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A Amsterdam, contre Gus HansenMaster Classic d'Amsterdam, novembre 2006. Dans ce tournoi international de No Limit Hold'Em, vous êtes partis avec 10 000 jetons. Les blinds augmentent toutes les 90 minutes et vous êtes maintenant au 4ème niveau: 100-200, avec un tapis de 7600. A la table, plusieurs adversaires redoutables dont Gus Hansen qui est placé juste à votre gauche. ![]() Gus Hansen. Pendant les tournois, le Danois écrit en direct des commentaires sur toutes les mains qu'il joue. Comme MIK.22... Mais - hélas -, la comparaison s'arrête là ! Vous êtes en deuxième position derrière les blinds avec
Le joueur placé “Under The Gun”, un Chinois très agressif, paye les 200 de la Grosse Blind. Vous décidez de payer aussi les 200, sans relancer. Derrière vous, Gus Hansen, “The Great Dane”, suit. Le joueur de Small Blind complète et le joueur de Grosse Blind "checke". Il y a donc 5 joueurs dans le coup et le pot est de 1000. Le Flop:
Après deux “checks”, le Chinois UTG mise 600. Je vous rappelle que vous aviez 7600 au début du coup. Il reste 300 joueurs dans le tournoi et la moyenne des tapis est d'environ 12 000. Des 4 autres joueurs dans le le coup, seul Gus Hansen a moins de jetons que vous (environ 5500); deux autres ont environ 12 000; et le joueur qui vient de miser 600 a, lui, plus de 20 000. Que faites-vous avec votre brelan de 7 ?
Examinez toutes les possibilités et essayez d'anticiper sur la suite du coup avant de lire la suite. Voir la réponse... CALL = 8 / 10 RELANCE A 2000 = 8 / 10 RELANCE A 4000 = 3 / 10 Vous avez trouvé le brelan sur le flop, un rêve qui arrive moins d'une fois sur 8 quand on a une paire en main. il s'agit maintenant d'en profiter au maximum! Commençons par fixer les idées (noires): si quelqu'un possède un brelan de 8 ou un brelan d'As, ce qui est très improbable mais possible tout de même, vous ne pourrez pas éviter de perdre votre tapis. Ce sont les risques du métier! Donc autant faire comme si vous étiez certain à 100% que vous avez le meilleur jeu à ce stade. En revanche, vos adversaires peuvent très facilement avoir un tirage couleur ou un tirage de quinte bilatéral, voire les deux à la fois. Dans ces cas-là, il est important de connaître les probabilités: Si un joueur possède 9♠ - 10♠ en main, vous n'auriez que 60% de chances de gagner le coup à l'arrivée. Contre un tirage couleur sans tirage de quinte vous auriez 75%. Contre un tirage quinte bilatéral sans tirage couleur, vous auriez 75% aussi. Et évidemment contre toute autre main, vos chances seraient encore bien plus importantes. A mon avis, quand un joueur a misé 600 sur le flop, on peut ici relancer ou simplement payer. Les deux manoeuvres ont leurs avantages. Question de style et d'objectif. En payant vous restez embusqué et vous vous apprêtez à “bouger” sur le Turn ou même avant, si l'un des autres joueurs encore dans le coup relance, en bluff ou en semi-bluff (car là, naturellement, vous pourriez dire “TAPIS”). Payer présente l'inconvénient de prendre un léger risque, celui de laisser tirer une couleur ou une quinte à bon marché. Mais cela présente un gros avantage: continuer à se masquer et frapper un grand coup plus tard pour prendre le maximum de jetons avec un minimum de risques sur le Turn, quand il ne restera qu'une carte à venir. Autre option: relancer immédiatement. C'est un bon moyen pour prendre le pot, soit 1600 jetons. Mais c'est manquer un peu d'ambitions avec une telle “montagne”: ce n'est pas tous les jours qu'on trouve un brelan sur le flop au Hold'em! Et c'est l'occasion ou jamais de doubler son tapis, voire mieux... Dans le cas où vous choisissez de relancer, 2000 me semble la bonne dose. Relancer à 4000 ou, pire encore, dire “Tapis”, serait vraiment faire fuire le poisson! Quand j'ai eu cette main à Amsterdam, j'ai choisi de Payer les 600 (“Call”). Gus Hansen a suivi et les deux autres joueurs se sont couchés. La suite?...Ce sera l'objet du Quiz de la semaine prochaine! MIK.22 |