pham (60 BB) relance depuis une position moyenne et est suivi par David Singer au bouton (90 BB). Un gros flop se retourne : KPique KCoeur JPique. Kido checke et David fait instantanément de même. Le turn est le TCarreau. Kido checke à nouveau. David se prend la tête dans les mains (pleines de bagues bien entendu) et réfléchit. La tension est à son comble. Il soupire, regarde son adversaire puis tape deux fois du poing sur la table. Le croupier sert la river : 4Pique. Kido lance « All in !» dès qu'il aperçoit la carte. Avant même que son adversaire ait fini de parler, David avance son stack vers le milieu de table et lui répond « I call ». Kido dévoile APique 3Pique (pour la couleur max) avec un petit air inquiet. Singer arbore un sourire tranquille et retourne une paire de rois ! Un carré... Quel magnifique acteur ! Quel slowplay, depuis le début ! À noter : le bel esprit de Kido qui va serrer la main du vainqueur en lui disant « Very nice hand ! »

J'ai eu l'occasion, une trentaine de minutes plus tard, de demander à Kido Pham son sentiment sur le tournoi, et après m'avoir fait part de sa déception d'être éliminé, il a pronostiqué la victoire d'un professionnel, Erick Lingren ou Gus Hansen d'après lui.


À la table du fond, le joueur UTG et son voisin se couchent. Le jeune et prometteur David Williams (gros tapis avec 125 BB) relance à 3 BB, trois joueurs se couchent, puis vient le tour de Juan Flodda au bouton. Cet amateur espagnol assez âgé est en mauvaise posture, avec seulement 15 BB devant lui. Il regarde ses cartes, relève la tête pour regarder David, puis pousse tous ses jetons vers le centre de la table. La petite blind se couche et c'est à Kathy Liebert d'ouvrir sa main. Le coup précédent n'a pas été tendre avec elle, réduisant son tapis à 25 BB. Elle fait mine de compter ses jetons puis engage elle aussi tout son tapis dans le coup. Plutôt qu'un simple call, elle doit sans doute avoir relancé pour se retrouver en tête à tête avec Juan. Tout ça n'a pourtant pas l'air d'affoler David, bien au contraire, puisqu'il paie sans réflexion aucune, en dévoilant rapidement sa main. Ses deux adversaires ont un air dépité en voyant la paire d'as qu'ils redoutaient. Mais le coup leur réserve encore une mauvaise surprise. Juan et Kathy retournent en effet tous les deux une paire de rois ! Cri de surprise du public, éclat de rire de David, effondrement des sans doute futurs perdants... Ils sont presque en drawing dead ! Une couleur ou une quinte seulement pour ne pas être éliminés. Le flop arrive. Aucun des deux miracles ne se produit et les deux joueurs rassemblent leurs affaires. David Williams affiche une mine réjouie en faisant signe au croupier de pousser vers lui la montagne de jetons avant même que le turn ne soit distribué.


En passant d'une table à l'autre, j'ai eu l'occasion de passer à côté de la Légende des légendes, j'ai nommé Doyle Brunson, en pleine discussion avec Jack Binion (qui se défend pas mal non plus niveau légende). Je n'ai pas pu m'empêcher de ralentir le pas en arrivant tout près. Je n'oublierai pas de si tôt l'accent grave dans la voix de Doyle lorsqu'il a dit « Those two kids seem to play a perfect poker ! » Je vous promets d'essayer de savoir par tous les moyens possibles de quels deux joueurs parlait M. Brunson.


Un joli coup se déroule à la table du chip leader, Mike Matusow « The Mouth »... un truel que se livrent « les trois Phil ». Hellmuth (100 BB) relance depuis UTG+1 et est payé par Laak (son voisin, qui a 140 BB devant lui) et Ivey (avec 110 BB) au bouton. Le flop leur donne TCoeur 5Pique 2Carreau. Un grand cri retentit, le public se crispe... pour se rendre compte que cette clameur ne vient pas de cette table-là, mais de celle d'à côté, où Marcel Luske semble imiter un loup hurlant à la mort. Le public rit mais ne quitte pas l'affrontement des yeux. Après un bref sourire de Phil Ivey, Phil Hellmuth, qui est quant à lui resté de marbre, mise à hauteur du pot. Laak resserre le capuchon de son sweater, n'en laissant dépasser que son nez et sa paire de lunettes noires. Il relance au triple et tourne la tête vers Ivey. Les yeux de caméléon de celui-ci s'arrêtent un instant de tourner pour regarder ses cartes... qu'il lance dans la direction du croupier avec un regret qu'il a du mal à cacher. Hellmuth paie sans hésiter, et le turn est dévoilé : 2Pique. Hellmuth mise . Laake se lève, prend un peu de recul, puis se rassied. Il semble regarder le tableau... se relève et dit « All in ». Hellmuth regarde ses cartes, puis retire sa casquette. Son visage pâlit tout à coup. Il n'a pas l'air à l'aise... Il jette encore un oeil à ses cartes, puis les jette dédaigneusement. « I misred my f### pocket cards » murmure-t-il... Mathusow s'écrie « You what ? What the hell did you do ? Oh no ! ». S'ensuit alors une réplique d'Hellmuth et une série d'insultes mutuelles qu'il n'est sans doute pas utile de retranscrire ici. Pendant la joute verbale, Phil Laak s'est levé et sautille maintenant gaiement autour de la table.




À propos de moi...
Je suis un joueur bruxellois de 24 ans. Je suis mathématicien (je prépare une thèse de doctorat) et j'ai découvert le poker par les maths : un livre d'introduction aux probabilités donnait un exemple de calcul de cote pour un tirage couleur. Je n'ai à peu près rien compris, ma connaissance du poker se limitant alors au poker menteur aux dés. Et en général, ne pas comprendre ne me plaît pas. J'ai donc décidé d'en apprendre plus, et me voilà passionné depuis 1 an et demi déjà. J'étais, plus jeune, un joueur d'échecs et je joue aussi au go assidûment depuis maintenant 3 ans. Je ne suis pas un grand « publieur » sur wam, mais certainement un grand lecteur (notamment les news de MimidiZ avec lesquelles je me lève souvent le matin, j'en profite pour lui faire un clin d'oeil) ! Mon anglais est très correct (congrès/revues scientifiques oblige) et je connais bien le vocabulaire du poker puisque j'ai lu 8 livres en anglais et suis abonné à deux revues mensuelles. Je me débrouille bien en informatique (je fais du python et un peu de php et bash/linux). J'aime la dualité du poker : sans théorie on ne sait rien faire, mais la théorie sans le côté socio-psychologique donne des résultats catastrophiques. J'ai visionné énormément de tournois en vidéo, et j'aimerais découvrir l'ambiance qui y règne depuis l'intérieur, côtoyer les meilleurs joueurs et assister à leurs succès, leurs défaites, leur ascension et leur déclin.
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gatky
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MessagePosté le: 25/04/2008 01:08   Sujet du message: L'Oeil & la Plume Répondre en citant Signaler un Abus

Je pensais vivre des émotions palpitantes, pas brutales. Avoir le coeur qui bat vite, mais pas BEAUCOUP trop vite. Et j'ai l'habitude des analyses comportementales à 2 roubles pour comprendre que le Russe assis sur mon visage n'est pas là pour chercher de la tendresse. Il rigole, sort de son futard un machin qui n'a certainement pas coupé que du chou et du saucisson, et vise l'oeil fautif.

Et bien qu'à ce moment précis on est censé se coltiner les images de sa vie en accéléré, je me concentre sur ces dernières heures passées au Rio All-Suite Hôtel, Flamingo Road, Las Vegas. Pas par envie pressante de faire une dernière fois le malin, non là j'avoue un léger coup de fatigue, mais pour comprendre définitivement l'enchaînement des choses.

15 Juillet 2008, il ne reste que 5 tables en jeu dans le Main Event des WSOP. L'enjeu est capital, et malgré l'air-co en panne, plus d'un gros bras a la chaire de poule. Car on ne passe pas à côté de 10 Millions de dollars, même dévalués, sans avoir un tic, une hésitation, un mouvement incontrôlable. J'en suis la preuve, heu...vivante.

C'est sur la table 5, composée, en plus de mon nouveau copain peu orthodoxe et pas familier de ce genre d'Event, de calibres tels que Chang, Le Baron Rouge et Dark Vador, que se porte l'attention du public, des médias, et de quelques filles pas mal du tout, surtout une blonde aux cheveux courts : ça me ferait plaisir de savoir qu'elle me lit. Et surtout une belle jambe, OK, vous avez raison.

On en était où ? À une situation de dingue, où un illustre inconnu défie toutes les statistiques depuis 2 semaines, et se retrouve assis Chip Leader, avec le double de jetons du 2ème. Normalement, dans une situation pareille, on se calme, on laisse les autres s'entre-dévorer pour choisir celui qui aura la place du con, à la porte des places payées. Mais pas Raspoutine, qui a apparemment un compte à régler avec la terre entière, et je vois personne pour l'arrêter.

Pré-flop, il reçoit Q7, et mise 20 % de son tapis, alors que la blind assommante de 50K USD étourdit déjà la moitié de la table. Et là, croyez-moi ou pas, finalement peu importe, Chang fait tapis avec 88. D'accord, c'est ballot, mais c'est pas en vous tapant le front que ça va changer quoi que ce soit. Par contre, en clignant de l'oeil, si. Ce que je fis à mes dépens.

Soyons honnêtes, et disons les choses clairement une fois pour toutes : toute triche est impossible dans ces lieux, le tapis plein est moelleux, les chaises confortables, la couleur des murs plutôt neutre, et le choix des bières très varié. Mais le téléphone arabe est pas fait pour les chiens. Donc, moi, assis avec mon petit carnet sur les genoux, un air faussement désinvolte que j'ai beaucoup travaillé dans ma suite à 90 USD, je croise du regard la blonde qui nous lit peut-être, bien que son mari s'avère être très jaloux.

Et je ne sais pas si c'est le stress, la chaleur diffusée par l'air-co récalcitrant, ou un début d'émotion d'origine hormonale, mais là j'ai fait un clin d'oeil, puis deux, et devant l'air surpris de la demoiselle, mais pas complètement récalcitrant selon moi, je me suis mis à suinter comme une fontaine, à gesticuler de plus belle pour masquer le coup, à bredouiller en me levant, en faisant de grands mouvements, genre c'est pas pour vous, c'est pour ce qui se passe là-bas, ce qui en gestes pour sourds-muets originaires des montagnes du Caucase doit surtout signifier quelque chose comme "Et si on se mariait tout de suite dans la petite chapelle d'à côté pendant que Monsieur fait mumuse ? ".

Il n'en a rien raté, évidemment. Et il a gagné. La place du con, évidemment. Car quand on est du genre sanguin, Monsieur, on ne gagne pas au poker. Et quand on est du genre "je veux profiter de la vie à fond, on gagne quoi, hein ? je vous le demande !

----------

Présentation :

C'est mon ex-femme qui m'appelait Gatky, ce qui signifie un truc du genre "vilain gars", alors que, curieusement je plais beaucoup aux filles - le reste je veux pas savoir-, et suis plutôt très calme, attentionné. Bon, vous me direz que vous n'en avez rien à secouer, et vous aurez bien raison, mais fallait bien introduire (!) le sujet.

J'ai 40 piges, j'en fait pas 30, et j'interdis quiconque de me contredire sur ce sujet. Ai été journaliste, humanitaire, spécialiste nouvelles technologies. Bio dédicacée sur simple demande.

Suis intéressé par tout, lis tout sur tout, et n'ai peur que d'une chose : avoir des regrets. Alors je fonce, je découvre, j'essaye, je me plante, mais toujours avec le sourire aux lèvres.

Mon point de vue sur le concours : une idée vraiment emballante, très sympathique, mais ma passion pour le Hold'em ne fait pas de moi un spécialiste, alors je me dis que si vous cherchez un regard décalé, amusé, curieux, franc, sachant se servir de sa plume, je suis votre homme.

Un second surnom dont je suis fiers, c'est Alemayehu, donné par une copine journaliste Ethiopienne. Ce qui signifie "Celui qui a vu le monde".
J'en suis loin, mais je suis pas contre, et j'ai pas fini Smile

Au Plaisir,

Gatky



[/b]

_________________
Où ke cela se termine, je ne veux surtout pas revenir à la normale

Dernière édition par gatky le 25/04/2008 11:19; édité 1 fois
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Suri-KAt
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MessagePosté le: 25/04/2008 03:03   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

World Series Of Poker 2008 – MAIN EVENT DAY 6

Lundi 14 Juillet – 11h43

(Jamie?) GOLD RUSH



7934 d'entre eux prenaient le départ de cette épopée il y a tout juste 10 jours. Après 5 longues journées passées à batailler, ils entrevoient enfin la table finale, les 73,456,850$ et l'inévitable bracelet promis au vainqueur. Pros ou inconnus, légendes-vivantes ou chattards, serrures ou gamblers, une chose est sûre : si différents soient-ils, tous affichent la même
ambition : faire partie des 9 rescapés du jour pour entretenir l'espoir de remporter, après-demain, les 8,456,958$ et le convoité bracelet promis au vainqueur de ce WSOP 2008.



Tradition oblige, de nombreux "inconnus" trustent les jetons, mais quelques pros font de la résistance. Aussi aujourd'hui aurons-nous la chance de voir s'exprimer parmi les 45 derniers joueurs quelques familières dont :

Table 1 : Barry Greenstein , Eric Koskas (3,248,000), Chris "Jesus" Ferguson
Table 2 : Sam Fahra, Isabelle Mercier
Table 3 : Mike Matusow, Shannon Elizabeth
Table 4 : David Benyamine (5,456,000)
Table 5 : Scotty N'Guyen, Ben Affleck

Average stack : 3,525,000
Chip Leader : Desmon Alistair (8,650,000)


Nos 2 derniers Français encore en course se portent pour le moment plutôt bien. D.Benyamine est à la tête d'un stack largement supérieur à la moyenne et il entend, une fois de plus, porter au plus haut les couleurs tricolores, qui plus est en ce 14 Juillet (Cocorico!!!). Le petit marseillais Eric Koskas, après avoir fait le yoyo tout au long du Day 5, se situe quand à lui juste en dessous de l'average, grâce notamment à la passe d'arme mémorable qui a renvoyé à ses pénates l'espagnol Carlos Mortensen lors du dernier level hier soir.

Malgré nos (trop?) nombreuses tentatives auprès des hôtesses d'Harrah's, Benjo et moi même n'avons toujours pas pu obtenir les précieux sésames reservés aux gars de Bluffmag et de Pokernews. Nous espérons donc pouvoir glaner quelques infos auprès des collègues ou tout simplement nous glisser de la plus fourbe des manières parmi le public entourant la table télévisée...

Il est midi passé, le désormais habituel "SHUFFLE UP AND DEAL" a dû être prononcé, il est donc de notre devoir, chers amis, de vous tenir informés.



Lundi 14 Juillet – 12h48

Full Coverage


Oooooh, vision de rêve!!! Alors que je me dirige d'un pas alerte vers l'Amazon Room, une voix familière semble résonner dans le hall...Je croise Emma, une des hôtesses d'Harrah's que Benjo et moi avons saoulé hier soir pour obtenir des badges... Visiblement, notre lobbying a fini par porter ses fruits! Elle me tend le précieux sésame et me glisse à l'oreille : « Soyez sages maintenant les gars! »

Heureux comme tout, je file rejoindre Benjo qui discute avec un collègue de Blondepoker... Il semble être irrité de ne pas avoir obtenu lui aussi son badge... Un cutter, de la colle, et hop, le tour est joué : nous l'utiliserons à tour de rôle... Finalement tout s'arrange, vous allez avoir droit à un coverage digne de ce nom!


MAJ : Benjo vient de se souvenir qu'il n'a pas passé la soirée à enquiquiner les nanas de Harrah's, mais qu'il a en fait enchainé les mousses avec les hôtesses de Milwaukee Best Light! La bière était fade, mais pas leurs ambassadrices visiblement...





Lundi 14 Juillet – 13h57

Echec à Matt, Baby!


Matt Brady, l'Américain, 2 fois ITM cette année au WPT, vient de sauter face à Scotty. Shortstack, Brady raise x4 UTG+1, et Scotty, au bouton, annonce un « Call Baby ».
Les tapis volent sur un flop 8 de coeur 2 de trèfle Valet de pique , et Scotty retourne les Valet de coeur Valet de trèfle, contre les Roi de coeur Roi de pique de Brady... Turn As de pique, River 6 de carreau

Quand Scotty ramasse, les autres trépassent... A signaler quand même que l'Américain Matt Brady signe là sa 5ème place payée aux WSOP en 2 ans (dont 3 l'an dernier).



Scotty en plein rush!



Lundi 14 Juillet – 15h49

Isabelle (re)merciée...


Les tables ont été reformées après l'élimination des 9 premiers joueurs, et le hasard a voulu mettre aux prises les deux dernières ambassadrices de charme du tournoi, j'ai nommé Isabelle Mercier et Shannon Elizabeth.

Le tête à tête a visiblement tourné au crêpage de chignon entre les joueuses, et c'est la belle Shannon et ses Dame de carreau Dame de coeur qui s'emparent des jetons de la Canadienne qui abat 10 de pique 10 de coeur à l'issue d'un raise, re-raise, 4 bet et tapis pre-flop... (Ledit flop qui n'apportera que des briques)



Elizabeth pointe donc maintenant à la 16e place, et il reste 32 joueurs en course...



Lundi 14 Juillet – 17h49

Un cul gros comme ça!


C'est en ces mots que Ben Affleck quitte sa table, sorti du tournoi en 29e position par... Scotty Baby!

Nous discutions avec Benjo de la belle remontée d'Eric (qui culmine maintenant a 6 Millions de chips environ, soit légèrement au dessus de l'average) lorsque ont retenti les cris au fond de la salle...

Ben explique à qui veut l'entendre que Scotty a chatté une quinte runner runner, anéantissant par la même occasion sa double paire floppée...

Visiblement, le rush de ce dernier n'est pas du tout du goût d'Affleck, qui nous lâche, d'un air dépité, avant de s'éloigner...

"Jamais, grand dieu JAMAIS je n'ai eu un cul aussi énorme de ma vie"



Y'en a qui ont la mémoire courte...



Lundi 14 Juillet – 20h37

Les 4 éléments : le choc des Titans


La TF se rapproche à grande vitesse, encore 6 éliminations et nous tiendrons nos finalistes... Quelques gorilles en costard cravate ont d'ailleurs fait leur apparition, et voici le récit du dernier coup auquel j'ai pu assister avant de me faire éconduire...

Mike Mattusow, 6e au chip count avec 13 Millions gagnés grâce à un style très aggressif, relance de 400,000 dans un pot de 350,000... Notre Benyamine national, du haut de ses 10 Millions, surrelance a 700,000, et Mattusow instacall...

Flop 7 de pique Dame de coeur 10 de coeur sur lequel Mattusow bet 1,5 Millions... David tiple la mise du virevoltant Mike... qui paye avec un empressement à peine feint.

Le Valet de coeur du turn ouvre de multiples tirages possibles, quintes, flush, voir même quinte flush...

Mattusow réfléchit quelques instants, envoie les quelques 8 Millions qu'il lui reste dans un pot qui fait deja 10,7 Millions, et commence à parcourir nerveusement les alentours de la table, telle un ouragan... Après 4 minutes de réflexion, le Français, de marbre, jette ses cartes...

« The Mouth » explose alors littéralement, s'enflamme et se vante d'avoir passé là un des bluffs les plus importants de sa carrière... David, comme à l'accoutumée, ne laisse transparaître aucune émotion, aucun signe... Faisons lui confiance pour garder les pieds sur terre, David a certes perdu la moitié de ses jetons, mais il lui reste encore de quoi voir venir et il ne se trouve qu'en 11ème position...





Lundi 14 Juillet – 22h46

Chômage Technique...


Les news ont dû mal à filtrer, le rythme des éliminations s'est ralenti et nous n'avons plus accès aux 2 dernières tables... Il reste encore 12 joueurs en course et, quelque part à Las Vegas, nos 2 irréductibles français sont encore là... On croise les doigts!



Lundi 14 Juillet – 23h25

Enfin, pas pour tout le monde...


Benjo me passe un coup de fil en urgence pour me signaler qu'en raison de la chaleur ambiante, un apéro CLANDESTIN est organisé avec ses potes de Pokerlistings sur un terrain vague à quelques minutes à pied du Rio... J'accepte de m'y rendre, par pure conscience professionnelle (je fus moine trappiste à l'abbaye des Carmes dans une vie antérieure)





Lundi 14 Juillet – 00h08

David fait grise mine...


A peine revenus a notre poste que nous apprenons l'élimination de David Benyamine en 12ème position... Acculé, David a poussé ses derniers chips derrière la ligne de mise au turn sur un board où il possédait TpTk... Il ne les a jamais récupérés... Son bourreau, le jusque là inconnu mais néanmoins chipleader, Landon Pretski, a retourné une overpair et avec ses chips s'en est allé...



Lundi 14 Juillet – 02h03

La délivrance


Moumouth vient d'envoyer un texto à Benjo, ca y est, le dernier joueur vient de sauter... C'est Sam Farha qui vient de faire les frais de la remontée extraordinaire de Barry Greenstein qui clôt cette journée marathon par un flush sur lequel vient s'empaler la quinte de son adversaire...




Composition de la table finale :

Landon Pretski - 21,324,000
Barry Greenstein– 19,348,000
Desmon Alistair - 16,835,000
Eric Koskas - 13,567,000
Chris "Jesus" Ferguson - 12,458,000
Eli Eltezri - 11,670,000
Scotty Nguyen - 9,042,000
Ton T.B. - 6,793,000
Lam Bee Gua - 5,780,000



Lundi 14 Juillet – 02h38

A vous les studios


Moumouth vient de nous rejoindre à l'instant, et il semble qu'une petite nouba se prépare avec les autres membres du Team encore présents à Vegas... Le journée de repos prévue demain ne sera pas de trop pour que notre fantasque Marseillais recharge ses batteries...

Ce fût une fois de plus, un vrai régal de couvrir cette journée pour vous ici même au Rio...

Je laisse le mot de la fin a Benjo, une texane contrefaite mais peu farouche rencontrée dans le hall de l'hôtel me propose un strip-poker...




I'm ALL IN BABY !

Mr. Green Mr. Green Mr. Green



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Suis-je votre homme?

Salut à tous, Thibault, 22 ans cet été, étudiant en Sciences Politiques à Lille...

Je joue au poker depuis bientôt 2 ans maintenant, mais par dessus tout, j'adore faire des reviews et des comptes-rendus de soirées, festivals et autres évènements sportifs auxquels j'assiste dans l'Europe entière...

Ma ligne de conduite? L'info, bien sûr, mais non sans une bonne pincée d'humour, d'anecdotes, d'à côtés qui font que les évènements que l'on relate prennent une dimension particulière... Mon but? Vous faire vivre les WSOP de l'intérieur, aller chercher l'action où elle est et vous la transmettre avec un certain ton décalé...

Mes qualités? Mon english est very fluent; j'écris des nouvelles, des articles, des coverages etc... à la pelle depuis quelques années; je suis d'un naturel très curieux; et je suis un mini-benjo dans l'âme... Je dévore ses coverages et surtout son blog depuis qu'un ami m'a filé le lien il y a quelques mois... Côté poker "pur", je joue environ une quinzaine d'heure par semaine, je bouquine pas mal Harrington, j'aime suivre les coverages des EPT et WPT et je lis entre 2 et 3 mag' de poker par mois...

Alors oui, j'avoue... J'ai aussi envie de partir là bas pour prendre du bon temps avec cet oiseau rare et les quelques allumés du team winamax...

Et si je dis que ma nana est folle de Bruel et qu'elle veut une photo dédicacée, ca ruine mon dossier ou bien? Embarassed

Quoi qu'il en soit, j'aurai vraiment déliré en tappant ce compte rendu décalé, j'ai pas pu m'empêcher de glisser quelques petits délires qui me sont venus au cours de la nuit...

Bonne chance à tous et...

Benjo, branche ton frigo à Vegas, je ramène un stock de Kasteel, de Duvel et de Karmeliet Mr. Green

_________________
et comme on dit au Sénégal :

"Celui qui a plus peur du Moustique que du Zébu,
devrait savoir qu'il vaut mieux se faire piquer les fesses que se faire
défoncer le cul".

Dernière édition par Suri-KAt le 25/04/2008 11:29; édité 2 fois
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