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Plaisir et Addiction
"Aujourd’hui ça y’est ! Je me suis enfin avouer avoir un problème de consommation compulsive avec le poker!! Bon du coup pour y remédier il va falloir autant de courage et de motivation que pour grinder les limites!! Et pour ça je pense avoir un solution : Le Saxo! Hein? quoi? comment? let's find out!!!"

(Blog de Show Down)


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 STUCK IN DUBLIN
Posté le: 09/05/2020 10:19 par Show Down
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PREAMBULE

Voilà des mois que je ne suis pas revenu ici. Depuis plein de choses sont arrivées et toutes très positives Smile . A l'image de Tapis_Volant qui ressort des archives inexploités, je voulais enfin revenir sur une aventure que je voulais vous narré mais qui est resté dans mes fichiers inachevée jusqu'à hier. Le WPO Dublin 2019 !! Les événements live Wina manquant de ouf, je replonge à défaut dans mes souvenirs pour revivre toute cette folie qu'on vie sur ces festival. Voilà je vous souhaite une excellente fin de confinement... On en voit le bout en espérant vous voir à Lloret en septembre tous.

STUCK IN DUBLIN

Alors que je suis actuellement dans l’avion qui me ramène de Dublin, il est largement temps de faire un point sur ce petit séjour pokéristique des familles. Tout d’abord avant de vous narrer l’ambiance et autres joyeusetés du voyage il est nécessaire de vous raconter l’état d’esprit dans lequel j’abordais ce festival : ayant chatté un satellite à 125€ sur la room je suis parti plutôt en mode détente. J’annonçais ce festival comme un Baroud d’honneur pour moi ne sachant pas quand serait le prochain : En effet une paternité prochaine étant prévu d’ici février, je sais que m’éloigner de la maison ne sera pas forcément pour tout de suite, quant à la sécurité financière il va falloir faire attention aux dépenses. Bref, l’esprit était donc en mode Colonie de vacances, de profiter et de passer du temps avec les copains du poker et de profiter autour des tables au maximum ne sachant pas quand serait la prochaine. D’ailleurs c’est avec plaisir que j’ai pris l’avion avec d’autres Wameur présent pour l’occaz’ Mac, Rémi, Fanfan. Comme d’hab les rencontres se font facilement avec une passion commune, la colo s’annonce fraîche.



Il n’est donc pas étonnant que le bilan au niveau des cartes soit décevant : tout d’abord un Main Event pas franchement ouf. Tout commençait pourtant bien avec un chattage de seat draw dans les règles de l’art : assis à la gauche de la belle youtubeuse espagnole « La gata de Schrodinger » je me sentais bien. Mais le temps de retrouver les sensations du live je chute de 50 à 20k après 4h de jeu, je ne percute pas les boards, mes voisins de gauche 3bet à tout va et je n’arrive pas à trouver d’équilibre. Je ressers le jeu… évidemment la partie perd bien entendu en fun mais je m’accroche. Je trouve des spots pour 4bet et pour shove. Je remonte petit à petit des jetons, pour remonter à 37bb avant de prendre un flip pour me remettre en selle et avoir un peu plus de marge pour jouer. Malheureusement mes 88 ne tiendront pas face au AK d’un ancien coéquipier de la team Winarien.
Evidemment on ne peut pas avoir le même run que j’ai eu l’an passé tous les ans, mais bon c’est toujours décevant de ne pas passer le day 1… encore plus lorsque ça s’arrête avant le diner break…


Ma jolie voisine de table et très accessible youtubeuse "La gata de Shroedinger"


Bref, on a encore le temps de Jump dans le Déglingos Beer pong et d’aller tester la leisure room avec les Bros, Moktavarium, Le Capitaine, Asklep, Not Today. Le peu d’entraînement et l’absence de skill pur à ce jeu me font gicler au premier tour, mais no pasa nada, ça rail, ça gueule « Allez laaaaaaaa !!! »,ça rigole, ça picole, bref l’ambiance est top. Mais bon sérieux, je serai coucher avant 1h du mat, le lendemain le mini main nous attend : ce sera le Monster Stack.



Le Classique Beer pong, pour se remettre de ses émotions[/b]


Réveillé avec de superbes intentions, je suis chaud, pour en découdre. Je me pointe au Billard pour travailler ma concentration et mon mental avant de toucher les cartes. Puis ça y est on se lance dans l’arène, un tapis de 50k jetons, des blinds 100/200, des niveaux de 25 minutes, bref tout est fait pour laisser place au beau jeu… La table est plutôt belle, à part que les deux bons joueurs sont assis directement à ma gauche. Je ne touche toujours pas de jeu, je ne percute toujours pas, du coup je décide de forcer le jeu… [b]mmm, mmm, mauvaise idée
. Je réussis à dégrind de ouf, je me fais exploit, je joue comme une bite, je fais les mauvais call, je prends les mauvais spot de bluff, bref je bust en 2h… je suis dégoûté de moi-même, je ne peux même pas m’en prendre à la variance ou à autre chose. Je pars m’exiler dans ma piaule en ruminant comme un con. La dynamique n’est pas bonne, je ne suis pas patient… c’est sur que le Online permet de mutltitabler et de trouver de nombreuses situations et que pour éviter l’ennui en live je tchatche avec tout le monde histoire de faire passer le temps… malheureusement, je perds en concentration et donc en EV.

Ok, bon j’ai analysé le bordel, hop une douche, on se remet les idées au frais et direction le Bounty. Armé de ma pauvre visa Electron de shlag, j’ai déjà dépassé mon plafond de retrait et le paiement par carte est défectueux à la caisse, du coup je dois filouter avec la réception pour trouver une solution et arriver à avoir du cash. Bref, c’est parti, je jump dans le Bounty au niveau 5, 40bb deep. J’opte pour une stratégie paillasson : « Allez-y messieurs, dames, marcher moi dessus, voler mes blindes, faites-vous plaisir ! moi je travaille ma patience » Du coup avec des niveaux de 15minutes je patiente, j’analyse la table, je profil les joueurs, j’ai un joueur loose de chez loose qui n’a pas le temps et qui 3 barrel dans tous les coups qu’il open. Bref à 20bb je décide quand même de défendre KJo sur 90eme open Cut off… flop J high sans flush ni straight draw. Avec un tel profil aggressif, il y a plus de value à check call. Le mec envoie un premier péchon, on suit le plan : call. Turn : Q. Pas d’inquiétude il va barrel toute sa range pour me faire passer du coup j’opte pour l’option check call. Sans surprise le mec envoie la secousse, 2/3 pot. Je suis le plan et call, je suis commit et je prévois de check call 100% des rivers tellement je le vois avec air. La river est une belle doublette, et le mec m’envoie la boite… Ce sera snap call monsieur : vous avez ? ah air total : Merci pour la livraison. Après ce coup là je choppe un bounty et commence à monter des pions, j’avais oublier quel effet ça faisait. Je change de table et tombe avec l’ami Big Pot José à ma gauche, ça fait tellement plaisir de le voir et d’échanger. Bref, ça joue bien, je réalise de bons fold, mais mon stack fond gentillement. Cela dit le tournoi avance et l’ITM se rapproche. Je change de table, passe un flip (ce sera le seul du voyage) et arrive à la gauche du runner up du High Roller, ça parle, c’est bon enfant, je tente le call hauteur A contre lui… Pas bon, en revanche je chatte mon 40/60 contre lui. Bref, ça y est on est ITM, mais malheureusement ça n’ira pas très loin, je passe en mode Bounty Hunter pour build un stack et prendre de l’argent car le payout est super lisse. Une stratégie qui me poussera vers la tournante Ping Pong de la leisure room… Bon au moins j’aurai vibré un poil plus que sur les autres tournois.

Nous voici déjà Dimanche, je suis chaud du Sunday Surprise. Allez là, on veut monter du stack et pécho des enveloppes avec des primes cash à l’intérieur. Je vais vous la faire courte… J’ai pécho mes couilles, zeubi, walou. Un désert de cartes sans nom, le Sahara du poker, 0 spot, bref vraiment l’absence de kiff total. Du coup on se pose avec BigPotJosé au Billard, là il y a du skill, ça poche, ça snooke, bref il y a du bon challenger, d’ailleurs ce sera là aussi une défaite 2/1 round. Ca y est le week end se termine déjà et je suis vraiment déçu de mon poker. D’ailleurs du côté de mes colocs les résultats ne sont pas mieux. Notre profil s’apparente à 90% du field : Cagoulé. Je décide malgré tout de jump dans le dernier turbo du soir par contre j’opte pour la jouer extrêmement sérieux quitte à donner l’impression de jouer ma vie. Mon personnage à la table sera « le capuché dont on ne voit pas les yeux, n’adressant pas un mot à personne », je n’aime pas spécialement ça,mais j’ai l’impression que l’aspect jovial m’a fait tellement déjoué que j’aimerai au moins jouer un tournoi véritablement correctement. Ok, le format n’est pas le plus adapté mais bon on peut quand même essayer. Comme sur le bounty, je fais le dos rond, je n’ai pas une carte, mais bon après 1h j’arrive à bluff catch un type pour doubler mon tapis. J’ai à ma table ZE LIVETARD, des comme ça j’en ai rarement vu : ne pose pas ses blinds, paye 500 en jetons de 25, prends 2 minutes pour parler (on est en turbo), Slowroll constamment quand est nutsé river… pas le mec méchant, même très jovial, juste insupportable à jouer quand tu veux jouer au mieux. Finalement les jetons monteront mais bon au final je devrai me contenter d’une 18eme place en perdant un flip face à deux joueurs pour finir énorme et bien se placer pour la table finale.

C’est la fin, le festival se termine autour d’une dernière binch’ avant de prendre l’avion direction le retour au quotidien. Mais là encore une dernière aventure m’attendait. Je me réveille à 7h30 pépouz, je prends ma douche, me réveille, assemble mes affaire et parts direction le petit dej’. Je retrouve Rémi et Fanfan qui prennent le même vol que moi, on débrief tranquille. Une fois fini on rentre en guerre pour choper un taxi, tout le monde est sur le pied guerre pour prendre le premier qui passe. Bref, direction l’aéroport. A peine descendu du « cab », je passe la main dans mes poches pour vérifier que j’ai bien toutes mes affaires… là, un frisson me parcourt. Je palpe, repalpe encore et encore… « MERDE » pas l’once d’une sensation de support rectangulaire plastifié… je comprends que ma carte d’identité est repartie avec le taxi qui a déjà disparu… Je n’ai pas de passeport, mon vol retour est plus que compromis.

Dans ma tête c’est la panique, j’essaye de trouver un moyen de joindre le chauffeur. J’avais repéré le nom du gaillard « Christopher Smart », mais bon clairement, l’option « Sherlock Holmes » est EV- en termes de temps… Time is ticking !! Il faut trouver une solution rapidement. J’appelle l’hôtel au cas où je l’ai perdu là bas : « No Sir ». La loose… avant de perdre mon vol il faut au moins que je le décale. Le scénario se fait dans ma tête : frais de dossier + nuit d’hotel+ transport + ambassade =… je ne calcule même pas, l’idée me déprime. Je change mon billet la mort dans l’âme et dis au revoir aux potos de voyage.

10h45 alors que je me résigne à mon sort. Dans un élan de lucidité je rappelle l’hôtel pour qu’il me passe la compagnie de taxi qu’ils ont commandé et joindre le Christopher Smart en question… Un transfert se fait et une voix me dit « C’est bien vous qui avez perdu votre ID ? »… putain le miracle !! « OUI !! » Le mec m’explique brièvement qu’elle a été retrouvée à l’hôtel devant l’arrêt de taxi, il me propose d’envoyer un taxi me la ramener à l’aéroport. OUI !!!

Si le taxi arrive assez vite il y a même moyen que je reprenne mon vol… je cours faire rechanger mon ticket, je refais la queue au guichet, je stresse de ouf. J’explique ma situation à la guichetière qui me propose de le changer qu’une fois ma carte récupérer histoire d’éviter de perdre mon siège définitivement. Je retourne devant les taxis, j’attends, j’attends, je trépigne l’heure tourne à 11h10 les enregistrements se terminent. Il est à ce moment là 10h50. J’ai espoir.

11h09 le taxi arrive enfin, je cours, je rush, j’aurai concurrencé Bolt à ce moment-là. Je grille toute la file au comptoir d’Aer lingus. La meuf me renvoie vers une collègue qui tuera tous mes espoirs en l’espace d’une seconde : « I’m sorry it’s too late sir, registration has been closed, we can’t do anything »...

Bilan bloqué une journée de plus dans un Dublin pluvieux (étonnamment) avec tous les frais que ça engendre, mais voyons le positif, je ne me suis pas galérer le cul à l’ambassade.

Bref à encore de nombreux souvenir qui resteront graver dans ma mémoire.

Clap de fin



Rien de tel qu'un Aftermovie pour se remettre ça en tête visuellement
 
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 REDEMPTION SONG
Posté le: 25/08/2019 13:42 par Show Down
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REDEMPTION SONG

Voilà a peu prêt 3 ans que j’ai ouvert ce blog. Initialement, les premières lignes dans cet espace étaient dans le but de poser sur le papier tout ce que j’avais en tête, m’exprimer et expulser tout ce que je n’arrivais pas à dire à mes proches ou que je n’osais pas m‘avouer.

De l’acceptation de l’addiction à aujourd’hui il s’est passé du temps et des événements. En étant parfaitement honnête avec moi-même je peux affirmer que mon addiction telle que décrite dans le premier épisode est de l’histoire ancienne. Malgré cela je reste mesuré dans l’idée que je possède un terrain favorable aux addictions d’une manière générale et qu’il me faut sans cesse contrôler ma consommation afin de ne pas retomber dans mes travers.

Commençons par le commencement, après 10 ans de jeu totalement incontrôlé sans BRM et avec des attentes relativement fortes, ma copine me force à me mettre face à moi-même : « Tu as un problème avec le jeu, fais-toi aider ? ». La violence d’une telle phrase pour quelqu’un dans le dénie est l’équivalent d’un uppercut façon Tyson, Ali, Mc Gregor ou Ryu… du genre qui va directement te toucher le mental pour ranimer la voix de la raison enterrer depuis bien des années. Il m’a d’abord fallut accepter le fait d’être addict.

Avant même d’écrire, et commençant à peine à effleurer l’idée d’avoir un souci avec mon jeu préféré, j’ai téléphoné, honteux, au joueur info service… quand on le fait, on a l’impression que c’est la loose, que c’est l’admission ultime qu’on a un souci et qu’il nous est impossible de le régler seul. Au moment de composer le numéro je me souviens avoir eu l’impression d’appeler Thérèse de « Détresse amitié ». Mais la vérité est que ce coup de téléphone est probablement la chose la plus responsable que j’ai faite, car si on pense qu’on est un cas isolé, en réalité le schéma qu’on suit est assez commun à de nombreuses personnes, et qu’au final chaque addiction possède des points communs les unes avec les autres.



La « Thérèse » que j’ai eu m’a donc orienté vers un centre d’addiction au jeu totalement gratuit… Une fois encore, les préjugés me faisaient m’imaginer déclamer en thérapie de groupe : « Le poker c’est tabou on en viendra tous à bout ». Mais non, pas du tout, je me retrouve suivi par un addictologue à raison d’une fois par mois. Le type doit avoir 5 ans de plus que moi, d’une bienveillance qui permet de faire confiance et de se livrer, d’écouter l’analyse qui est faite de votre cas et de mettre en place vous-même des choses qui vous aideront à sortir de cette routine malsaine. Pour ça écrire l’intégralité des 10 ans de poker m’a permis de voir à quel moment l’addiction est arrivée, à quel moment elle a sournoisement pris le contrôle, à quel moment j’ai lutté, et à quel moment je me suis laissé sombré et pourquoi.



Pour ma part cette routine était la suivante : je rentrais chez moi, j’allumais le pc sans même me poser la question de si j’en avais envie, je lançais le soft et balançais les tournois que je voulais et re entry après chaque bust, juste parce que j’avais pris l’habitude de cliquer sur les boutons « fold, call, raise, re entry ». Il ne s’agissait pas de recherche d’adrénaline, ni même l’envie de gagner, ni l’envie compétitive de dominer mon adversaire, juste de cliquer… Oui, c’est débile, oui, c’est inutil, oui ça dilapide le peu de tune qu’on gagne mais c’était devenu une habitude pour passer le temps. Bien sûr je vous explique ceci après 3 ans de travail personnel sur ce problème, mais sur le coup tout était justement justifié par la compétition, l’envie de gagner et l’adrénaline. En revanche je n’avais rien mis en place pour gagner, je ne travaillais pas le jeu, ou pas correctement avec des outils, une méthode, je ne pouvais donc pas être compétitif. Quant à l’adrénaline elle était hautement négative : « hold… HOLD…. NAN PUTAIN DE RIVIERE, FAIT CHIER, C’EST RIGGED » Hurlais-je derrière mon écran.

Bref pour casser cette routine, j’ai commencé à faire du saxo dans la rue à chaque fois que je sentais la compulsion venir en moi. Le but étant de payer les buy in des tournois grâce à l’argent ramener dans la rue. Alors ne nous mentons, pas j’ai fait ça pendant à peu prêt un an. Cette expérience m’a apporté beaucoup : déjà, avoir une opinion largement positive de moi quant à ma capacité à mettre en place ce que je voulais. Ensuite voir que je transmettais de l’émotion au gens et qu’ils payaient pour ça. Avoir des opportunités grâce à des rencontres fortuites provocant des échanges de cartes, ou des commandes pour jouer dans des soirées, cocktail, mariages. La possibilité de rencontrer des gens, d’échanger un regard, un sourire ou une longue discussion. Et surtout continuer de travailler l’instrument pour être meilleur et faire rentrer encore plus de caillasse. Tous ces facteurs combinés m’ont redonné une image positive de moi-même et une confiance réelle pour mener d’autres projets. A côté de ça avec ma copine nous avons mis en place des temps à passer ensemble. Le couple est souvent négligé avec une pratique addictive et il est impératif d’y faire attention avec des gestes quotidiens, des marques d’attention et des temps privilégiés.

Petit à petit le clic sur des boutons n’étaient plus le centre de ma vie, et j’ai vraiment pu retrouver le poker comme une passion à laquelle je m’adonne avec plaisir.

Ce plaisir je le retrouve dans son paroxysme lors des event Live Winamax. Depuis l’an passé et ma qualif pour Dublin, j’ai vraiment mesuré l’impact de la communauté en faisant de vraies rencontres qui la plupart du temps vont bien au-delà du poker (à tel point que lorsque j’ai appris la grossesse de ma copine, c’est aux amis de la famille poker que je l’ai annoncé en premier, avant mes amis d’enfance ou ma famille). Ces événements mélangeant fun et poker sont des colonies de vacances dans lesquels le plaisir est maximum. Entre membres de la communauté Wam, des joueurs aux tables ou à l’extérieur, des adversaires au beer pong, les membres du staff wina et autres, le poker est la cause qui nous rassemble mais elle ne représente pas l’essentiel du voyage selon moi. Lorsque je me suis aperçu de ça, j’ai compris que l’addiction s’était grandement estompée ce qui m’a rendu encore plus fier, car pour un ancien addict pur il s’agit d’un accomplissement certain.



Cela dit je ne suis pas naïf, et durant ces trois ans j’ai vécu des moments de bonheur incroyables durant lesquels je n’avais pas le poker en tête. Malheureusement il m’est aussi arrivé des coups durs comme il en arrive à tout le monde car comme dirait le philosophe Riberi « La routourne tourne ». Dans ces périodes il est incontestable que le poker est alors revenu en force… enfin pas le poker mais plutôt le clic frénétique qui redevient la motivation principale… L’horreur ! Le pire est de s’en rendre compte et de ne pas arriver à lutter avec l’argument classique : Demain je me remet dans le bain, mais aujourd’hui je m’autorise le craquage. L’avantage c’est que dans ces situations maintenant j’arrive à analyser les symptômes de rechutes, l’autre avantage c’est l’entourage que j’ai autour de moi, ma copine, mes différents cercles d’amis, ma famille.

Etre entouré dans ces situations est vraiment une clé de sortie, l’autre clé est d’avoir des projets : j’ai d’abord monté les Micros Lyonnais un site d’information musical sur Lyon, dont le montage fut assez funky mais qui fut surtout un ballon d’essai pour un autre projet pro actuellement en cours. L’autre projet, est la théorique arrivée fin Février prochain, d’un ou d’une petite SHLAAAAG, et autant vous dire que ça me force à revoir mon style de vie bohême bien comme il faut.

Avoir des projets permet de concentrer son temps et son énergie à celui-ci. Je me suis fait une raison, mon problème ne sera jamais véritablement sevré, mais aujourd’hui j’ai toutes les clés qu’il me faut pour que le poker ne soit non pas une addiction mais un véritable plaisir.

Rendez vous à Dublin pour un festival qui s’annonce déjà ouf malade !

 
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 UN BILLET POUR LLORET : DESTINATION FINALE !!!
Posté le: 06/06/2019 18:01 par Show Down
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UN BILLET POUR LLORET : DESTINATION FINALE !!!

Une semaine ! C'est le temps qu'il m'aura fallu pour me remettre de ce séjour de malade. Comme vous avez pu le constater, mon live coverage s'est arrêté net en milieu de semaine. La faute à quiiiiii?? à quoiiii? A un rythme de vie effréné qui commençait trop tôt et terminait trop tard, trop alcoolisé et enfumé... mais ce sont les aléas du direct. Voici donc en léger différé, le compte rendu final d'une colonie de poker.

La journée de repos fut une totale réussite : spa avec piscine à température du corps, petite balade en bord de mer, saxo, refaire le plein de matos en se faisant enfler avec des prix de touristes avant de terminer au point central : Le Gran Casino ! On file faire un tour dans la salle histoire de rail les différents gars rencontrés depuis 3 jours et qui sont dedans à jouer le Main. Parmi eux : Le Capitaine, repérable de loin armé de sa casquette volée à Archibald Haddock. Bon pas trop le temps de niaiser, je croise le chemin de Chhriss : "Bon j'ai fini ma journée... On va boire un coup?" allez hop direction la Pool Party où on retrouve Smith2000 et d'autres Wameur. L'ambiance est en mode détente totale, la glande intégrale, posé sur les transats à parler de musique et de l'avancée des Micros Lyonnais. (Je me rends alors compte qu'il y a quand même des lecteurs à ces lignes). Pas le temps d'aller chercher à grailler que j'entends "Salut, t'es Coloscopie toi, non?" "Heu, oui", et hop encore des rencontres et pas n'importe qui, la crème de la crème des wameurs avec KillZit et Kahlimiro. Les mecs viennent d'arriver en voiture et n’ont qu’une envie : Découvrir les joies du sixmix. Pour ça messieurs, suivez le guide, il n’y a qu’une direction : LE COMPTOIRE DE LA POOL PARTY. L’heure avance gentiment, et cette journée de repos commence de plus en plus à ressembler à un traquenard. Les godets se remplissent à fréquence beaucoup trop régulière. Il est temps de prendre son courage à deux mains et de se tirer pour aller se coucher, demain le Main m’attend et l’envie de bien faire est vraiment là.


Les yeux s’ouvrent tranquilou à grand renfort de café. Prêt, dans ma bulle je m’écoute du son pour me réveiller tandis que mes deux colocs ronquent profondément. Je me mets en condition, Ce Day 1 C promet déjà une affluence de malade, mais c’est en arrivant au Casino que je prends conscience de l’ampleur de la fréquentation : la queue du desk est sacrément longue, les joueurs en liste d’attente sont parties pour attendre jusqu’à 6h pour certain, la terrasse est craquée, le bar est déjà pris d’assaut. Je me pointe au RDV fixé par Chhriss proposant une pinte avant d’embrayer sur le Marathon, l’ambiance est sacrément détendue, Smith2000 nous compte une énième anecdote qui finit de faire rire tout le monde avant de tous se lancer un : « Bon GL les gars !» et de rejoindre nos sièges. Posé dans la grande Salle, je récupère mes jetons auprès du dealer, nous sommes trois à table, et je tremble… non pas de peur, mais de froid… Non seulement il pleut, mais en plus il faut mettre quatre épaisseurs pour résister au mélange Clim/temps de chiotte. Après la petite présentation de début de tournoi, le « Shuffle up and Deal » est lâché par Leo Margets. Première main : Deux beaux As noirs en BB. Nous sommes 3 à tables, et comme d’habitude d’un naturel plutôt cordial j’ai instauré une dynamique de parlotte à la table. Le bouton ouvre : « Direct ? T’es comme ça toi ? » dis-je avant d’envoyer quatre fois le montant de sa relance. Un regard est jeté, je me demande quelle image le mec peut avoir de moi avec mon Canotier et mes lunettes de soleil, j’ai vraiment pris la ligne vestimentaire du touriste en vacance. « Direct ? T’es comme ça toi ? » Prononce t il avant de call. Le flop tombe : 533 rainbow, on est plutôt confiant, j’envoie 1/3 pot, call. Turn doublette du 5, ok 60% pot, call. river 9, je ne pense pas être derrière et il y a clairement de la value : Ce sera 2/3 pot. Premier tank, puis call, on montre les As et ça prend. Ce pot devait lancer une journée qui aurait du s’apparenter à un day mode Cliffhanger, construisant des montagnes de jetons toujours plus grande. Malheureusement après 2 premières heures très bonnes pendant lequel mon tapis grimpe, le retour de bâton arrive. Les coups ne passent pas, je me retrouve dominé au Showdown, mes lines ne sont pas les meilleurs, bref je perds des jetons. Arrive à ma gauche Mustapha Kanit, c’est cool on va pouvoir s’amuser …. Ah non ! Après avoir recompté mes jetons, je vais plutôt regardé les autres s’amuser, 20bb pour jouer l’un des meilleurs joueur du monde c’est un poil shortish surtout quand il a la position. De toute façon je fold tout, je n’ai absolument aucune carte et aucun spot. Kanit saute, et je pressens déjà que mon heure n’est plus très loin : 8bb une paire de 44, c’est parti « All in », «call », allez on prie pour un flip…. Les cartes se retournent : 55, le board est sans aide. Mon Main s’arrêtera là, bien loin de la perf’ de Dublin, mais en même temps, on sait bien qu’à ce jeu là, enchaîner les perfs relève de l’exploit.

Out, je me retrouve à déambuler dans le caz’ à pas trop savoir quoi glander. Je croise Kahlimiro et Smiths2000 qui me raconte que leur journée à été aussi prolifique que la mienne. Au lieu de faire le Zombie à marcher sans direction dans ce lieu de perdition, je préfère retourner me resourcer en soufflant deux trois notes dans le biniou en attendant le 2eme Main Event : le Winamax Beer Pong Open. Mon Binôme Maxime est prêt, les gestes ont été révisés, la mire a été ajustée… plus qu’a aller s’enregistrer. Bien organisé comme d’habitude nous arrivons sur place pour 20h chaud pour en découdre. Malheureusement les inscriptions avaient bien entendu été prises d’assaut n’offrant plus de place. Qu’à cela ne tienne, le beer pong c’est surtout l’occaz de gueuler, de boire et de rigoler. Hop je me calle à côté de Caard Jacking, et de Motavarium, qui ne partage pas la même équipe, mais la même passion… Le rail ne durera qu’une partie, honteusement éliminé au premier tour.

La soirée se poursuit gentillement, mais l’idée est de ne pas trop poussé pour être chaud d’attaque pour le monster Stack qui commencera demain. Le point de ralliement se fait dehors au niveau du Bar, j’y rejoins les Mokta, Geoff, Hugo, Cyril, le captain, Max et toutes la clics de grinder… en terme de lisibilité ce n’est pas spécialement là où les gadjos masque leur jeux, depuis le début du séjour j’ai l’impression des les retrouver plus là qu’aux tables, à envoyer des Card roulette sur la prochaine tournée de shooter, de bières ou de Sangria dégueulasse, mais au finale c’est exactement pour ce genre de moment à côté du poker qu’on aime ce genre de festival.

Bien reposé, je suis frais pour attaquer ce Monster, la structure est magnifique et le prizepool sera lui aussi alléchant. Bon, je vais vous la faire courte, mon tournoi ne durera que 5h et s’effondrera la faute aux facteurs classique du poker, « il faut du jeu, faire des paires, que l’adversaire en fasse aussi et qu’elles soient moins bonnes ». Heureusement il fait beau, on se retrouve dehors avec Le-capitaine, Arnaud et Max, à refaire les coups et parler de tout et de rien avant de se motiver à aller voir s’il y avait encore de place pour l’Hyper Turbo de 22h. Arrivé au cashier on nous demande de faire la queue, les inscriptions n’ouvriront que dans 30min… Plus d’une centaine de personne prendront part à cette file… l’attente est longue : comme d’hab on écoute Maxime nous raconter une HH et nous raconter son bust, c’est le moment où t’essaie d’être attentif mais ou clairement les bedos ont pris le pas sur ton esprit : « … Et la river : Pan le pique !!! » « – Ah ouai sick… attend mais t’as quoi en main déjà ? Ah ouai, et préflop ?.... » bon après finalement une bonne heure d’attente, on arrive à se register. Le temps d’aller manger quelques petites enchiladas pour faire passer les munchies et hop nous voici embarqué pour jouer la boucherie quotidienne. Après 40minutes de jeu, une place se libère enfin pour me laisser entrer. Le projet ? Pas le temps de niaiser, 30bb des niveaux de 10 minutes et la bière qui m’accompagne à pour but de m’aider à foutre des horreurs.

A peine posé les 3 joueurs de la table me disent : « Ah c’est cool que t’arrive, on est 3 depuis un niveau et on ne peut jouer qu’à partir de 4, donc c’est cool » Un salut, un petit mot pour rire et hop je me retrouve de grosse blind, le bouton open 2.5x, je défends ATo, flop KQJ (on est serein), je check call une mise de mon adversaire avant de prendre le lead sur une turn briquasse, « Raise » qu’il me dit avant d’envoyer son tapis, snap call chez moi. Notre ami à brelan de roi et n’améliorera pas en full river, double up…. Problème on est de nouveau 3 et ne pouvons jouer, on attend près d’un niveau. Un nouveau joueur arrive, je suis de petite blind : à peine arrivée notre nouvel arrivant pousse préflop tous ces jetons devant lui, je soulève AJ de cœur, mon Ethylotest intérieur évalue que c’est bien assez pour payer. Showdown ? il a AK, mais un flop tout à cœur ne me laisse même pas l’occasion de commencer à transpirer, et hop on monte 3 starting en deux mains. Problème nous voici encore 3 à tables et le jeu ne reprendra qu’après l’arrivée d’un 4ème larron… qui arrivera après avoir encore laissé passé un niveau. Je suis ensuite déplacé à la table de PsYcho17, un Youtuber Fifa (un monde qui m’est totalement inconnu). La première bière fait effet et la deuxième commence à m’attaquer : « Attention j’annonce, ce soir je suis venu pour mettre des horreurs », une phrase qui allait en faire rire jaune plus d’un, je pars derrière dans 90% des situations et finit devant dans 100% des cas. Je me demande alors si la bière que je m’interdis généralement pendant le jeu n’est pas le fameux remède contre la variance. C’est à ce moment qu’intervient un changement de table à la bulle qui allait faire passer ma sympathie pour ce tournoi à un désaveu total : Arrivé à cette nouvelle de table avec un stack correct de 22bb (ultra deep en hyper) on me lance la phrase suivante « Il y a un deal à la table, Monsieur est ultra short » me dit on en pointant un joueur n’affichant pas une grosse blind au compteur « on lui laisse passer la bulle, on ne l’agresse pas » : WTF ???? Circonspect mais de bonne humeur et bien entamé par la cerveza fresca : j’acquiesce avec bonhomie à une collusion sans nom qui va décider d’une dynamique qui allait faire vriller rapidement la bonne ambiance à table.

Ca parle, ça tchatche, ça tank, finalement la bulle saute, le joueur short est rapidement éliminé permettant au jeu de reprendre son court rapidement. Enfin… rapidement tout est relatif, un joueur prend le temps de tank de 30 secondes à une minute TOUTES LES MAINS !!!! Il ne faut pas déconner !! Un joueur régulier espagnol qui vient d’arriver à la table demande le time pour la première fois. C’est alors que tout s’embrase « T’es comme ça toi ? Putain on a pas le temps de réfléchir ? On a le droit de jouer à ce jeu ? Allez vas y c’est bon !! » dit il tout en faisant passer deux bonnes minutes au compteur. Le débat est lancé, 5 joueurs envoient leurs arguments, oubliant de mettre les blinds, et de jouer, tandis que le pauvre croupier essaie de se faire respecter. Cette situation se reproduit sur les trois mains suivantes, et avec des niveaux aussi rapides, le ton commence à monter. C’est alors que tout part en vrille… mon voisin de gauche (relativement imposant physiquement, casquette, maillot de foot rose fluo, odorant le houblon sur le périmètre de la table, nouvelle bière à la main… bref le mec respire la classe ) s’exclame : « QUE’-CE qu’ya tu rEGArDEs qui coMME CA ! », je regarde la scène interloqué, « Tu REGArdes QUI ? » le mec s’adresse à un type extérieur à la table jetant juste un œil au stack de son pote. Le mec n’ayant rien à voir dans la scène, se sentant agressé lui envoie en réponse un acide : « Qu’est ce qu’y a ? Ca va pas ? ». Mon voisin de gauche, roule quasiment littéralement de sa chaise en criant : « Vas-y VIENT on SORT !! » Les floors tentent d’intervenir, de ramener le calme sur la table. Je regarde le chrono avec mes 5bb devant moi, et cette scène me casse vraiment les couilles. D’une part les mecs se prennent la tête pour un jeu au point de se foutre sur la gueulle, de l’autre ils ruinent la structure du tournoi. Les mecs décident de sortir en continuant de beugler. Saoulé, je ne sens même plus la motivation pour jouer… « All in » « Call » mon QJs ne fera pas le poids face au KQo de mon adversaire. J’encaisse mon min cash, et décide qu’il est temps d’aller boire des canons.


La soirée fut finalement bien arrosée à terminer avec les bros à 4h30 du mat’. Mais là, aujourd’hui c’est le dernier jour de ce SixMix avec le dernier tournoi : Le Sunday Surprise. Vu que je comptais deep le main, je n’avais bien entendu pas prévu de m’inscrire. Du coup je mets le réveil à 8h30 pour aller pointer sur la file d’attente. Un café, un dwitch et c’est partie. Je suis 18ème sur la waiting liste, je ne jouerai pas avant au moins 13h. Je commence à être vraiment KO de la semaine, ce tournoi je ne joue plus pour la perf mais pour passer un bon dernier moment avec tous les potes qui jouent. Je sens que le corp commence à vouloir retrouver un rythme tranquille. Bref… ce sera pour demain ! En attendant on joue. En plus j’ai mon Bro Cyril à la même table, l’ambiance est cool, le tournoi se passe plutôt pas mal, mais pas ouf non plus, puis plus ouf du tout, puis avant la bulle, je trouve AK 4handed en small blind, et push sur une ouverture du bouton mes dix dernières blinds, et me retrouve payé par deux belles flèches. Le miracle n’aura pas lieux. Je décide de rentrer à la maison, de plier les affaires et de faire le soir de faire la Sunday session avec mon coloc. Habituellement cagoule intégrale, je finirai 17 du Prime time (un deep, frustrant, mais un deep toujours). En pliant bagage, chaque vêtement me rappelle un jour de cette semaine folle, une anecdote, un flash, un son, un kiff. Je retourne au Casino pour dire au revoir rapidement à toute la clic avec qui j’ai passé ces moments de fou : Chhriss, Geoffrey, Ryan, Hugo, Romain, Arnaud, Max, Cyril, Kroktachon, Smiths2000, KILZIT, Kahlimiro et d’autres. Ce moment qui devait prendre une heure en prendra quatre. On prend une dernière bière, on roule un dernier spliff sur le coin de table en jetant un œil pour pas que le vigile nous voit, on refait le monde une dernière fois avant de se dire… « On se voit à Dublin ! »
 
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 UN BILLET POUR LLORET : DINERO, DEGLINGOS, DESCANSO !!
Posté le: 24/05/2019 08:44 par Show Down
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UN BILLET POUR LLORET : DINERO, DEGLINGOS, DESCANSO !!


Jour 3 : On avait pourtant prévu de se coucher tôt, l’idée était de prendre une bière et d’aller se pieuter pour aborder le day 2 correctement. Mais finalement avec l’histoire de Cyril, c’est autour de 3h30/4h que je trouverai le sommeil. Forcément quand le réveil sonne à 10h, le crane est douloureux, le tournoi reprend dans 2h, j’ai du mal à émerger, hop je tape rapidement le compte rendu de la veille et file direction le Caz’ avec Maxime qui lui aussi à bagger ses jetons.

67 joueurs restant, une fois et demi l’average, les ambitions sont là, même si la priorités reste de jouer le meilleur poker possible. Rapidement je commence à m’impliquer dans des petits coups mais je comprends rapidement que mon voisin de gauche est plutôt du genre à pas se laisser faire du tout et à me mettre du parpaing dans la bouche. En 15 minutes je perds la moitié de mes jetons, la bulle à sauté la veille et nous sommes donc dans la partie « Pop Corn » durant laquelle les joueurs les plus short poussent leurs jetons. Je décide de resserrer mon jeu, et découvre deux beaux As qui me motiveront à mettre tout mes jetons au milieu, c’est payé, et ça double, retour au tapis de début de day…. Maintenant il ne faut plus faire le con, on veut cette putain de TF !!!

Les joueurs s’éliminent, le compteur descend, je suis déplacé à une table full reg. Déjà que je jouais nitty, là, je me retrouve converti en Rock de « Stonehenge », je prends deux trois spot, mais sans les cartes je ne me lance pas dans des coups trop high variance. La conséquence de cette stratégie est directe : les blinds me bouffent. J’arrive cependant à monter un stack ok de 540k, qui me permet de naviguer autour de 40bb. Si la veille j’avais fait tout un travail sans partir tapis, aujourd’hui je prononce « all in » dans pas mal de coups dans lesquels je m’engage. Le nombre de joueur descend, les tables se réduisent. Puis on installe les demi-finales : la perf s’annonce déjà belle, et les 15k€ prévu au winner me font de l’œil, même si je sais à quel point il faudra lutter. C’est à ce moment là que ce spot arrive. Nous sommes en bataille de Blind, la sb possède 15bb et après un fold général, il décide tout pousser sur ma grosse blind : sa range est totalement wild ici, le spot est plutôt bon pour grapiller les 2bb qui sont au milieu. Je découvre mes cartes : paire de 44. Je flip contre une énorme partie de sa range. Je sais que si je gagne ce flip je me remets en course avec 35bb pour jouer l’accession en TF et par la même occaz’ j’élimine un joueur et prend le palier suivant : 1150€. Bon ok ma pocket est pas folle, mais je pense quand même être devant, je jette un jeton négligemment au milieu pour dicter mon intention : Ce sera un call. Mon adversaire retourne un joli K8o, comme prévu c’est un flip, « allez maintenant croupier mon pote je compte sur toi » : flop : 5 5 10 « jusqu’ici tout va bien » : turn : 10….
Ma paire de 4 ne vaut plus rien, le tableau affichant deux paire me battant. Après une rivière anecdotique, je me retrouverai à 5bb que je pousserai très rapidement. Au final je serai celui qui fera péter le palier… Mais comme d’habitude je me rassure en me disant que la perf est déjà très sympa, que j’aurai bien vibré et bien joué pendant deux jours, et qu’après tout, c’est cela qui reste l’essentiel.

Sorti de table, et un poil déçu tout de même, je rejoins les colocs qui sont posés dans un bar, histoire de prendre un bon gros mojito. Je retrouve Cyril, Maxime qui sont posés tranquille en bord de mer avec Karl : un athlète membre de l’équipe de France d’athlétisme. La détente est cool, pendant qu’on se raconte les coups qui nous font vibré, la chicha fume et le verre commence déjà à faire effet. Au moment de partir, notre nouveau pote, se rend compte qu’il s’est fait tiré son portable, un Iphone X flambe en neuf. Dégouté pour lui nous nous lançons dans une enquête digne de derrick pour découvrir l’auteur de ce menu larcin : visionnage de vidéo du bar, je m’occupe de la trad’ pour une meilleur compréhension de la situation, on track le phone à l’aide d’un autre Iphone. Malheureusement, Les Experts Lloret del mar n’ont pas le même talent qu’à Miami ou à Manahtan, et les recherches feront finalement chou blanc.

L’ami Karl est dégouté mais finalement cette aventure me permettra de connaître un type vraiment cool et attachant. La soirée se passera à boire des coups autour de la piscine à jouer au beer pong en compagnie des Hotesses de Winamax, à aller gueuller pour vibrer au Midnight Déglingos : « Le 3, le 3, vas y sors moi le 3 laaaaaaa ». Les rencontres se multiplient, on recroise les adversaires de la veille la phrase : « Alors ça a donné quoi ? » embraye sur une discussion qui se termine souvent par : « On va boire un godet, tu viens ? »…

Jeudi aucun tournoi n’est prévu pour moi, le jour médian de cette semaine de folie sera tourné vers une bon gros day off. Au programme ce sera spa, saxo, ballade, détente, rail les potos et fiesta, avant d’attaquer ce Vendredi le gros du séjour : le main event !!!
 
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 Epique et Pok’
Posté le: 22/05/2019 09:23 par Show Down
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Epique et Pok’

Jour 2 : La soirée de la veille se fait ressentir mode : pateuse, fatigue, maux de crane. Quand je vois mon coloc’ Maxime qui lui du haut de ses 23 ans, tape 2 jours de soirée plus 800 km de route plus un deep dès son premier jour d’arrivée, je comprends que ma grande époque de résistance à l’alcool et de soirée est derrière moi : Foutu trentaine !!!

Bref c’est la tête dans le seau total que je sors me balader dès 10h du mat’. Rien de tel qu’une petite balade sur la plage mode zombie pour arriver à re coordonner le cerveau. Aujourd’hui avec l’équipe on se lance sur le Starter. Le tournoi a une belle structure sur deux jours qui correspond assez à celle du Main Event, l’idéal pour se chauffer pour le grand bain qui m’attend vendredi. Prévoyant comme jamais (#SHLAAAAG Style) nous avons pré payé nos entrées, il ne nous reste plus qu’a récupérer notre siège et c’est partie. Nous nous rendons rapidement compte en arrivant au desk que ce tournoi va être énorme en terme de field, à peine arrivé les joueurs inscrits sur liste d’attente se chiffre autour de 200 !!! Pour eux il faudra attendre jusqu’à 16h voir plus pour arriver à rentrer avec 20bb pour les plus tardifs…

Me concernant, je suis installé à table pépère armé de ma bonne humeur et de mon petit canotier, la table est très cool et ne mets pas longtemps à se dérider notamment avec un personnage haut en couleur, qui animera la table notamment accompagné d’un sulfureux combo Get 27 Bailays. L’atmosphère est détendue, mon voisin de gauche est membre de l’équipe des Dezanuseur Toulousain qui a gagné le K5 et donc un petit Main Event à 10K$ à Vegas cet été.

Côté jeu, je suis rapidement dans ma bulle, le passage du online au live me demande toujours un vrai temps d’adaptation, mais là tout se passe bien, je trouve des spots, je frappe des board et commence à grimper sans jamais partir à tapis mais avec des situations toujours très favorable. Dont notamment un carré qui finit de me mettre bien. Je suis de loin mes collègues Cyril et Maxime qui oscillent péniblement sans véritablement arriver à décoller. Maxime tombera à 3k sur les 20k de départ avant d’entamer une furieuse remontada pour terminer la journée à l’average. Cyril quant à lui ne passera pas le diner break, mais passera en revanche la porte du Bar qui se situe en face du Casino beaucoup trop tôt…. Nous y reviendrons plus tard. Concernant ma journée et mes jetons, ils n’ont fait que suivre une courbe assendente me permettant d’empaqueter 218k à la fin de la journée, ce qui me place autour des 40bb pour la reprise. Nous terminons cette journée de jeu avec l’explosion de la bulle et donc l’assurance de rentrer dans nos frais. Maxime nous prend des bières, pour fêter ça avant de rentrer à la coloc’ se coucher tôt pour bien appréhender notre day 2…. C’est alors que commence la deuxième partie de journée…

Après de multiples tentatives pour joindre Cyril et débriefer de la journée autour d’une binch’, celui-ci répond aux absents. Ce n’est pas franchement dans ses habitudes. C’est alors qu’après une dizaine d’appels il finit par répondre… Le collègue s’était engagé dans un apéro en compagnie du Capitaine (des Flambeurs) de Moktavarium, CAARD JACKING et d’une belle bande de joyeux drilles. Je comprends rapidement que notre ami n’a pas spécialement bien supporté le traquenard peinant à aligner trois mots au téléphone, et qu’il faut aller sauver le soldat Cyril. Nous débarquons sur les lieux du drames avec Maxime, pour trouver notre ami en PLS, mains sur la tête à comater sur le bord d’un trottoir… Pourtant généralement le shlag de l’affaire c’est moi. Nous essayons de le motiver mais rien à faire, impossible de le déplacer… La soirée s’annonce compliquer et nous disons adieu à notre bonne nuit de repos. Toute la click est à côté de lui pour lui apporter un soutien bienveillant. En attendant que Cyril se remette nous discutons avec Le Capitaine un mec vraiment top tel qu’il le transparait dans le docu de Tapis Volant. Bref l’ambiance est bonne sauf pour Cyril qui vraiment n’en peux plus.

Il nous faudra au final plus d’une heure et demi avant de rejoindre l’appartement et pouvoir prendre du repos. Car demain, ce sera un day 2 qu’il faudra bien aborder pour aller chercher la perf à 5 chiffre. On y croit, On la veut, on est LAAAAAAA !!!
 
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 UN BILLET POUR LLORET : Let's get this party started !!!
Posté le: 21/05/2019 11:11 par Show Down
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UN BILLET POUR LLORET : Let's get this party started !!!

8h30, un son ressemblant à une jouissance féminine traverse les cloisons de l'appartement voisin et fera office de réveil, les yeux collent encore. Totalement dans le coltar, je tente de rassembler mes souvenirs de la veille. On est quel jour déjà ? Ah oui Mardi

Il est généralement rare pour un Lundi d’être aussi festif, mais bon, là le cadre est différent, c’est le début du SIXMIX !! Depuis le temps que je voulais faire ce festival, voici enfin venu le jour J, direction LLoret del Mar.

Mes vacances ont déjà commencé depuis ce week end, où, j’ai pris pour me ressourcer 3 jours et profiter de voir des potes dans le sud histoire de faire d’une pierre deux coups.

Après 1h30 de train je rejoins Maxime mon futur coloc à Perpignan. Lui, descend de Niort, et a prit des covoitureurs pour limiter les frais de voyage. Nous sommes 4, nous allons tous à Lloret pour ce festival qui promet déjà d’être énorme et nous commençons à partager, échanger et faire connaissances. A l’arrière je tchatche avec Edouard, le mec ne fait pas rire les mouettes : triple champion du monde de Full contact et champion du monde de Boxe Thai. Très simple, posé, il m’explique l’envers du décor de ce que l’on peut croire comme un sport très bien payé qui au finale ne l’est pas du tout. L’ambiance de voyage et top, et après 2h30 de route nous arrivons et déposons tout ce petit monde.

On récupère Cyril, et allons investir notre appart’. Difficile d’être mieux placés, la mer est à 50m, et le casino à 5 minutes à pied. Les affaires ont à peine le temps d’être déposées que nous partons direction le caz’. L’idée bien entendu est d’aller tâter le terrain et des cartes histoire de se chauffer correctement. Pour Cyril ce sera le Warm Up, pour Maxime et moi le Sat pour jouer le High Roller. Après un Boccadillo englouti à la vitesse grand V, et une bière nous nous installons aux tables : C’est parti Shuffle Up and deal.

Les Break sont l’occasion d’aller du côté de la Pool Party. L’ambiance festival voulu par la marque au W rouge, est parfaitement ressenti, le cadre est vraiment cool, Piscine, transat, Winamax inscrit Façon Hollywood, une scène de musique, les tables de beer pong, tout y est. L’ambiance est encore extrêmement calme mais c’est normal les gens commencent à peine à arriver.

Côté cartes, ça commence pas ouf, Cyril bust du Warm Up et Maxime et moi peinont à faire mieux sur nos Sat. Après avoir sauté, Max, s’inscrira sur l’Hyper Turbo Chatte de 22h, tandis qu’avec Cyril nous décidons de nos foies à coup de Mojito. La température monte aux tables de Beer Pong notamment grâce à des Harper et Gaelle qui foutent le feu balles en main, on sent qu’ils ont ça dans le sang (et aussi beaucoup d’alcool).

1h30, il est temps d’aller gentillement prendre du Repos, nous passons une dernière fois rail Maxime qui terminera 5ème de ce petit turbax. Bref les vacances commencent réellement, la semaine s’annonce chargée, et cette après midi s’annonce un monstrueux Starter sur lequelle toute la coloc prendra place. LET’S SHUFFLE UP AND DEAL !!
 
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 UN BILLET POUR LLORET ! J-14
Posté le: 06/05/2019 11:57 par Show Down
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UN BILLET POUR LLORET ! J-14

En septembre pour la première fois je jouais le WPO Dublin et terminais à une honnorable 19ème place. Même si la place est belle (et en même temps Ô combien frustrante). Je me rendais compte que pour ce genre d’événement l’essentiel n’était pas le poker mais plutôt l’ensemble de la colonie proposé par Winamax, à savoir les à côté : Les beer pong, le billard, les rencontres, les échanges, les coups à boire, les franches rigolades… bref 4 jours hors du temps.

Cette expérience m’a rappelé les camps de vacances quand j’étais gamin : au départ on ne connait pas grand monde (voir même personne), on angoisse de se faire un peu chier, et puis on commence à parler à quelqu’un et tout s’enchaine. Quand le séjour se termine, on se rend compte qu’on en a bien profité mais on a pas envie que ça s’arrête, le temps de ressasser tout ce qu’il s’est passé et on est déjà de retour au quotidien. La seule pensée qui vient à ce moment là : Repartir !

Cette année Marakech laisse place à LLoret de mar pour accueillir le SixMix, et l’envie d’aller tester les Pool Party, la musique et bien sur les cartes est trop forte. Du coup hop c’est parti dès le premier Dimanche on envoie les sat, j’en fera une bonne dizaine en tout pour 4 bulles (ou quasi bulles) dont une lorsque Volatar prend sont ticket en direct sur le top of the pok. Les semaines passent, le festival approche et toujours pas de ticket… Après avoir ship un petit monster 10 du matin, je buy in directement le sat à 125 du soir, la première boulette s’écrase sur Susic10…. Rien à péter on envoie la deuxième salve qui sera la bonne. A NOUS LE SIXMIX !!

Un coup de fil à mon ancien coloc de piaule de Dublin : « - Yo Poto, j’ai choppé mon ticket, t’as prévu de venir ?» « - A la base non, mais j’ai vraiment envie de le faire, y a peut être moyen que je me fasse stacker ». Les jours passent et les fonds pour que Cyril puisse profiter du séjour en mode playa, tapas y cartas n’arrivent toujours pas… A trois semaines du départ je n’ai toujours rien booké et je me retrouve seul lorsque Cyril m’annonce « Je crois que c’est mort poto ». La motivation prend alors du plomb dans l’aile. Partir avec le bro, c’était la promesse d’une semaine pleine de rebondissement, de discussion, de rigolade et de conneries, mais là moyen, surtout qu’il n’y a plus de place dans l’hôtel où se déroulent les festivités… Prendre une chambre d'hôtel ou un air b n b tout seul, c’est la garantie de se faire chier sur les temps mort : hors de question ! Je passe une annonce pour monter une coloc de dernière minute. « Yo l equipe, si certains d entre vous vont au sixmix et cherche un coloc supplementaire, n hesitez pas a me mp (skill au beer pong hard++, vomit dans les toilettes) ». Un certain Maxime me répond, je ne le connais pas, mais semble motivé à l’idée d’une coloc plutôt que de terminer les futurs soirées arrosées seul tout. Le feeling passe super, bien, côté cartes le mec est en confiance après avoir pris 2 logos WS sur les séries d’avril, et après de bons échanges nous décidons de prendre un petit air b n b qui promet d’envoyer du paté : 5 minutes de la plages, 10 du caz. Et alors que je n’y croyais plus, Cyril m’appelle en me disant « VAMOS poto, c’est bon je suis de la party !!! ». Une phrase qui sonnait un peu comme le véritable coup d’envoie des festivités.

Cette fois, on y est et ça s'annonce très bon!! Dans le doute j'amène mon saxo au cas où d'autres gars se chauffent avec leur instru histoire de taper le boeuf (avis aux amateurs) !! J’essaierai de vous faire suivre, ce festival de l’intérieur, si l’objectif reste bien sur de faire mieux qu’à Dublin en terme de perf’, on ne se ment pas que cette semaine sera surtout placée sous le signe de la détente et de la fiesta. Bien sur vous aurez en plus la patte de Chrriss pour relayer les infos, le coverage de Steven, Benjo, Flegmatic, la wina tv avec Harper pour vous narrez toute l’ambiance qui régnera pendant cette petite semaine de sympathique.

Rendez vous dans deux semaines pour un Six Mix qui promet déjà d’être légendaire.
 
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 L'AVENTURE, C'EST L'AVENTURE !!
Posté le: 18/10/2018 00:50 par Show Down
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L'AVENTURE, C'EST L'AVENTURE!!

Pour ceux qui débarquent et ne connaissent pas encore ce blog, je décrivais dans une première partie (10 chapitres) 10 ans de péripéties dans lequel le poker a eu une place privilégiée… trop privilégiée en fait. Aujourd’hui je suis toujours suivi par un addictologue et j’essaie de ne pas replonger dans mes travers. En guise de substitut j’ai monté un projet en rapport avec ma deuxième passion : la musique. Cette partie du blog parlera moins de poker pour faire place à un autre jeu de stratégie : l’entreprenariat.

Un an AN! Voilà un an tout pile que le site https://www.microslyonnais.fr/Micros Lyonnais[/url] est lancée. Ce projet correspond pour moi, à l’envie de transformer une passion en métier. Si j’ai déjà tenté de convertir l’essai avec le poker il y a quelques années, cette aventure là s’annonce tout aussi funky. Comme promis je vais essayer de vous faire rentrer dans la peau d’un mec lambda qui essaie de tracer sa voie et vous montrer à quel point les swing sont aussi importants qu’au poker et a quel point la résilience est mise à l’épreuve pour mener son projet à bout.

Il y a un peu plus d’un an, une pote me re motive à propos d’un projet que j’avais commencé à lancer timidement un peu plus tôt : « Arthur ton projet déchire, il faut que tu reprennes, si tu as besoin d’un coup de main, je suis là pour t’aider !» Le projet en question, est une initiative locale. Le but : monter un média d’information 100% musique locale, gratuit et collaboratif, il permettrait aux groupes et aux organisateurs de donner de la visibilité à leurs événements et d’en informer le grand public local.

Bien entendu je vous livre ça maintenant, et l’idée est bien plus aboutit qu’à l’époque où le projet était aussi fouillis que son auteur. Les idées n’étaient pas claires, en effet deux idées se télescopaient dans mon esprit : à la fois communiquer auprès du grand public sur le talent local et faire de la promotion culturelle, mais également, mettre en réseau les artistes en relation avec les pros dont ils pouvaient avoir besoin pour faire avancer leur projet. A la base je voulais satisfaire ces deux envies qui pour moi étaient les bases d’un changement indispensable pour apporter une solution viable au secteur de la musique (n’ayons pas peur des ambitions...).

Bon… honnêtement avec 2 bras et un cerveau malade comme le mien, la révolution n’était pas pour demain… mais peut être pour un peu plus tard. En effet pour arriver à ce que ce projet se développe, il fallait que je sorte avec mon bâton de pèlerin pour aller prêcher la bonne parole et trouver des fidèles qui m’aideraient dans cette tâches. « - Yo les gars j’ai un projet de ouf, je suis sur qu’on peut vraiment apporter quelque chose à la société et faire quelque chose de bien » « - Ouai, ok, ton truc c’est bien sympa, mais t’as fait une étude de marché pour savoir si c’est porteur. » « - Heu.. pas encore… » « - Ok, ben commence par faire ça et après on verra ». Je voyais bien que mon idée apparaissait aux gens comme un énième plans foireux made in Tutur. D’ailleurs, ce n’était pas que les potes, mais également toutes les institutions de la musique locale qui nous disent toutes la même chose quand nous les démarchions pour proposer des partenariats « Hein ? mais vous êtes qui ? QuoI ? Les Micros Lyonnais ??!! Je connais pas ? Revenez nous voir quand vous aurez avancé. » Il allait falloir que je me démerde tout seul pour leur prouver et les convaincre qu’il y avait de la demande et que de mon côté j’étais capable de mettre en place une organisation stable. La preuve de tout ça : Les chiffres !

Je m’attèle à la tâche, ma pote qui m’avait relancé me donne la main pour certaines tâches, ma copine elle me supporte totalement, elle a bien compris l’importance pour moi de me donner à fond dans ce projet, j’essaie de conserver un rythme sain, mais je commence à passer plus de 50h par semaine à essayer de développer le bordel : créer du contenu pour le site, créer une émission de radio, l’écrire, trouver des diffuseurs, s’occuper du community management, chercher des fonds, nouer des partenariats, se prendre des portes. Je me lève la nuit, je stresse, « Je dois y arriver ». La tête dans le guidon, je ne joue plus aux cartes à part la session du Dimanche qui me permet de kiffer tranquilou.

Après 6 mois, je me retrouve avec un site comprenant plus de 800 groupes dans 70 styles différents allant de la psytrance à la chanson française, en passant par la funk ou le reggae. La communauté s’était développée : 1500 follower, une petite centaine de visiteurs quotidien sur le site. Le tout avec une stratégie home made basée sur une chose : la passion franche de l’idée que je défendais. Certes ce n'était pas le bout du monde, mais au moins c'était un début.

Il était maintenant temps de prouver que nos efforts avait eu quelques résultats et de rendre notre existence officielle. Nous organisons notre lancement à la Maison Mère, cette soirée est un véritable test et nous envoyons une opération de com’ avec les moyens du bord : Affiche, Emission (voir vidéo) Radio : combien de personnes viendront ?





Personnellement j’avais tablé sur un 250 personnes, mais c’est plus de 700 personnes qui débarqueront pour danser sur le groupe Blade (Vidéo). Les chiffres étaient là, et grâce à ceux-ci une équipe s’est constituée : un développeur Web, un web designer, une chargée de com’, une équipe vidéo, et deux personnes chargées du développement de mission.


BLADE : UN GROUPE DE HIP HOP QUI DECHIRE





Si tout commençait à prendre forme, il fallait consolider le projet et trouver des méthodes de management qui permettraient de fédérer l’équipe, sans parler du fait qu’il était urgent de trouver un buisness modèle viable qui allait nous faire vivre… Au fait quel status choisir ?? Bref de nombreux paramètres restaient à régler. Le radeau Micros Lyonnais avait trouver un équipage, il fallait maintenant transformer le radeau en bateau pour éviter que celui-ci ne prenne l’eau.
 
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 Pas d'eau, mais des euros au WPO
Posté le: 26/09/2018 16:24 par Show Down
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PAS D'EAU MAIS DES EUROS AU WPO


Tout commence alors que je suis sur Paris en Juillet dernier en tant que visiteur. Le soir un peu cané je balance une session qui se termine par une place frustrante, une place sur la fièvre qui me rapporte 70€. L'objectif de cet été, c'est clairement de me qualifier pour Dublin, quitte à monter une roll pour Buy in direct. Vraiment frustré de ce "presque gain" je me fixe comme objectif du soir de monter 1000€ en jouant les expressos en mode "Step" : On chatte x4 sur un 50balles -> 200€ -> balance un 100€ -> x2 -> win = 300€ -> C'est le moment de pas déconner -> 250€ -> x4 -> WIN = 1000€ -> A NOUS DUBLIN!!!

Complètement excité, je réalise à peine que je vais pouvoir faire ce voyage que j'attends depuis des années. Assis depuis le lancement il y a 9 ans derrière mon écran à suivre les coverage en tapant F5 pour suivre l'action, cette année je vais pouvoir y prendre part, et vérifier à quel point ce festival est "Le Festival le plus fun de l'année".


Je buy in direct et register en ligne le day 1c, n'ayant qu'une bullet à mettre autant choisir le field composé le plus possible de joueurs de mon niveau. En un clin d'œil je prends mon billet d'avion, et post un message sur WAM : "Cherche colloc, je suis cool, pas chiant, et je vomis dans les toilettes". Un dénommé G. Alouette m'envoie un message en me disant que lui aussi est un sniper de la chaise percée… Il était obligé que nous allions nous entendre comme deux bros.

Je rencontre le gaillard, celui ci vit sur Lyon et taff à 10min de chez moi, on se rencontre, on prend une mousse. Le type est ultra jovial, bon vivant et un passionné de poker. Après avoir ship le Package du Dimanche soir, Cyril était en total freeroll pour jouer ce Main Event, et tater du live pur et dur. Elève de CAARD JACKING, ce courtier en placement financier est un inconditionnel du GTO. Les échanges sont fluides, et ne tournent pas qu'autour du poker. Bref la rencontre était concluante.

Quelques jours plus tard alors que je me lance ma session du dimanche soir, je lance le sat à 10€ rebuy. Tous les spots tournent en ma faveur, je prends quand même un add on, et envoie la "SALSA". Il y a un package pour 110 joueurs inscrits. A 1h du matin je win mon HU et me rend compte que mon voyage me coûtera bien moins que prévu: 20€ à peine pour le vol, l'hotel et le tournoi, avec encore de l'extra derrière. P A N!! Bref, moi qui me posait la question encore 2 jours avant "Est-ce bien raisonnable de Buy In direct, tu montes ton projet, ça pourrait quand même t'aider" Et bien là, plus aucune question, plus aucune pression. Ce sera en FREEROLL TOTAL que je pourrais jouer ce WPO!!

Bien évidemment je taff sérieusement mon jeu avant de partir, en plus avec les Séries que je prends vraiment au sérieux, ma copine n'en peut plus, je prends l'engagement de calmer le jeu après le WPO mais lui demande de me supporter dans ce projet.

Le jour J est là, je l'attends depuis des semaines maintenant. Un pote nous emmène à l'Aéroport, je stress comme un fou dans les bouchons de peur de rater le vol alors qu'en plus nous partons dans la mauvaise direction... mais le pote ne cesse de me rassurer et finalement nous pose tranquillement à l'heure au Check In.

On grimpe dans l'avion, et tombons à côté de joueurs qui vont également au WPO, bref, ça s'annonce pluôt bien cette histoire...
Arrivée à l'aéroport, il fait 15° et il pleut contre les 30° de Lyon et son grand Soleil. Nous galérons bien 30min avant de trouver notre bus pour aller rejoindre l' hôtel. Après s'être encore trompé de ligne de tram, nous arrivons enfin au City West... S'en suit une arrivée accompagnée de Beer Pong et une qualif au Day 2 que je raconte ici

Pas frais pour un sou, je me réveille au à 9h30 pour profiter du petit dej' et du SPA, afin de reprendre le day2 dans de bonnes conditions. Je retrouve un collègue avec qui j'ai joué la veille sur la dernière table. Nous partageons, échangeons et savourons le jaccuzzi 15min avant de reprendre.

17 blinds à la reprise, il n'y a pas trop de place pour déconner cartes en main. Il reste encore 100 joueurs à bust avant les ITM. Je sais qu'il va falloir doubler au moins une fois. Après 2 orbites je trouve AJs UTG, et décide de tout envoyer au milieu avec 12bb, "Payé"... ah... Je fais face à AKo, C'est un flop tout à coeur qui vient me donner flush et interrompre immédiatement la sueur qui glisse dans la paume dans ma main. Je ne joue ensuite plus un coup et arrive à la Bulle à 6bb, mon voisin en a trois. Thomas Gimier, le directeur du tournoi annonce le main par main. Nous entendons un "All in & call", mon voisin et moi, nous levons pour aller noircir le short stack... mais celui ci double. Cette situation se reproduira 7 fois, parmi laquelle le short de ma table qui pousse utg ses 3bb en BB avec KTo qui domine le 10-2o de L'Estonien assis à ma gauche. Ca double, on se check, pour s'encourager. Finalement après 30min la bulle éclatera, "Vous êtes dans l'argent"... Maintenant Yolo, on sait quoi faire!


UTG je trouve QJo, et pousse tout, je suis payé par A5, et PAN, la Q river, double up. Un poil mieux, je commence à échanger avec mes voisins "BigPotJose" du forum WAM et Eric Sagne, un ancien pro du poker, qui a tout laché, pour passer à autres choses. Démotivé par les cartes, il m'explique ses implications sociales au niveau local, son discours est très intéressant et j'y adhère totalement. Bref l'ambiance à la table est ultra bonne, d'autant plus que je me retrouve à doubler encore une fois, deux fois, puis trois fois avec KK. Je multiplie mon tapis par 12 en l'espace d'une heure et termine à la pause au dessus de la moyenne. J'ai par texto mon pote Cyril qui me rail comme un fou, ainsi que mes potes de France qui suivent les aventures de près.

Je sors de table et discute un poil avec Chrriss qui vient prendre quelques news afin de pondre un petit papier. Le mec est aussi cool qu'il transparait sur le forum, mais là je suis rincé, je sens que l'articulation est hasardeuse et surtout que j'ai un putain de mal de crâne. Il faut que je profite de la pause, pour aller pioncer.

Je reviens et me ré assoit, la table est vraiment sympa, mais je sens bien qu'il ne faut pas jouer trop créatif, mes adversaires ne l'exploiteraient que trop bien. Je discute avec l'estonien assis à ma gauche, Ranno Sootla, qui m'explique avoir fini runner up sur un event des WSOP... "ah quand même", à ma droite j'ai un chinois fou qui open tous les coups, du coup je ne joue pas. On continue de parler Politique et économie avec Eric, la discussion est passionnée ce qui fait passer le temps plus vite. Bref, vraiment good vibes.



Retombé à 14bb, j'opte ensuite pour un resteal osé en BB après un open UTG call en SB... ma main : A7o, "Call" "-Ah...." Je retourne ma main et j'ai l'énorme surprise dêtre devant KQs, ça tient et nous revoilà in the game. Je change de table. On est en dessous des 40 joueurs, le kiff est total, je ne ressens aucunement la pression, je suis en Freeroll. Par contre on me fait changer de table, c'est con, c'était vraiment cool. Je me retrouve à gauche d'un mec la cinquantaine bien tassée classée en 2min dans la case "Vieux con irrespectueux" avec des réflextions déplacées : "Ca c'est le joueurs d'internet, ça se la joue, mais ça y connait rien..." ou "Mais je te parle à toi? Nan je parle à lui laaaa..." Bref Jean Michel Casse Couille. Après avoir bien saoulé tout le monde le voilà busto.


En revanche ma table n'est toujours pas si facile, mais les joueurs tombent les uns après les autres. Je re shove plusieurs fois pour faire survivre mon tapis qui oscille entre 12 et 17bb et ne suis jamais payé. Ca y est Adrien Guyon tombe à gauche, je sens que je vais en chier. A 20 left, une main me tape sur l'épaule, c'est Eric qui vient de se faire sortir sur une horreur calée par Adrien Delmas. Il reste trois main. J'ai une petite vingtaine de blind, et ouvre AQo UTG, je réfléchis "je vais être big blind anté sur la prochaine main soit 18bb puis 17bb, avec l'augmentation demain, c'est sur que je vais êtres à 12bb. Est-ce que je prends le shot ou pas???" Adrien Guyon, me glisse alors "Fait pas de conneries, il reste 3 mains" Je lui explique que mon intérêt n'est pas forcément de revenir demain, mais surtout de prendre la bonne décision, le discours lui plait. Je shove, ça fold jusqu'à la petite Blind qui call avec KK. 5 Cartes plus tard je suis out en 19ème place.


Je me lève de table, Benjo et là et vient recueillir mes impressions. Je n'ai aucun regret, un putain de smile, je suis comme un fou car ce fut une expérience incroyable, j'étais en freeroll total et gagner de l'argent est déjà un énorme Bonus. Je récupère 3450€ pour cette honorable place.

Les textos pleuvent, Cyril et CAARD JACKING me félicitent. Mais là je suis claqué, il faut que j'aille me coucher... "Quoi? un billard? Allez!!!"

Voilà cette aventure prendra fin deux jours plus tard mais ce fut incroyable. Je profite de ces quelques lignes pour saluer les journalistes de wina Ponce P, Benjo, Harper, Chrriss, qui ont fait un travail remarquable. Pierre de la régie, super cool et qui a permi de vous livrer un stream propre. J'ai également pu échanger rapidement avec Kool Shen, je regrette juste de ne pas avoir pu voir One Dread pour lui parlé du projet Micros Lyonnais qui aurait pu l'intéresser, mais ce n'est pas grave, ce sera peut être pour la prochaine fois. Je salue également ceux avec qui j'ai partagé la table car vous avez vraiment tous été top ainsi que tous les autres avec qui j'ai déliré (z'êtes nombreux).

En une semaine, j'ai rencontré un nombre de personnes incroyables, avec des personnalités différentes, bref, un festival un vrai. L'année prochaine je ferai tout pour être là. Voilà maintenant il est vraiment temps pour moi de me reposer, car je suis vraiment sur les rotules .... "Hein? Quoi? Un billard??? Allez".



(Cyril, le coloc en train de se chauffer au bière Pong : la légende raconte qu'il a rentré un shot en 10 game)



(Petit golf Pépouz)



(Cyril et Pierre Calamusa après le Bière Pong)




(Petit Jacuzzi pour brag, et surtout pour se remettre de la caisse de la veille)
 
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 UN SOIR A DUBLIN
Posté le: 22/09/2018 03:25 par Show Down
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Il est 3h38 ce Samedi matin 22 septembre. Ne nous mentons pas, je suis singulièrement touché à l'heure d'écrire ces lignes. La faute à quoi me direz vous? La faute au WPO DUBLING MAGGLE!!!!

Après avoir ship un package sur wiina me voilà embarqué dans un trip de 5 jours. Un kiff que je souhaite faire depuis mes débuts auu poker. A l'arrivée, ce que je vais vous décire...

Premier réveil au citwest 8h30, c'est plutôt cool, j'ai prévu d'aller chill un coup au Spa pépouze. Il me faut bien ça pour me remettre de la mise en jambe de la veille, avec un CAARD JACKING chaud du beer pong, et qui a voulu partager avec nous cette nouvelle passion. Une pinte en entraînant une autre et les rencontres s'enchaînant, j'avais un soupçon reculé l'horaire du couché "sérieux". (2h du mat les yeux en vracs)

Bref après un petit dej plutôt cool, direction le spa, une heure de jacuzzi et de sauna. Parfait pour se détendre, parcequ'aujourd'hui c'est le day 1c, sur lequel je prends place siège 2, table 6. Si l'ambiance au début est un soupçon froide, il ne suffit pas de plus de 30 minutes pour commencer à briser la glace. La table est du genre sympa, bon délire, en s'envoyant des péchons et quelques chambrages en bonnes et dues formes.

Les mains s'enchaînent, je traîne ma sparkling water pour finir de faire passer mon mal de crane de la veille. Ca s'envoie du péchon, mais les jetons s'écchangent tranquillement. Par contre après avoir perdu 2 bon coup, il faut que je me ressaisisse. Je serre le jeu mode nit HARDCORE. Après avoir foldé comme un porc, je rentre dans la période reshove, je double une fois, puis triple up! J'ai des jetons je grind, je me retrouve à 250k au dernier level. Le plan est de joué : je suis là pour ça et non juste dans le simple but de faire day2 ou l'argent... Forcément, quand un spot se présente je n'hésite pas à le jouer. C'est sans compter sur adversaire lituanien qui m'a roulé dessus, modèle Soviétique. S'en suit un autre coup perdu, la journée se terminer 96k soit 16bb à la reprise.

Mais Dublin, ce n'est pas que ça. Dublin, c'est les à côtés, c'est les personnages hauts en couleurs, c'est faire un billard, boire des bières au beer pong, rigoler, s'amuser. Et c'est exactement dans l'esprit dans laquelle je me suis mis ce soir.


Tout d'abord il nous fallait célébrer la qualification au day 2. C'est pas tout, mais au final 10h de poker c'est sacrément long, et quand on franchit la ligne, on bien droit de se payer une petite mousse avec les adversaires du jour. Un poil fourbu, je décide d'aller me coucher.... NON. Le destin me rammènera vers la SAINTE Leisure room. En effet j'ai oublié ma carte dans ma piaule du coup je ne peux pas rentré : retour au desk : Distance parcouru à 1h30 : 1km5
: "Bonsoir, j'ai oublié ma clé dans ma piaule pourrez vous m'en faire une autre" "-Biensur Monsieur".

Retour à la chambre 1826 : Distance parcurue 1h35 - 2km.
Retour au Desk : Distance parcourue 1h40 2.5km
" Bonjour Monsieur, ...." Il me file 2 clef pour renrter dans ma piaule. "Allez ca va le faire", Mais finalement une fois au desk, on se dit que la leisure room est à côté. "Oh allez juste un godet"... Je croise alors mon roommate, Cyril en plein deep d'un Turbo du soir. On se prend une pinte, on sors fumer, retour à table, ça rail ça suit. Je rencontre d'autre joueur : Chacun son poulain, et d'un que le pote sort on soutient le poulain du voisin. Bref l'ambiance est bonne, mais faudrait quand même que j'aille me couché. IL y a un day 2 demain...


Sauf que sur la route t'as le billard... "humm bien tentant un petit pool bien aviné" Autour t'as Harper, Benjo et tout le monde qui jouent au Beer pong, Bref good vibes.


Bon vas y cette fois je vais me coucher. Ok, le mec m'a donner deux cartes qui doivent être valide.


3h05 : Distance parcourue 3.5 km

-> La porte ne s'ouvre pas -> Desk -> 4km -> "Bonsoir monsieur" -> Chambre -> 4.5 km -> Porte ne s'ouvre pas -> Desk -> Piole -> 5km -> Chambre ne s'ouvre pas -> Téléphone "Please come I m so lazy too move again.


Fin de day, Bref dublin c'est vraiment le kiff
 
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