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Top 5 : les docus cultes
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Flegmatic_
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MessagePosté le: 16/10/2020 09:03   Sujet du message: Top 5 : les docus cultes Répondre en citant Signaler un Abus

Top 5 : les docus cultes

On a fouillé les étagères pour occuper vos longues soirées d'automne.



Les joueurs cinéphiles n'en finissent pas de se lamenter : les bons films sur le poker se comptent sur les doigts d'une main. À défaut, il y a les bons films sur Las Vegas, dont nous avons tiré la quintessence dans un précédent Top 5. En revanche, les documentaires de bonne facture sont légion sur la Toile. Si vous n'êtes pas rassasié après avoir découvert la vie de dégénéreux de Pierre Calamusa, on vous a sélectionné cinq de nos portraits de joueurs préférés, à savourer en VF.

That’s Poker : le sommet de la vague
Hervé Martin-Delpierre et Jérôme Schmidt (2007)



Sorti au plus fort du boom planétaire du poker, That’s Poker est sans doute le documentaire le plus représentatif de la poussée de fièvre joueuse dont fut prise, l’espace de quelques années, une bonne partie de la planète. Il faut déjà parler du budget, inédit et inégalé à ce jour : plus de 500 000 € ont été allongés sans sourciller par ARTE, avec l’aide de quelques partenaires étrangers. Jamais auparavant une chaîne de télé française n’avait accordé un tel crédit à notre jeu préféré… et il est probable que jamais cela ne se reproduira ! Avec une telle débauche de moyens, les auteurs Hervé Martin-Delpierre (que l’on retrouvera un peu plus tard aux commandes du docu Daft Punk Unchained) et Jérôme Schmidt (éditeur et journaliste spécialisé dans la contre-culture) ont eu tout loisir de soigner leur virée de six semaines au cœur des WSOP 2006, et de faire corps avec leurs sujets. Ces sujets, qui sont-ils ? Juste quelques-uns des plus grands noms de l’époque : un Joe Hachem auréolé de sa victoire sur le Main Event l’année précédente ; une Isabelle Mercier alors omniprésente dans les médias ; l’Italien Luca Pagano, un crack d’Internet présenté comme the next big thing ; et, dans le rôle du Français ayant tenté le Rêve Américain, un Fabrice Soulier dont le talent n’avait à ce moment-là pas encore été récompensé par un bracelet.

Seul documentaire de cet article ayant bénéficié d’une diffusion TV à une heure de grande écoute, puis d’une sortie en DVD, le très léché That’s Poker n’en reste pas moins une véritable œuvre d’auteur. Quelques mois plus tôt, Martin-Delpierre et Schmidt avaient testé l’eau en proposant à M6 un « Zone Interdite » sur le circuit European Poker Tour. Bien que bourré des clichés et raccourcis imposés par les canons des émissions de ce genre, ce reportage tourné entre Deauville et Monte-Carlo n’était au final qu’une étape, certes peu glorieuse mais indispensable pour nouer les contacts et sécuriser les fonds nécessaires à la réalisation d’un « vrai » film poker. Un film capable à la fois de nous montrer la démesure et la folie des WSOP (2006 est l’année du record de participation sur le Main Event, pas encore battu à ce jour) tout en restant intimiste, toujours au plus près de ses héros filmés caméra à l’épaule. That’s Poker repose en grande partie sur la voix-off du narrateur et des personnages pour guider le spectateur dans l’océan de tables de l’Amazon Room, les couloirs bondés du Rio, les artères toujours en mouvement de Las Vegas, et surtout les émotions qui les traversent au moment de mettre tous les jetons au milieu. Avec le recul, ces séquences montrant des coups de cartes commentés a posteriori par un pro nous rappellent furieusement une certaine série de Winamax qui connaîtra un grand succès dès sa sortie trois ans plus tard… D’ailleurs, quel est le sous-titre de That’s Poker ? « Dans la peau d’un joueur », tiens tiens…



Comme on l’a dit, le casting du film se compose de Fabrice Soulier et de trois membres du Team Poker Stars de l’époque (il faut savoir qu’en coulisses, PS avait sorti le portefeuille pour héberger l’équipe de tournage trois mois au Palms). Mais au final, c’est bel et bien Fabrice Soulier qui prend toute la place dans That’s Poker. C’est Fabrice Soulier qui reste dans la tête du spectateur après le visionnage. C'est Fabrice Soulier qui, même s'il se montrera agacé après coup du portrait qui a été fait de lui, est le vrai héros de l'histoire qui nous est racontée. Pourquoi ? Parce que durant ces WSOP 2006, le très photogénique Fabrice perd. Tous les jours, tournoi après tournoi. Et nous, on ne perd rien de ses tourments quotidiens tout au long de son bad run tourné comme une longue descente aux enfers… qui se conclut, heureusement pour nos nerfs, par un happy ending pokéristique qui, s’il n’avait pas eu lieu, aurait probablement mis les auteurs dans l’embarras au moment de passer à l’étape du montage. C’est peut-être un film bien plus sombre auquel nous aurions eu droit. - Benjo

Comment regarder
That's Poker ? une version dégueulasse est saucissonnée en plusieurs parties sur Dailymotion. On trouve le DVD sur Amazon pour une poignée d'euros.

Nosebleed : vis ma vie de high-staker
Victor 'Tapis_Volant' Saumont (2014)



Dans le poker, il y a un petit monde qui fascine peut-être plus que n'importe quel autre : celui du cash-game joué pour très, très cher. Forcément : c'est le plus secret des compartiments de notre jeu préféré. Même après l'avènement des parties High-Stakes en ligne à la fin des années 2000, leurs coulisses restaient fermées à double tour. Tout juste avait-on le droit à quelques furtives visions par le trou de la serrure : une photo du salon de Tom Dwan par-ci, un bout d'interview de David Benyamine par-là, une saillie de Ziigmund dans le tchat... Il faut dire qu'à cette époque, les réseaux sociaux n'en étaient qu'à leurs balbutiements, et puis le Black Friday est venu en avril 2011 pour mettre l'action en pause forcée. Alors quand notre Tapis_Volant national nous annonça quelques années plus tard qu'il concoctait un documentaire sur cet univers opaque (les parties ayant repris de plus belle), on en salivait d'avance, et ce d'autant que les vedettes étaient tricolores : Alexandre Luneau, considéré à l'époque comme l'un des tout meilleurs joueurs de cash-game online du monde, et son comparse Sébastien Sabic, gros gagnant lui aussi mais (déjà) en préretraite. "On ne parlait pas beaucoup d'eux, mais ils avaient un parcours incroyable", justifie Victor Saumont (le patronyme de notre réal dans le civil). Une partie du film satisfait ainsi la curiosité des railbirds, ceux qui matent les grosses parties online : ils peuvent cette fois observer le quotidien de leurs idoles à Londres, entre parties online, restos et séances de boxe. Un autre monde : "Le premier jour de tournage m'a vraiment marqué, se souvient Victor. Je me suis retrouvé dans l'appart' d'Alex Luneau, qui jouait contre Gus Hansen ou Phil Ivey en cliquant sur des tables avec des blindes 1 500/3 000 $. En plus, il a perdu une grosse somme lors de cette soirée. Je ne savais plus trop où me mettre, j'avais l'impression que c'était à cause de moi qu'il faisait certains plays ! Je me disais que j'étais en train de le faire perdre..." Et finalement, on s'aperçoit qu'outre les enjeux aux tables, le strass et les paillettes sont bien réservées aux escapades à Vegas.



Sin City, justement, constitue la colonne vertébrale de ce documentaire, puisque Tapis_Volant y suit les deux joueurs dans leur quête d'un bracelet WSOP. Là encore, on est sur une planète parallèle : "Je les ai filmé sur le Poker Players Championship à 50 000 $, où il n'y avait que des stars. Mais à chaque pause, Alex m'affirmait qu'ils étaient tous nuls ! Je lui disais 'Tu as l'air d'avoir une table difficile', car je reconnaissais tout le monde. Mais il me répondait que c'était les tables les plus faciles qu'il ait jamais joué ! De même, le Main Event est pour lui un tournoi comme un autre, une loterie sans saveur particulière, l'opposé de ce que ressent un joueur lambda." Du voyage à Vegas, quelques scènes de vie émergent également, oscillant entre moments bien ballas et un quotidien plus conventionnel, même si on plonge dans un monde où les sommes misées sont tout sauf académiques. Et pour ne pas rater le rush d'une vie, Victor doit être au taquet durant le tournage : "Ils m'appelaient dès qu'ils faisaient quelque chose. Moi, je passais le reste du temps à grinder en 1$/2$ dans des casinos pourris, avec ma caméra prête à dégainer, et les mecs m'appellaient pour me dire qu'ils démarraient un tournoi à 5K. C'était marrant, ce n'était pas du tout le même monde. J'ai aussi voulu les filmer au Rhino (la boite de strip-tease la plus célèbre de Las Vegas et QG des joueurs des poker). Mais on m'a fait traverser tout l'établissement pour planquer la caméra dans un endroit où je ne pourrais pas m'en servir..."




En fin de compte, Nosebleed est loin d'offrir l'image des spewtards sans limites, symbolisé par le pote d'Alex et Seb, Rui Cao. "J'ai surtout eu l'impression que j'avais affaire à des gars normaux, bien loin de l'image de degen qu'on se fait des high stakers," expliquait Tapis Volant à ClubPoker peu avant la sortie du film en septembre 2014. Victor profitait en tout cas de la volonté des deux joueurs de s'exposer, Alex Luneau intégrant d'ailleurs le Team Winamax l'année suivante. C'est qu'en cours de tournage, le scénario a été amené à évoluer : "À la base, c'était surtout deux joueurs de poker qui me fascinaient un peu, et je voulais juste les filmer en train de jouer online chez eux, je voulais montrer comment des mecs un peu hors-norme se retrouvaient à jouer des variantes exotiques pour des sommes à 6 ou 7 chiffres. Mais ils ont manifesté leur envie d'aller gagner un bracelet WSOP à Vegas, et cette quête du bracelet m'a guidé par la suite. Le projet a donc muté : par la suite, on s'est mis à raconter comment ils essayaient d'exceller dans un domaine où ils n'étaient pas reconnus." (entendez par là le monde des tournois live).

Le résultat ? Un documentaire comportant certains passages rappelant naturellement la série Dans la Tête d'un Pro et fourmillant d'anecdotes sur le monde des High-Stakes, entre interviews de Gus Hansen admettant qu'il se fait régulièrement défoncer, suite luxueuse au Vdara, tournois à six chiffres l'entrée et parties d'Ace-to-Five rocambolesques... Sans surprise, ce docu unique a cartonné, et pas seulement en France : "Il n'y avait pas eu trop de projets sur des gros joueurs online comme celui-là, et au final les gens attendaient ce genre de films, explique Victor. Les joueurs High-Stakes étaient des énigmes, on en savait très peu sur eux." Le réalisateur en fut même contraint d'accélérer son calendrier : "Je me doutais que ces mecs un peu légendaires intéresseraient le public français, mais je ne pensais pas que ça toucherait autant le public américain, qui en fait connaissait très bien ces joueurs. J'avais prévu de faire des sous-titres en anglais deux ou trois mois plus tard, si j'avais le temps, mais dès le lendemain de la sortie, on me demandait déjà quand cela serait disponible !" Nosebleed obtiendra en 2015 le titre largement mérité de "Media Content of the Year" aux European Poker Awards (Victor gagnant aussi un prix spécial aux France Poker Awards). Depuis, entre son incroyable récit de la bromance entre Pierre Calamusa et Tony Miles et sa virée vegassienne en compagnie des vainqueurs du KING5, Tapis_Volant continue de nous réveler l'intimité des joueurs, les petits comme les grands.  - Rootsah



Une affiche alternative du film...


Joueurs : coup de projo sur les héros de l'ombre
Gabriel 'Gab-X' Kaluszynski (2010)



"On la surnomme Sin City, la ville du vice… Parce que tous les péchés y sont permis. Ça grouille jour et nuit. Ça fait la fête. Ça rêve de fortune [...]. Moi, je suis un joueur amateur, et je vais vivre ce rêve par procuration. Avec eux. Les vrais joueurs. Mais ça veut dire quoi être un vrai joueur ?"
Voilà l'essence de Joueurs, documentaire de Gabriel Kaluszynski (dit Gab-X) sorti en 2010. Attention à ne pas confondre avec le long-métrage éponyme sorti en 2018 : ici, on parle d'un excellent docu en Français tourné à Las Vegas et diffusé sur le petit écran, puisqu'il a eu les honneurs d'une diffusion sur Direct Star en décembre 2010 (la même année que le premier épisode de Dans La Tête d'un Pro) avant de sortir sur le Club Poker. Loin de se focaliser sur les pontes de la discipline, ce documentaire se concentre sur des joueurs pros "lambdas". Car dans l'ombre des icônes internationales surmédiatisées, des joueurs qui n'ont jamais connu la gloire gagnent leur vie en jouant aux cartes loin des caméras. Mais attention, ces "randoms" ne sont pas à proprement parler des amateurs : le réalisateur suit les pérégrinations de pros français ayant à l'époque acquis une petite réputation dans le landerneau hexagonal, pour la plupart issus du poker online : Xavier "Furax" Jacquet, Antoine "Solody" Amourette, Marc "LocSta" Inizan, Éric "Pshico" Sagne (déjà sponsorisé Partouche à cette époque) et Laurent "ApoG" Gauter.



"L'idée était de se rapprocher au maximum de la réalité de la vie d'un joueur, détaille Gab-X dans une interview à Club Poker. Un joueur sponsorisé par une grosse room se serait par exemple, peut-être inconsciemment, montré soucieux de l'image qu'il lui revient de véhiculer." Tous les protagonistes sont en quête du Graal : le titre de champion du monde de poker. À travers leurs aventures sur le Main Event des WSOP 2010, on plonge ainsi dans les espoirs et les doutes de ces grinders qui poursuivent le même rêve que les stars et les amateurs : connaître leur quart d'heure de gloire, un enjeu majeur à l'époque où presque toutes les pokerrooms présentes sur le marché français régulé des jeux en ligne (ouvert quelque mois plus tôt) constituent des Teams de joueurs sponsorisés. Marc Inizan signera d'ailleurs chez Winamax peu après... Comme le disait Gab-X, le film "laisse la parole aux joueurs" et décrit la vie de grinders à Sin City : "Ce qui m'intéressait avant tout c'était de délivrer des témoignages forts sur Las Vegas et la vie de joueur." Comme celui de Furax, qui explique que Sin City peut aussi bien être "le paradis ou l'enfer". Entre good run et bad beats, vous verrez que la frontière est parfois ténue... - Rootsah

Bruel, Lost in Vegas : le Boss en perdition
Thierry Demaizière & Alban Teurlai (2007)



"Le poker c'est très rock'n roll. Il y a un danger, une mise à mort, une violence, une tendresse, une douceur (...). Il y a un côté sans filet, on se met en danger (...). Mais moi je suis plus un Arsène Lupin qu'un Gladiator. Être Champion du Monde avec le panache, le sourire. Pas trop en force." Il a suffit d'une seule phrase, la première prononcée par son héros pour faire rentrer ce Bruel, Lost in Vegas dans le cercle des documentaires cultes. Les Guignols de l'Info ne s'y tromperont pas, la reprenant mot pour mot dans un sketch devenu plus célèbre que l'original. Certes, il y a cette étrange scène d'introduction pré-générique, étonnante de mise à nu (au sens propre comme au figuré), mais c'est ici, à l'arrière de cette voiture, que cette production estampillée Canal+ démarre véritablement. Le tournage a lieu à l'été 2006, soit au pic absolu de la popularité de notre jeu préféré à travers le monde. Aux États-Unis, le boom post-Moneymaker atteint son retentissement maximal : avec 8 773 entrées et un premier prix de 12 millions de dollars, le Main Event des World Series of Poker que s'apprête à disputer P14B est encore à ce jour le plus gros de l'histoire. En France, cela fait un peu plus d'un an que les retransmissions du World Poker Tour sur Canal+, avec Patrick Bruel aux commentaires passionnent un banc en pleine expansion de nouveaux aficionados. En janvier 2007, quand sort le docu sur la chaîne cryptée, tous les voyants sont donc au vert. Découvrir la Cité du Vice en plein effervescence en compagnie de la personnalité pokeristique phare du pays : difficile de rêver mieux. Le résultat final lui, surprend. Pourtant, tout était dans le titre...




Lost in Vegas, c'est l'histoire d'un échec, d'une errance. Aujourd'hui, elle serait banale. À l'époque, elle fait l'effet d'un coup de tonnerre. Patrick Bruel, Champion du Monde de poker en 1998 (comme on le résumait simplement sur les plateaux TV) ne serait finalement qu'un joueur comme les autres ? Capable de perdre au Day 1 du plus beau tournoi de la planète, comme un Gaël Monfils sur une jambe éliminé au premier tour de Roland-Garros ? Et même de reperdre encore derrière, la mine basse et les yeux las ? À revoir ne serait-ce que le début avec nos yeux de 2020 (la dernière partie du film s'étant malheureusement perdue dans les limbes), cela ne nous surprend pas le moins du monde. À l'échelle du Big One, le Boss n'est qu'un amateur, éclairé certes, mais un amateur tout de même, en quête de frissons et de "mise en danger". En 2007, il était notre champion. Un champion soudainement déchu, abattu, triste. Lui que l'on ne connaissait jusque-là que souriant, affable, solaire se transforme en personnage ombrageux, taiseux, éteint. À l'image de cette scène où, de retour dans sa chambre d'hôtel du Bellagio, il fait part pour la première fois à la caméra de son élimination mais finit par refaire la prise, faute de lumière.




Peut-être comme jamais auparavant, Patrick Bruel se livre. Comme le spectateur, comme les personnages impliquées sur le projet, il aurait sans doute voulu montrer une toute autre facette du poker. À la place, c'est le poker qui révèle une toute autre facette de lui. L'esbrouffe, l'assurance et l'excitation des premiers instants laissent peu à plus place à une certaine amertume. On le voit tilter à retardement, des jours après son élimination, échanger des banalités mais aussi enchaîner les anecdotes, et pas seulement liées au poker. Presque quatre ans avant le premier épisode de Dans la Tête d'un Pro, on ne peut s'empêcher de noter les similitudes entre les deux programmes. Si l'on met de côté les séquences de jeu à table, remplacées ici par un P14B filmant ses cartes à l'arrache avec un camescope sous les réprimandes de la croupière, tous les à-côtés y sont : les longues discussions en voiture, le retour à la chambre, les quelques longueurs dans la piscine, la virée au Lake Mead et même la séquence au restaurant, avec Antonio Esfandiari en guest star. Lost in Vegas, c'est une porte d'entrée vers un monde disparu, dans lequel il fait bon se replonger de temps en temps avec une nostalgie non dissimulée. Alors de grâce, si vous avez la suite, faites-nous signe ! - Flegmatic 

Petit Joueur : la main sur la souris, les yeux fixés sur l'écran
Victor Saumont (2013)




Petit Joueur occupe une place à part sur cette liste. Cette mini-série (huit épisodes d'une quinzaine de minutes chacun) se focalise en effet exclusivement sur le grind quotidien d'un joueur en ligne, chez lui, devant son écran. On devine aisément ce que le projet peut avoir de casse-gueule : sur le papier, imagine-t-on quelque chose de plus chiant que les images d'un mec hypnotisé par son ordinateur, la main cramponnée à la souris, cliquant sans broncher des heures durant ? Placée entre les mains expertes de Tapis_Volant, cette idée se transforme en une mini-saga pleine d'humanité et de tendresse. Car Victor n'a pas jeté son dévolu sur une terreur du poker online, collectionnant froidement les titres et accumulant les euros tous les dimanches soirs. Tout est dans le titre : son regard s'est porté sur une jeune pousse de grinder, né en même temps que l'éclosion du .FR. Un mec attachant, plein de motivation mais pas toujours sûr de son talent : Antoine "PonceP" Vannini. C'est lui, le petit joueur de ce film, le même qui est aujourd'hui devenu grand animateur sur Winamax TV.

Avec la complicité de quelques copains joueurs venus avec l'ordi sous le bras (vous connaissez bien la plupart d'entre eux), ce huis-clos à domicile tourné en huit soirs à l'occasion d'un gros festival en ligne a tout de l'auberge espagnole : bordélique mais attachant, entre les bad beats et les fous rires, on y trouve à boire et à manger. Si l'on en croit le héros, la joyeuse anarchie qui était la règle dans le milieu online à l'époque n'est plus d'actualité aujourd'hui. "Sept ans après, je ne garde que des bons souvenirs de ce documentaire, témoin d'une autre époque où l'on s'improvisait grinder en jouant aux quatre coins d'un appartement en désordre, en se levant 30 minutes avant le début d'une session et en se contentant d'une pizza brûlée avalée en cinq minutes. Le casting était bon : la plupart des acteurs sont toujours dans le poker, mais le poker, lui a bien changé depuis. Si j'ai raccroché la souris, je prie encore chaque jour qu'un nouveau Petit Joueur confie son quotidien à la caméra de ce génie de Tapis_Volant pour nous faire découvrir à quel point en quelques années seulement le poker online s'est révolutionné." Victor, si tu nous écoutes... - Benjo

Et vous, quel est votre docu préféré ? Dites-nous tout sur les réseaux !

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