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Séminaire : le boost annuel du Team Winamax
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PonceP.
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MessagePosté le: 01/06/2018 16:25   Sujet du message: Séminaire : le boost annuel du Team Winamax Répondre en citant Signaler un Abus

Séminaire : le boost annuel du Team Winamax

À l'heure où le Team Winamax s'agrandit pour accueillir des joueurs Espagnols, Italiens et Portugais, maintenir la cohésion du groupe n'a jamais été aussi important. Le séminaire annuel de l'équipe fut l'occasion de la tester !

Séminaire : le boost annuel du Team Winamax

Monte Carlo, samedi 28 avril, 22 heures.

Ayant emprunté une porte dérobée du Sporting donnant sur une terrasse secrète, Guillaume Diaz profite de la brise nocturne et d’une vue panoramique imprenable sur la Principauté, illuminée de mille feux visibles aussi loin que les yeux peuvent voir. Quelques minutes plus tôt, à l’intérieur d’une Salle des Etoiles bouillonnant depuis des heures des cris de ses coéquipiers et amis, le gallinacé du Team Winamax a pris les derniers jetons de son compatriote Adbullatif Attia, à la faveur d’une paire de 6 restant en tête contre Roi-2. Après trois longues et intenses journées au cours desquelles il a joué le meilleur poker de sa carrière (et bénéficié d’un run proprement insolent - autre condition nécessaire pour deep run un tournoi), Guillaume n’a plus qu’un seul adversaire à battre pour remporter l’EPT National monégasque : l’ultime opposant d’une partie en ayant rassemblé plus de 1 500. De loin le plus gros field de la semaine, sur l’un des plus gros festivals de poker de l’année.

A la fois fiévreux mais focus, excité mais composé, Guillaume n’est potentiellement plus qu’à quelques minutes et quelques coups de cartes du plus beau moment de sa carrière au sein du Team Winamax, une carrière entamée il y a plus de quatre ans. A ses côtés se tient un homme qui, tout comme Guillaume, travaille sans relâche toute au long de l’année pour pouvoir vivre pour ce genre de moments si rares, si précieux, ces instants qui définissent la carrière d’un joueur. Lui, justement, n’est pas un joueur de poker, mais son background, sa personnalité et son engagement tout au long des huit dernières années ont fait de lui une présence constante et indispensable dans la vie de l’équipe de joueurs de poker la plus en vue d’Europe. Lui, c’est le coach. Le manager. L'intendant. Le soutien moral. L’homme à tout faire de l’ombre qui sait se montrer tour à tour rassurant, reposant, ou galvanisant selon les situations. Tout au long du tournoi, le dialogue permanent entre les deux hommes à gagné en importance à mesure que la partie se rapprochait de sa conclusion.

Et pour sa dernière conversation du tournoi avec Guillaume Diaz avant l’ultime bataille, au cours d’une brève pause accordée aux deux joueurs avant le mano a mano final, le coach du Team Winamax ne dévie pas de sa méthode. Présent sans être insistant, disponible sans être envahissant, le coach pose des questions, et surtout : il écoute. Son but n’est pas d’offrir à volatile38 des conseils dont il n’a de toute façon pas besoin, mais plutôt de garder « son » joueur concentré à 100% sur la partie en cours, de structurer sa pensée afin qu’il aborde dans les meilleures conditions ce moment que les 1 500 joueurs du tournoi avaient dans un coin de la tête au moment de payer leur inscription trois jours plus tôt. Avec plus de cent blindes en sa possession, contre seulement trente chez Federico Petruzzelli, Guillaume possède une avance au moment d’entamer le heads-up. Mais le coach, acteur et témoin de tant de retournements de situation lors de sa carrière tennistique, reste dans son rôle. Hors de question, donc, de célébrer trop tôt. « Attention, prévient t-il : ce n’est pas fini. Il reste encore un match à gagner. » 

Une demi-heure plus tard, l’affaire est bel et bien pliée. Stéphane Matheu peut enfin exulter, et c’est avec un sourire monégasque - forcément - qu’il rejoint les supporters de Guillaume pour des photos souvenir, smileys grandeur nature qui se propageront à toute vitesse sur les réseaux sociaux. En compagnie de ses joueurs, Stéphane extériorise et savoure le résultat. Intérieurement, discrètement, probablement qu’il savoure aussi le chemin parcouru pour arriver à ce résultat.

Le Team met du tigre dans son moteur

Séminaire 2018

« Le résultat est moins important que la préparation. Meilleure est la préparation du joueur, meilleure sera sa capacité à encaisser une mauvaise période. Les bad runs sont inhérents au poker : le joueur ne peut rien faire d’autre que de travailler, courber l’échine, et tenir bon afin que lorsqu’arrivera le moment où la variance sera de son côté, il sera prêt à jouer son meilleur poker, et gagner. »

En s’exprimant ainsi, le coach aurait très bien pu être en train de résumer les dernières années vécues par Guillaume Diaz : un mélange de patience et de travail la tête dans le guidon sur une longue période, culminant soudain avec une indélébile victoire à Monte Carlo. De fait, ces propos ont été tenus trois jours avant le sacre de volatile38. Autour d’un café pris au restaurant du Sporting, Stéphane tentait de digérer et tirer un bilan du séminaire qu’il organise chaque année pour le Team : la neuvième édition de ce rassemblement annuel s’était achevée près de Nice à la veille du coup d’envoi de l’EPT Monte Carlo. Il ne le réalisait pas encore, mais ce week-end de mise au vert, devenu au fil des ans une tradition indéboulonnable, allait une fois de plus porter chance à l’équipe. Le triomphe de Guillaume sur le Rocher (auquel il faut ajouter de belles finales pour Joao Vieira et Mustapha Kanit) s’inscrit en effet dans la lignée des finales de Pierre Calamusa et Davidi Kitai sur le Main Event de l’EPT Monte Carlo en 2016 puis 2017, pour ne citer que les exemples les plus récents. Ces perfs’ avaient elles aussi été signées au lendemain du séminaire.
 

Séminaire 2018


Sans écarter le rôle de la variance sus-citée - un bon joueur de poker n’oublie jamais son importance - il est indéniable que ce rendez-vous annuel, seul moment de l’année où le Team est amené à se retrouver au grand complet et en privé en dehors de l’agitation des casinos du monde entier, est désormais un moment attendu au tournant par les membres de l’équipe : une pause, une respiration, un temps mort au milieu du grind quasi quotidien qui forme la vie d’un joueur de poker professionnel. Les objectifs premiers du séminaire vont au delà d'une simple réunion de joueurs de poker discutant de poker : « Le séminaire, ce n’est pas a priori l’endroit où les joueurs du Team vont progresser au poker, explique ainsi le coach. En revanche, c’est un terrain idéal pour apprendre à se connaître, créer de la cohésion, et aussi apprendre à se parler, à fonctionner en tant que groupe. »

Des buts n’ayant jamais eu autant d’importance au terme d’une saison où le Team Winamax a subi plus de bouleversements en un an qu’au cours des neufs précédentes années de son existence, mettant le coach en face de nouveaux challenges d’une ampleur inédite.

Le défi de l'internationalisation

Séminaire 2018

Faisons les comptes : au cours des douze derniers mois, le Team Winamax a perdu deux joueurs (Alexandre Luneau, parti tester ses talents dans le domaine de l’intelligence artificielle, et Aladin Reskallah, arrivé au terme de son contrat Top Shark), tout en gagnant dans le même temps… sept nouveaux membres. Un record ! Mieux encore : parmi ces sept arrivants, outre le nouveau Top Shark Adrien Delmas et les Wunderkinds Ivan Deyra et Romain Lewis, recrutés au lendemain du SISMIX 2017, on retrouve quatre joueurs dont le Français n’est pas la première langue, conséquence des projets de la marque Winamax de se transformer en un vrai poids lourd sur le marché européen des jeux en ligne, en Espagne, au Portugal et en Italie.

Croissance à la fois sur la forme, mais aussi sur le fond, donc. Avec, en filigrane, une problématique plus subtile, déjà en partie vécue au moment du recrutement d’Alexonmoon en 2015 : là où un Davidi Kitai, un Guillaume Diaz ou une Gaëlle Baumann ont au fil des années construit leur palmarès live, leur notoriété et donc leur légitimité dans le poker en tant que membres du Team Winamax, des entrants tel que Mustapha Kanit et Adrian Mateos ont, malgré leur jeunesse, déjà remporté une quantité incroyable de titres, et donc vécu l’équivalent d'une carrière entière, avant de rejoindre Winamax. « Le collectif n’a jamais été aussi riche, estime Stéphane. Les personnalités sont très différentes, et tout le monde a quelque chose à apporter. Il y a désormais une vraie polyphonie au sein du Team, et donc une nouvelle dynamique. »
Séminaire 2018

Plus beau, plus gros : c’est un véritable Team Winamax « 2.0 » qui a pris forme sous nos yeux cette année, avec tous les avantages que cela comporte, mais aussi des risques. Depuis sa naissance en 2007, l'équipe s'est toujours démarquée par sa cohésion : loin de représenter un simple amas d'individualités se croisant à peine lors des tournois, le Team vit en collectif les phases successives de son histoire, les grands moments comme les moins bonnes périodes. Cette alchimie délicate, unique dans le monde du poker professionnel, allait-elle survivre au virage de l'internationalisation ?

La question de la langue avait été réglée bien avant la tenue du séminaire. Depuis octobre 2017, c’est désormais en Anglais (et avec bien des accents différents !) que le Team Winamax échange en groupe, que ce soit en ligne ou IRL. Ceci alors qu’il ne s’agit de la langue natale d’aucun de ses membres… et que, forcément, tout le monde ne connaît pas le Harraps sur le bout des doigts. Mais dans l’organisation de Stéphane, le pragmatisme domine : la cohésion du groupe demandait ce sacrifice, quitte à ce que certaines private jokes se retrouvent lost in translation. Les nouveaux venus n’auront d’ailleurs pas été insensibles aux efforts des anciens en ce sens, avec un Joao Vieira témoignant en fin de séminaire sa gratitude envers les anciens, les "francophones". Le passage à l’anglais aura permis à Joao, Leo, Mustapha et Adrian de se sentir plus vite et mieux accueillis au sein du groupe : c’était ça aussi, le but.

Dépense, debriefs, déconne : les fondamentaux sont conservés

Séminaire 2018


La joie enfantine de Kool Shen, large banane affichée sur le visage dès qu'il a le ballon au pied - ce mec aime VRAIMENT jouer au foot. Les gémissements de Joao Vieira au moment de se livrer à la séance de « déchauffement » post exercices cardio : « C’est pour ça que j’arrêté la compète ! ». La cascade de fous rires tout au long de la séance de yoga - la souplesse n’est pas le fort de tout le monde, n’est-ce pas Davidi Kitai ? Les parties de « Loup Garou » s’étirant jusqu’aux heures les plus tendres de la nuit. La gestion de bankroll calamiteuse de Pierre Calamusa en matière de paris sportifs - Pierrot, pourquoi tu as fait tapis sur Gasquet ? Les conseils barbecue de ValueMerguez - ne jamais, jamais piquer sa saucisse préférée durant la cuisson ! La musique de « Benny Hill » qui trottait dans les têtes en regardant chaque membre du Team tenter un par un des lancers « pas très francs » avec le ballon de basket. La chambre bon enfant non-stop de Mustapha Kanit - tout le monde en prend pour son grade, les coéquipiers comme le coach. Les menaces de bizutage envers le nouveau Top Shark - Adrien Delmas va t-il devoir raser sa barbe ? Le désert de matches Tinder à Sofia-Antipolis - LeVietF0u en a fait les frais tout au long du week end. Les abdos de Leo Margets - « Elle en a plus que l’intégralité du Team réunis », dixit Ivan Deyra. L’invité de luxe Paul-Henri Mathieu pour la matinée tennis - ce n'est pas tous les jours qu'on peut taper la balle avec un ancien numéro 12 au classement ATP. Les parties de padel enfiévrées. Les repas du soir, tablées de vingt personnes fourbues mais heureuses.
 

Séminaire 2018


Pour ce neuvième séminaire, Stéphane Matheu n’a pas changé une formule qui a fait ses preuves : les quatre journées bookées à la désormais familière académie de tennis Mouratoglou (Sofia-Antipolis) ont vu s’enchaîner activités sportives variés et débats et conférences à huis-clos. Avec un dénominateur commun entre toutes ces séquences : une atmosphère permanente de franche rigolade, comme vous avez le constater sur le fendard montage vidéo du week-end signé Harper. A ce petit jeu, l’apport des nouveaux fut indéniable. Car c’est officiel : Mustapha Kanit est le nouveau clown du Team Winamax. Aussi actif à la table de poker qu'à celle du dîner, Mustacchione ne loupe pas un spot de « chambrage ». A Stéphane, en découvrant l’environnement luxueux de l’académie, ses palmiers, ses installations ultra-modernes et son ciel bleu : « Coach, je dois dire que tu t’es surpassé. Je ne m’attendais pas à ça de ta part ! » A Adrian Mateos, au terme d’une review marathon d'un tournoi à 1 000$ disputé par l’Espagnol sur le .com : « Ha, mais en fait tu as fini deuxième de ce tournoi ? On est là en train de discuter depuis des heures d’un MTT que tu n’as pas gagné. Tu aurais pu le dire plus tôt : on aurait été faire un padel. »
 

Séminaire 2018


Blague à part, Mustapha aura été le premier à reconnaître l’immense valeur de cette véritable Master Class interactive proposée par Amadi_17 : « Ce qu’Adrian nous a offert, il pourrait le facturer 2 000 € de l’heure… par personne ! » Je me suis toujours dit qu’un grand joueur de poker se repère bien plus rapidement en l'écoutant parler du jeu plutôt qu’en l’observant à table. Bilan après quelque cinq heures à l’entendre détailler ses raisonnements pas à pas, répondre avec des arguments précis et clairs (et à la vitesse d'une mitraillette) aux questions et remarques du Team ? La maquinà n’a pas volé son surnom. Pas que qui que ce soit n’en sera surpris… En outre, écouter le Team se livrer à ce post mortem, telle une équipe de chirurgiens après une opération, m’a permis de constater la rapidité avec laquelle évolue constamment la stratégie. Sur chaque coup de poker, on ne discute plus de comment jouer en fonction de ses cartes, mais de comment jouer en fonction de toutes les combinaisons de cartes qu’on représente. Construction et équilibre de ranges sont désormais un élément obligatoire de toute réflexion. Le poker de haut niveau n’a jamais été aussi compliqué… Et cela ne risque pas de s’arrêter.

On aura aussi eu l’occasion de le découvrir avec bonheur : Adrian Mateos Diaz est aussi un champion raquette de tennis en main. Son coup droit typiquement espagnol (cet angle du poignet, madre de dios !) fit de lui le seul capable d'être à peu près crédible lors des balles échangées avec Paul-Henri Mathieu. Mustapha Kanit, de son côté, est tombé amoureux du padel, cette version miniature du tennis, ô combien fun et ultra-vitaminée. Côté portugais, on aura découvert un Joao Vieira très, très bavard, omniprésent lors des discussions stratégiques comme dans les échanges plus légers du soir. Sportive accomplie s’entraînant tous les jours, Leo Margets a plongé avec bonheur et une bonne humeur communicative dans toutes les activités proposées. « Je n’imagine pas dissocier la performance de la dépense physique », dit-elle. La voilà servie !

Paul-Henri Mathieu : souffrance et résilience

Séminaire 2018


« C'est Davidi qui a insisté pour que l'on fasse revenir un sportif de haut niveau. La conférence de Scud [Nicolas Escudé] en 2015 lui avait fait forte impression. » C’est une autre tradition du séminaire : chaque année, des intervenants extérieurs. Psychiatres, experts en langage corporel, coaches sportifs : tous sont des spécialistes dans des domaines bien spécifiques, et tous ont des choses à dire susceptibles de passionner un joueur de poker désireux d’aller chercher un edge supplémentaire. Cette année, Stéphane avait envie d’aborder le thème de la résilience. C’est l'un des sujets (et hashtags !) favoris du coach, et qui de mieux pour en parler que Paul-Henri Mathieu ? Des blessures aux triomphes, des doutes au come-back, la carrière du tennisman fut une longue et belle démonstration de résistance face à l’adversité.

Se relever après un coup dur, revenir au sommet après avoir été mis KO : préparés avec Pier Gauthier, coach mental de longue date auprès de plusieurs joueur du Tema, et lui aussi ancien tennisman au plus haut niveau, les échanges du Team avec PHM lors du séminaire mériteraient un article à part entière. Le strasbourgeois a embarqué un auditoire captivé pour un tour de montagnes russes émotionnel, depuis son entrée dans la prestigieuse académie de Nick Bollettieri à l’âge de 15 ans jusqu’à l’une des rencontres les plus extraordinaires de l’histoire du tennis à Roland Garros en 2012. Sa ténacité (et un coup droit phénoménal) lui ont permis, en vrac, de remporter le French Open chez les Juniors (2000), de devenir le dernier joueur à battre Pete Sampras avant sa retraite (2002), de remporter la même année ses premiers titres ATP à Moscou et Lyon, de donner du fil à retordre à Rafael Nadal lors d’un légendaire troisième tour à Paris en 2006, ou encore de disputer une finale de Coup Davis.
Séminaire 2018

Mais qu'il fut lourd, le prix à payer pour atteindre ces sommets ! Des genoux capricieux dès l’âge de 16 ans ont fait passer Paul-Henri sur le billard à deux fois reprises, l’éloignant des courts à une période si cruciale pour un futur professionnel. D’autres blessures suivront, d’autres come-backs aussi, PHM se relevant encore et encore après chaque coup dur. Jusqu’à ce jour de novembre 2010 : alors dans le top 30 mondial, Paul-Henri se réveille avec le genou enflé au matin d'un match en Suisse. Le diagnostic tombe : son arthrose va nécessiter une opération très, très lourde. « On m’a annoncé qu’on allait me fracturer le tibia et le péroné afin de redresser ma jambe. Combien de temps j’allais rester immobilisé : six mois, deux ans ? J’ai vu plusieurs chirurgiens, aucun ne me disait la même chose. Soudain, je n’avais plus aucune idée de mon futur. Je ne savais pas si j’allais pouvoir rejouer au tennis un jour. »

La suite de l’histoire, une phase de rééducation aussi longue que douloureuse, sera racontée via un documentaire poignant visionné en compagnie de son héros. Les images d’un PHM souffrant le martyr en silence et insistant pour revenir sur le court et taper la belle depuis son fauteuil roulant n'auront laissé personne insensible. Comment rester de marbre face à une telle démonstration de tenacité ? Car après avoir douté, Paul-Henri est bel et bien revenu au plus haut niveau, signant l'un des come-backs les plus extraordinaires de l'histoire du tennis, culminant en 2012 avec une épique victoire au troisième tour contre John Isner sur le Central de Roland (18-16 au cinquième set !)

Forcément, le Team aura énormément de questions à poser au champion après un tel récit. Parmi les choses à retenir : le rôle crucial joué par les proches. « Il faut être entouré de gens positifs. » Et surtout : il faut accepter que les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite : « Il est inutile de rejeter la faute sur les autres. On doit jouer de notre mieux avec les cartes qu’on nous distribue », dira PHM avec une métaphore toute trouvée.

"Ce genre de conférence apporte une grosse valeur ajoutée", dira Stéphane au terme du séminaire. "Le courage, la motivation et la force de PHM sont un modèle. Et le contact a été bon des deux côtés. Tout le monde en sort grandi !"

Vivement la prochaine !

Séminaire 2018


Au moment de se réunir une dernière fois pour faire le bilan du week-end, ils furent plusieurs au sein du Team à poser la question : « Pourquoi on ne fait pas ça plus souvent ? » Avec un groupe comptant désormais seize joueurs, il était inévitable que certaines discussions stratégiques tournent parfois à la cacophonie, chacun défendant avec ardeur son opinion. Mais tout le monde s'est accordé sur une évidence : ils font du bien, ces rassemblements.

« Globalement, j'ai trouvé que le séminaire a gagné en sérieux, mais avec toujours autant de situations cocasses », dira Stéphane après coup. En 2014, en guise de cadeau pour un Davidi Kitai ayant enchaîné une victoire sur le SISMIX puis un bracelet aux World Series of Poker, le coach du Team Winamax avait emmené ses joueurs sur un sentier de randonnée du Mont Charleston, à cent kilomètres de Las Vegas. « Je leur avais promis un concert privé en cas de perf’ », explique, hilare, ce féru de guitare. « Jusqu’au bout, Davidi a cru que je le trollais. Mais une fois sur place, j'ai sorti ma guitare et je leur ai fait trois chansons de Cabrel ! »

Au retour de ce séminaire 2018, le Team Winamax a enclenché le mode Turbo, enchaînant trois finales et une victoire à Monaco, avant de célébrer une nouvelle consécration pour Adrian Mateos Diaz au SISMIX, lors de sa première visite à Marrakech. Les WSOP débutent cette semaine : quelles nouvelles surprises nous réservent nos pros, et l’homme qui les drive depuis huit ans ? Réponse au cours des cinquante prochaines nuits : nous serons bien entendu sur place pour tout vous raconter !

Benjo

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YuKiJoO
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MessagePosté le: 06/06/2018 16:02   Sujet du message: Répondre en citant Signaler un Abus

Belle plume Benjo, agréable à lire !
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